Hans Sotin
| Naissance | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Activités |
| Tessiture |
|---|
Hans Sotin (né le à Dortmund) est un chanteur basse allemand, surtout connu pour ses incarnations scéniques de rôles wagnériens (le Roi Marke, Hunding, Henri l'Oiseleur, le Landgrave, Pogner, Fafner et Gurnemanz). Mais c'est aussi un Sarastro très recherché.
Il se destinait tout d'abord à la chimie. Le chanteur, bâti en force et doté d'une voix très ample et mélodieuse quoiqu'un peu statique, fit ses études de chant au conservatoire de Dortmund avant de débuter en 1962 à l'opéra d'Essen et à Eutin. À partir de 1964, il chanta quelque temps à l'opéra de Hambourg avant de débuter au Festival de Bayreuth en 1972 et de paraître sur toutes les grandes scènes du monde. Il est aussi un interprète réputé des œuvres sacrées de Bach.
Biographie
[modifier | modifier le code]Hans Sotin naît le à Dortmund[1],[2].
Il fait d'abord des études de chimie avant de s'orienter vers le chant. Il étudie avec Friedrich Wilhelm Hezel et Dieter Jacob et fait ses débuts à Essen en 1962 dans le rôle du commissaire de police du Chevalier à la rose[1],[2].
En 1964, il rejoint le Staatsoper de Hambourg, où il interprète dans un premier temps des petits rôles, avant de s'imposer dans tous les principaux rôles de basse du répertoire, ainsi qu'en Wotan dans L'Or du Rhin et La Walkyrie[1],[2].
Hors d'Allemagne, Hans Sotin fait ses débuts à Glyndebourne dans le rôle de Sarastro en 1970, se produit à l'Opéra lyrique de Chicago en 1971 dans le rôle du Grand Inquisiteur (Don Carlos), au Metropolitan de New York en 1972 (Sarastro), à Bayreuth la même année (le Landgrave dans Tannhäuser), au Staatsoper de Vienne en 1973 (Le Roi Marke dans Tristan und Isolde), à Covent Garden en 1974 (Hunding dans La Walkyrie) et à la Scala de Milan en 1976 (le Baron Ochs dans Der Rosenkavalier)[1],[2].
Au Festival de Bayreuth, Sotin revient en Titurel, Gurnemanz et Wotan, notamment[2].
Il chante également Pogner, Don Alfonso et van Bett (Zar und Zimmermann)[1].
Au disque, ses enregistrements d'opéra comprennent Alfonso, Rocco, le roi Marke, Pogner et Gurnemanz[1].
En concert, Hans Sotin se produit également dans des œuvres chorales, notamment la Missa solemnis de Beethoven, qu'il a enregistrée. Il est aussi recherché dans les passions de Bach. Comme interprète, il a créé des œuvres contemporaines de Milko Kelemen et Giselher Klebe[2],[1].
Pour le Grove, « sa voix riche et volumineuse, sa présence scénique pleine de sympathie et son indépendance d'interprétation ont fait de lui l'une des basses allemandes les plus précieuses de sa génération[1] ».
Discographie sélective
[modifier | modifier le code]- Avec Leonard Bernstein : Fidelio (Don Pizarro) de Beethoven, Tristan et Isolde de Wagner
- Avec Georg Solti : Fidelio (Rocco), la Symphonie no 9 de Beethoven, Tannhäuser, de Wagner
- Avec Antal Dorati, Les Saisons de J. Haydn
- Avec James Levine (1983) et Giuseppe Sinopoli (1998), Gurnemanz dans Parsifal de Wagner au Festival de Bayreuth
- Avec Carlos Païta (1975), dans le Requiem de G. Verdi
Références
[modifier | modifier le code]- Grove 2001.
- Pâris 2015, p. 904.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- (en) Martin Bernheimer, « Sotin, Hans », dans Grove Music Online, Oxford University Press, .
. - Alain Pâris (dir.), Le Nouveau Dictionnaire des interprètes, Paris, Laffont, coll. « Bouquins », (1re éd. 2004), 1366 p. (ISBN 978-2-221-14576-0, OCLC 908685632).
.
Liens externes
[modifier | modifier le code]- « Biographie avec photos », sur Bach cantatas
- Ressources relatives à la musique :
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressources relatives au spectacle :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :