Géographie de la France
| Géographie de la France | |
| Continent | Europe |
|---|---|
| Région | Europe de l'Ouest |
| Coordonnées | 47°N 2°E |
| Superficie |
|
| Côtes | 4 668 km |
| Frontières | 4 082,2 km Andorre 56,6 km, Belgique 620 km, Allemagne 451 km, Italie 488 km, Luxembourg 73 km, Monaco 4,4 km, Espagne 623 km, Suisse 573 km, Brésil 673 km, Pays-Bas 10,2 km, Suriname 510 km |
| Altitude maximale | 4 805,59 m (mont Blanc) |
| Altitude minimale | -10 m (étang de Lavalduc, Bouches-du-Rhône) |
| Plus long cours d’eau | Loire (1 006 km) |
| Plus importante étendue d’eau | Léman (234 km2) |
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La géographie de la France consiste en l'étude du territoire de la France métropolitaine et ses régions et territoires d'outre mer.
La France métropolitaine a une taille totale de 551 695 km² (Europe uniquement). Il s'agit du troisième plus grand pays d'Europe par la région (après la Russie et l'Ukraine) et le plus grand d'Europe occidentale[1].
Situation
[modifier | modifier le code]Localisation
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La France est un État transcontinental dont la majeure partie du territoire, sa Métropole, est située en Europe occidentale, baigné à l'ouest par l'océan Atlantique et au sud par la mer Méditerranée, et limitrophe de la Belgique, du Luxembourg, de l'Allemagne, de la Suisse, de l'Italie et de l'Espagne ; sur le continent européen, elle a aussi des frontières avec Andorre et Monaco[2],[3].
Ses territoires d'outre-mer sont répartis dans plusieurs océans : la France est un État côtier riverain des océans Atlantique, Pacifique, Indien et Antarctique ; elle compte 12 territoires ultramarins (Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion, Mayotte, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, Wallis-et-Futuna, Polynésie française, Nouvelle-Calédonie, Terres australes et antarctiques françaises)[4]. Ces territoires donnent également à la France des frontières terrestres extra-européennes : avec le Brésil et le Suriname en Guyane[5], ainsi qu'avec Sint Maarten, territoire des Pays-Bas situé au sud de l'île de Saint-Martin[6]. La Terre Adélie, revendiquée par la France en Antarctique et intégrée aux Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), est quant à elle bordée de part et d'autre par le Territoire antarctique australien, créant une contiguïté territoriale entre les zones revendiquées par la France et l'Australie[7], bien que ces prétentions soient gelées par le Traité sur l’Antarctique[8].
Cette dispersion confère à la France un espace maritime d'environ 11 millions km², dont 97 % se situent outre-mer ; elle est ainsi présentée par les autorités comme la deuxième puissance maritime du monde[9],[10]. De plus, aucun point de la France métropolitaine n'est situé à plus de 400 km d'une côte, soulignant son ouverture maritime[11].
Superficie et points extrêmes
[modifier | modifier le code]La superficie de la France métropolitaine est de 551 695 km2[12]. Selon les méthodes de mesure, des différences existent entre la superficie cadastrale et la superficie géodésique : l'Insee retient environ 543 000 km² (superficie cadastrale), tandis que l'IGN retient environ 551 000 km2 (superficie géodésique)[12].
Selon l'Office français de la biodiversité, la superficie totale de la République française est estimée à 672 051 km2[13] (en incluant les espaces ultramarins habités et hors Terre Adélie). La France métropolitaine s'étend sur environ 997 km du nord au sud (de Bray-Dunes à Lamanère)[14].
Le point culminant du territoire français est le mont Blanc, dont l'altitude est mesurée à 4 805,59 m lors de la dernière évaluation publiée[15]. Le point le plus bas de la France métropolitaine est l'étang de Lavalduc, à environ −10 m[16].
Limites et frontières
[modifier | modifier le code]Frontières terrestres
[modifier | modifier le code]La France possède des frontières terrestres en Europe et en Amérique du Sud du fait de la présence de la Guyane, ainsi qu'une frontière terrestre avec le royaume des Pays-Bas sur l'île de Saint-Martin. Le linéaire total des frontières terrestres atteint 4 176 km, dont 2 913 km en métropole et 1 263 km en outre-mer[17], répartis ainsi :
- 730 km avec le Brésil (en Guyane)[18] ;
- 623 km avec l'Espagne ;
- 620 km avec la Belgique[19] ;
- 573 km avec la Suisse[20] ;
- 520 km avec le Suriname (en Guyane)[21] ;
- 515 km avec l'Italie[22] ;
- 451 km avec l'Allemagne[23] ;
- 73 km avec le Luxembourg[24] ;
- 57 km avec Andorre ;
- 13 km avec les Pays-Bas (avec Saint-Martin) ;
- 4 km avec Monaco.
À ces frontières peut s'ajouter 2 100 km environ avec l'Australie, si la Terre Adélie (en Antarctique) est prise en compte. Si l'on considère le tunnel sous la Manche comme un passage terrestre, alors la France possède également une courte frontière terrestre avec le Royaume-Uni. Le domaine national français en Terre Sainte offre également au territoire français une frontière avec Israël et la Palestine.
Littoral et espaces maritimes
[modifier | modifier le code]En métropole, le littoral atteint 5 853 km et regroupe des côtes rocheuses (41 %), des plages et dunes (35 %) et des marais salants et maritimes (24 %)[25]. À l'échelle de l'ensemble national (métropole et outre-mer), le linéaire côtier est présenté comme proche de 20 000 km[26].
La dispersion des territoires ultramarins confère à la France un espace maritime d'environ 11 000 000 km², dont 97 % se situent outre-mer[26].
Territoire
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Le territoire de la France se caractérise par une organisation spatiale discontinue et pluricontinentale, associant un ensemble principal en Europe occidentale (la France métropolitaine) et des territoires situés hors d'Europe, regroupés sous l'appellation de France d'outre-mer. La France compte notamment des collectivités et territoires ultramarins répartis dans l'océan Atlantique, l'océan Indien, l'océan Pacifique et dans les espaces subantarctiques et antarctiques[4].
La Terre Adélie, revendiquée par la France en Antarctique et intégrée aux Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), relève d'un régime international spécifique : les prétentions territoriales sont gelées par le Traité sur l'Antarctique[27].
Géographie physique
[modifier | modifier le code]Relief
[modifier | modifier le code]France métropolitaine
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Le relief de la France métropolitaine est varié mais, dans l'ensemble, modéré. L'altitude moyenne du territoire est de 342 mètres ; environ 62 % de sa superficie se situent en dessous de 250 mètres, tandis qu'environ 7 % dépassent 1 000 mètres[11]. Les plaines, les bas plateaux et les collines dominent largement le paysage, tandis que les reliefs de haute montagne sont concentrés principalement au sud et au sud-est du territoire[28].

La France se caractérise par l'association de trois grands ensembles de relief : des massifs anciens issus de l'orogenèse hercynienne, des bassins sédimentaires formant de vastes plaines et plateaux au nord et à l'ouest, et des chaînes de montagnes plus récentes au sud et au sud-est. Cette organisation générale résulte de l'histoire géologique du territoire et structure durablement les paysages[28],[29].
Les massifs anciens, hérités des plissements hercyniens, occupent une large partie du territoire. Ils comprennent notamment le Massif central, le Massif armoricain, les Vosges et l'Ardenne[28]. Ces ensembles sont constitués de roches anciennes et présentent des altitudes généralement modérées. Le Massif central forme le plus vaste de ces ensembles : il s'étend sur une grande partie du centre de la France et comprend des plateaux, des montagnes d'altitude moyenne et des bassins internes. Son point culminant est le puy de Sancy, qui atteint 1 885 mètres[28],[29].
Les chaînes de montagnes récentes se situent principalement à l'est et au sud du territoire. Les Alpes et les Pyrénées constituent les principaux reliefs de haute montagne. Les Alpes françaises atteignent des altitudes élevées, avec de nombreux sommets dépassant 3 000 mètres, dont le Mont Blanc, point culminant de la France métropolitaine avec environ 4 807 mètres. Les Pyrénées forment une chaîne continue d'environ 430 km le long de la frontière avec l'Espagne et se caractérisent par des reliefs escarpés et des vallées profondes[28],[29]. Le Jura constitue un ensemble montagneux de moyenne altitude, formé principalement de roches calcaires plissées[28].
Entre les massifs anciens et les chaînes récentes s'étendent de vastes bassins sédimentaires. Le Bassin parisien et le Bassin aquitain occupent une part importante du territoire et sont caractérisés par des plaines et des plateaux de faible altitude[28],[29]. Ces régions, issues de dépôts sédimentaires successifs, présentent des reliefs peu marqués et constituent des espaces agricoles majeurs. Les grandes vallées fluviales, notamment celles de la Seine, de la Loire et de la Garonne, s'inscrivent dans ces ensembles de faible relief[28].

La Corse présente un relief majoritairement montagneux. Environ les deux tiers de l'île sont constitués d'un massif cristallin ancien, qui traverse le territoire selon un axe nord-ouest–sud-est. L'île compte une vingtaine de sommets dépassant 2 000 mètres, dont le Monte Cinto, point culminant avec 2 710 mètres[30].
Les montagnes corses forment des silhouettes marquées et sont constituées de roches granitiques. À l'ouest, elles s'abaissent brutalement vers la mer sous la forme de versants escarpés, de golfes profonds et de caps rocheux. À l'est, le massif montagneux descend par des escarpements discontinus vers de vastes plaines alluviales bordant un littoral entaillé de lagunes. Dans le nord-est de l'île, un ensemble montagneux distinct atteint des altitudes plus modestes, n'excédant pas 1 765 mètres[30].
France d'outre-mer
[modifier | modifier le code]Les territoires de la France d'outre-mer présentent une grande diversité de formes de relief.
En Guyane, le relief est globalement peu élevé : une plaine côtière basse s'étend le long du littoral, tandis que l'intérieur du territoire est constitué de collines et de plateaux faiblement accidentés ; les reliefs les plus marqués se situent au sud, dans la région des monts Tumuc-Humac, où les altitudes atteignent environ 700 m[31].
Dans les Antilles, le relief est marqué par la présence d'édifices volcaniques culminants. La Guadeloupe est dominée par le volcan actif la Soufrière, qui atteint 1 467 m d'altitude[32], tandis que la Martinique est dominée par la Montagne Pelée, dont l'altitude atteint 1 397 m[33].
Dans l'océan Indien, La Réunion est constituée de deux massifs volcaniques majeurs : le Piton des Neiges, qui culmine à 3 071 m, et le Piton de la Fournaise, dont l'altitude atteint 2 632 m ; ce dernier figure parmi les volcans les plus actifs du monde[34].
En Nouvelle-Calédonie, le relief de la Grande Terre est structuré par une chaîne montagneuse centrale s'étendant du nord au sud de l'île, avec des pentes s'élevant nettement vers l'intérieur ; le point culminant est le mont Panié, qui atteint environ 1 628 m[35].
La Polynésie française se caractérise par une forte variété de formes de relief : certaines îles sont des îles hautes présentant des reliefs montagneux marqués et des vallées profondes, tandis que d'autres sont des atolls coralliens bas, dont le relief dépasse peu le niveau de la mer[36].
Les Terres australes et antarctiques françaises regroupent plusieurs ensembles aux reliefs contrastés. Les îles Kerguelen présentent un relief varié composé de montagnes, de collines, de vallées et de plaines ; l'archipel des Crozet est dominé par des montagnes et des collines ; les îles Saint-Paul et Amsterdam se distinguent par des reliefs élevés comprenant des falaises côtières et un plateau central ; à l'inverse, les îles Éparses associées aux TAAF ont un relief faible ou sont essentiellement plates, certaines correspondant à des formations d'atoll[37].
À Saint-Pierre-et-Miquelon, le relief est constitué de collines rocheuses et de faibles hauteurs, avec un point culminant atteignant environ 240 m au Morne de la Grande Montagne, situé sur l'île de Miquelon, et des côtes localement marquées par des falaises[38].
À Mayotte, le relief est décrit comme ondulé et accidenté, entaillé par des ravines, avec des hauteurs correspondant à d'anciens sommets volcaniques, dont le point culminant, le mont Bénara, atteint environ 660 m[39].
Enfin, à Wallis-et-Futuna, le relief est formé de collines basses, le point culminant se situant sur l'île de Futuna, au mont Mont Puke, à environ 522 m d'altitude[40],[41].
Géologie
[modifier | modifier le code]France métropolitaine
[modifier | modifier le code]La géologie de la France métropolitaine résulte d'une longue histoire tectonique et sédimentaire qui s'étend sur plus de deux milliards d'années. Certaines roches affleurant sur le territoire permettent en effet de remonter l'histoire géologique jusqu'au Précambrien, même si la structuration majeure du territoire résulte d'événements plus récents. Le paysage géologique actuel est organisé en grandes unités qui reflètent des épisodes successifs de formation, de déformation et d'érosion des terrains.
Les terrains les plus anciens reconnus en France métropolitaine appartiennent au Précambrien. Ils affleurent principalement dans le Massif armoricain, notamment en baie de Morlaix et au cap de la Hague. Ces formations comprennent des métasédiments et des orthogneiss datés d'environ deux milliards d'années, regroupés sous le terme d'« icartien ». Sur ce socle précambrien reposent les formations sédimentaires briovériennes, affectées par l'orogenèse cadomienne et recoupées par des intrusions magmatiques mises en place entre environ 650 et 500 millions d'années[11].
Le socle ancien de la France est toutefois dominé par les massifs hérités principalement de l'orogenèse hercynienne (ou orogenèse varisque), survenue au Paléozoïque supérieur, il y a un peu moins de 400 millions d'années. Trois ensembles majeurs relèvent de cette histoire : le Massif armoricain, le Massif central et l'ensemble Vosges–Forêt-Noire, les Ardennes géologiques étant situées en grande partie hors du territoire français. Ces massifs sont constitués de roches métamorphiques issues de la transformation de roches sédimentaires et plutoniques plus anciennes, avec un métamorphisme d'intensité variable selon les secteurs. Celui-ci est relativement faible dans le centre du Massif armoricain, mais plus marqué dans le nord du Massif central et dans les Vosges. Après cette phase métamorphique, d'importants massifs de granites se sont mis en place par fusion partielle de la croûte continentale profonde, constituant une part significative du socle cristallin. L'ensemble formait alors une vaste chaîne de montagnes hercynienne, rapidement soumise à une intense érosion dès le Carbonifère (environ 300 millions d'années), dont les produits se sont déposés dans des lacs situés au milieu des montagnes ou dans les mers bordant le continent européen. Cette érosion progressive a conduit à l'aplanissement des reliefs et à la mise en place de surfaces favorables au dépôt ultérieur des sédiments[42].
Les bassins sédimentaires constituent un autre ensemble géologique majeur. Trois bassins dominent la France métropolitaine : le Bassin parisien, le Bassin aquitain et le bassin du Sud-Est. Leur formation s'étend principalement du Mésozoïque au Cénozoïque. Au début du Mésozoïque, entre environ 200 et 150 millions d'années, ces bassins connaissent des dépôts d'argiles et de calcaires dans des mers peu profondes. À la fin de cette ère, jusqu'à environ 70 millions d'années, la sédimentation devient plus épaisse et plus différenciée, notamment dans les régions correspondant aux futures Pyrénées et aux futures Alpes, en lien avec des variations régionales de subsidence et de sédimentation[42].
Les chaînes de montagnes récentes, en particulier les Pyrénées et les Alpes, ainsi que le Jura, se mettent en place au Cénozoïque lors de phases de convergence tectonique. Dans ces chaînes, les terrains les plus anciens, d'âge paléozoïque, constituent le cœur des massifs, tandis que les zones périphériques sont composées de terrains sédimentaires d'âge mésozoïque et cénozoïque. Ces événements tectoniques entraînent la surrection des reliefs, qui sont depuis continuellement remodelés par l'érosion[42].
Le volcanisme constitue un autre aspect marquant de la géologie française, particulièrement dans le Massif central. La Chaîne des Puys correspond à un alignement volcanique quaternaire comprenant environ 80 volcans monogéniques, tels que des cônes de scories, des dômes de lave et des maars, répartis sur une trentaine de kilomètres en Auvergne. L'activité volcanique s'y est développée entre environ 95 000 et 8 400 ans avant le présent, ce qui en fait l'un des ensembles volcaniques les plus récents de France métropolitaine. Ce volcanisme est associé à un rifting intracontinental lié au système de rifts ouest-européen et à l'extension tectonique du Massif central, exploitant des structures héritées d'orogenèses plus anciennes[43],[44].
La Corse présente une géologie spécifique, caractérisée par un socle essentiellement granitique et métamorphique. L'île est classiquement subdivisée en deux ensembles : la « Corse hercynienne », à l'ouest, dominée par des roches cristallines et granitoïdes héritées de l'orogenèse hercynienne, et la « Corse alpine », à l'est, composée de formations métamorphiques incluant des unités ophiolitiques liées aux processus tectoniques alpins. Cette dualité traduit l'intégration de la Corse à la fois au socle ancien européen et à l'évolution tectonique de la Méditerranée occidentale au Cénozoïque[45].
France d'outre-mer
[modifier | modifier le code]La géologie des territoires de la France d'outre-mer est diverse et renvoie à des ensembles géologiques distincts, allant de socles continentaux anciens à des ensembles volcaniques récents ou encore actifs.
En Guyane, le territoire appartient au Bouclier guyanais et comprend principalement des terrains du Protérozoïque inférieur, d'âge compris entre 2,5 et 1,9 milliards d'années, avec plusieurs générations de granitoïdes ainsi que des terrains volcaniques et sédimentaires métamorphisés. La déformation et le métamorphisme de ces ensembles sont associés à la formation de la chaîne transamazonienne, datée d'environ 2 milliards d'années ; aucun terrain archéen (âge supérieur à 2,5 Ga) n'a été reconnu en Guyane[46].
Dans les Antilles françaises (notamment Guadeloupe et Martinique), les Petites Antilles françaises se situent dans une zone de subduction active où les plaques Amérique du Nord et Amérique du Sud subductent sous la plaque Caraïbes, à une vitesse moyenne de 2 cm/an[47]. En Guadeloupe, la Soufrière est un volcan actif de type péléen, de formation relativement récente (environ 100 000 ans), dont l'activité se manifeste notamment par des dégagements de vapeurs, des fumerolles et des sources chaudes[32]. En Martinique, la Montagne Pelée constitue le volcan de référence pour le type d'éruption péléenne ; son histoire est marquée par plusieurs stades, dont une phase d'édification comprise entre 550 000 et 127 000 ans, et par l'éruption du 8 mai 1902[33].
Dans l'océan Indien, La Réunion est constituée de deux massifs volcaniques : le Piton des Neiges, dont la dernière éruption est datée d'environ 12 000 ans, et le Piton de la Fournaise, volcan très actif avec en moyenne une éruption tous les neuf mois[34]. À Mayotte, une crise sismo-volcanique est suivie depuis mai 2018 au large de l'île et un nouveau volcan sous-marin a été découvert ; un réseau de surveillance dédié, REVOSIMA, a été mis en place en mai 2019[48]. Ce volcan sous-marin en formation, découvert en mai 2019, se situe à environ 50 km de Mayotte et à environ 3 500 m de profondeur[49].
Dans le Pacifique, la Nouvelle-Calédonie a connu un épisode d'obduction il y a environ 34 millions d'années, marqué par la présence de roches métamorphiques à l'affleurement dans le nord de la Grande Terre et par le charriage de péridotites formant aujourd'hui des massifs importants[50]. En Polynésie française, l'archipel des Marquises correspond à un alignement volcanique intraplaque édifié entre 5,5 et 0,4 Ma sur une croûte océanique âgée de 53 à 49 Ma[51]. Des âges (K-Ar) sont également fournis pour des phases d'activité subaérienne dans l'archipel de la Société : 1,72 à 1,36 Ma pour Moorea, 2,75 à 2,44 Ma pour Raiatea et 4,51 à 4,21 Ma pour Maupiti[52]. À Wallis-et-Futuna, l'ensemble est d'origine volcanique, avec un point culminant au mont Singavi (522 m) sur Futuna[41].
Pour Saint-Pierre-et-Miquelon, l'archipel est rattaché à la zone d'Avalon et à une chaîne cadomienne-avalonienne édifiée à la fin du Protérozoïque (680-550 Ma) ; des intrusions de diorites datées de 615 Ma ainsi qu'un volcanisme explosif daté entre 585 et 575 Ma y sont également identifiés[53].
Enfin, pour les Terres australes et antarctiques françaises, l'île Amsterdam est une île volcanique caractérisée par des falaises côtières abruptes et un vaste plateau central, l'île Saint-Paul correspond au sommet d'un volcan, et l'intérieur de l'île principale des îles Kerguelen comprend hautes montagnes, collines, vallées et plaines ; certaines des îles Éparses sont décrites comme des atolls ou des îles basses et plates, avec des altitudes maximales précisées pour chaque ensemble, dont le mont Ross à 1 850 m aux Kerguelen[37].
Climat
[modifier | modifier le code]France métropolitaine
[modifier | modifier le code]Le climat de la France métropolitaine est marqué par une grande diversité, liée à sa position géographique, à l'influence des façades maritimes et à la variété de ses reliefs. L'ouest et le nord-ouest du territoire subissent une influence océanique dominante, apportée par l'océan Atlantique et la Manche, caractérisée par des températures modérées et des précipitations régulières.
Vers l'est et le sud-est, l'influence méditerranéenne devient plus marquée, notamment le long du littoral de la mer Méditerranée. Elle se traduit par des étés chauds et secs, des hivers plus doux et des épisodes de précipitations parfois intenses. Cette influence méditerranéenne s'atténue progressivement vers l'intérieur des terres et en direction du Jura.
Les reliefs jouent un rôle déterminant dans la répartition climatique. Les Alpes et les Pyrénées connaissent des climats montagnards caractérisés par des températures plus basses, une forte pluviométrie et un enneigement important en altitude. Les massifs anciens et les plateaux intermédiaires contribuent également à la diversité des conditions climatiques à l'échelle régionale[11].
France d'outre-mer
[modifier | modifier le code]Les territoires de la France d'outre-mer sont soumis à des climats très variés en raison de leur dispersion dans plusieurs océans et zones latitudinales.
La Guyane connaît un climat équatorial chaud et humide, avec des précipitations abondantes tout au long de l'année. Les territoires antillais, tels que la Guadeloupe et la Martinique, sont soumis à un climat tropical, marqué par une alternance entre saison humide et saison plus sèche, ainsi que par l'exposition aux phénomènes cycloniques.
Dans l'océan Indien, La Réunion et Mayotte présentent des climats tropicaux influencés par le relief et l'altitude, avec de forts contrastes entre les versants exposés aux alizés et les zones sous le vent. Dans le Pacifique, la Polynésie française et Wallis-et-Futuna connaissent des climats tropicaux maritimes.
Les Terres australes et antarctiques françaises se distinguent par des climats subantarctiques et antarctiques rigoureux, caractérisés par des températures basses, des vents forts et une forte variabilité des conditions météorologiques, en lien avec leur position aux hautes latitudes.
Typologie des climats
[modifier | modifier le code]Selon Météo-France, les climats présents sur l'ensemble du territoire français comprennent notamment les types suivants :
- océanique ;
- continental ;
- océanique altéré ;
- semi-continental ;
- méditerranéen ;
- montagnard ;
- maritime polaire ;
- maritime tropical ;
- équatorial[54],[55].
Hydrographie
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[modifier | modifier le code]L'hydrographie de la France s'organise en grands bassins versants structurés par des fleuves majeurs et leurs affluents, en lien étroit avec les caractéristiques du relief, du climat et de la géologie. En France métropolitaine, ces bassins sont dominés par la Seine, la Loire, le Rhône et la Garonne, auxquels s'ajoutent notamment l'Adour, la Meuse et le Rhin, parmi les sept grands fleuves recensés par Eaufrance. Ces cours d'eau assurent l'écoulement des eaux continentales vers la mer du Nord, la Manche, l'océan Atlantique et la mer Méditerranée.
Le réseau hydrographique métropolitain représente environ 428 906 km de cours d'eau, sur un total national supérieur à 623 464 km lorsque l'on inclut l'outre-mer. Alimentés par les précipitations, les affluents et les nappes souterraines, ces cours d'eau structurent les bassins versants et jouent un rôle essentiel dans le cycle de l'eau, en assurant le transfert des eaux douces depuis les continents vers les milieux marins[56].
Dans les territoires insulaires et montagneux, comme la Corse, l'hydrographie est marquée par des bassins versants de taille plus réduite mais à forte densité de cours d'eau, étroitement dépendants du relief, des pentes et des régimes de précipitations. Le bassin hydrographique corse couvre une superficie proche de 8 757 km2 et comprend plus de 210 cours d'eau, ainsi que des masses d'eau souterraines et des zones littorales spécifiques, dont des lagunes et des plans d'eau[57].
À l'échelle nationale, l'hydrographie française reflète ainsi une forte diversité des régimes hydrologiques, liée à la variété des contextes géographiques, climatiques et géologiques, aussi bien en métropole que dans les territoires ultramarins.
Principaux cours d'eau
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De nombreux cours d'eau coulent en France :
- la Loire dont le bassin est entièrement en France. C'est le plus long des fleuves : 1 006 km.
- la Seine. Seule une infime partie du bassin versant est hors de France.
- la Garonne naît en Espagne dans les Pyrénées mais rejoint la France après quelques kilomètres.
- le Rhône naît en Suisse et entre en France par le Léman. En se jetant dans la mer Méditerranée, il forme un delta appelé la Camargue.
- la Meuse naît en France (qui n'a qu'une faible partie de son cours) et traverse ensuite la Belgique et les Pays-Bas.
- le Rhin n'est français que pendant son parcours alsacien. Il forme la frontière avec l'Allemagne.
- l'Escaut ne prend d'importance qu'en Belgique.
- Somme, Orne, Vilaine, Charente, Adour, Aude, Hérault, Var, qui se jettent dans la mer.
- Moselle, Saône, Yonne, Doubs, Marne, Aisne, Oise, Allier, Cher, Loiret, Indre, Vienne, Mayenne, Ariège, Lot, Tarn, Dordogne, Isère, Drôme, Durance, etc., qui se jettent dans d'autres cours d'eau.
- l'Oyapock, la Mana et le Maroni situés en Guyane.
Principaux canaux
[modifier | modifier le code]Les canaux les plus remarquables sont :
- Canal du Midi
- Canal du Centre
- Canal du Rhône au Rhin
- Canal de Bourgogne
- Canal latéral à la Loire
- Canal de Berry
- Canal de Nantes à Brest
- Canal de Marans à La Rochelle
- Canal du Loing
- Canal de Briare
- Canal du Nord
Bilan hydrologique
[modifier | modifier le code]Du point de vue hydrologique, la France occupe une position assez forte en Europe. Les précipitations y sont en effet assez élevées, et alimentent de puissants cours d'eau coulant soit vers les mers, soit vers les pays voisins (nord et nord-est). L'eau venue de France procure une part des disponibilités en eau de la Belgique, du Luxembourg, de l'Allemagne et indirectement des Pays-Bas. D'après Aquastat[58], la hauteur d'eau annuelle moyenne des précipitations est de 867 millimètres, soit pour une superficie de 552 000 kilomètres carrés, un volume de précipitations annuelles de 477,99 kilomètres cubes, arrondis à 478 km3 (478 milliards de mètres cubes).
Pour les années les plus sèches (période de retour de 10 ans), le volume annuel des précipitations est de 110 kilomètres cubes.
De ce volume précipité, l'évapo-transpiration consomme 301,5 km3. Restent 176,5 kilomètres cubes d'eau de surface (cours d'eau) produits sur le territoire du pays (on parle d'eau de surface produite en interne). La lame d'eau moyenne écoulée sur l'ensemble du territoire tous bassins confondus est donc de 320 millimètres annuellement.
Il faut ajouter à cela 2 km3 d'eau souterraine produits en interne, ce qui fait un total de 178,5 kilomètres cubes d'eau produits en interne.
En outre, une quantité non négligeable d'eau provient de certains pays voisins. Ce sont 8,7 kilomètres cubes supplémentaires qui viennent ainsi de l'étranger, dont 7,7 km3 de Suisse (cours supérieur du Rhône, Doubs) et 1 km3 d'Espagne (cours supérieur de la Garonne). Les apports de la Belgique et de l'Allemagne sont considérés comme négligeables, car ne faisant qu'une brève incursion en France (Blies en Moselle, Semoy dans la Meuse). Enfin l'apport du Rhin de 33 km3 constitue un cas particulier. Ce fleuve est frontalier sur une longue distance, mais ne pénètre jamais le territoire français. On considère dès lors que la moitié de son débit à l'entrée (Bâle) fait partie des ressources en eau de la France produites à l'étranger, soit 16,5 kilomètres cubes.
Les ressources renouvelables totales en eau du pays se montent donc à 203,7 kilomètres cubes (1 km3 = 1 milliard de m3) dont :
- 176,5 km3 d'eau de surface produits en interne
- 2 km3 d'eau souterraine produits en interne
- 25,2 km3 d'eau de surface produits en externe (à l'étranger)
Le taux de dépendance vis-à-vis de l'étranger est de 12,37 %.
En moyenne chaque année 13,5 km3 d'eau quittent annuellement le territoire, à destination des pays voisins :
- Belgique : 5,3 km3 (alimentation de la Meuse, de l'Escaut et de l'Yser)
- Allemagne : 3,4 km3 (Sarre et rivières alsaciennes vers le Rhin)
- Luxembourg et Allemagne : 4 km3 (Moselle)
- Italie : 0,2 km3 (Roya)
- Espagne : 0,3 km3 (le Sègre, important affluent de l'Èbre a sa source en France)
La quantité d'eau disponible (qui comprend l'ensemble des ressources créées en interne, plus les apports extérieurs) est de 203,7 km3 par an, soit pour une population évaluée à 61,9 millions d'habitants (fin 2007), 3,290 m3 par habitant et par an.
Comparaison avec les principaux voisins
[modifier | modifier le code]| Pays | Précipitations | Écoulement | Eau souterraine produite en km3/an |
Apport d'eau de l'étranger en km3/an |
Superficie du pays en km2 | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| annuelles en mm |
annuelles en km3 |
Lame d'eau annuelle en mm |
Volume d'eau de surface écoulée en km3/an | ||||
| Suisse | 1 537 | 63,46 | 978 | 40,4 | - | 13,1 | 41 290 |
| Royaume-Uni | 1 220 | 296,33 | 594 | 144,2 | 0,8 | 2,0 | 242 910 |
| France | 867 | 477,99 | 320 | 176,5 | 2,0 | 25,2 | 551 500 |
| Belgique | 847 | 25,84 | 393 | 12,0 | - | 6,3 | 30 510 |
| Italie | 832 | 250,81 | 566 | 170,5 | 12,0 | 8,8 | 301 340 |
| Pays-Bas | 778 | 32,31 | 265 | 11,0 | - | 80,0 | 41 530 |
| Allemagne | 700 | 249,96 | 298 | 106,3 | 0,7 | 47,0 | 357 030 |
| Espagne | 636 | 321,71 | 216 | 109,5 | 1,7 | 0,3 | 505 990 |
France d'outre-mer
[modifier | modifier le code]Les territoires de la France d'outre-mer présentent des réseaux hydrographiques contrastés, liés à leur dispersion géographique et à la diversité des contextes insulaires ou continentaux.

En Amérique du Sud, la Guyane est structurée par un dense réseau hydrographique dominé par le Maroni et l'Oyapock[59]. Ces cours d'eau constituent les axes majeurs des bassins versants du territoire.
Dans les autres territoires ultramarins, l'hydrographie est caractérisée par des réseaux de cours d'eau généralement courts, dont le fonctionnement est étroitement dépendant des précipitations, du relief et de l'insularité. Ces réseaux assurent l'écoulement des eaux continentales vers les milieux littoraux et marins.
Milieux naturels
[modifier | modifier le code]France métropolitaine
[modifier | modifier le code]Les milieux naturels de la France métropolitaine sont caractérisés par une grande diversité, liée à la variété des reliefs, des façades maritimes et des ensembles hydrographiques. Le territoire comprend de vastes plaines, des plateaux, des collines et plusieurs ensembles montagneux majeurs, qui structurent des paysages contrastés à l'échelle nationale.
Le littoral métropolitain, baigné par la mer du Nord, la Manche, l'océan Atlantique et la mer Méditerranée, présente une grande diversité de milieux naturels, comprenant des falaises, des plages, des marais et des deltas[11].
La Corse constitue un ensemble naturel spécifique au sein de la France métropolitaine. Île montagneuse et géologiquement complexe, elle présente des versants abrupts, des crêtes et des gorges fortement marquées. Les milieux littoraux corses associent des côtes rocheuses et des côtes meubles, tandis que les bassins sédimentaires et les alluvions littorales abritent des aquifères exploités pour l'alimentation en eau[60].
France d'outre-mer
[modifier | modifier le code]Les milieux naturels des territoires de la France d'outre-mer se distinguent par une très grande diversité, en lien avec leur dispersion géographique et leur implantation dans plusieurs ensembles biogéographiques.
En Amérique du Sud, la Guyane est majoritairement recouverte par la forêt amazonienne, qui occupe plus de 90 % du territoire[61].
Dans les Antilles, les milieux naturels sont dominés par des ensembles insulaires volcaniques. En Martinique, les mangroves occupent une place importante dans les milieux littoraux[62].
Dans l'océan Indien, Mayotte est entourée par un vaste lagon récifo-lagunaire, tandis que La Réunion présente des milieux naturels structurés par des reliefs volcaniques escarpés[63].
Dans le Pacifique, la Nouvelle-Calédonie associe une chaîne montagneuse centrale à un vaste lagon inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO[64].
Enfin, les Terres australes et antarctiques françaises présentent des milieux naturels subpolaires et polaires, marqués par des paysages volcaniques, glaciaires et océaniques, dans des territoires dépourvus de population permanente[65].
Faune et flore
[modifier | modifier le code]La diversité des climats et des milieux naturels explique en grande partie que la faune de France et la flore soient très diversifiées.
La biodiversité du territoire français fait l'objet d'un suivi scientifique assuré notamment par l'INPN[66].
France métropolitaine
[modifier | modifier le code]En France métropolitaine, la diversité des reliefs, des façades maritimes et des bassins hydrographiques contribue à la variété des milieux naturels, favorisant une faune et une flore contrastées selon les régions. Les milieux littoraux, les plaines, les plateaux et les ensembles montagneux constituent des habitats différenciés pour de nombreuses espèces animales et végétales.
La Corse présente des milieux naturels spécifiques, liés à son insularité et à son relief montagneux. Les zones littorales, les bassins alluviaux et les massifs intérieurs contribuent à la diversité des habitats naturels de l'île.
France d'outre-mer
[modifier | modifier le code]Les territoires de la France d'outre-mer se caractérisent par une biodiversité particulièrement élevée, liée à leur dispersion géographique et à la variété des climats tropicaux, équatoriaux, subtropicaux ou subpolaires.
En Guyane, la forêt amazonienne constitue un vaste ensemble forestier tropical abritant une biodiversité remarquable. Dans les Antilles, les milieux insulaires volcaniques et les zones littorales, notamment les mangroves, jouent un rôle important dans la diversité biologique.
Dans l'océan Indien et le Pacifique, les milieux récifo-lagunaires, en particulier autour de Mayotte et de la Nouvelle-Calédonie, participent à la richesse biologique des territoires ultramarins. Enfin, les Terres australes et antarctiques françaises abritent des écosystèmes spécifiques adaptés aux environnements subpolaires et antarctiques.
Risques naturels
[modifier | modifier le code]Les risques naturels présents sur le territoire français sont étroitement liés à la diversité des contextes géographiques, géologiques et climatiques, tant en France métropolitaine qu'en France d'outre-mer.
France métropolitaine
[modifier | modifier le code]En France métropolitaine, les risques naturels sont en partie conditionnés par la structure géologique et le relief. Les chaînes jeunes des Alpes et des Pyrénées, issues de l'orogenèse alpine, demeurent des zones de sismicité active, comme en témoignent des séismes contemporains mentionnés dans les études géologiques[11].
Les espaces montagneux sont également exposés à des risques liés aux fortes pentes et aux phénomènes d'érosion. Les littoraux métropolitains, caractérisés par des falaises, des plages, des marais et des deltas, sont soumis à des dynamiques côtières susceptibles de générer des phénomènes d'érosion et de submersion marine[11].
La Corse, en raison de son relief montagneux, de ses versants abrupts et de ses côtes rocheuses ou meubles, présente des risques naturels liés à l'érosion, aux mouvements de terrain et aux phénomènes côtiers[67].
France d'outre-mer
[modifier | modifier le code]Dans les territoires de la France d'outre-mer, les risques naturels sont fortement liés aux contextes climatiques et géologiques spécifiques.
En Guyane, le milieu équatorial humide, structuré par de vastes bassins versants, expose le territoire à des phénomènes liés aux crues des grands cours d'eau tropicaux[59].
Dans les Antilles et dans l'océan Indien, plusieurs territoires présentent des risques d'origine volcanique, liés à la présence de volcans actifs ou récents, notamment en Guadeloupe, en Martinique et à La Réunion[63].


Dans les Terres australes et antarctiques françaises, les environnements volcaniques et glaciaires, en particulier aux Îles Kerguelen, exposent ces territoires à des dynamiques naturelles spécifiques liées aux milieux froids et polaires.
Géopolitique
[modifier | modifier le code]Le territoire français est le territoire sur lequel l'État en France applique sa souveraineté.
Régions historiques françaises
[modifier | modifier le code]Régions administratives françaises
[modifier | modifier le code]Au nombre de 27 jusqu'en 2015, les régions françaises sont 18 depuis le [68] : 12 régions de France métropolitaine, auxquelles s'ajoutent la Corse, qui n'a pas la dénomination de région mais en exerce les compétences[69], et cinq départements et régions d’outre-mer (dont le département de Mayotte qui exerce également les compétences d'une région)[70],[71].
Voir aussi l'article suivant :
Découpage administratif
[modifier | modifier le code]
|
Principales îles françaises
[modifier | modifier le code]Les principales îles françaises sont :
- l'Île de La Réunion ;
- la Guadeloupe ;
- la Martinique ;
- la Mayotte ;
- les îles Kerguelen ;
- la Corse ;
- l'île de Bréhat ;
- l'île de Batz ;
- l'île d'Ouessant ;
- l'île de Molène ;
- l'île de Sein ;
- l'île de Groix ;
- Belle-Île ;
- l'île de Houat ;
- l'île de Hoëdic ;
- l'île d'Arz ;
- l'île aux Moines ;
- l'île de Noirmoutier ;
- l'île d'Yeu ;
- l'île de Ré ;
- l'île d'Aix ;
- l'île d'Oléron ;
- la Nouvelle-Calédonie.
D'après une étude parue dans Nature Conservation, des dizaines d'îles françaises seraient menacées d'ici 2100. En effet, si le niveau des mers monte d'un mètre en 2100, 6 % des îles françaises disparaîtront ; et s'il monte de trois mètres, cette proportion sera de 12 %. Les régions de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie seraient particulièrement vulnérables[72].
Centre géographique
[modifier | modifier le code]Il y a évidemment une grande incertitude concernant le centre géographique. Sa détermination dépend en grande partie de la méthode utilisée pour le calcul, et notamment selon que l'on tient compte ou non de la Corse et des DOM-TOM.
Quelques candidats :
- Bruère-Allichamps (Cher)
- Saint-Amand-Montrond (Cher)
- Saint-Sauvier (Allier)
- Saulzais-le-Potier (Cher)
- Vesdun (Cher)
France d'outre-mer
[modifier | modifier le code]La France reste aussi présente dans d'autres continents par des dépendances aux statuts administratifs divers :
- Guadeloupe
- Martinique
- Guyane
- La Réunion
- Saint-Martin
- Saint-Barthélemy
- Saint-Pierre-et-Miquelon
- Mayotte
- Nouvelle-Calédonie (ainsi que les îles Chesterfield)
- Polynésie française
- Wallis-et-Futuna
- Terres australes et antarctiques françaises
- Île de Clipperton
- Domaine national français en Terre sainte
- Domaines français de Sainte-Hélène
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Quelle est la distance la plus grande entre le nord et le sud de la France ? », sur Le Guide des Vacances (consulté le )
- ↑ Éditions Larousse, « France République française - LAROUSSE », sur www.larousse.fr (consulté le )
- ↑ Rédaction Toute l'Europe, « La France dans l'Union européenne », sur Touteleurope.eu, (consulté le )
- « Les collectivités d'outre-mer », sur Sénat (consulté le )
- ↑ Maude Elfort, « Coopération transfrontalière Brésil/Guyane/Suriname : évolutions et enjeux », Confins. Revue franco-brésilienne de géographie / Revista franco-brasilera de geografia, no 51, (ISSN 1958-9212, DOI 10.4000/confins.39535, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Signature d’un accord entre la France et les Pays-Bas relatif à la frontière commune à Saint-Martin » [archive du ], sur Ministère de l'Intérieur (consulté le )
- ↑ (en-GB) « French Antarctic Territory | Critical Minerals and The Energy Transition », sur SFA (Oxford) (consulté le )
- ↑ « The Antarctic Treaty | Antarctic Treaty », sur www.ats.aq (consulté le )
- ↑ Commissariat général au développement durable, « Éléments de contexte », sur Chiffres clés de la mer et du littoral - Édition 2024 (consulté le )
- ↑ « Le ministère des Outre-mer | Mom », sur www.outre-mer.gouv.fr (consulté le )
- Éditions Larousse, « France : géographie physique - LAROUSSE », sur www.larousse.fr (consulté le )
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- ↑ Capucine Barzin, « Quelle est la distance la plus grande entre le nord et le sud de la France ? », sur Le guide des vacances, (consulté le )
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- ↑ (en-GB) Museum national d'Histoire naturelle, « INPN - Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) » [archive du ], sur Inventaire National du Patrimoine Naturel (consulté le )
- ↑ « Géographie de la Corse | La préfecture et les services de l'État en région Corse », sur www.prefectures-regions.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Le Monde.fr « Adoption par l'assemblée le passage de 22 régions métropolitaines à 13 »
- ↑ « 12 ou 13 : combien de régions métropolitaines ? », sur Public.fr (consulté le ).
- ↑ Mayotte devient le 101e département français, Le Monde, le .
- ↑ Le Monde.fr "Mayotte accède à son statut de département dans la confusion", consulté le 31/03/2011]
- ↑ La hausse des océans n'épargnera pas les grandes puissances mondiales, Futura Planète, 2019
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Agriculture en France
- Climat de la France
- Environnement en France
- Glossaire de géographie
- Liste de points extrêmes de la France
- Particularités territoriales de la France
- Régions françaises
