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G 196-3

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G 196-3
Données d'observation
(époque J2000)
Ascension droite 10h 04m 21,462 74s[1]
Déclinaison +50° 23 13,386 4[1]
Constellation Grande Ourse
Magnitude apparente 11,67[2]

Localisation dans la constellation : Grande Ourse

(Voir situation dans la constellation : Grande Ourse)
Caractéristiques
Type spectral M3,0V[3] / L3β[4]
Indice B-V +1,50[2]
Astrométrie
Vitesse radiale −1,59 ± 0,67 km/s[1]
Mouvement propre μα = −141,079 mas/a[1]
μδ = −202,336 mas/a[1]
Parallaxe 45,854 1 ± 0,018 8 mas[1]
Distance 21,808 ± 0,009 pc (∼71,1 al)[5]
Caractéristiques physiques
Rayon 0,51 R[6]
Gravité de surface (log g) ? / 4,5 ± 0,3[4]
Luminosité 0,043 L[6]
Température ? / 1 740 ± 70 K[4]

Désignations

CNS5 2471, 2MASS J10042148+5023135, NLTT 23293, TYC 3440-13-1, UCAC4 702-050054, WDS J10044 +5023A[5]

G 196-3 est une jeune étoile naine rouge de faible masse âgée d'environ cent millions d'années. L'étoile se situe à ∼ 71,1 a.l. (∼ 21,8 pc) du Soleil[1] dans la constellation de la Grande Ourse. Lors d'observations par imagerie directe réalisées par l'Institut d'astrophysique des Canaries à Tenerife en 1998, un objet substellaire est découvert orbitant à environ 300 unités astronomiques de l'étoile[7],[8].

Compagnon substellaire

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Les premières observations de l'objet substellaire sont réalisées le 25 janvier 1998. Un compagnon rouge pâle est découvert à 16,2 secondes d’arc au sud-ouest de l'étoile. La comparaison d'images prises dans différentes longueurs d'onde (par spectroscopie) confirme la présence d'un objet substellaire appelé G 196-3B. Les observations ultérieures confirment la découverte quand l'équipe de Rafael Rebolo obtient une image photométrique à large bande le 19 mars 1998. Les observations dans la bande K (infrarouge) du télescope TCS de l'observatoire du Teide montre sa nature très froide. La comparaison des magnitudes optique et infrarouge et l'observation de condensation de poussière ont amené les astronomes à conclure que la masse de l’objet est d'environ 25 masses joviennes.

C'est la deuxième naine brune découverte autour d'une étoile de masse basse et relativement jeune[9],[10]. Une des hypothèses sur l'existence des deux corps distincts est qu'ils sont tous deux nés d'un fragment de nuage moléculaire. Un autre scenario possible suggère qu'ils sont issus d'un même ancien disque protoplanétaire[7],[11],[12],[13].

Caractéristiques des planètes du système G 196-3
Planète Masse Demi-grand axe (ua) Période orbitale (jours) Excentricité Inclinaison Rayon
 b  ≥25 M🜨   1,186   280   0,120 

Notes et références

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  1. a b c d e f et g (en) A. Vallenari et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 3 : Summary of the content and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 674,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/202243940, Bibcode 2023A&A...674A...1G, arXiv 2208.00211). Notice Gaia DR3 pour cette source sur VizieR.
  2. a et b (en) N. Zacharias et al., « The fourth US Naval Observatory CCD Astrograph Catalog (UCAC4) », Catalogue de données en ligne VizieR : I/322A. Publié à l'origine dans : 2012yCat.1322....0Z; 2013AJ....145...44Z,‎ (Bibcode 2012yCat.1322....0Z, lire en ligne).
  3. (en) Evgenya Shkolnik, Michael C. Liu et I. Neill Reid, « Identifying the Young Low-mass Stars within 25 pc. I. Spectroscopic Observations », The Astrophysical Journal, vol. 699, no 1,‎ , p. 649-666 (DOI 10.1088/0004-637X/699/1/649, Bibcode 2009ApJ...699..649S, arXiv 0904.3323).
  4. a b et c (en) W. J. Cooper et al., « The Gaia ultracool dwarf sample-IV. GTC/OSIRIS optical spectra of Gaia late-M and L dwarfs », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 534, no 1,‎ , p. 695-725 (DOI 10.1093/mnras/stae2102, Bibcode 2024MNRAS.534..695C, arXiv 2409.03706).
  5. a et b (en) G 196-3 -- High Proper Motion Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  6. a et b (en) A. G. A. Brown et al. (Gaia collaboration), « Gaia Data Release 2 : Summary of the contents and survey properties », Astronomy & Astrophysics, vol. 616,‎ , article no A1 (DOI 10.1051/0004-6361/201833051, Bibcode 2018A&A...616A...1G, arXiv 1804.09365). Notice Gaia DR2 pour cette source sur VizieR.
  7. a et b (en) Rafael Rebolo, Marı́a R. Zapatero Osorio, Santiago Madruga, Vı́ctor J. S. Béjar, Santiago Arribas et Javier Licandro, « Discovery of a Low-Mass Brown Dwarf Companion of the Young Nearby Star G 196-3 », Science, vol. 282, no 5392,‎ , p. 1309 (ISSN 0036-8075, DOI 10.1126/science.282.5392.1309, Bibcode 1998Sci...282.1309R, arXiv astro-ph/9811413, lire en ligne [PDF], consulté le ).
  8. (en) J. D. Kirkpatrick, J. E. Gizis, A. J. Burgasser, J. C. Wilson, C. C. Dahn, D. G. Monet, I. N. Reid et J. Liebert, « Low-Luminosity Companions to Nearby Stars: Status of the 2MASS Data Search », dans Ultracool Dwarfs: New Spectral Types L and T., Springer, , 125 p. (ISBN 978-3-642-56672-1, Bibcode 2001udns.conf..125K).
  9. (en) R. Rebolo, « Lithium in Brown Dwarfs », dans Conférence 198 « The Light Elements and their Evolution » de l'IAU Symposium de 1999 à de Natal, vol. 198, (Bibcode 2000IAUS..198..299R, lire en ligne), p. 299.
  10. (en) « ING Scientific Highlights in 1998 », sur ing.iac.es (consulté le ).
  11. (en) « 196-3B », sur extrasolar.net.
  12. (en) Mark R. McGovern, J. Davy Kirkpatrick, Ian S. McLean, Adam J. Burgasser, L. Prato et Patrick J. Lowrance, « Identifying Young Brown Dwarfs Using Gravity-Sensitive Spectral Features », The Astrophysical Journal, vol. 600, no 2,‎ , p. 1020–1024 (DOI 10.1086/379849, Bibcode 2004ApJ...600.1020M, arXiv astro-ph/0309634, résumé).
  13. (en) Allers, Liu, Dupuy et Cushing, « Discovery of Young Dwarf L Binary », The Astrophysical Journal, vol. 715, no 561,‎ (DOI 10.1088/0004-637X/715/1/561, Bibcode 2010ApJ...715..561A, arXiv 0912.4687).

Liens externes

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