Guernes
| Guernes | |||||
La mairie. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Île-de-France | ||||
| Département | Yvelines | ||||
| Arrondissement | Mantes-la-Jolie | ||||
| Intercommunalité | CU Grand Paris Seine et Oise | ||||
| Maire Mandat |
Frédéric Heyblom 2025-2026 |
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| Code postal | 78520 | ||||
| Code commune | 78290 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Guernois | ||||
| Population municipale |
1 085 hab. (2023 |
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| Densité | 127 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 00′ 42″ nord, 1° 38′ 12″ est | ||||
| Altitude | Min. 15 m Max. 71 m |
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| Superficie | 8,54 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Paris (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Limay | ||||
| Législatives | 8e circonscription des Yvelines | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Yvelines
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.guernes.fr/ | ||||
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Guernes est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.
Ce village du Vexin français bordé par la Seine dispose d'une biodiversité importante notamment d'oiseaux sauvages, protégée au titre d'une zone Natura 2000 et d'une église contemporaine classée monument historique et disposant d'un retable en bois sculpté et de sculptures du XVIe siècle.
Il est inclus dans le parc naturel régional du Vexin français.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
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Guernes est un village périurbain du Vexin français situé dans la convexité d'un méandre de la Seine, sur la rive droite du fleuve, dans le nord-ouest des Yvelines, jouxtant par le nord-ouest Mantes-la-Jolie.
La commune est située à vol d'oiseau à 55 km au nord-ouest de Paris et 42 km de Versailles, 36 km au nord de Dreux, 34 km à l'est d'Évreux, 61 km au sud-est de Rouen et 33 km à l'ouest de Pontoise
Elle est incluse dans le périmètre du parc naturel régional du Vexin français.
Guernes se trouve dans l'aire d'attraction de Paris, la zone d'emploi de Seine-Yvelinoise et le bassin d'emploi de Mantes-la-Jolie[I 1]
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Les communes limitrophes sont Follainville-Dennemont, Mantes-la-Jolie, Méricourt, Rolleboise, Rosny-sur-Seine et Saint-Martin-la-Garenne.
Géologie et relief
[modifier | modifier le code]La superficie de la commune est de 8,54 km2 ; son altitude varie de 15 à 71 mètres[1].
Le territoire communal s'étend sur environ 5 km d'est en ouest et 2,5 km du nord au sud. C'est avec 854 hectares une commune relativement petite, sensiblement dans la moyenne des communes yvelinoises (872 hectares).
Le relief, peu marqué, est en pente légère de l'est vers l'ouest, marquant toutefois un talus assez net qui délimité le lit de la Seine à sa lisière sud.
Vers l'ouest, sur le site du bois de Flicourt, d'anciennes sablières aménagées hébergent, sur 36 hectares, une faune diversifiée d'oiseaux aquatiques.
Hydrographie
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La commune est bordée au sud et à l'ouest par la Seine.
Elle englobe au sud plusieurs îles de la Seine, dont l'île de Dennemont (partagée avec Follainville-Dennemenont), l'île de Guernes, l'île des Genouchets, l'île de Rosny et l'île d'Herville (partagée avec Rolleboise).
Ces îles séparées par des bras relativement étroits, sont quasiment rattachées à la rive droite, laissant au sud et à l'ouest le chenal principal, navigable, de la Seine.
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à 150 mm) et un hiver froid (3,5 °C)[5]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 690 mm, avec 11,4 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Magnanville à 6 km à vol d'oiseau[8], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 641,5 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 42 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,7 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[11], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Milieux naturels et biodiversité
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Le domaine régional de Flicourt :est un conservatoire des milieux naturels créé par l'agence des espaces verts de la région d'Île-de-France sur d'anciennes sablières rétrocédées gratuitement en fin d'exploitation par la Compagnie des sablières de la Seine.
On peut y observer notamment beaucoup d'espèces d'oiseaux aquatiques : canards souchets, grands cormorans, grèbes huppés, hérons cendrés, sarcelles, etc.
La plus grande partie du territoire communal est classée dans le réseau Natura 2000 pour la richesse de son avifaune au titre du site « Boucles de Moisson, de Guernes et de Rosny - ZPS - FR1112012 »[12],[13].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Guernes est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire regroupe 1 929 communes[15],[16].
Occupation des sols simplifiée
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Le territoire de la commune se compose en 2017 de 91,07 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 4,19 % d'espaces ouverts artificialisés et 4,74 % d'espaces construits artificialisés[17].
Habitat et logement
[modifier | modifier le code]En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 486, alors qu'il était de 483 en 2016 et de 447 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 89,6 % étaient des résidences principales, 3,1 % des résidences secondaires et 7,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 94,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 5,4 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Guernes en 2022 en comparaison avec celle des Yvelines et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (3,1 %) supérieure à celle du département (2,6 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %).
| Typologie | Guernes[I 3] | Yvelines[I 4] | France entière[I 5] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 89,6 | 91,3 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 3,1 | 2,6 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 7,3 | 6,1 | 8 |
Voies de communication et transports
[modifier | modifier le code]La commune est desservie par un chemin départemental en impasse (RD 148) qui rejoint la route départementale RD 147 à Dennemont desservant Limay.
La véloroute V33 (itinéraire cyclable La Seine à Vélo) y passe.
Un bac permettait autrefois de rejoindre la rive gauche face à Rosny-sur-Seine. Actuellement le pont le plus proche permettant le franchissement de la Seine est celui qui relie Limay à Mantes-la-Jolie.
La gare la plus proche est celle de Mantes-la-Jolie sur la ligne Paris-Rouen.
Risques naturels et technologiques
[modifier | modifier le code]Par sa situation, la commune est en partie exposée aux risques d'inondation, particulièrement les zones situées au sud (îles) et à l'ouest (secteur de Flicourt)[18]. Ces zones ont déjà été inondées, notamment lors de la grande crue de 1910.
Ce risque a motivé la mise en place d'un plan de prévention contre les risques d'inondation (PPRI), mis en vigueur par arrêté préfectoral du . Il concerne dans le Yvelines 57 communes riveraines de la Seine et de l'Oise[19]. Ce plan détermine plusieurs zones, prioritaires sur les plans locaux d’urbanisme (PLU) des communes concernées : une zone rouge, concernant les zones les plus exposées (rouge clair, inondations de 1 à 2 mètres, rouge sombre, inondations supérieures à 2 mètres, où les nouvelles constructions sont interdites et le renouvellement urbain strictement réglementé, une zone bleue où le risque d'inondation est modéré qui permet le maintien d'activités économiques importantes, une zone verte, non bâtie et devant le rester et une zone marron concernant une bande d'environ 25 mètres le long des rives, qui a pour objectif de reconquérir une capacité d'écoulement en contrôlant l'urbanisation.
La commune est par ailleurs confrontée à la nécessité d'entretenir les berges qui souffrent d'érosion, aggravée par l'intensité du trafic fluvial, et menacent de s'effondrer par endroits. De ce fait l'accès au chemin de halage longeant le fleuve a été limité. Une partie des berges a été renforcée en 2005 avec l'aide du syndicat mixte d’aménagement des berges de la Seine dans l’arrondissement de Mantes-la-Jolie (SMABS)[20].
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes Warnas en 1141[21], Garnes aux XIIIe et XIVe siècles[22].
En région parisienne, un garneau est « un bloc, un galet de silice »[23]. Les noms de Guernes et Garnes (à Senlisse, Yvelines)[22].
Histoire
[modifier | modifier le code]Préhistoire
[modifier | modifier le code]Des outils préhistoriques ont été retrouvés sur le territoire de Guernes, ce qui ne prouve néanmoins pas l'implantation d'un habitat préhistorique.[réf. nécessaire]
Moyen Âge
[modifier | modifier le code]L'existence de la paroisse est attestée depuis le XIIIe siècle.[réf. nécessaire]
Époque contemporaine
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En 1870, un bac est mis en service entre Rosny-sur-Seine et Guernes. Il est supprimé en 1964 à la suite de la surélévation du barrage de Méricourt.[réf. nécessaire]
Le , s'effondre le clocher de l'ancienne église, qui est démolie par la suite, en 1948. L'édifice actuel est construit en 1953[24].
Le , l'armée du général Patton franchit la Seine sur un pont de bateaux reliant Guernes à Rosny et établit la première tête de pont sur la rive droite du fleuve. Une stèle le commémore.
De 2014 à 2017 un bac est remis en service entre Rosny-sur-Seine et Guernes.[réf. nécessaire]
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs et électoraux
[modifier | modifier le code]Rattachements administratifs
[modifier | modifier le code]Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[25], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département des Yvelines et à son arrondissement de Mantes-la-Jolie[I 1]. après un transfert administratif effectif au .
Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Limay de Seine-et-Oise puis des Yvelines[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
[modifier | modifier le code]Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 d'un nouveau canton de Limay[I 1] porté de 17 à 20 communes.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la huitième circonscription des Yvelines, circonscription mi-rurale, mi-urbaine du nord-ouest des Yvelines centrée autour de la ville de Mantes-la-Jolie.
Intercommunalité
[modifier | modifier le code]Gernes était membre depuis 2013 de la communauté d'agglomération de Mantes-en-Yvelines (CAMY), un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1999 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Conformément aux prescriptions de la loi de réforme des collectivités territoriales du , qui a prévu le renforcement et la simplification des intercommunalités et la constitution de structures intercommunales de grande taille, et notamment en grande banlieue parisienne afin d'être capable de dialoguer avec la Métropole du Grand Paris, celle-ci a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GP S&O) dont est désormais membre la commune[I 1]
Liste des maires
[modifier | modifier le code]Équipements et services publics
[modifier | modifier le code]Santé
[modifier | modifier le code]Un pôle paramédical a été aménégé en 2025 dans une ancienne menuiserie[34].
Justice, sécurité, secours et défense
[modifier | modifier le code]Sur le plan judiciaire, Guernes fait partie de la juridiction d’instance de Mantes-la-Jolie et, comme toutes les communes des Yvelines, dépend du tribunal de grande instance ainsi que de tribunal de commerce sis à Versailles[35],[36].
Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]Les habitants sont appelés les Guernois(ses).
Évolution démographique
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[38].
En 2023, la commune comptait 1 085 habitants[Note 4], en évolution de +0,09 % par rapport à 2017 (Yvelines : +3,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Pyramide des âges
[modifier | modifier le code]En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (38 %). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 20,4 % la même année, alors qu'il est de 21,7 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 550 hommes pour 528 femmes, soit un taux de 51,02 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,68 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Cultes
[modifier | modifier le code]Les fidèles catholiques sont rattachés au groupement paroissial de Limay-Vexin[42].
Économie
[modifier | modifier le code]La commune de Guernes est une commune rurale et résidentielle.
En dehors de l'agriculture, la seule activité économique notable est l'exploitation de sablières dans le lit majeur de la Seine, mais Guernes en profite très peu fiscalement car l'usine qui traite les granulats est située sur le territoire d'une commune voisine.
Emploi et activités en 1999
[modifier | modifier le code]Au recensement de 1999, la commune comptait 125 emplois dont environ 74 % de salariés et 26 % de non salariés. Ces emplois se répartissaient principalement (48,8 %) dans le secteur tertiaire (dont 3,2 % dans le commerce), et secondairement dans l'industrie (22,4 %) et la construction (25,6 %). Le secteur agricole représentait seulement 3,2 % des emplois totaux[43].
Le taux d'activité, relativement élevé, s'établissait à 85,1 %. La population active comptait 409 personnes. Parmi celles-ci, 377 avaient un emploi et 32 étaient en chômage, soit un taux de chômage de 7,8 %[44], inférieur au taux national (12,8 %) et proche de la moyenne départementale égale à 8,9 %. Dans la tranche 15-24 ans, le taux de chômage atteignait toutefois le chiffre de 25 % contre 18,9 % au niveau départemental. Cette population active est en forte croissance : + 23 % de 1982 à 1980 et + 19 % de 1990 à 1999.
Parmi les personnes ayant un emploi, seulement 13,5 % travaillaient dans la commune tandis que près de 50 % travaillaient dans d'autres communes du département ou dans les départements voisins. Les transports domicile-travail se faisaient très majoritairement (77 %) en voitures particulières.
Culture locale et patrimoine
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Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]La commune compte deux édifices protégés au titre des monuments historiques :
- L'église Notre-Dame
Inscrite MH (2021 )[45],[42]. :
- Cette église en béton armé construite entre 1948 et 1953 et consacrée le sous le vocable de Notre-Dame remplace une ancienne église datant du XVIe siècle, consacrée en 1521, mais partiellement effondrée en 1924 et démolie en 1948, a été réalisée par les architectes Pierre Barniaud et sans doute Maurice Plançon. Les faibles moyens financiers recueillis par les quettes menées par l’abbé Clément Grouet on conduits à un édifice « modeste d’architecture rationaliste en béton, réinterprétant certains motifs du gothique, inscrit dans la continuité des édifices élevés dans les années 1930, mais avec un dépouillement et une sobriété extrêmes, dictés par le manque de moyens[45] »
- La nef est ornée d'une série de vingt-quatre vitraux dédiée à la Vierge Marie et évoquant les sanctuaires de France consacrés à la Vierge. Ces vitraux en noir et blanc sur un fond de formes géométriques en couleurs sont l'œuvre de Maurice Rocher et ont été réalisés par le maître verrier Jacques Degusseau d'Orléans[24],[46],[45].
- Cette église contient un remarquable retable
Classé MH (1904)[47]en bas relief sculpté et en bois polychrome du XVIe siècle qui représente les sept scènes de la passion du Christ et comprend 83 personnages[48]. Probablement d'origine flamande ou brabançonne, il présente de grandes analogies avec le retable de Vétheuil, commune du Val-d'Oise proche de Guernes[49]. Le Christ en croix qui figurait au centre de la composition a été volé. - L'église abrite également trois statues en bois
Classé MH (1931)[50] également du XVIe siècle et représentant le Christ en croix, la Sainte-Vierge et saint Jean.
- La croix monumentale au cimetière
Inscrite MH (2005)[51] datant de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle et représentant la Rédemption avec une Vierge à l'enfant et le Christ en croix. Une copie remplace l'original, très dégradé et qui est déposé dans l'église en 2003-2004.
On peut également signaler :
- Le domaine écologique régional de Flicourt.
- Le port fluvial de l'Ilon.
Guernes dans les arts et la culture
[modifier | modifier le code]Le peinte néo-impressionniste Maximilien Luce (1858-1941) a été inspiré par les paysages de Guernes :
-
Maximilien Luce : L'église et les champs (collection particulière)
-
Maximilien Luce : Bords de Seine à Guernes (années 1900, collection particulière).
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Les résistants André Mandon et Roger Girardat dont les noms sont honorés sur des plaques commémoratives dans le village. Ces résistants se sont illustrés le 19 août 1944, lors des combats de la Libération de la France, pour essayer d'obtenir la reddition des Allemands et éviter un bombardement du village par les Américains voulant traverser la Seine[52].
Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blason | De gueules à la croix ondée d'or remplie d'azur, chargée d'une barque d'or et cantonnée en 1 et 4 de deux roses du même. |
|
|---|---|---|
| Détails | La barque symbolise l'ancien bac de Guernes. Les fleurs évoquent les cultures fruitières qui caractérisaient la commune autrefois[24]. |
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Le patrimoine des communes des Yvelines - tome 1, Paris, Editions Flohic, , 1155 p. (ISBN 2-84234-070-1), « Guernes », p. 373–374
- Armand Barberot, Guernes : des origines à 1900, Aurillac, Imprimerie Gerbert, , 80 p. (présentation en ligne).
- Jean-Paul Landrevie et Gérald Pritchard (illustrateur), Guernes se souvient : une mémoire pour demain, (présentation en ligne).
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- « Guernes (Yvelines, France) », Répertoire des archives numérisées, Archives départementales des Yvelines (consulté le ).
- « Guernes (Yvelines, France) », sur https://francearchives.gouv.fr/ (consulté le ).
- « Dossier complet : Commune de Guernes (78290) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- Données administratives de la commune sur le site de l'Insee[Note 5]
- Guernes sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Guernes » sur Géoportail.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
Références
[modifier | modifier le code]Site de l'Insee
[modifier | modifier le code]- Insee, « Métadonnées de la commune de Guernes ».
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Guernes - Section LOG T1 » (consulté le ).
- « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Guernes - Section LOG T1 bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans le Yvelines - Section LOG T1bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans la France entière - Section LOG T2 » (consulté le ).
Autres sources
[modifier | modifier le code]- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Guernes et Magnanville », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Magnanville », sur la commune de Magnanville - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Magnanville », sur la commune de Magnanville - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « Boucles de Moisson, de Guernes et de Rosny - ZPS - FR1112012 », sur https://www.drieat.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr, 12/7/2019 mis à jour le 24/2/2025 (consulté le ).
- ↑ « Le site Natura 2000 "Boucles de Moisson, Guernes et forêt de Rosny" », sur https://boucledemoisson.n2000.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Paris », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ [PDF]« Occupation des sols en 2017 (comparaison avec 2012) », sur cartoviz.iau-idf.fr (consulté en ).
- ↑ Guernes, Dossier communal d’informations à destination des acquéreurs et des locataires de biens immobiliers sur les risques majeurs et technologiques, Préfecture des Yvelines [PDF].
- ↑ Plan de prévention des Risques d’inondation de la vallée de la Seine et de l'Oise, Préfecture des Yvelines, sur le site de l'association Qualité de vie de La Borde à Montesson [PDF].
- ↑ Au fil de la Seine, journal de l'association « La seine en partage », n° 18 - novembre-décembre 2005, p. 10.
- ↑ Armand CASSAN, Statistique de l'arrondissement de Mantes, Seine-et-Oise, page 534.
- Marianne Mulon, Noms de lieux d’Île-de-France, Paris, Bonneton, , 231 p. (ISBN 2-86253-220-7).
- ↑ André Pégorier, Sylvie Lejeune et Élisabeth Calvarin, Les noms de lieux en France : Glossaire de termes dialectaux, Institut Géographique National, , p. 222.
- Le patrimoine des communes des Yvelines, éditions Flohic, 2000, tome I, p. 373.
- ↑ Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
- ↑ « Les maires de Guernes », sur https://www.francegenweb.org (consulté le ).
- ↑ « L'équipe municipale », Guernes > Mairie, sur https://guernes.eu/ (consulté le ).
- ↑ Maxime Fieschi, « Il manquait deux candidats », Le Parisien, édition des Yvelines, (lire en ligne, consulté le ) « Jusqu'au dernier moment, personne ne voulait succéder à Alain Enault, le maire sortant de ce petit village du Mantois de 870 habitants. C'est de toute justesse qu'une poignée d'habitants a décidé de passer à l'action ».
- ↑ Réélu pour le mandat 2001-2008 : « La liste des maires - "Troisième tour" des municipales », Le Courrier de Mantes, .
- ↑ J. M., « A Guernes, maire par défaut puis par passion », Le Parisien, édition des Yvelines, (lire en ligne, consulté le ) « Le soir du premier tour, il n'y avait toujours pas de candidat pour la mairie de Guernes, une petite commune de 800 habitants, près de Mantes. Alors, Bernard Bourget, 60 ans, est sorti de sa préretraite et s'est proposé ».
- ↑ « L'ancien trader gère un village tranquille », Le Parisien, édition des Yvelines, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Yvelines. Guernes : le maire hospitalisé après un grave accident de moto », 78 actu, (Renaud Vilafranca, consulté le ) « Il risque donc d’être absent de la mairie pour un long moment. En attendant son rétablissement, Frédéric Heyblom, le premier adjoint, assure l’intérim du maire largement réélu au premier tour de mars dernier ».
- Mehdi Gherdane, « Municipales 2026 : à Guernes, l’étonnante aventure du « maire malgré lui », candidat à sa réélection », Le Parisien, (lire en ligne, consulté le ) « le premier adjoint hérite d’abord des fonctions de premier magistrat par intérim, le temps qu’un vote du conseil municipal désigne le nouveau maire lors d’une séance extraordinaire ».
- ↑ « Dans ce village des Yvelines, les professionnels de santé ont pris place… dans une ancienne menuiserie », 78 actu, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Tribunal d'instance de Mantes la Jolie - Liste des communes et cantons », Cour d'appel de Versailles (consulté le ).
- ↑ « Tribunal de grande instance de Versailles - », Cour d'appel de Versailles (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Guernes (78290) », (consulté le ).
- ↑ Insee, « Évolution et structure de la population en 2022 - Département des Yvelines (78) », (consulté le ).
- Méréva Balin, « Yvelines : l'église moderne de Guernes fête son 70e anniversaire », 78 actu, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ INSEE - Emplois au lieu de travail selon le sexe, le statut et l’activité économique des individus à Guernes
- ↑ INSEE - activité - formes d'emploi à Guernes
- « Église Notre-Dame-de-l’Assomption », notice no PA78000487, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Vierges à l'Enfant, église de Guernes, Topic-Topos, le patrimoine de France
- ↑ « Retable », notice no PM78000193, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « Retable du XIVème siècle de l'église de Guernes », Guernes > Patrimoine, sur https://guernes.eu/ (consulté le ).
- ↑ Retable de la passion de l'église de Vétheuil, ministère de la Culture [PDF].
- ↑ « 3 statues : Christ en croix, Vierge (la), saint Jean », notice no PM78000194, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ « croix de cimetière : Vierge à l'Enfant et Christ en croix », notice no PM78002144, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ Renaud Vilafranca, « Ce passionné d’Histoire a reconstitué la mort des deux « résistants » de Guernes », 78 Actu, (Un habitant de Guernes (Yvelines) s’est penché sur la mort d’André Mandon et Roger Girardat, bien connus dans le village car ils sont morts en voulant chasser les Allemands, consulté le ) « citation française ».



