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Jabrun

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Jabrun
Jabrun
Le bourg de Jabrun.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Cantal
Arrondissement Saint-Flour
Intercommunalité Saint-Flour Communauté
Maire
Mandat
Louis Navech
2020-2026
Code postal 15110
Code commune 15078
Démographie
Gentilé Jabrunais, Jabrunaises
Population
municipale
149 hab. (2023 en évolution de −3,87 % par rapport à 2017)
Densité 4,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 30″ nord, 2° 57′ 38″ est
Altitude 953 m
Min. 710 m
Max. 1 285 m
Superficie 34,03 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Neuvéglise-sur-Truyère
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Jabrun

Jabrun est une commune française située dans le département du Cantal, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie

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Localisation

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La commune est située dans le Massif central en Aubrac. Elle est bornée au nord par le ruisseau de Lévandès qui la sépare de L'Espinasse et de Chaudes-Aigues ; au sud, par le ruisseau de Tailladif, qui prend ensuite le nom d’Yrissou, et la sépare de La Trinitat et de Saint-Urcize ; à l’est, par la rivière d’Ironde, qui limite avec Chaudes-Aigues, Deux-Verges et Saint-Rémy ; à l’ouest, avec Lieutadès et Lacalm (Aveyron).

La superficie de son territoire est de 3300 hectares dont 650 ha en terres labourables ; 800 ha en terres et pacages sur lesquels se trouvent quelques burons dans les parties les plus élevées; 500 ha en bois, dont la majeure partie est en taillis croissant dans des ravins et des précipices qui rendant leur exploitation difficile ; enfin, 1250 ha en terres vaines et bruyères, sur lesquelles on élève, pendant l’été, de nombreux troupeaux de moutons.

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont Argences en Aubrac, Chaudes-Aigues, Deux-Verges, Espinasse, Lieutadès, Saint-Rémy-de-Chaudes-Aigues, Saint-Urcize et La Trinitat.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[3] et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 000 à 1 500 mm, minimale en été, maximale en automne[4]. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de °C, avec une amplitude thermique annuelle de 9,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 106 mm, avec 10,9 jours de précipitations en janvier et 7,5 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Flour à 27 km à vol d'oiseau[7], est de 8,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 800,3 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 37 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Au , Jabrun est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[I 1] et hors attraction des villes[12],[13].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (66,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (69,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (38,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (28,1 %), prairies (26,2 %), zones agricoles hétérogènes (7,5 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logement

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En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 123, alors qu'il était de 121 en 2013 et de 120 en 2008[I 2].

Parmi ces logements, 55,3 % étaient des résidences principales, 41,5 % des résidences secondaires et 3,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 94,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 4,9 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Jabrun en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (41,5 %) supérieure à celle du département (20,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 83,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (83,1 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière[I 4].

Le logement à Jabrun en 2018.
Typologie Jabrun[I 2] Cantal[I 5] France entière[I 6]
Résidences principales (en %) 55,3 67,7 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 41,5 20,4 9,7
Logements vacants (en %) 3,3 11,9 8,2

Le nom de la localité est attesté sous la forme Jabru au XIVe siècle[15], ce qui correspond à la prononciation locale encore en vigueur.

Il s'agit d'un composé celtique (gaulois) dont le premier élément est gabros, nom gaulois de la chèvre[15] et du chevreuil[16], alors que la finale -un (cf. Embrun, Hautes-Alpes) représente l'évolution ultime de l'appellatif gaulois dunum (autrement dunon) « mont, citadelle, enceinte fortifiée »[15],[16]. D'où une forme initiale *Gabrodunon « le fort de la chèvre »[16].

Lieux-dits : les Angles (hameau), Auliac (village), le Besse (village), la Bessette (village), la Borde (hameau), la Boriette (hameau), le Brusquet (village), la Combe (hameau), les Eguyrans (hameau), les Gravières, (village), Maison-Neuve (hameau), la Moulette (village), Moulin de la Jugassade (hameau), Moulin du Temple (hameau), Moussy (village extrait de la commune de Lieutadès) Sanivalo ou Senivals (village), le Tillet (village), les Tioules (village) ,les Verlis (village).

Politique et administration

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1995 2008 Pierre Skrzypczak    
mars 2008 avril 2014 Gabriel Franc    
avril 2014 en cours
(au 17 juillet 2014)
Louis Navech[17] DVD Agriculteur

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[19].

En 2023, la commune comptait 149 habitants[Note 2], en évolution de −3,87 % par rapport à 2017 (Cantal : −0,65 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
541272527583513545570565541
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
548522457445413388430409374
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
342320313315297323272272302
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
299276214183172178159154158
2018 2023 - - - - - - -
152149-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Personnalités liées à la commune

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  3. Maison du Temple de La Garde à l'époque des templiers puis La Garde-Roussillon pour la période hospitalière, aujourd'hui Lagarde, commune de Lieutadès au nord-ouest de Jabrun.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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Site de l'Insee

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  1. Insee, « Métadonnées de la commune ».
  2. a et b « Chiffres clés - Logement en 2018 à Jabrun » (consulté le ).
  3. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Jabrun - Section LOG T2 » (consulté le ).
  4. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Jabrun - Section LOG T7 » (consulté le ).
  5. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans le Cantal » (consulté le ).
  6. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la France entière » (consulté le ).

Autres sources

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  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
  4. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  5. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
  6. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  7. « Orthodromie entre Jabrun et Saint-Flour », sur fr.distance.to (consulté le ).
  8. « Station Météo-France « Saint-Flour », sur la commune de Saint-Flour - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
  9. « Station Météo-France « Saint-Flour », sur la commune de Saint-Flour - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  10. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  11. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  15. a b et c Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 365a sous Jabreilles.
  16. a b et c Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, Errance, coll. « Hespérides », (ISBN 2-87772-237-6), p. 154-172-173
  17. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 17 juillet 2014).
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  22. Hippolyte Bouffet, « Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean en Haute-Auvergne », Revue de la Haute-Auvergne, Aurillac, t. XVI,‎ , p. 116-117, lire en ligne sur Gallica