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Gianduiotto

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Gianduiotto
Description de l'image Gianduiotti.jpg.
Lieu d’origine Piémont, Drapeau de l'Italie Italie
Ingrédients sucre, « Nocciola Piemonte I.G.P. » 28%, pâte de cacao, poudre de cacao maigre, beurre de cacao, beurre anhydre, amandes, poudre de vanille

Le gianduiotto (au pluriel : gianduiotti) est un bonbon de chocolat en forme de prisme à base rectangulaire, produit avec du gianduja; une pâte de noisette et de cacao. Il est originaire de Turin[1]. Il est généralement emballé dans du papier doré ou argenté.

Il est obtenu en mélangeant du cacao amer et du sucre avec la fameuse noisette Tonda Gentile del Piemonte, réputée pour sa qualité. Il figure parmi les produits agroalimentaires traditionnels du Piémont (cod. 292)[2] et, sous le nom de Giandujotto di Torino, il est candidat à la reconnaissance d'Indication géographique protégée[3].

Le gianduiotto est créé par la célèbre confiserie turinoise Caffarel, dans son usine historique du Borgo San Donato (voir Ugo Sartorio, « Borgo Vecchio e dintorni », Graphot Editrice, p. 53). Il est présenté au public lors du carnaval de 1865 par Gianduja, personnage masqué turinois dont il tire son nom, qui distribuait cette nouvelle gourmandise dans les rues de la ville.

Selon cette version, ses origines remontent à des raisons historiques et politiques bien précises : avec le blocus napoléonien (blocus continental), les quantités de cacao arrivant en Europe étaient limitées et à des prix exorbitants, tandis que la demande de chocolat ne cessait de croître. Michele Prochet décida alors de remplacer partiellement le cacao par un produit très répandu dans la région : la noisette Tonda Gentile, une noisette au goût à la fois prononcé et délicat. Le mélange est donc composé de noisettes torréfiées et moulues (à la raffinerie, la noisette se transforme en crème car elle contient de l’huile), de cacao amer, de beurre de cacao et de sucre.

Cette reconstitution historique, selon certains, n’est pas sans poser problèm[4]. En raison du blocus continental, le prix du sucre, ingrédient essentiel du gianduja, augmenta considérablement. Par ailleurs, en 1905, un long article anonyme parait dans l'Almanach italien. On y lit, à propos de la manufacture Talmone située Via Balbis : « […] de cette manufacture sortent quotidiennement, pour l'Italie et pour l'exportation, de grandes quantités du fameux chocolat Pyramide, ainsi que les savoureux et revigorants giandujotti (une ancienne création de cette entreprise), […] »[5].

Notes et références

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  1. Fabrice Liégard, « Transfrontières : le gianduiotto, un petit "lingot d'or" piémontais, roi des chocolats de Noël en Italie » Accès libre, sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, (consulté le )
  2. (it) Ministero delle politiche agricole alimentari e forestali, « Decreto 7 giugno 2012. Dodicesima revisione dell'elenco nazionale dei prodotti agroalimentari tradizionali - Allegato », Gazzetta Ufficiale della Repubblica Italiana n.142,‎ , p. 53 (lire en ligne)
  3. (it) « Torino vuole il riconoscimento IGP per il Giandujotto », sur Fondazione Qualivita, (consulté le ).
  4. (en) « Focus on Gianduia, Part 13: Michele Prochet and the 1865 Birth of Gianduia », sur dallasfood.org, (consulté le )
  5. (it) « STORIA DEL GIANDUIOTTO: Gustorotondo - Buono, sano, artigiano », sur Gustorotondo (consulté le )