Ikjan
| Ikjan | ||||
| Noms | ||||
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| Nom arabe | ايكجان | |||
| Nom amazigh | ⵉⴽⵊⴰⵏ | |||
| Administration | ||||
| Pays | ||||
| Wilaya | Sétif | |||
| Commune | Beni Aziz | |||
| Statut | Village, Site de vestiges historiques | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 36° 28′ 12″ nord, 5° 39′ 25″ est | |||
| Altitude | 983 m |
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| Localisation | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Algérie
Géolocalisation sur la carte : Algérie
Géolocalisation sur la carte : Algérie (nord)
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Ikjan est une localité de la commune de Beni Aziz ou Aït Aziz (selon les locaux) dans la wilaya de Sétif en Petite Kabylie, en Algérie.
Géographie
[modifier | modifier le code]La région actuelle d’Ikjan se situe dans l’est algérien, à environ 66 km au nord-est de la ville de Sétif. Conformément au découpage administratif instauré en 1984, elle relève de la daïra de Beni Aziz. Elle s’étend entre les longitudes 5°39′ Est et les latitudes 36°12′8″ Nord[1]
La ville est implantée sur un plateau culminant à environ 983 mètres au-dessus du niveau de la mer. La route nationale n°7 passe à proximité, ce qui lui confère une position stratégique facilitant l’accès et renforçant son importance géographique[1].
Histoire
[modifier | modifier le code]La dynastie des Fatimides trouva appui en Petite Kabylie auprès des tribus Kutama pour fonder leur empire au début du Xe siècle.
C’est dans cette région d'Ikjan que le da'i Abu Abd Allah fonda sa citadelle, région qui à l’époque échappait au contrôle des deux puissances avoisinantes que furent les Aghlabides et les Sulaymanides. Ainsi, il réussit à gagner la sympathie de la population locale en promettant notamment la suppression des impôts non coraniques. Une fois les premiers contingents de soldats Kabyle Kutama formés, il se lance à la conquête du Maghreb pour le compte de Ubayd Allah al-Mahdi[2].
C'était une forteresse, qui servit de base aux campagnes des Fatimides face aux Aghlabides en Ifrikiya[3].
Références
[modifier | modifier le code]- Laaraba, Nawal et Hanafi, Aïcha, « Le site archéologique d’Ikjan : une étude de la genèse fatimide à travers les vestiges matériels », Revue des études archéologiques, vol. 32, no 10, , p. 73–91 (lire en ligne)
- ↑ Allaoua Amara, « Les Fatimides et le Maghreb central : littoralisation de la dynastie et modes de contrôle des territoires », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, no 139, , p. 107–126 (ISSN 0997-1327, DOI 10.4000/remmm.9460, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Les chi'ites: contribution à l'étude de l'histoire du chi'isme des origines ..., Par Djaffar Mohamed-Sahnoun, [1]
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- G. Camps, « Ikjan », Encyclopédie berbère, vol.24 (Edisud 2001), p.3683-3684 (lire en ligne)