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Hobart

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Hobart
Blason de Hobart
Héraldique
Hobart
Administration
Pays Drapeau de l'Australie Australie
État Tasmanie
Maire Anna Reynolds
Ville de Hobart
Code postal TAS 7000
Démographie
Population 247 086 hab. (2021[1])
Densité 182 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 53′ 09″ sud, 147° 19′ 53″ est
Altitude m
Superficie 1 357,3 km2
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Australie
Voir sur la carte topographique d'Australie
Hobart
Géolocalisation sur la carte : Tasmanie
Voir sur la carte topographique de Tasmanie
Hobart
Liens
Site web www.hobartcity.com.au

Hobart (en français /ɔ.baʁt/[2] et en anglais /ˈhoʊ.bɑːt/[3] Écouter) est une ville du Sud-Est de l'Australie, capitale de la Tasmanie, située au bord de la Derwent River débouchant sur la mer de Tasman.

Située dans le sud de l'État de Tasmanie, devenue son centre administratif et financier, l'agglomération de Hobart en est la plus peuplée avec 247 086 habitants en 2021.

Fondée en 1804 comme colonie pénitentiaire britannique, la ville est construite sur un territoire que le peuple aborigène des Muwinina nommait Nipaluna et occupait depuis 35 000 ans. Son horizon est dominé par le mont Wellington, culminant à 1 271 mètres, et son port constitue le deuxième port naturel le plus profond au monde. Elle bénéficie d'un climat maritime doux.

Après la fin de la déportation pénale dans les années 1850, la ville connaît une alternance de périodes de croissance et de déclin économique.

La ville, point de départ pour les expéditions antarctiques, est le port d'attache du brise-glace français l'Astrolabe.

C'est aussi une destination touristique, du fait de son architecture georgienne, victorienne et edwardienne, du marché de Salamanca et du Musée d'art ancien et nouveau (MONA), plus grand musée privé de l'hémisphère sud.

En 1804, David Collins, premier vice-gouverneur britannique de ce qui s'appelait alors la Terre de Van Diemen donne à cet avant-poste le nom de Hobart Town, en hommage à Robert Hobart, le Secrétaire d'État à la Guerre et aux Colonies.

Le côté ouest de la rivière Derwent où est installée à présent la ville était nommé Nipaluna par les Aborigènes[4]. Ce nom a été relevé le 16 janvier 1831 par George Augustus Robinson auprès de Woureddy, chef du clan Nuenonne[5]. Mais, contrairement à Kunanyi/Mont Wellington, un double nom n'a pas été officialisé.

Géographie

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Localisation

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La ville de Hobart est située dans le Sud-Est de la Tasmanie, le long de la Derwent River, à 22 km de son embouchure sur la mer de Tasman, et à 93 km de South East Cape, le point le plus méridional d'Australie, où se rencontrent l'océan Indien et l'océan Pacifique.

Hobart s'est développée autour de Sullivans Cove (en), une petite baie formée par la confluence du ruisseau Hobart Rivulet et du fleuve Derwent. Le lieu est choisi pour l'établissement d'une colonie en raison de son port en eau profonde facilitant l'accès des navires, d'un mouillage abrité et de l'approvisionnement en eau douce par le ruisseau Hobart.

En vert, la ville de Hobart. En turquoise, le Grand Hobart
En vert, la ville de Hobart. En turquoise, le Grand Hobart

Le cœur de la ville s'étend le long de la rive ouest du fleuve, selon un axe nord-sud. Cette rive est plate au niveau de la mer, puis s'élève abruptement vers les contreforts du mont Wellington. Des banlieues résidentielles se sont développées sur la rive est, au pied des nombreuses collines constituant la Chaîne de Meehan (en).

La vallée de la Derwent s'étend vers le nord et se compose de terres agricoles plates et de collines verdoyantes qui suivent le cours sinueux de la rivière.

Villes limitrophes

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Le Grand Hobart est à différencier de la ville de Hobart, qui est simplement une zone d'administration locale et qui ne représente qu'une partie de l'agglomération. Le Grand Hobart est composé des villes de Hobart, de Glenorchy et de Clarence, ainsi que des conseils de Kingborough et de Brighton.

Les zones limitrophes sont le conseil de la vallée Huon à l'ouest, le conseil de la vallée Derwent au nord-ouest, le conseil de Southern Midlands au nord, le conseil de Sorell à l'est et le conseil de Tasman au sud-est.

Démographie

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Le Grand Hobart compte 247 086 habitants[1] au recensement de 2021, tandis que la zone d'administration locale de la Ville de Hobart en compte 55 077[6].

En 2024, Hobart est la capitale australienne la moins dense[7], affichant les coûts par habitant les plus élevés (à égalité avec Sydney) pour le logement[8]. Cette situation contribue à la crise démographique et à l'émigration qui touchent la Tasmanie[9]. Le prix médian des maisons dans le centre de Hobart s’élève à 1 026 500 dollars australiens en 2021[10], soit 12,8 fois le revenu médian annuel des ménages de la région. Seuls 8,2 % des logements sont des appartements, les autres étant des maisons individuelles ou mitoyennes[1].

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Wrest Point Casino
MONA
Tasman Bridge
Bowen Bridge
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Risdon Zinc Works
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Queens Domain
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Meehan Range
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Knocklofty
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Tolosa Park
10
Mount Nelson
Derwent River
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Pitt Water
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Risdon Cove
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Hobart CBD
15
Glenorchy

Préhistoire

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La préhistoire de la région de Hobart est mal connue du fait de la destruction des sites archéologiques par la colonisation et l'urbanisation[11]. À l'époque de la colonisation britannique, on estime qu'entre 1 000 et 5 000 personnes vivaient en Tasmanie, réparties en huit groupes tribaux. Les Mouheneener, un groupe semi-nomade appartenant à la tribu Nuenonne (ou tribu du Sud-Est), sont les premiers touchés par la colonisation européenne, la ville de Hobart étant fondée sur leurs territoires de chasse traditionnels.

Les Nuenonne n'avaient pas d'établissements permanents à Sullivans Cove, ni ailleurs en Tasmanie, et vivaient en nomades de la chasse et de la cueillette. Les premiers Européens les décrivent comme habitant des campements mobiles constitués de huttes rudimentaires d'écorce, installées autour d'un feu. James Cook lors de sa visite de la rivière Derwent en 1777, décrit leur apparence physique :

« …De taille moyenne, minces et nus. Leur corps présentait, à divers endroits, des crêtes, droites ou courbes, saillantes dans la peau ; leurs cheveux et leur barbe étaient enduits d'un onguent rouge[12]. »

Les deux premiers établissements européens à Hobart
Les deux premiers établissements européens

Lors des premières visites des explorateurs européens en Tasmanie, les Nuenonne, généralement par groupes d'environ huit hommes, se montrèrent accueillants. Cependant, la tension monta rapidement lorsqu'ils comprirent que les Européens avaient l'intention d'établir une colonie permanente[13].

Ce sont les inquiétudes britanniques liées à la présence dans la région d'explorateurs français qui les incitent à établir en 1803 un camp militaire à Risdon Cove, sur la rive orientale de la rivière Derwent, C'est là qu'a lieu le premier incident armé (en) entre Aborigènes et colonisateurs. En 1804, le camp est déplacé vers un emplacement plus favorable, à Sullivans Cove, sur le site actuel de Hobart.

Dans les années 1820, l'expansion des colonies européennes sur l'île et l'essor massif du pastoralisme se font au détriment des Aborigènes, qui commencent à résister aux intrus. En 1828, le conflit s'est tellement envenimé que la loi martiale est proclamée. C'est le début de la Guerre Noire. En 1832, 26 personnes, dont Tongerlongeter (en) et Montpelliatta (en), membres des nations unies de Big River (en) et d'Oyster Bay (en), acceptant la « mission amicale » de G. A. Robinson, désigné Conciliateur, sont conduites à Hobart pour négocier une trêve avec le gouverneur George Arthur. Elles sont exilées de force dix jours plus tard sur l'île Flinders[14].

Colonie pénale

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Cascades Female Factory
Cascades Female Factory

L' isolement du site de Hobart Town le fait choisir pour l'établissement d'une colonie pénale, qui ouvre en 1804[15]. En 1828 est construite une prison pour femmes, la Cascades Female Factory, associée à une usine textile, située au pied du mont Wellington[16]. En 1831 est érigée une nouvelle prison à Campbell Street, agrémentée d'une chapelle et d'une cour d'exécution à ciel ouvert. Elle reste en service jusqu'en 1983[17]. Tous les condamnés n'étaient pas incarcérés. La majorité était employée sur des chantiers gouvernementaux ou travaillait chez des colons libres. Entre 1803 et 1853, date de la fin des déportations, 75 000 prisonniers sont transportés en Tasmanie[18].

Première moitié du XIXe siècle

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La colonie de Hobart Town connait des débuts difficiles. Les navires de ravitaillement attendus de Sydney n'arrivent pas la première année, et sans blé cultivé localement, la colonie manque d'être anéantie[19]. Cependant, l'exploration des environs du fleuve révèle que des zones comme la vallée de la Coal River sont propices à l'agriculture et donnent d'importantes récoltes dès 1806 et 1807[20]. Le climat, semblable à celui de l'Angleterre, s'avère favorable aux vergers de pommiers et de poiriers, et l'élevage débute rapidement. La chasse à la baleine et aux phoques devient une industrie importante et la principale ressource de Hobart Town au cours de sa première décennie[19].

La première communication terrestre avec Launceston a lieu en 1808[21], mais la construction de routes vers l'intérieur des terres est lente. De ce fait les voies maritimes sont le principal moyen de transport, même vers le nord de l'île. En 1808 toujours, des quais sont construits par les bagnards, ainsi que le Commissariat Store (1810) et le Bond Store (1824), bâtiments qui existent toujours[22].

Le gouverneur Lachlan Macquarie visite la colonie de Hobart Town en 1811, et qualifie ce qui n'est encore qu'un ensemble désorganisé de huttes rudimentaires en torchis de « désordonné[23] ». Il élabore un plan régulier divisant la ville en une place principale et sept rues, nommées Macquarie, Elizabeth, Argyle, Liverpool, Murray, Harrington et Collins. Les bâtiments existants doivent être réparés, et une nouvelle église et un nouveau palais de justice construits. Macquarie crée aussi un hôpital, une caserne, un nouveau marché et un système de signalisation. Il décide que le nord de la Terre de Van Diemen sera administré depuis Hobart Town, au lieu d'être une sous-colonie distincte relevant de Sydney. En 1813, l'inénarrable Thomas Davey devient le premier lieutenant-gouverneur de l'ensemble de l'île[24].

En 1816, paraît le premier numéro du Hobart Town Gazette and Southern Reporter[25], et en 1818 est construite une deuxième fortification, la batterie de Mulgrave, sur ordre du lieutenant-gouverneur William Sorell (en).

John Glover, Hobart en 1832
John Glover, Hobart en 1832

Devenue une base de la Royal Navy, qui en fait une importante escale de ravitaillement, Hobart Town compte en 1820 plus de 10 000 habitants. En 1823, la Bank of Van Diemen's Land (en), première banque de la colonie, commence ses activités. La ville est également devenue une base pour les industries baleinière et de chasse aux phoques. Les chantiers navals construisent de nombreux baleiniers et assurent leur entretien. De grandes quantités d'huile de baleine sont exportées, et servent notamment à alimenter l'éclairage public de Londres. Des troupeaux de mérinos sont établis dans la région des Midlands et exportés depuis Hobart. Les béliers reproducteurs se vendent à prix d'or et la Terre de Van Diemen acquiert une renommée internationale pour sa laine de qualité. La Van Diemen's Land Company (en) est créée en 1825 pour fournir de la laine aux fabricants de tissus britanniques qui achetaient alors de la laine d'Espagne et d'Allemagne[26].

Départ des Escaliers de Kelly
Départ des Escaliers de Kelly

Le climat se révélant propice, du houblon est planté à Hobart Town en 1806. En 1824 est fondée la brasserie Cascade (en), transférée en 1832 sur le site qu'elle occupe toujours[27]. Des bâtiments en grès de style géorgien sont érigés : église presbytérienne (1824), entrepôts de Salamanca Place (années 1830), Théâtre Royal (1837), maisons privées comme Narryna (1828) et Westella (1835). Les constructions s'étendent aux zones périphériques de Sandy Bay, South Hobart, West Hobart et New Town[28]. En 1839 sont construits les Escaliers de Kelly pour relier Battery Point au quartier des entrepôts et des chantiers navals de Salamanca Place[29].

Charles Darwin avait visité la ville en février 1836 et la décrit ainsi dans son Voyage d’un naturaliste autour du monde :

« Hobart Town est situé au pied du mont Wellington, montagne s’élevant à 3 100 pieds de hauteur, mais fort peu pittoresque. Autour de la baie on voit de beaux magasins et un tout petit fort. Comparativement à ce que j’avais vu à Sydney, ce qui m’étonne le plus c’est le petit nombre des grands édifices existant déjà ou en construction. D’après le recensement de 1833, Hobart Town comprend 13 826 habitants et la Tasmanie entière 36 503.
L’agriculture est très-florissante, les champs cultivés ont un bel aspect et les jardins sont pleins de légumes et d’arbres fruitiers. J’ai vu quelques fermes charmantes situées dans des endroits retirés. L’aspect général de la végétation ressemble à celui de l’Australie ; peut-être les arbres sont-ils d’un vert un peu plus gai et les pâturages plus abondants. »[30]

L'architecte John Lee Archer (en) fait construire en 1840 le bâtiment de la douane, qui devient ensuite le premier Parlement de Tasmanie. La même année, les rues principales sont éclairées à la lampe à pétrole, et au gaz en 1857[31]. Le Musée de Tasmanie, créé en 1843 par le gouverneur John Franklin, ouvre ses portes en 1848.

Deuxième moitié du XIXe siècle

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Plan de Hobart en 1858
Plan de Hobart en 1858

Au milieu du XIXe siècle, Hobart Town est devenue une ville portuaire florissante. De nouveaux docks sont construits autour de Salamanca Place, nommée ainsi en l'honneur de la victoire du duc de Wellington à la bataille de Salamanque en 1812[32]. Mais l'émigration due à la ruée vers l'or du Victoria au début des années 1850 entraine un déclin économique et démographique. La déportation des condamnés vers la Terre de Van Diemen est abolie. Le dernier navire transportant des condamnés en provenance d'Angleterre, le St Vincent, arrive le 26 mai 1853[33].

La Terre de Van Diemen devient une colonie britannique indépendante en 1856 et change son nom en Tasmanie, en l'honneur du découvreur de l'île, Abel Tasman. Hobart Town est proclamée capitale. En 1858 la Maison du Gouvernement (en), de style Tudor-Gothique est achevée. En 1866 est construit un hôtel de ville de style Renaissance italienne, puis de 1859 à 1864 les bureaux du Trésor et en 1884 un bureau d'enregistrement foncier.

Cathédrale Saint David
Cathédrale Saint David

La cathédrale catholique Sainte-Marie, conçue par l'architecte William Wardell (en), est construite entre 1860 et 1866, mais sans la tour initialement prévue. Saint-David, cathédrale anglicane, est achevée en 1868 dans le style néogothique, d'après des plans de George Frederick Bodley.

La Bibliothèque publique de Tasmanie ouvre en 1870, et l'Université est créée en 1890[34].

Hobart en 1894
Hobart en 1894

En 1895, l'écrivain américain Mark Twain visite Hobart lors de son voyage autour du monde et semble impressionné :

« Hobart a une particularité : c'est la ville la plus soignée que le soleil éclaire ; et j'ai tendance à croire qu'elle est aussi la plus propre. Quoi qu'il en soit, sa suprématie en matière de propreté est incontestable. Il n'existe pas d'autre ville au monde dont les extérieurs soient impeccables ; pas de portails et de clôtures branlants, pas de maisons abandonnées tombant en ruine, pas de cabanes délabrées et disgracieuses, pas de cours envahies par les mauvaises herbes chez les plus démunis, pas de cours jonchées de boîtes de conserve, de vieilles bottes et de bouteilles vides, pas d'ordures dans les caniveaux, pas de détritus sur les trottoirs, pas de bordures délabrées se perdant dans des ruelles sales et des baraques rafistolées. Non, à Hobart, tout est soigné et agréable à regarder ; la plus modeste des maisons semble avoir été peignée et brossée, avec ses vignes, ses fleurs, sa clôture impeccable, son portail propre et son joli chat endormi sur le rebord de la fenêtre. En suivant l'équateur, chapitre XXIX[35] »

Entre 1852 et 1914, le paysage politique et social de Hobart connaît des transformations importantes. Politiquement, Hobart demeure conservatrice jusqu'aux années 1880, date à laquelle le libéralisme s'affirme, notamment grâce à des journaux comme le Tasmanian News, qui s'attaquent à la municipalité de Hobart, dominée par les propriétaires fonciers et soutenue par le Mercury. Après 1900, les élus travaillistes et le mouvement syndical en pleine expansion, avec leur organe de presse, le Clipper, critiquent la politique municipale. Des améliorations sont apportées à la propreté de la ville, à la lutte contre l'insalubrité des logements et à la mise en place d'un système d'égouts. De ce fait, les maladies infectieuses, en particulier la typhoïde, reculent[36].

Première moitié du XXe siècle

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Au début du XXe siècle, l'économie de la ville s'ouvre sur l'industrie. En amont de la ville s'implantent la Pasminco Electrolytic Zinc Company, les usines de papier journal Boyer et la chocolaterie Cadbury, entourée du Cadbury Estate, quartier offrant aux employés logements, commerces et installations sportives.

Un nouveau bureau de douane, de style néoclassique, est inauguré en 1902, la poste centrale en 1905, dotée d'un central téléphonique en 1907. C'est de là que, le 7 mars 1912, Roald Amundsen télégraphie qu'il vient d'atteindre le pôle Sud.

Durant l'été 1913-1914, et à nouveau le 9 février 1934, des feux de brousse se déclarent sur les pentes du mont Wellington, détruisant vergers, bâtiments et bétail.

Le 7 septembre 1936, le dernier thylacine connu meurt au zoo de Hobart.

Le 23 janvier 1937, la première route menant au sommet du mont Wellington est achevée après 30 mois de travaux et devient la destination d'excursions à la journée jusqu'au sommet qui, bien que soumis à des changements météorologiques instables, offre une vue sur Hobart et l'estuaire de la rivière Derwent.

Deuxième moitié du XXe siècle

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La ville se développe sur la rive ouest du fleuve Derwent. Si les premiers plans d'un pont remontent à 1832, les techniques de l'époque sont insuffisantes face à la largeur, la profondeur du fleuve et la puissance des courants. Ce n'est qu'en 1943 qu'est inauguré le Hobart Bridge (en), pont flottant muni d'une travée levante pour permettre le passage de navires de grande taille. Sa capacité étant devenue insuffisante, le Tasman Bridge, à 4 voies, est construit entre et .

Le Tasman Bridge
Le Tasman Bridge

L'industrie se développe grâce à une abondante production hydroélectrique et le chômage demeure faible, malgré d'incessantes fluctuations économiques, dues à l'isolement géographique entrainant un manque d'investissements. En 1954 toutes les habitations sont raccordées à l'eau courante et au réseau d'égouts. Des banlieues comme Bellerive et Taroona se développent rapidement et, bien que la population du centre de Hobart reste stable, celle du Grand Hobart atteint 120 000 habitants, dont de nombreux immigrants européens. Un nouveau campus universitaire est construit à Sandy Bay, des infrastructures sportives sont aménagées et le centre-ville se transforme avec la construction de nouveaux commerces et bureaux. Entre-temps, en 1956, un aéroport est ouvert à 20 km à l'est de la ville[36].

En février 1967, un feu de brousse ravage une partie de la ville et cause en l'espace de quatre ou cinq heures la mort de 62 personnes, détruit 1 400 bâtiments, 1 500 voitures et camions et perturbe les communications et l'approvisionnement en électricité[36].

Le Tasman Bridge en 1975
Le Tasman Bridge en 1975

Le boom touristique initié dans les années 1950 se poursuit tout au long des années 1960 et incite un hôtelier local à demander l’autorisation de construire le premier casino légal d'Australie. La question divise et un référendum est organisé en 1968. Le taux d'approbation de 58 % conduit à l'érection sur le front de mer d'une tour de 17 étages à 12 côtés, inaugurée en 1973. À cette occasion, des mesures sont prises pour protéger le patrimoine architectural de Hobart.

Le dimanche 5 janvier 1975, un vraquier percute le Tasman Bridge. Cet événement, resté dans les annales sous le nom de Désastre du Tasman Bridge, provoque l'effondrement de deux pylônes et la chute d'une section de 127 mètres de chaussée. Les deux parties de la ville sont déconnectées jusqu'à la fin des travaux de reconstruction en octobre 1977.

La catastrophe entraîne la construction à 10 km au nord, d'un deuxième pont sur la Derwent, le Bowen Bridge, inauguré en février 1984.

Les années 1990 sont des années de profonde récession, l'industrie et le port étant en déclin, un peu compensé par l'apport du tourisme. Des feux de brousse atteignent à nouveau la ville en janvier 1998.

XXIe siècle

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Au début du XXIe siècle, Hobart profite de la reprise économique de la Tasmanie. Le chômage baisse et la population s'accroît à nouveau.

En 2008 commencent de longues discussions sur une éventuelle réhabilitation du front de mer, notamment autour de Macquarie Point et des anciennes gares de triage. Une consultation publique donne lieu à 1 300 propositions, mais aucune n'aboutit[37]. Ce n'est qu'en décembre 2025, après trois ans de débats que le Parlement tasmanien vote la construction d'un stade devant ouvrir en 2028, le Macquarie Point Stadium (en)[38],[39].

Environnement

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Hobart est principalement construite sur de la dolérite jurassique autour des contreforts entrecoupés de zones plus petites de siltite triasique et de mudstone permien, de part et d'autre de la rivière Derwent.

Charles Darwin fait escale à Hobart au début du mois de février 1836 à bord du HMS Beagle, navire dans lequel il voyage pour son tour du monde. Il prend quelque notes :

« Feb 7th - In the town: Sandstones Greenstones alternately appear, perhaps in equal proportion - the Strata of Sandstone inclined, - In entrance of Harbour observed, a SW dip, not great. - Sandstone generally fine grained, particles of quartz with very little cement, - much fine grained laminated, mottled pale red - alternate, clay Shale »

« 7 février - En ville : Grès et roches vertes alternent, peut-être en proportions égales - les strates de grès sont inclinées. - À l'entrée du port, on observe un pendage sud-ouest, peu marqué. - Grès généralement à grain fin, particules de quartz avec très peu de ciment. - Beaucoup de grès à grain fin laminé, marbré rouge pâle - en alternance avec des schistes argileux. »

— Geological Field Notes dans les Archives de Darwin (Darwin Archive), Bibliothèque de l'université de Cambridge

Panorama de Hobart avec le Mont Wellington au fond.
Panorama de Hobart avec le Mont Wellington au fond.
Image externe
Carte des 9 biorégions de Tasmanie

Hobart se situe à la limite des biorégions IBRA du sud-est et des chaînes méridionales. La ville est entourée par des parties de la Zone importante pour la conservation des oiseaux du sud-est de la Tasmanie, comme les chaînes Meehan (en) et le Mont Wellington. La East Risdon State Reserve (en) abrite les acacias endémiques Derwent cascade (en) et Acacia riceana (en), ainsi que les espèces rares ou menacées Eucalyptus risdonii (en) et Eucalyptus morrisbyi (en). D'autres espèces végétales locales, comme l'Eucalyptus cordata et l'abondant eucalyptus bleu, sont également plantées à des fins horticoles, tandis que de nombreuses espèces exotiques ont été introduites en raison des préférences esthétiques héritées de la colonisation britannique.

Richea scoparia sur le Mont Wellington
Richea scoparia sur le Mont Wellington

Parmi les espèces sauvages menacées présentes à Hobart, on trouve la perruche de Latham, l'autour blanc, la Chouette masquée de Tasmanie (en), le péramèle à long nez de l'est et le chat marsupial moucheté. On y trouve 11 espèces de faune, 10 de flore et 4 communautés végétales. Cinq espèces menacées sont endémiques à Hobart[40]. Le Hobart Rivulet (en), ruisseau urbain, abrite des ornithorynques[41],[42].

La ville compte de nombreuses zones de végétation urbaine, dont la plus importante est le Queens Domain (en), qui abrite le Jardin botanique (en), créé en 1818, le Cénotaphe (en) — Monument aux morts Art Déco réinterprétant un obélisque égyptien — et jusqu'en 1937 le zoo de Hobart où mourut le dernier tigre de Tasmanie.

Hobart bénéficie d’un climat océanique (Köppen: Cfb)[43]. caractérisé par une humidité importante tout au long de l'année, des hivers généralement doux et des étés généralement frais. La température maximale enregistrée est de 41,8 °C le ; et la plus basse de −2,8 °C le [44].

La température moyenne de la mer varie de 12,5 °C en septembre à 16,5 °C en février.

Hobart, Australie

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Haut : Température maximale moyenne (°C)
Bas : Précipitations (mm). Total annuel : 565,9 mm.
Relevé météorologique de Hobart (Battery Point) (normals: 1991-2020, extrêmes: 1882-present)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 13 12,8 11,6 9,4 7,6 5,5 5,2 5,6 6,9 8,3 10 11,6 9
Température moyenne (°C) 17,9 17,5 16,2 13,7 11,5 9,1 8,9 9,7 11,3 13 14,6 16,3 13,3
Température maximale moyenne (°C) 22,7 22,2 20,7 17,9 15,3 12,7 12,6 13,7 15,7 17,6 19,1 21 17,6
Record de froid (°C) 3,3 3,4 1,8 0,7 −1,6 −2,8 −2,8 −1,8 −0,8 0 0,3 3,3 −2,8
Record de chaleur (°C) 41,8 40,1 39,1 32,3 25,7 20,6 22,1 24,5 31 34,6 36,8 40,8 41,8
Ensoleillement (h) 257,3 226 210,8 177 148,8 132 151,9 179,8 195 232,5 234 248 2 393,1
Précipitations (mm) 43,7 37,8 37 42,6 39,2 46 44,5 63 55,6 52,8 50,7 53 565,9
Nombre de jours avec précipitations 9,5 9,1 11,3 11,1 12 12,4 14,1 15,3 15,7 15 13,5 11,7 150,7
Humidité relative (%) 51 52 52 56 58 64 61 56 53 51 53 49 55


Culture locale et patrimoine

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Architecture

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L'architecture de Hobart est éclectique et reflète différentes périodes de l'histoire australienne. De nombreux bâtiments de style géorgien ou victorien sont bien conservés, comme la Hope and Anchor Tavern (en) (1807), l'Ingle Hall (en)(1812-1814), la Cascade Brewery (en) (1824), le Théâtre royal (1837) et la Lady Franklin Gallery (en) (1843).

Plus tardifs sont le bâtiment du Parlement (en), de style Regency, le palais du Gouvernement (en) (1857), la cathédrale Sainte-Marie (en) (1898) et le Tasmanian Museum and Art Gallery (1902).

Le bâtiment de la Poste principale (en), de style édouardien, date de 1905. L'Art déco est représenté par le T&G Building (1938) et le style Paquebot par le premier Wrest Point Hotel Casino (en) (1939), qui a été flanqué d'une tour en 1973.

L'Hôtel Grand Chancellor (en), de style postmoderne, est construit en 1987. La Faculté de médecine date de 2009, The Hedberg (en), qui englobe le théâtre et l'université, de style conceptualiste, est de 2013, l'Icon Complex (en) de 2018, et le Mövenpick Hotel de 2021.

Federation Concert Hall
Federation Concert Hall

Depuis les années 2000, Hobart s'est forgée une réputation de capitale culturelle branchée et créative[45], attirant un nombre croissant de touristes séduits par ses événements et projets artistiques originaux et insolites, souvent impulsés par le Musée d'art ancien et nouveau (MONA), structure atypique créée par le collectionneur David Walsh. L'expression « effet MONA » désigne l'impact significatif du musée sur l'économie locale et le tourisme en Tasmanie[46].

Le Tasmanian Museum and Art Gallery, ouvert en 1848, est consacré principalement au patrimoine des Aborigènes de Tasmanie, et à l'art colonial tasmanien.

Le Tasmanian Symphony Orchestra (en), créé en 1948, dispose depuis 2000 d'une salle de concert ovale d'une capacité de 1 100 places, le Federation Concert Hall (en)

Du 27 décembre au 6 janvier se déroule le festival Taste of Summer (en), qui coïncide avec l'arrivée de la course à la voile Sydney-Hobart. Le festival de musique Dark Mofo (en), en juin, célèbre le solstice d'hiver de l'hémisphère sud.

Le festival de musique Mona Foma (en) s'est déroulé en février-mars de 2009 à 2024.

Tous les deux ans, l'Australian Wooden Boat Festival (en), rassemblement de bateaux en bois de toutes tailles, se tient en février, en même temps que les Régates royales (en), annuelles depuis 1838[47].

En octobre a lieu le Royal Hobart Show (en), grand festival agricole depuis 1822.

Tous les samedis matin se tient le Salamanca Market (en), qui attire un million de visiteurs par an[48].

Littérature

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Le premier roman australien, Quintus Servinton, est publié à Hobart en 1831 par Henry Savery (en). Rédigé durant son incarcération, il s'agit d'une œuvre semi-autobiographique sur la vie d'un bagnard en Terre de Van Diemen[49],[50].

En 2023, Hobart est désignée Cité de la littérature par l'UNESCO[51]

Dans son roman Les Frères Kip, Jules Verne fait de Hobart-Town le port d'attache du navire le James-Cook, et la ville d'origine de plusieurs personnages. C'est aussi là que sont jugés les mutins, et les frères Kip, héros du roman.

Personnalités liées à la ville

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Déboulonnage de statue coloniale

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La statue en bronze de William Crowther, Premier ministre de l’État à l’époque coloniale, accusé de racialisme et impliqué dans l'affaire de la décapitation du cadavre de William Lanne (en) ,est déplacée au Tasmanian Museum and Art Gallery, en signe de réconciliation avec les Aborigènes[52]. C'est la première fois en Australie qu'une telle décision est prise[53].

Politique et administration

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Hobart est le siège du Parlement de Tasmanie, de la Cour suprême de Tasmanie et abrite la résidence officielle du Gouverneur de Tasmanie.

Mairie de Hobart
Mairie de Hobart

Grand Hobart

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Le Grand Hobart, tel que défini par le recensement de 2021[54] se répartit sur plusieurs zones d'administration locale : Ville de Hobart, Ville de Glenorchy et Ville de Clarence, ainsi qu'une partie du territoire des conseils de Kingborough, Brighton, Sorell et Derwent Valley. Chaque zone d'administration locale est dotée d'un conseil élu qui gère les fonctions déléguées par le gouvernement de l'État de Tasmanie, telles que les routes, l'urbanisme, le contrôle des animaux et les parcs.

Pour les élections au Parlement de l'État, le Grand Hobart couvre la totalité ou une partie des circonscriptions de Hobart (en), Elwick (en), Nelson (en), Pembroke (en), Rumney (en) et Derwent (en).

La distribution d'eau potable et le traitement des eaux usées sont de la responsabilité de TasWater (en), une autorité étatique détenue en partie par le gouvernement de l'État et les collectivités locales. Les transports sont assurés par Metro Tasmania (en).

Ville de Hobart

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Le centre ville est une zone d'administration locale créée en 1852, la Ville de Hobart. Le conseil municipal est composé d'un maire, un maire adjoint et dix conseillers municipaux élus pour quatre ans au scrutin à vote unique transférable[55].

Aux élections de 2018 et 2022, Anna Reynolds (en)[56], ancienne du parti des Verts se positionnant comme indépendante, est élue maire[57].

Statistiques

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En 2023-20224, la population de la ville de Hobart est de 55 977 habitants avec un âge moyen de 37ans. Le nombre d'emplois est de 68 090, le taux de chômage de 2,9 %[58].

Les quatre premiers secteurs économiques sont : Services professionnels, scientifiques et techniques – 16,7 % ; Soins de santé et aide sociale – 12,9 % ; Services de location, de mise à disposition et immobiliers – 12,4 % ; construction – 9,4 %[59].

De septembre 2023 à septembre 2024, 984 919 touristes ont visité la ville, et ont dépensé 2 845 millions de dollars australiens[58].

Base antarctique

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Hobart, de par sa proximité géographique, est une porte d'entrée vers l'Antarctique. C'est le port d'attache du navire polaire australien Nuyina et du français L'Astrolabe.

La ville est également le siège du Département australien de l'Antarctique, de l'Institut des études marines et antarctiques (en) de l'Université de Tasmanie, ainsi que du secrétariat de la Convention sur la conservation de la faune et la flore marines de l'Antarctique et de l'Accord sur la conservation des albatros et des pétrels.

Le réseau de transport de Hobart est essentiellement routier. Les principaux axes intra-urbains sont la Brooker Highway, qui dessert Glenorchy et les banlieues nord, le Tasman Bridge et le Bowen Bridge, qui traversent la rivière vers la rive est. L'East Derwent Highway (en) relie Hobart à Brighton, plus au nord. La South Arm Highway (en) mène à Opossum Bay (en), tandis que la Southern Outlet (en) dessert Kingston et le canal d'Entrecasteaux, au sud. En quittant la ville, les automobilistes peuvent emprunter la Lyell Highway (en) vers la côte ouest, la Midland Highway vers Launceston et le nord, la Tasman Highway vers la côte est, ou encore la Huon Highway (en) vers l'extrême sud.

Le principal moyen de transport public à Hobart est assuré par le réseau de bus Metro Tasmania (en), exploité par le gouvernement tasmanien. Le plus important pôle d'échange se situe à la gare routière centrale de Hobart, sur Elizabeth Street. Environ 100 000 clients utilisent le système de billetterie GreenCard[60]. Il existe également quelques services de bus privés, comme le SkyBus vers l'aéroport.

La Tasmanie est l'État australien qui consacre le moins de ressources par habitant aux transports publics[61], ce qui peut expliquer la baisse de 80,8 % de la fréquentation en semaine entre 1964 et 2021[62].

Trams et trolley-bus (vers 1940)

La Hobart Electric Tram Company (en) commence ses activités en 1893, dotant Hobart du premier tramway électrique complet de l'hémisphère sud. Le réseau s'étend rapidement, favorisant l'essor des banlieues, et le conseil municipal de Hobart en prend le contrôle en 1912, le rebaptisant Hobart Metropolitan Tramways. Des trolleybus électriques sont introduits en 1935.

Le réseau de tramways connait son apogée dans les années 1930 et 1940, mais la concurrence accrue des voitures particulières et des autobus à essence entraine des difficultés économiques. Un grave accident survenu le 29 avril 1960 conduit à l'abandon du service au profit d'une flotte d'autobus à essence. La plupart des tramways sont vendus à la ferraille, tandis que certains sont remisés[63] et restaurés par la suite pour être exposées dans un musée[64].

Publicité pour le port de Hobart – 1912
Publicité pour le port de Hobart – 1912

Un service de ferry, assuré par Derwent Ferries, exploite une ligne unique entre Brooke Street Pier et Bellerive Quay, six jours par semaine depuis 2021[65]. Devant le succès, d'autres lignes sont à l'étude[66].

Le port principal de Hobart est géré par TasPorts (en) et remplit diverses fonctions. À Sullivans Cove (en), deux quais servent aux opérations de ravitaillement en Antarctique, d'autres sont occupés par des voiliers, des bateaux de pêche, des yachts et un hydravion. À Macquarie Point (en) sont accueillis les navires de fret ou de croisière[67].

Ouvert en 1956, l'aéroport de Hobart permet la desserte de Sydney, Brisbane, Melbourne, Perth, Canberra et Auckland. Les principales compagnies aériennes sont Quantas, JetStar, Virgin Australia et Air New Zealand. L'aéroport voit passer 2,6 millions de passagers en 2025, avec une prévision de 3,5 millions en 2030[68].

Des vols gérés par le Département australien de l'Antarctique sont également assurés vers la Base antarctique Casey[69].

Dans le cadre d'un important plan d'extension prévu de 2024 à 2027[70], la piste est allongée en 2025, permettant l'accueil de Boeing 787 et d'Airbus A350[68].

Tracé de la course Sydney-Hobart
Tracé de la course Sydney-Hobart

La plupart des équipes sportives professionnelles basées à Hobart représentent la Tasmanie dans son ensemble, et non exclusivement la ville.

Le football australien, introduit dans les années 1860 est le sport le plus populaire de la ville. Fondée en 1879, la Tasmanian Football League (en) compte quatre clubs hobartiens. La ville accueille des matchs de l'Australian Football League depuis 1952 et, en 2023, la Tasmanie obtient une licence conditionnelle pour aligner la 19e équipe de l'AFL, surnommée les Tasmanian Devils (en), sous réserve de la construction d'un stade. Cette construction est votée au Parlement en décembre 2025 pour une mise en service en 2028[38].

La ville compte également deux équipes de cricket et deux équipes de basket.

Le tournoi féminin de tennis de Hobart se déroule chaque année depuis 1994.

La ville est le point d'arrivée de la course à la voile Sydney-Hobart, dont le départ est donné tous les 26 décembre.

Hobart est jumelée avec :

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • (en) Alison Alexander, Stefan Petrow, « Hobart », dans The Companion to Tasmanian History, University of Tasmania, (lire en ligne)
  • (en) Alison Alexander, Tasmania's colonial years, Hodder & Stoughton, (ISBN 0340361123)
  • (en) Frank Bolt, The founding of Hobart : a diary recounting the events on the Derwent 1803-1804, Kettering, TAS, Peregrine Press, (ISBN 9780975716601)
  • (en) Davison, Hirst, Macintyre, The Oxford companion to Australian history, Oxford University Press, (ISBN 019551503X)
  • (en) F. W. Nicholas et Jan Nicholas, Charles Darwin in Australia, Cambridge University Press, , 260 p. (ISBN 0521728673 et 9780521728676, lire en ligne)
  • (en) Wendy Rimon, « Wapping », dans The Companion to Tasmanian History, University of Tasmania, (lire en ligne)
  • (en) John West, The history of Tasmania, Launceston, Henry Dowling, (lire en ligne)

Vidéographie

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  2. Prononciation en français de France retranscrite selon la norme API.
  3. Prononciation en anglais australien retranscrite selon la norme API.
  4. Lutruwita/Tasmania place map, Tasmanian Aboriginal Centre
  5. (en) « Hobart should have dual Aboriginal name nipaluna, Indigenous community says », ABC News,‎ (lire en ligne)
  6. « 2021 Hobart, Census All persons QuickStats | Australian Bureau of Statistics », sur www.abs.gov.au
  7. (en) « Sydney does it best, Hobart the worst. An urban strategist says we need to embrace apartment living », ABC News,‎ (lire en ligne)
  8. (en) « 'No deposit' home loans, the end of Airbnb and immense rental protections all on the table in an election that could set the scene for other states », ABC News,‎ (lire en ligne)
  9. (en) « Do you want to move to Tasmania? Probably not, and that's why the island state's dream run is over », ABC News,‎ (lire en ligne)
  10. (en) « Hobart cracks million-dollar median house price barrier », ABC News,‎ (lire en ligne)
  11. Rhys Jones, « Tasmanian Archaeology: Establishing The Sequences », Annual Review of Anthropology, vol. 24,‎ , p. 423–446 (DOI 10.1146/annurev.an.24.100195.002231)
  12. Cité par John West, History of Tasmania, vol. II. Lire en ligne
  13. Davison, G; Hirst, J; MacIntyre, S. The Oxford Companion to Australian History p. 629
  14. Henry Reynolds et Nicholas Clements, Tongerlongeter, (ISBN 978-1-74223-777-0)
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