Henry White
| Administrateur de société Smithsonian Institution | |
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| - | |
| Ambassadeur des États-Unis en Italie |
| Naissance | |
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| Décès |
(à 77 ans) |
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| Activité | |
| Père |
John Campbell White (d) |
| Mère |
Eliza Ridgely Buckler (d) |
| Conjoints |
Emily Thorn Vanderbilt Margaret Stuyvesant Rutherford White (d) |
| Enfants |
| Membre de |
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Henry White ( - ), est un diplomate américain. Il est notamment ambassadeur des États-Unis en France entre 1906 et 1909.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse
[modifier | modifier le code]Originaire de Baltimore, Henry White est né dans une famille aisée. Il est le fils de John Campbell White et de Eliza Ridgely, et le petit-fils d'Eliza Ridgely (en). Henry White a passé une partie de son enfance à Hampton.
Durant la guerre de Sécession, la famille White prend partie pour les États confédérés. À la défaite de la Confédération, elle s’installe en France. Henry achève sa scolarité à Paris. Cinq ans plus tard, la guerre franco-prussienne la contraint à se réfugier en Angleterre.
Arrivé en Angleterre, White montre une santé fragile. Son médecin lui prescrit un programme sportif, en plein air. Il devient un fervent chasseur de renard, ce qui l’amène à rencontrer de nombreuses personnalités de l'Angleterre victorienne. Il continue à chasser jusqu'à son mariage, en 1879.
Carrière
[modifier | modifier le code]Après son mariage, White revient aux États-Unis, 14 ans après en être parti.
En 1883, il travaille au secrétariat de la délégation des États-Unis à Vienne, sous les ordres du ministre Alfonso Taft. À la fin de l'année, il est promu deuxième secrétaire de la délégation des États-Unis à Londres ; il travaille avec le ministre James Lowell Russell, poste qu'il va conserver après la victoire démocrate à l'élection présidentielle de 1884. Il est promu premier secrétaire de la délégation en 1886. Il est démis de ses fonctions pour des raisons politiques en .
L'élection de William McKinley à la présidence en 1896 le ramène au gouvernement. McKinley lui offre d'être son ambassadeur en Espagne, mais il choisit de retourner à l'ambassade de Londres, où Hay est maintenant ambassadeur.
Le , White devient ambassadeur. Le président Roosevelt le nomme en Italie. Il sera àce titre médiateur en chef pour les États-Unis à la Conférence de 1906 à Algésiras. L'accord conclu alors a évité une guerre entre la France et l'Allemagne sur les droits économiques au Maroc.
Le , White reçoit une autre promotion de Roosevelt : être l'ambassadeur américain en France, en remplacement de Robert Sanderson McCormick qui a pris sa retraite pour des raisons de santé. Il y reste jusqu'à l'élection en 1909 du président Taft, qui demande sa démission.
Sa fille a épousé Ernst von Seherr-Thoss, un aristocrate allemand, en 1909, et il est en Allemagne quand la Première Guerre mondiale éclate en 1914. Son épouse et lui sont séquestrés à Berlin pendant deux semaines, puis peuvent quitter l'Allemagne, via la Hollande, avec les deux enfants de leur fille, qui vont passer les deux premières années de la guerre aux États-Unis.
En 1914, l'administration de Wilson lui demande de diriger la délégation américaine en 1914 à la Conférence panaméricaine, et, plus tard, de servir en tant que ministre à Haïti. Il refuse les deux offres et reste en retrait de la diplomatie, en raison du déclin rapide de la santé de sa femme, qui meurt le .
Lorsque l'Allemagne déclare qu'elle procéderait à une guerre sous-marine sans limites contre les navires américains, il conclut que l'entrée en guerre des États-Unis est inévitable. Après la déclaration de guerre, il accueille dans sa propre résidence la mission militaire française aux États-Unis, dirigée par le maréchal Joffre.
Le , peu après l'Armistice, White est nommé par le président Wilson comme l'un des cinq commissaires de la paix, qui vont travailler sur le traité de paix avec l'Allemagne. Wilson lui propose ce poste parce que, bien que républicain, White soutenait ses objectifs de paix. Wilson considérait également White comme le diplomate américain le plus expérimenté de l'époque, et qui connaissait la plupart des dirigeants européens avec lesquels la Commission allait traiter.
Après la signature du traité de paix avec l'Allemagne (le Sénat américain refusera ensuite de le ratifier), Wilson et le secrétaire d'État Robert Lansing retournent aux États-Unis, laissant White diriger la délégation qui rédige les traités de paix avec l'Autriche-Hongrie et la Bulgarie, en attendant que le Secrétaire d'État adjoint soit en mesure de le relever. Après cinq mois de travail, White et la délégation quittent Paris le .
Le rejet du traité met fin à la carrière diplomatique de White, qui reste actif dans la vie publique et continue de correspondre avec ses amis politiques et diplomates.
Vie privée
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Le , Henry White épouse Margaret Stuyvesant Rutherford (1853–1916). Elle est la fille de Lewis Morris Rutherford et la sœur de Stuyvesant Rutherford et de Winthrop Rutherford[1].
Il commande le portrait de son épouse à l'âge de 29 ans au peintre américain John Singer Sargent. La romancière Edith Wharton la décrit ainsi[réf. nécessaire] :
Elle apparait plutôt sérieuse dans ce portrait, mais Daisy était connue pour être très animée dans ses activités sociales[2].
Le couple a deux enfants[3] : Margaret Muriel White (1880–1943), qui épousera le comte Ernst Hans Christoph Roger Hermann Seherr-Thoss, un aristocrate prussien, à Paris le [4] et vivra en Allemagne ; et John Campbell White (1884–1967) qui épousera Elizabeth Moffatt. Il servira dans le service diplomatique américain de 1914 à 1945, sera ambassadeur des États-Unis en Haïti de 1941 à 1944 et au Pérou de 1944 à 1945[5]. Daisy meurt en 1916.
Le 3 novembre 1920, White se remarie avec Emily Vanderbilt Sloane[4], veuve de William D. Sloane[6]. Emily est la fille de William Henry Vanderbilt (1821–1885) et de Maria Louisa Kissam (1821–1896), et la petite-fille de Cornelius Vanderbilt (1794–1877)[7]. Elle est la mère de Florence Sloane Buren, de Emily Sloane Hammond, de Lila Sloane Field et de Malcolm Douglas Sloane.
Le couple partage son temps entre New York, Washington et leur résidence de Lenox, dans le Massachusetts.
En 1926, la santé de White commence à décliner ; il passé beaucoup de temps alité. Il meurt quelques après avoir subi une opération[3]. Son corps est enterré dans la cathédrale nationale de Washington DC, près du tombeau de Woodrow Wilson. Sa veuve meurt le à Lenox[8].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) Cuyler Reynolds, Genealogical and Family History of Southern New York and the Hudson River Valley: A Record of the Achievements of Her People in the Making of a Commonwealth and the Building of a Nation, Lewis Historical Publishing Company, (lire en ligne), 1232
- ↑ (en) « Margareth Stuyvesant Rutherford », sur National Gallery of Art (consulté le )
- (en) « HENRY WHITE, NOTED DIPLOMAT, 77, DEAD; Former Ambassador to France and Italy Succumbs to Operation in Lenox. SIGNED VERSAILLES TREATY At London Embassy 17 Years -- Funeral Tomorrow -- Ashes to Be Buried in Washington. », The New York Times, (lire en ligne, consulté le )
- « HENRY WHITE WEDS MRS. WM.D. SLOANE; Ex-Ambassador to France Is 70 and Daughter of Late Wm. H. Vanderbilt Is 68. RELATIVES ONLY AT NUPTIAL Ceremony in St. Bartholomew's Chapel Follows Issuing of License --Couple at Bride's City Home. », The New York Times, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « JOHN C. WHITE, 83, A CAREER DIPLOMAT », The New York Times, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « WILLIAM D. SLOANE DIES IN AIKEN, S. C.; New York Merchant and Financier Expires After a Short Illness, at 71. A TRUSTEE OF COLUMBIA Endowed with His Wife the Sloane Hospital for Women -- A Benefactor of Yale. », The New York Times, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « VANDERBILTS GIVE UP ANOTHER 5TH AV. SITE; Mrs. White's $3,500,000 Sale Leaves Family Only Two of Original Seven Homes. BENJAMIN WINTER BUYER Latest of Series of Big Deals by Him -- Only $700,000 Cash in One for $9,200,000. VANDERBILTS GIVE UP ANOTHER 5TH AV. SITE », The New York Times, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « MRS. HENRY WHITE DIES IN LENOX AT 94; Daughter of W.H. Vanderbilt, Widow of Envoy to Paris, Gave Sloane Hospital », The New York Times, (lire en ligne, consulté le )
Liens externes
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