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Indice PRAL

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L’indice PRAL (en anglais : Potential Renal Acid Load, « charge potentielle d'acide rénal »)[1] permet d'estimer l’effet acidifiant ou alcalinisant des aliments consommés par l'intermédiaire d'une formule[2]. Il ne doit pas être confondu ni avec le pH, (qui mesure l'acidité ou l'alcalinité d'une solution), ni avec la NAE (excrétion nette d'acide (en)) qui est la valeur réelle de la charge acide induite par un aliment et qui est calculée d'après les urines. Cet indice est souvent utilisé en diététique alimentaire.

L'indice PRAL est un concept développé en 1994 par Thomas Remer et Friedrich Manz du département nutrition et santé de l'Institut de recherche pour la nutrition des enfants à Dortmund en Allemagne[1],[3].

L'indice PRAL s'exprime en milliéquivalent (mEq). Plus cet indice est haut plus l'aliment sera considéré comme acidifiant.

La formule de l'indice PRAL simplifié (2003) est (mEq/jour) = 0.49 x protéine (g/jour) + 0.037 x phosphore (mg/jour) - 0.021 x potassium (mg/jour) - 0.026 x magnésium (mg/jour) - 0.013 x calcium (mg/jour)[2].

Intérêt en diététique

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Les régimes alimentaires à haut indice PRAL induisent un état d'acidose métabolique de faible intensité, associé au développement d'altérations métaboliques telles que la résistance à l'insuline, le diabète, l'hypertension, les maladies rénales chroniques, les troubles osseux, une faible masse musculaire et d'autres complications[3]. L'alimentation de type occidental, faible en fruits et légumes et riche en céréales et produits d'origine animale, est caractérisée par un indice PRAL positif de 50-100 mEq/jour[3].

Cependant, l'indice PRAL n'est pas assez complet et ses valeurs (qui sont donc toujours calculées) peuvent être forts différentes des valeurs mesurées dans les urines (ces valeurs mesurées correspondent véritablement à la NAE)[réf. nécessaire]. Une de ses grandes faiblesses est de ne pas tenir compte des acides organiques, ni des sels d'acides organiques [citation nécessaire]. Une étude réalisée par Thomas Remer en 2003 montre que la prise en compte de ces acides organiques permet de corriger en partie l'indice PRAL[4] (cependant les apports en chlore et en sodium ont du être enlevés pour parvenir à cette correction). Une autre faiblesse est de considérer que toutes les protéines génèrent une charge acide nette identique. Enfin, les taux d'assimilation réelle des éléments sont ignorés également. En fin de compte, il est normal que l'indice PRAL soit parfois tièdement accueilli par le monde médical[réf. nécessaire].

Références

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  1. a et b (en) Thomas Remer et Friedrich Manz, « Potential Renal Acid Load of Foods and its Influence on Urine pH », Journal of the American Dietetic Association, vol. 95, no 7,‎ , p. 791–797 (ISSN 0002-8223 et 1878-3570, DOI 10.1016/S0002-8223(95)00219-7, lire en ligne, consulté le )
  2. a et b Renata Alves Carnauba, Ana Beatriz Baptistella, Valéria Paschoal et Gilberti Helena Hübscher, « Diet-Induced Low-Grade Metabolic Acidosis and Clinical Outcomes: A Review », Nutrients, vol. 9, no 6,‎ , p. 538 (ISSN 2072-6643, PMID 28587067, PMCID 5490517, DOI 10.3390/nu9060538, lire en ligne, consulté le )
  3. a b et c I. A. Osuna-Padilla, G. Leal-Escobar, C. A. Garza-García et F. E. Rodríguez-Castellanos, « Carga ácida de la dieta; mecanismos y evidencia de sus repercusiones en la salud » [« Charge acide de l'alimentation; mécanismes et preuves de son impact sur la santé »], Nefrología, vol. 39, no 4,‎ , p. 343–354 (ISSN 0211-6995, DOI 10.1016/j.nefro.2018.10.005, lire en ligne, consulté le )
  4. Thomas Remer, Triantafillia Dimitriou et Friedrich Manz, « Dietary potential renal acid load and renal net acid excretion in healthy, free-living children and adolescents12 », The American Journal of Clinical Nutrition, vol. 77, no 5,‎ , p. 1255–1260 (ISSN 0002-9165, DOI 10.1093/ajcn/77.5.1255, lire en ligne, consulté le )

Articles connexes

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