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Green-Got

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Green-Got
Logo de Green-Got.
Histoire
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Green-Got Fundation
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Green-Got est une entreprise française de technologie financière présente en France et en Belgique. Elle développe des comptes de paiement et des placements dédiés au financement de la transition écologique et énergétique.

En est fondée la société Domino, sous le nom commercial de Green-Got[n 1] par Maud Caillaux[2], Andréa Ganovelli[3], et Fabien Huet[4]. L'objectif visé par l'entreprise est d'orienter les flux financiers vers la transition écologique et la décarbonation[5],[6].

Après deux années de construction du projet, elle ouvre ses services en France en avec une carte Mastercard composée majoritairement de bois ou de PVC recyclé[2],[7],[8],[9].

En , pour financer son expansion en Europe et développer son offre, l'entreprise lève 5 millions d'euros auprès de ses clients et du fonds de capital-risque Pale Blue Dot spécialisé dans la cleantech[10],[11],[12]. Peu après, l'entreprise se déploie en Belgique[4],[13].

Green-Got Card

En 2024, Green-Got étoffe son offre de services financiers avec des contrats d'assurance-vie en partenariat avec l'assureur Generali[14],[15],[16]. En , dans le cadre de sa demande d'agrément d'établissement de paiement, l'entreprise collecte 5 millions d'euros en moins de trois heures[17],[18],[19].

En , la société commercialise une offre de carte de paiement premium proposant des assurances et des remises, notamment auprès de SNCF Connect[20] et Biocoop[21].

En , elle obtient de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), branche de régulation de la Banque de France, un agrément d’établissement de paiement, assorti de conditions suspensives[22].

En , la société lance son premier fonds d'actions internationales, Green-Got Sustainable Future, développé en partenariat avec Dorval Asset Management[23].

En , l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) lève les conditions suspensives attachées à l'agrément d'établissement de paiement accordé à Green-Got en . Opérant initialement sous le statut d'agent prestataire de services de paiement, la société obtient ainsi le droit d'exercer directement ses services de paiement[24],[25].

Green-Got, agréée établissement de paiement[24], propose des comptes courants assortis d'une carte de paiement Mastercard, accessibles depuis une application et le web[8],[9]. La société reverse une partie de ses revenus, incluant les commissions d'interchange perçues sur les transactions par carte, ainsi que les montants issus de l'option d'arrondi à l'euro supérieur des paiements, à la Fondation Green-Got, abritée par la Fondation de France[26],[27],[9]. Cette fondation soutient des projets en faveur de la préservation de la biodiversité, de la santé et de la solidarité, dont l'association Wings of the Ocean, active dans la dépollution des océans et des littoraux[27],[28],[19].

Green-Got développe également des produits d'épargne et d'investissement, tels que des contrats d'assurance-vie[16], produits structurés[29] et fonds en actions[23]. Ces placements s'appuient sur sa propre méthodologie excluant les secteurs liés à l'expansion des énergies fossiles[16]. Les encours sont orientés vers des secteurs considérés comme prioritaires pour la transition écologique et énergétique, tels que l'agriculture durable, la conservation des écosystèmes, les énergies renouvelables, l'écomobilité, le bâtiment et l'efficacité énergétique, ainsi que l'économie circulaire[15],[23].

Identités visuelles

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À la suite d'une publicité de l'entreprise sur LinkedIn, le jury de déontologie publicitaire, en se référant à la recommandation « développement durable » de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité (ARPP), reproche à cette campagne l’absence de sources claires, l’usage contestable de la relation entre émissions évitées et fonte des glaciers, la profusion de chiffres non sourcés et un lien trop simplificateur entre l’utilisation de ses produits et l’impact climatique. Le jury conclut, le 9 février 2024, que les messages ne respectent pas les exigences de clarté, de véracité et de justification des allégations environnementales[30].

Un article publié en sur le média Bon pote remet en cause les arguments avancés par plusieurs acteurs, dont Green-Got, concernant le désinvestissement des énergies fossiles et l'impact environnemental des comptes courants[31].

Notes et références

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  1. Construit sur contraction des mots anglais green et ingot, signifiant littéralement « lingot vert »[1].

Références

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  1. « Aujourd'hui l'économie, le portrait - Maud Caillaux : « Réorienter les flux financiers vers la transition » écologique avec Green-Got », sur Radio France internationale (RFI), (consulté le ).
  2. a et b « Maud Caillaux a le feu vert pour sa banque » Accès limité, Les Échos, (consulté le ).
  3. Jennifer Matas, « Les cofondateurs de Green-Got misent sur la complémentarité de leurs profils » Accès libre, entrepreneurs.lesechos.fr, (consulté le ).
  4. a et b Charlotte de Condé, « "Nos banques ont été créées pendant la révolution industrielle où il fallait financer massivement les énergies fossiles" » Accès limité, La Libre Belgique, (consulté le ).
  5. Gaëlle Ménage, « Green-Got : la néo-banque qui finance la transition écologique » Accès libre, sur Forbes, (consulté le ).
  6. Camille Wong, « Green-Got, la néobanque écoresponsable qui veut décarboner notre argent » Accès libre, sur Les Échos, (consulté le )
  7. Aurélie Blondel, « Les cartes bancaires se veulent plus « écoresponsables » », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès limité, consulté le ).
  8. a et b Agnès Lambert, « Qu’est-ce qu’une « banque verte » ? » Accès limité, sur Le Monde, (consulté le )
  9. a b et c Marie-Ange Nodar, « Green Got 2026 : la néobanque alliant les valeurs de l’écologie au sens humain » Accès libre, sur www.finmag.fr, (consulté le )
  10. (en-GB) danwillis, « Eco-focused neobank Green-Got lands €5m » Accès libre, sur FinTech Global, (consulté le ).
  11. (en-GB) Fiona Alston, « French fintech Green-Got banks €5 million to grow its green banking platform in Europe » Accès libre, sur Tech.eu, (consulté le ).
  12. (en) « Sustainable Banking Platform Green-Got Eyes International Expansion to Bring Climate-friendly Banking to Europe » Accès libre, sur financialit.net, (consulté le ).
  13. Raphaël Meulders, « Maud Caillaux et sa néobanque qui a déjà conquis 15 000 Belges : "Il ne faut pas être un farouche écolo prêt à perdre son argent pour venir chez nous" » Accès limité, La Libre Belgique, (consulté le ).
  14. Morgane Rémy, « Ces assureurs partenaires des néocourtiers en épargne » Accès payant, sur L'Argus de l'assurance, (consulté le ).
  15. a et b Jean-Victor Semeraro, « « Nos clients ont l'assurance de financer les acteurs de la transition écologique » (Maud Caillaux, Green-Got) » Accès libre, La Tribune, (consulté le ).
  16. a b et c « L'assurance-vie, au service du dérèglement climatique » Accès libre, sur Reclaim Finance, (consulté le )
  17. Alexandra Oubrier, « La néobanque verte Green Got mobilise ses clients pour se développer » Accès limité, L'Agefi, (consulté le ).
  18. Emmanuel Gavard, « La néobanque Green-Got appuie sur l’accélérateur » Accès payant, Stratégies, (consulté le ).
  19. a et b Paul Fabre, « Green Got lève 5,2 millions d'euros en 148 minutes » Accès libre, sur PoleSocietes, (consulté le )
  20. Julia Luczak-Rougeaux, « Green-Got et SNCF Connect s’allient pour favoriser les trajets en train » Accès libre, sur TOM.travel, (consulté le ).
  21. Oslo, « GreenGot et Biocoop pour le cashback de la consommation responsable » Accès libre, sur Melles750, (consulté le )
  22. Caroline Soutarson, « La néobanque verte Green-Got devient établissement de paiement » Inscription nécessaire, sur mind Fintech, (consulté le ).
  23. a b et c Christophe Greuet, « Green-Got lance un fonds d’actions pour soutenir la transition énergétique » Accès libre, sur midilibre.fr, (consulté le )
  24. a et b Mathieu Viviani, « La néobanque « verte » Green-Got obtient son agrément d’établissement de paiement » Accès limité, sur www.latribune.fr, (consulté le )
  25. Caroline Soutarson, « Green-Got migrera ses clients sur son propre agrément au second semestre 2026 » Inscription nécessaire, sur mind Fintech, (consulté le )
  26. Agathe Beaujon, « Quand vous êtes une femme jeune qui parle d’écologie en finance, vous êtes un animal exotique » Accès libre, sur Challenges, (consulté le )
  27. a et b E. Joxe, « Green-Got crée une fondation pour financer la transition » Accès libre, sur Argent & Business, (consulté le )
  28. « Aujourd'hui l'économie, le portrait - Maud Caillaux: «Réorienter les flux financiers vers la transition» écologique avec Green-Got » Accès libre, sur Radio France internationale (RFI), (consulté le )
  29. Caroline Soutarson, « Green-Got se lance dans les produits structurés » Inscription nécessaire, sur mind Fintech, (consulté le )
  30. « GREEN-GOT - Internet - Plainte fondée » Accès libre, sur Autorité de régulation professionnelle de la publicité, (consulté le )
  31. Julien Lefournier, « Changer de banque pour sortir des énergies fossiles ? » Accès libre, sur Bon Pote, (consulté le )

Liens externes

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