GardaWorld
| GardaWorld | |
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| Création | 1995 |
|---|---|
| Fondateurs | Stéphan Crétier |
| Siège social | Montréal, Québec |
| Actionnaires | BC Partners (51%), Stéphan Crétier (42%), Équipe de direction (7%) |
| Activité | Transport de valeurs, sécurité physique, enquêtes et services conseils/gestion du risque et services de renseignements aux entreprises |
| Effectif | 122,000 |
| Site web | www.garda.com |
| Chiffre d'affaires | 3,500,000,000 CA$ +10% |
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GardaWorld est une société canadienne spécialisée dans la sécurité fondée par Stéphan Crétier en 1995 et dont le siège social est situé à Montréal. La compagnie offre aux entreprises et organismes des secteurs public et privé des solutions comprenant la sécurité physique, le transport des valeurs, la sécurité électronique et les services d’enquête. Elle offre ses services grâce à ses 500 sites répartis dans 45 pays en Amérique du Nord, en Europe, en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient.
Historique
[modifier | modifier le code]Les débuts
[modifier | modifier le code]En septembre 2003, elle conclut l'acquisition de la compagnie québécoise Sécur pour une valeur estimée à 13,5 millions de dollars canadiens ($)[1]. La transaction fait passer à 5 000 le nombre d'employés de Garda World[1].
En février 2007, elle acquiert la compagnie américaine ATI, présente dans 35 États américains et employant 7 000 personnes. Avec cette acquisition, GardaWorld devient le deuxième plus grand acteur dans le transport de valeurs en Amérique du Nord avec une part de marché de 18 % aux États-Unis et de 15 % au Canada. Elle devient aussi le cinquième plus gros acteur mondial en sécurité physique et transport de valeurs avec un chiffre d'affaires de 1,4 milliard CA$.
Le 11 mars 2006, elle acquiert la filiale canadienne de la société britannique Rentokil Initial.
2010-2020
[modifier | modifier le code]Le 18 octobre 2011, elle acquiert Aeroguard, société ontarienne spécialisée dans la gestion de la sécurité des aéroports, au coût avancé de 16 millions CAD. Cette société a obtenu un contrat de cinq ans d'une valeur de 431,6 millions pour la « responsabilité du contrôle préembarquement dans les aéroports de l'Alberta, de la Saskatchewan, du Manitoba et des Territoires du Nord-Ouest »[2].
En 2013, la division de transport de valeurs signe une entente de 12 ans d’une valeur de 1,4 milliard $ avec les 32 sites de Bank of America à travers les États-Unis. Cela ajoute plus de 1 000 employés aux effectifs de GardaWorld.
En 2016, GardaWorld élargit son offre de services en Afrique grâce à l'acquisition de la compagnie KK Security.
La compagnie poursuit son expansion américaine avec l'achat de United American Security (UAS), société qui compte 24 succursales et 3 600 employés répartis dans 16 États. Se succèdent ensuite les acquisitions de NYA, un cabinet-conseil en gestion de risques et finalement de Whelan Security. Garda se retrouve alors parmi les 10 plus grandes sociétés de gardiennage aux États-Unis avec 10 000 employés.
En septembre 2020, GardaWorld annonce faire une offre sur G4S pour 2,95 milliards de livres, offre qui est rejetée par la direction de ce dernier[3].
Contrats avec l’administration Trump et l’agence ICE
[modifier | modifier le code]À partir du milieu des années 2020, la filiale américaine de GardaWorld, GardaWorld Federal Services, devient un acteur important du dispositif migratoire mis en place par l’administration de Donald Trump. Des enquêtes de presse montrent que l’entreprise obtient notamment un contrat d’environ 8 millions de dollars américains pour fournir du personnel de sécurité et des services logistiques au centre de détention pour migrants situé dans les Everglades, en Floride, surnommé « Alligator Alcatraz ». Ce site, présenté par les autorités comme un élément central de la nouvelle stratégie de détention de masse, est rattaché à l’agence fédérale Immigration and Customs Enforcement (ICE) et fait l’objet de vives critiques de la part d’ONG et de juristes en raison des conditions de détention décrites comme particulièrement dures.(The Tyee[4])
Selon des documents de passation de marchés rendus publics aux États-Unis, GardaWorld Federal Services figure ensuite parmi les entreprises présélectionnées par ICE dans le cadre d’un programme d’achats d’urgence, l’autorisant à concourir pour des contrats d’« emergency detention and related services » pour une valeur maximale de 138 millions de dollars américains. Ces contrats s’inscrivent dans un plan plus large d’extension des capacités de détention, explicitement lié à l’agenda de renforcement des expulsions porté par l’administration Trump.(Security Guard Services Magazine[5])
Parallèlement, plusieurs rapports et enquêtes font état de la présence de GardaWorld dans d’autres dispositifs migratoires, notamment dans des centres d’hébergement d’urgence pour mineurs et familles migrantes à Fort Bliss et El Paso (Texas). Des lanceurs d’alerte et des organismes de défense des droits humains y dénoncent des conditions de vie dangereuses, un encadrement insuffisant et des pratiques de gestion jugées problématiques.(American Friends Service Committee[6])
Au Canada, cette implication dans la politique migratoire américaines suscite un débat public. Des médias, comme Le Journal de Québec ou The Tyee, ainsi que des organisations citoyennes décrivent GardaWorld comme un « partenaire clé » des opérations de détention et d’expulsion menées par ICE sous la présidence de Trump et critiquent le fait que l’entreprise bénéficie parallèlement d'importants investissements publics québécois et de contrats avec le gouvernement fédéral canadien. Des campagnes militantes appellent à la fin de ces relations commerciales, accusant la société de contribuer, par ses contrats avec ICE, à la mise en œuvre de politiques migratoires jugées abusives.(Radio Canada) [7]
Activités
[modifier | modifier le code]Les activités de GardaWorld s’organisent autour de plusieurs pôles et pays :
- services de protection : agents de sécurité, patrouilles mobiles, signalisation routière, service d’enquêtes
- services aviation : contrôle pré-embarquement dans 28 aéroports canadiens avec l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien
- services de protection internationaux[8] : sécurité des ambassades, gestion de crises en Afrique et au Moyen-Orient
- service de transport de valeurs en Amérique du Nord
Les personnels armés de GardaWorld sont dotés de HK P2000.


Notes et références
[modifier | modifier le code]- « Garda World conclut l'acquisition de Sécur », sur careers.gardaglobal.com, .
- ↑ La Presse canadienne, « La québécoise Garda acquiert l'ontarienne Aeroguard », Le Devoir, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Comment GardaWorld est devenue un partenaire majeur de Trump
- ↑ « The Canadian Company Staffing ‘Alligator Alcatraz’ », sur The Tyee (consulté le )
- ↑ (en-US) Courtney Sparkman, « ‘Alligator Alcatraz’ contractor GardaWorld greenlighted to bid up to US$138M on new ICE contracts », sur Security Guard Services Magazine, (consulté le )
- ↑ Greg Robinson, « Chapitre 3. La déportation et la détention », dans Un drame de la Deuxième Guerre, Presses de l’Université de Montréal, 103–147 p. (ISBN 978-2-7606-2734-5, lire en ligne)
- ↑ « Liens entre GardaWorld et l’ICE : des personnes détenues dans des conditions inhumaines | OHdio | Radio-Canada », sur ici.radio-canada.ca (consulté le )
- ↑ Les services de protection internationaux de GardaWorld
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) Site officiel