Herbatte
| Herbatte | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
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| Communauté | |||||
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| Arrondissement | Namur | ||||
| Commune | Namur | ||||
| Code postal | 5000 | ||||
| Zone téléphonique | 081 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 28′ 02″ nord, 4° 52′ 40″ est | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Belgique
Géolocalisation sur la carte : Région wallonne
Géolocalisation sur la carte : province de Namur
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Herbatte est un quartier de la ville de Namur, capitale de la Région wallonne de Belgique. Longtemps faubourg oriental de la ville, hors de son enceinte et sur la rive gauche de la Meuse, le quartier fut progressivement intégré à la ville au long du XIXe siècle ; il en fait aujourd'hui partie intégrante. Le « boulevard d’Herbatte » en est son artère principale.
Histoire
[modifier | modifier le code]Simple plaine maraichère générée par le ruisseau d’Arquet, à l’extérieur des murs de la quatrième enceinte de la ville de Namur jusqu’au XVIIe siècle Herbatte (parfois orthographié « Herbat ») n’en est pas moins déjà renseigné sur des anciennes cartes de la ville. C'est le « faubourg d’Herbatte » qui longe la Meuse sur sa rive gauche : on y avait accès par la porte Saint-Nicolas. Ce qui deviendra le « boulevard d’Herbatte » y est déjà dessiné. Les parties les plus anciennes de la « ferme Balart » remontent aux XVIe et XVIIe siècles.
C’est au milieu du XIXe siècle que le faubourg d’Herbatte connait un développement fulgurant. Dès 1850, la première section de la ligne de chemin de fer Namur-Liège, qui traverse le faubourg d’Herbatte dans sa partie septentrionale est ouverte à la circulation ferroviaire, avec une première halte au « faubourg Saint-Nicolas ». Ensuite, en 1851, quelques ouvriers verriers, dissidents de l’entreprise Zoude installée à Namur, ouvrent leur propre « usine de verre creux » sur le boulevard d’Herbatte. Ainsi se constitue la « Société anonyme d’Herbatte-lez-Namur »[1]. Produisant du verre puis bientôt du cristal elle compta jusqu’à une centaine d’ouvriers. Ce fut une impulsion considérable à l’urbanisation du faubourg d’Herbatte.
Aussi, en 1862, les habitants se plaignent ils auprès du conseil communal de Namur d’être négligés et de ne pas bénéficier des avantages, et en particulier de fontaines publiques - bien nécessaires en cas d’incendie - dont jouissent les autres faubourgs de la ville[2].
La cristallerie namuroise n’est pas florissante cependant, et est absorbée par les Cristalleries du Val-Saint-Lambert dès 1879. Les activités continueront jusqu’après la Seconde Guerre mondiale : l’usine ferme ses portes en 1949 et les bâtiments sont démolis en 1953. Aujourd’hui, seul le long « boulevard d’Herbatte » évoque le souvenir de ce quartier, et la « rue des Verriers » son importante activité industrielle passée.
Patrimoine
[modifier | modifier le code]- La ferme Balart, datant du XVIIe siècle se trouve en haut de la « rue Balart ».
- La communauté protestante de Namur (Eglise protestante unie de Namur) a son lieu de culte au 33 boulevard d’Herbatte où elle se trouve depuis un siècle et demi.
- De la verrerie-cristallerie namuroise, qui occupait les n°8 à 54 du boulevard d’Herbatte, entre le boulevard et la voie ferrée, il ne reste que l’ancienne salle de fête (au n°145) aujourd’hui transformée. Les autres bâtiments furent démolis en 1953. L’ensemble fut parcellisé et transformé en zone commerciale.
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Alain Douxchamps, La verrerie Zoude et les cristalleries namuroises (1753-1879). Contribution à l'étude de la croissance économique de la Belgique aux XVIIIe et XIXe siècles, Courtrai-Heule, UGA, , 144 p..
- Michel Beguin, Herbatte et ses verriers. Chronique d'une industrie disparue du Namurois: 1852-1949, Namur, Editions namuroises, , 122 p..
- René Dejollier, Rues de Namur, Namur, Editions Erasme, , 402 p..
