Il Capo
| Il Capo | |
| Situation | |
|---|---|
| Pays | Italie |
| Ville | Palerme |
| Quartier | Il Capo |
| Histoire | |
| Monuments | Porte Carini, ancienne boulangerie Morello |
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Il Capo est l'un marché historique de Palerme, avec ceux de Ballarò, la Vucciria, Lattarini et le Marché aux puces de Palerme (it).
Historique
[modifier | modifier le code]Le marché d'Il Capo se situe dans la partie supérieure de l'ancien quartier arabe « des Esclavons », rebaptisé Seralcadi sous les Normands, qui est la première expansion urbaine au-delà des murailles punico-romaine, peuplée de commerçants musulmans[1].
Il nait autour de la Piazza Capo, au carrefour de la Via Sant'Agostino, de la Via Beati Paoli et de la Porta Carini au XIe siècle, où des maisons sont aménagées en boutique donnant sur la platea pubblica Seralcadi[1].
Au XVe siècle, le marché s’étend vers les abattoirs situés entre les rues Candelai et Discesa dei Giovenchi, tandis que la Vucciria se spécialise dans la vente de fruits et légumes. La toponymie locale reflète cette tradition bouchère : on y trouve la ruelle des Giovenchi (jeunes taureaux), la descente des Capre (chèvres), la ruelle des Sanguinazzai (artisans de saucisses à base de sang animal), ainsi que la place, la ruelle et la cour des Caldomai (marchands d’abats cuits) et la ruelle des Chianche, du nom des troncs d’arbre (chianca) utilisé pour découper la viande par les boucheries. En 1589, la Confraternité des Bouchers érige une église dédiée à la Madonna delle Grazie[1].
Deux abattoirs historiques, l’Ucciditore alla Guilla (situé entre les églises Saints-Cosme-et-Damien et Saint-Jean-à-la-Guilla, attesté dès 1553) et la Bocceria Nova, ferment en 1837, leurs activités étant transférées à Ponte di Mare, près de la tonnara de Sant’Erasmo[1].
Au début du XVIIe siècle, la piazza del Capo tire parti de sa proximité avec les jardins et la route menant à Carini et Castellammare pour offrir une abondance de fruits, légumes et poissons. En 1761, le marché s’étend sur la via Porta Carini, la via Cappuccinelle et la via Beati Paoli, ainsi que sur le premier tronçon de la via Sant’Agostino. En 1844, il gagne également la place voisine de Saint-Cosme[1].
Les bombardements qui ont touché la via Beati Paoli à la fin de la Seconde Guerre mondiale n'empêchent pas le marché du Capo de renaître rapidement, s’étirant de la Porte Carini à la place Capo, puis vers la via Cappuccinelle et la via Beati Paoli. Entre les places Beati Paoli et Monte di Pietà, il se prolonge par un marché de tissus à Sant’Agostino[1].
Dans la via Cappuccinelle, face à l’église Maria Santissima della Mercede, le Palazzo Serenario perpétue le souvenir de la boulangerie Morello. Ses mosaïques, représentant Déméter richement parée (a pupa ru Capu), illustrent l’influence du style Liberty palermitain et témoignent de la vitalité culturelle et artistique passée du quartier[1].
Références
[modifier | modifier le code]- (it) Orietta Sorgi, I mercati e i cibi da strada, Palerme, Région sicilienne, coll. « Le mappe del tesoro : venti itinerari alla scoperta del patrimonio culturale di Palermo e della sua provincia », (lire en ligne)
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Liens externes
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