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Georges Cain

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Georges Cain
Portrait de Georges Caïn par Léon Bonnat en 1909, musée Carnavalet.
Fonction
Conservateur de musée
Musée Carnavalet
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Père
Mère
Julie Mêne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Autres informations
Membre de
Société d'iconographie parisienne (d) ()
Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-FranceVoir et modifier les données sur Wikidata
Maître
Genre artistique
Distinction
signature de Georges Cain
Signature.

Georges Jules Auguste Cain né le à Paris[1] et mort dans la même ville le [2] est un peintre, illustrateur et écrivain français.

Fils du sculpteur animalier Auguste Cain (1821-1894), Georges Cain est élève des peintres Alexandre Cabanel et Jean-Georges Vibert, mais il reste très influencé par son troisième maître Édouard Detaille (1848-1912). Il a puisé son inspiration dans l'histoire de Paris, de ses théâtres et de ses monuments.

Il débute au Salon de 1878 avec sa toile Fumeur de l'époque Louis XV. Ses œuvres, principalement consacrées à des scènes de genre, des scènes historiques et militaires, sont régulièrement exposées au Salon jusqu'en 1900.

Carrière et œuvres

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Illustrateur du Barbier de Séville de Beaumarchais et de nombreux ouvrages d'Honoré de Balzac : La Cousine Bette[3], Un début dans la vie, La Bourse, il a aussi rédigé de nombreux ouvrages sur le Paris d'autrefois :

  • Guide explicatif du musée Carnavalet (Librairie centrale des Beaux-Arts, 1903),
  • Coins de Paris (Flammarion, 1905),
  • Croquis du Vieux Paris (Louis Conard, 1905),
  • Promenades dans Paris (Flammarion, 1906),
  • Anciens théâtres de Paris : Le boulevard du Temple, les théâtres du boulevard (Charpentier et Fasquelle, 1906),
  • Nouvelles Promenades dans Paris (Flammarion, 1908),
  • La Place Vendôme (Devambez, 1908),
  • À travers Paris (Flammarion, 1909),
  • Les Pierres de Paris (Flammarion, 1910),
  • Environs de Paris (Flammarion, 1911-1913, 2 vol.),
  • Le Long des rues (Flammarion, 1912),
  • Tableaux de Paris (Flammarion, 1921).

Ses œuvres sont conservées à Bayeux au musée Baron Gérard, à Amiens au musée de Picardie, et à Paris au musée Carnavalet[4].

Il a été conservateur du musée Carnavalet de 1897 à 1919, où il a d'ailleurs joué un grand rôle. Il promeut une vision sociale de l’histoire parisienne et rivalise avec le musée du Louvre quand il reçoit, en 1906, le don prestigieux d’un manteau de chevalier de l’ordre du Saint-Esprit des mains du baron Edmond James de Rothschild[5]. Il reçoit également au musée Carnavalet la collection de la Société de l’histoire du costume, fondée en 1907 par Maurice Leloir. Riche de près d’un millier de vêtements du XVIIIe siècle, cet ensemble est majoritairement constitué de pièces masculines et féminines appartenant à la même époque, c'est-à-dire qu'elles sont représentatives du style Louis XV[5]. Cette collection de Maurice Leloir se révèle ainsi un observatoire remarquable des facteurs culturels à l'œuvre dans la vision première de l’histoire de la mode de l’Ancien Régime.

Dès 1898, une « salle des costumes » atteste la volonté d’intégrer les modes dans le parcours du musée Carnavalet, comme le confirme la présentation de costumes Louis XV, Louis XVI, de la Révolution, du Directoire et du Premier Empire dans un guide daté de 1903[5]. Lors de l'Exposition universelle de 1900, Georges Cain préside une commission où il élabore un « musée rétrospectif » afin de raconter l'histoire du musée Carnavalet, et, une importante section est consacrée aux accessoires de mode et à une sélection d’habits historiques surtout du XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles[6].

Georges Cain est également très proche de Maurice Leloir, collectionneur et artiste. Il dira même que « le peintre Maurice Leloir, avec une amabilité égale à son talent, mit à notre disposition son incomparable collection de vêtements de femme Louis XV et Louis XVI »[7], afin de créer une collection de vêtements historiques au musée Carnavalet. Aussi, Georges Cain a eu un rôle fondamental dans la création, en 1907, de la Société de l’histoire du costume, qui rassemble une remarquable collection de costume anciens et vise la création, à Paris, d’un musée du costume[7].

Distinction

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Le square Georges-Cain à Paris, voisin du musée Carnavalet, au niveau du 8, rue Payenne, dans le quartier du Marais du 3e arrondissement, porte son nom en sa mémoire.

Filmographie partielle

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Comme scénariste

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Notes et références

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  1. Archives de Paris, fichier de l'état civil reconstitué, fiche no 22/51.
  2. Archives de Paris, acte de décès no 656, vue 23 / 31.
  3. Illustrations de La Cousine Bette, sur Gallica.
  4. Gérald Schurr, Les petits maîtres de la peinture, valeur de demain, Éditions de l'Amateur, 1976, vol. III, p. 79 (ISBN 2-85917-006-5).
  5. a b et c Pascale Gorguet Ballesteros, Une histoire de la mode au Palais Galliera, Paris musées, (ISBN 978-2-7596-0494-4), p. 27
  6. Miren Arzalluz, Une histoire de la mode au Palais Galliera, Paris musées, (ISBN 978-2-7596-0494-4), p. 12-14
  7. a et b Miren Arzalluz, Une histoire de la mode au Palais Galliera, Paris musées, (ISBN 978-2-7596-0494-4), p. 14

Articles connexes

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Liens externes

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