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Gueltas

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Gueltas
Gueltas
L'échelle d'écluses de Boju.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Intercommunalité Pontivy Communauté
Maire
Mandat
Sylvette Le Strat
2020-2026
Code postal 56920
Code commune 56072
Démographie
Gentilé Gueltasien, Gueltasienne
Population
municipale
551 hab. (2023 en évolution de +7,62 % par rapport à 2017)
Densité 27 hab./km2
Population
unité urbaine
42 209 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 05′ 42″ nord, 2° 47′ 41″ ouest
Altitude 110 m
Min. 66 m
Max. 162 m
Superficie 20,45 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Pontivy
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pontivy
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.gueltas.frVoir et modifier les données sur Wikidata

Gueltas [gɛltas] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie

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Le chef-lieu de la commune se trouve à vol d'oiseau à 11 km au sud-ouest de Loudéac, à 14 km à l'est de Pontivy et à 48 km au nord de Vannes, sa préfecture de rattachement. La commune est située à la limite entre le pays gallo et la Bretagne bretonnante. Elle englobe la forêt de Branguily.

Relief et hydrographie

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L'altitude de la commune varie de 66 m à 162 m. La commune est traversée au nord par le canal de Nantes à Brest. Une échelle d'écluses permet au canal de Nantes à Brest de franchir l'interfluve entre les bassins versants du Blavet et de l'Oust.

Hydrographie

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La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le canal de Nantes à Brest, l'Oust, la rigole d'Hilvern et divers autres petits cours d'eau[1],[Carte 1].

Le canal de Nantes à Brest est un canal, chenal et un estuaire et un cours d'eau naturel navigable sur une grande partie de son cours, d'une longueur de 364 km, prend sa source dans la commune de Nort-sur-Erdre et se jette dans la Loire à Nantes[2].

L'Oust, d'une longueur de 145 km, prend sa source dans la commune de La Harmoye et se jette dans la Vilaine à Rieux, après avoir traversé 46 communes[3].

Le Rigole d'Hilvern, d'une longueur de 62 km, prend sa source dans la commune de Saint-Gonnery et se jette dans l'Oust à Merléac, après avoir traversé huit communes[4].

Trois plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang aux Grèbes (8,81 ha), l'étang de la Dame Noire (4,51 ha) et l'étang du Château (5,31 ha)[Carte 1],[5].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[8]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[9]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 12,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 936 mm, avec 13,6 jours de précipitations en janvier et 6,9 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bignan à 24 km à vol d'oiseau[12], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 995,0 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8,5 °C, atteinte le [Note 1].

Au , Gueltas est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pontivy, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[16]. Cette aire, qui regroupe 16 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC). La commune, qui englobe la forêt de Branguily, compte 430 ha de forêt ( taux de boisement de 20,5%). Le bocage a en grande partie disparu au profit des champs ouverts de grande taille. Quelques haies d'arbres ont cependant été conservées. Gueltas appartient en effet à la zone agricole de Pontivy parfois surnommée la « Petite Beauce »[19].

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 0,8 % 82
Zones industrielles ou commerciales et installations publiques 0,7 % 68
Terres arables hors périmètres d'irrigation 53,6 % 1112
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 7,7 % 160
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 11,0 % 229
Forêts de feuillus 13,7 % 285
Forêts de conifères 5,4 % 105
Forêts mélangées 1,4 % 30
Plans d'eau 1,25 % 26
Source : Corine Land Cover[20]

Le nom de la localité est attesté sous les formes latines Sanctus Gildasius[21],[22] et/ou Sancti Gildasii en 1264[23], sous l'ancienne forme bretonne Sant Gueltas en 1270[23], Gueltas en 1739, en 1771, en 1815 et vers 1850[23].

D'après ce relevé, la forme Gueltas apparaît au XVIIIe siècle.

Le toponyme correspond à la forme en breton du nom de saint donné sous la forme Gildas en français[24],[25]. Ce saint est le patron de la localité[23].

En breton, le nom est Gweltaz. C'est également la forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne[23].

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 80,0 % des toponymes de la commune sont bretons[26].

L'association Chubri rapporte les prononciations [ ɟəltɑ] et [ ɟɛltɑ] en gallo, langue d'oïl locale de tradition essentiellement orale, qu'elle retranscrit respectivement ainsi, suivant l'écriture dite « MOGA » élaborée en 2007 : Gheltâ et Ghèltâ[27].

Selon un aveu de 1471, Gueltas était, au sein de la Vicomté de Rohan, une des 46 paroisses ou trèves de la seigneurie proprement dite de Rohan[28].

Temps modernes

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Gueltas était une trève dépendant de la paroisse de Noyal-Pontivy avant la Révolution française.

Le XIXe siècle

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La trève est érigée en commune en 1790 mais en 1802 elle est de nouveau rattachée à Noyal-Pontivy après le Concordat signé entre le Premier consul Napoléon Bonaparte et le pape Pie VII. Gueltas redevient une commune en 1834. L'église paroissiale est reconstruite en 1886[29][réf. non conforme].

La limite entre les langues bretonne et gallèse (carte de 1886).

La région est traditionnellement à la limite entre les langues française (pays gallo) et bretonne, qui est ainsi décrite en 1886 : Croixanvec est une commune bretonnante et Saint-Gonnery, sauf une petite pointe à l'ouest, est de langue française ; la limite entre les deux langues laisse ensuite en pays français la commune de Gueltas, passe par Kerjean, commune de Noyal-Pontivy, qui parle breton, sauf deux villages à l'est de cette limite. Laissant le bourg de Kerfourn en pays bretonnant, elle passe par Gahvern et Lesoanic, hameaux de cette commune[30].

La forêt de Branguily doit son nom à un seigneur qui y possédait un château. Cette forêt avait une superficie de 7 à 800 hectares en 1920. Depuis 1960 elle ne couvre plus que 450 hectares.[réf. nécessaire]

Politique et administration

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1841 1848 Joseph Pinsard    
1848 1851 Jean Thomas    
1852 1866 Mathurin Cabo    
1866 1879 Jean Marie Daniel    
10 août 1879 19 mai 1912 Mathurin Le Masson    
19 mai 1912 22 mai 1921 Olivier Briend    
22 mai 1921 17 mai 1925 Vincent Onno    
17 mai 1925 02 novembre 1947 Théodule Onno    
02 novembre 1947 25 septembre 1955 Hubert Crevic    
25 septembre 1955 25 mars 1989 Maurice Maugain    
25 mars 1989 13 mars 2008 Philippe Laurenceau    
13 mars 2008 23 mai 2020 Jean-Yves Quentel    
23 mai 2020 en cours Sylvette Le Strat DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1841. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[32].

En 2023, la commune comptait 551 habitants[Note 3], en évolution de +7,62 % par rapport à 2017 (Morbihan : +4,33 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881
1 0691 1301 0821 0401 0069981 0331 0701 043
1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
1 004888894917864908936808771
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
758674667649610591545518544
2006 2008 2013 2018 2023 - - - -
525519508513551----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

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3 des éoliennes

Personnalités liées à la commune

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Notes et références

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Notes et cartes

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  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  1. a et b « Réseau hydrographique de Gueltas » sur Géoportail (consulté le 14 mai 2025).

Références

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  1. « Fiche communale de Gueltas », sur sigesbre.brgm.fr (consulté le ).
  2. Sandre, « le canal de Nantes à Brest »
  3. Sandre, « L'Oust ».
  4. Sandre, « Le rigole d'Hilvern ».
  5. « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
  6. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  7. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  8. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  9. « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le ).
  10. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  11. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  12. « Orthodromie entre Gueltas et Bignan », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station Météo-France « Bignan », sur la commune de Bignan - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  14. « Station Météo-France « Bignan », sur la commune de Bignan - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  15. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  16. a et b Insee, « Métadonnées de la commune de Gueltas ».
  17. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Pontivy », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  19. « Le pays de Pontivy est constitué de 4 unités paysagères » (consulté le ).
  20. « Données statistiques sur les communes de Métropole ; Répartition des superficies en 44 postes d'occupation des sols (métropole) », sur CORINE Land Cover, (consulté le ).
  21. Dans les archives de la famille Rohan-Chabot.
  22. Roger Frey, « Étymologie et Histoire de Gueltas » (consulté le ).
  23. a b c d et e « Gweltaz », sur la base toponymique KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le ).
  24. Hervé Abalain, Les noms de lieux bretons, Éditions Jean-Paul Gisserot, , 70 p. (ISBN 9782877474825), p. 70.
  25. « Étymologie des noms de villes de Bretagne : résultats concernant Gueltas », sur le portail géographique et cartographique de Bretagne Geobreizh.bzh (consulté le ).
  26. Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, , 480 p. (ISBN 2-903708-04-5), p. 354.
  27. « ChubEndret. Dictionnaire de noms de lieux en gallo », institu Chubri (consulté le ).
  28. Théodore Derome, « De l'usement de Rohan ou du domaine congéable », Revue critique de législation et de jurisprudence,‎ , p. 257-258 (lire en ligne, consulté le ).
  29. « Gueltas - photos patrimoine histoire », sur bretagneweb.com (consulté le ).
  30. Paul Sébillot, « La langue bretonne : limites et statistique », Revue d'ethnographie,‎ , p. 13 (lire en ligne, consulté le ).
  31. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  32. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  33. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  35. Arrêté d'autorisation du 29 janvier 2004.

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Articles connexes

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Liens externes

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