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Isabel Schnabel

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Isabel Schnabel
En .
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (54 ans)
DortmundVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Isabel GöddeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université de Mannheim (-)
Université de Mannheim (doctorat en science politique (d)) (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Banque centrale européenne (depuis )
Université rhénane Frédéric-Guillaume de Bonn (depuis )
Université Johannes-Gutenberg de Mayence ( - )
Université Harvard (-)
Max Planck Institute for Behavioral Economics (-)
Université de Mannheim (-)
Deutsche Bank (-)
Graduate School of Economics, Finance, and Management (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Maître
Christoph Buchheim (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Directeurs de thèse
Martin Hellwig (en), Christoph Buchheim (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

Isabel Schnabel, née le à Dortmund, est une économiste allemande, membre du directoire de la Banque centrale européenne depuis 2019.

Isabel Schnabel est née le à Dortmund, en Allemagne de l'Ouest[1]. Elle commence sa carrière en apprentissage à la Deutsche Bank dans sa ville natale[2].

De 1992 à 1998, elle étudie l'économie à Mannheim, dont elle sort major de sa promotion, puis poursuit les études à l'Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne puis à l'Université de Californie à Berkeley[1].

Elle obtient en 2003 un doctorat en économie de l'Université de Mannheim[2], supervisé par l'économiste allemand Martin Hellwig[1].

Carrière académique

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De 2007 à 2015, elle enseigne l'économie à l'Université de Mayence[1].

À partir de 2015, elle devient professeur d'économie des marchés financiers à l'université rhénane Frédéric-Guillaume de Bonn.

Conseil allemand des experts économiques

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De 2014 à 2019, elle a également été membre du Conseil allemand des experts économiques (Wirtschaftsweise).

En , le gouvernement fédéral allemand propose la nomination d’Isabel Schnabel au Conseil allemand des experts économiques sur proposition du ministre de l’Économie Sigmar Gabriel. Elle est choisie pour succéder à l’économiste Claudia-Maria Buch, qui quitte le Conseil pour devenir vice-présidente de la Banque fédérale d'Allemagne[3],[4]. Selon le ministre, sa nomination repose notamment sur sa réputation internationale dans la recherche sur la stabilité bancaire, la régulation financière et l’analyse des marchés financiers[3].

Son mandat au sein du Conseil allemand des experts économiques débute en , pour un premier mandat, renouvelé en 2017[5],[6].

Banque centrale européenne

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Fin 2019, elle devient membre du directoire de la Banque centrale européenne en succédant à Sabine Lautenschläger ayant mis fin à son mandat avant son terme[7]. Le profil d’Isabel Schnabel, professeur universitaire, tranche avec celui de ses prédécesseurs allemands ayant eu des carrières au sein de la Bundesbank ou dans la politique nationale[7].

Son mandat au sein du directoire de la BCE expire à la fin de l'année 2027[8].

Travaux de recherche

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Ses domaines de recherche sont les crises financières, l'histoire économique et le secteur bancaire[9].

Crises financières

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Ses domaines de recherche portent sur les crises financières de l'entre-deux-guerres, en particulier la période de la crise financière allemande de 1931 (de). Dans son article, The German Twin Crisis of 1931, elle analyse l’interaction entre crise bancaire et crise monétaire et montre que la fragilité du système bancaire et la fuite devant la monnaie se renforcent mutuellement dans une dynamique de crise. Cette interprétation a été discutée dans la littérature historiographique, notamment par l’économiste Peter Ternin (en), dans le débat sur les causes de la crise financière allemande de 1931[10]. Ses travaux servent aussi de référence pour des analyses des crises financières en Autriche et en Hongrie[11].

Risques financiers

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Dans l’article Bank Bonuses and Bailouts (2014), écrit avec Hendrik Hakenes, elle analyse comment les systèmes de rémunération des dirigeants bancaires peuvent encourager une prise de risque excessive lorsque les banques bénéficient d’un soutien implicite de l’État[12].

Publications

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  • Schnabel I (2004) The twin German crisis of 1931. J Econ Hist 64:822–871
  • Schnabel I, Shin HS (2004) Liquidity and contagion: the crisis of 1763. J Eur Econ Assoc 2:929–968
  • Bank Bonuses and Bailouts (2014)

Notes et références

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  1. a b c et d Karl de Meyer, « Isabel Schnabel, la carte de la BCE contre l'inflation », Les Echos,‎ (lire en ligne)
  2. a et b « Isabel Schnabel, l’autre visage de la BCE, à l’influence « très importante » - Le Temps », www.letemps.ch,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le )
  3. a et b (de) Presse, « Kabinett schlägt die Berufung von Frau Professor Dr. Isabel Schnabel in den Sachverständigenrat zur Begutachtung der gesamtwirtschaftlichen Entwicklung vor », sur Mittelstand Cafe, (consulté le )
  4. (de) « Sachverständigenrat: Ökonomin Schnabel wird Wirtschaftsweise », sur Frankfurter Allgemeine, (consulté le )
  5. (de) « Bonner Professorin Isabel Schnabel bleibt Wirtschaftsweise », sur Universität Bonn, (consulté le )
  6. (de) Hank Von Rainer, « Wirtschaftsweise Isabel Schnabel im Interview », sur Frankfurter Allgemeine, (consulté le )
  7. a et b (en) Yuko Takeo et Nicholas Comfort, « Germany’s Schnabel Faces Plea to End a Legacy of ECB Quitters », sur Bloomberg News, (consulté le )
  8. (en) Jana Randow, « ECB’s Schnabel Sees No Need to Leave Her Board Seat Early », Bloomberg News,‎ (lire en ligne)
  9. « Isabel Schnabel », sur Centre for Economic Policy Research (consulté le )
  10. (en) Peter Ternin, « The German crisis of 1931: evidence and tradition », Cliometrica, vol. 2,‎ , p. 5-17 (lire en ligne)
  11. Flora Macher, « The 1931 financial crisis in Austria and Hungary: a critical reassessment » (Thèse doctorale), London School of Economics and Political Science,‎ (lire en ligne)
  12. (en) Fabio Castiglionesi, « Discussion of Hakenes and Schnabel », Journal of Money, Credit and Banking, Wiley, vol. 46, no Supplément 1,‎ , pp. 289-293 (lire en ligne)

Liens externes

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