Irma Stern
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Irma Analize Stern |
| Nationalité | |
| Activité | |
| Lieux de travail | |
| Mouvement | |
| Conjoint |
Johannes Prinz (d) |
Irma Stern est une peintre sud-africaine née le à Schweizer-Reneke et morte le au Cap.
Biographie
[modifier | modifier le code]D'ascendance allemande et de religion juive, Irma Stern est née à Schweizer-Reneke en Afrique du Sud[1].
Au moment du déclenchement de la seconde guerre des Boers, ses parents retournent en Allemagne où ils vivent jusqu'en 1920. C'est en Allemagne qu'Irma Stern étudie l'art à l'académie de Weimar puis au studio Levin-Funcke et enfin avec Max Pechstein à partir de 1917.
Stern est alors associée au mouvement des expressionnistes allemands et tient sa première exposition à Berlin en 1919[1],[2].
En 1920, elle revient sur sa terre natale et tient sa première exposition d'art moderne au Cap en 1922.
Après un bref retour en Allemagne, elle s'installe définitivement au Cap, en Afrique du Sud, à partir de 1926[3].
Elle passe cependant une partie de sa vie à voyager notamment à Madère, au Sénégal, à Zanzibar, au Congo belge, au Swaziland, en Espagne et en France.
Stern peint de nombreux paysages et les gens qu'elle rencontre. Elle est l'une des premières artistes sud-africaines contemporaines à insérer dans ses peintures les habitants noirs d'Afrique du Sud.
En 1962, une grande rétrospective lui a été consacrée à Londres[4].
Jusqu’à sa mort en 1966, elle vit dans sa maison du quartier de Rondebosch au Cap. Elle y meurt le [4]. En 1971, sa maison est transformée en musée.

Son œuvre fait l'objet de grandes rétrospectives en 1968. En 1971, le musée Irma Stern est inauguré dans sa maison du quartier de Rosebank au Cap[2],[1]. Certains de ses tableaux sont exposés dans les collections permanentes de l'Africana Museum, à la Ann Bryant Art Gallery, à la Durban Art Gallery, à la Johannesburg Art Gallery, à la King George VI Art Gallery, au Pretoria Art Museum, à la Tatham Art Gallery et à la William Humphreys Art Gallery[4].
Elle est l’un des personnages centraux du roman suédois Douce, douce vengeance écrit par Jonas Jonasson, paru en octobre 2021 en France.
Engagements politiques
[modifier | modifier le code]Anticonformiste, elle déplore le conservatisme des sociétés de la ville du Cap mais également de l’Allemagne, avec laquelle elle rompt lors de la montée du nazisme.
Durant l'apartheid en Afrique du Sud, en plus de représenter les populations noires dans sa peinture, Irma Stern participe à une vente caritative d’œuvres d’art pour financer les frais juridiques de Nelson Mandela et de 150 militants du congrès national africain, accusés de haute trahison (Procès de la trahison)[4].
Reportage TV
[modifier | modifier le code]Le 31 janvier 2025, un reportage de 13 min. intitulé "Le Cap arc-en-ciel de la peintre Irma Stern" de la réalisatrice Pauline Liétar est diffusé sur la chaine Arte dans l'émission Invitation au voyage.
Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) Biographie d'Irma Stern
- (en) Présentation d'Irma Stern
- (en) le musée Irma Stern
Bases de données et dictionnaires
[modifier | modifier le code]
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
Notes et références
[modifier | modifier le code]- Inès Boittiaux, « Irma Stern : toutes les couleurs de l’Afrique du Sud »
, sur Beaux Arts, (consulté le )
- « Irma Stern »
, sur AWARE Women artists / Femmes artistes (consulté le )
- ↑ (en) Sean O'Toole, « In search of Irma Stern, whose paintings still embody the contradictions of South Africa – Apollo Magazine »
, sur Appollo Magazine (consulté le )
- La Rédaction, « L'héritage artistique d'Irma Stern : une exploration de son univers créatif »
, sur ON ART MEDIA, (consulté le )
