Aller au contenu

Guy Joly

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Guy Joly, décédé le , est un magistrat et mémorialiste français du XVIIe siècle.

Neveu de Claude Joly, il était conseiller au Châtelet de Paris. Syndic des rentiers de l’Hôtel de Ville, secrétaire, il écrivit ses mémoires,

Memoires de Mr. Joli, Conseiller au Parlement

publiés peu après ceux de Retz par les soins de d’Argenson. Il fuit, à la suite de son évasion de la prison de Nantes, en Italie, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Angleterre.

Pendant la Fronde, Guy Joly - il le raconte lui-même - est le secrétaire et l’homme des basses œuvres de Gondi, notamment dans l’affaire des rentes de l’Hôtel de ville. Il simule encore un attentat contre lui-même.

À la mort de Mazarin, il revient avec Retz en France et négocie pour son compte. En 1665, Retz et Joly se séparent « en s’accusant mutuellement d’ingratitude »[1].

À partir de 1667, il travaille pour la cour, notamment à la défense des droits de la reine contre les traités du jurisconsulte, Stockmans. Puis il rédige ses mémoires (1643-1665) où il donne une version assez différente de celle que Retz voulait donner un an plus tôt dans ses propres mémoires. C’est Claude Joly, son oncle, qui traduit les mémoires de Guy Joly en latin. Ces mémoires sont publiés à Amsterdam en 1718. D’Argenson et le Régent avaient souhaité équilibrer les Mémoires de Retz par ceux de Guy Joly, c’est pourquoi ils publièrent les deux ensemble.

Il est également l’auteur de :

  • Intrigues de la Paix.
  • Négociations faites à la cour par les amis de M. le Prince.

Pour approfondir

[modifier | modifier le code]

Bibliographie

[modifier | modifier le code]
  • « Joly (Gui) », dans Pierre Larousse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, Paris, Administration du grand dictionnaire universel, 15 vol., 1863-1890 [détail des éditions].

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. (Source : Notice de Michaud et Poujoulat sur Mémoires de Guy Joly, Paris, 1838, p 1)