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Jacques Forestier

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Jacques Forestier
Description de cette image, également commentée ci-après
Jacques Forestier en 1950.
Fiche d'identité
Naissance
Aix-les-Bains (France)
Décès (à 87 ans)
6e arrondissement de Paris (France)
Taille 1,74 m (5 9)
Poste Pilier, troisième ligne aile
Carrière en senior
PériodeÉquipeM (Pts)a
SCUF
FC Aix-les-Bains
Carrière en équipe nationale
PériodeÉquipeM (Pts)b
1912 France 1 (0)[1]

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
b Matchs officiels uniquement.

Jacques Forestier, né le à Aix-les-Bains (France) et mort le dans le 6e arrondissement de Paris (France), est un joueur international français de rugby à XV, ainsi que l'un des premiers rhumatologue et un interniste français.

Jeunesse et éducation

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Jacques Forestier, né le dans une famille médicale, est l'aîné de cinq enfants[2]. Son père, Henri Forestier, est médecin dans la station thermale Aix-les-Bains. Jacques Forestier effectue ses études médicales à Paris. Après avoir été interne des Hôpitaux de Paris (promotion 1919) Forestier obtient un poste à l'Hôpital Cochin, et s'oriente vers la rhumatologie.

Il se distingue pour son courage lors de la Première Guerre mondiale en tant que médecin-major et reçoit la Croix de guerre 1914-1918.

Guidé par le professeur Jean-Athanase Sicard (1872–1929), Jacques Forestier acquiert une réputation internationale en mettant au point et en décrivant les premières opacifications radiologiques par le Lipiodol[3],[4]. Ensuite, il participe, avec son père Henri à la fondation en 1928 de la Ligue internationale contre le rhumatisme et la Société française de rhumatologie (qui s'appelle à l'époque la Ligue française contre le rhumatisme)[5]. Considéré comme l'un des pionniers de la rhumatologie, Forestier fonde la première consultation de rhumatologie de l'Hôpital Cochin avec Florent Coste[6] et Jean Lacapère[7]. Il est reconnu pour avoir introduit la chrysothérapie pour traiter la polyarthrite rhumatoïde. Il a aussi décrit deux maladies que sont la pseudopolyarthrite rhizomélique ou polymyalgia rheumatica des anglo-saxons et le canal lombaire étroit.

La maladie de Forestier porte son nom[3],[8]. Il l'a décrite pendant la rédaction d'un livre sur la spondylarthrite ankylosante dont il est l'un des spécialistes à l'époque. Grâce aux amitiés qu'il noue lors de son voyage aux États-Unis lors de la présentation du Lipiodol, il est l'un des premiers médecins français à introduire la cortisone dans le traitement des rhumatismes chroniques.

Jeux olympiques

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En rugby à XV où il évolue au poste de pilier droit, il est médaillé d'argent aux Jeux olympiques de 1920[9]. En outre il dispute une rencontre du Tournoi des cinq nations 1912. En club, il est finaliste du Championnat de France de rugby à XV 1912-1913 avec le SCUF.

Un stade omnisports situé dans Aix-les-Bains, porte son nom : le stade Jacques-Forestier.

Vie personnelle

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En 1922, il épouse Adrienne Chapuis. Ils ont sept enfants[5]. Il meurt le à Paris.

En équipe nationale

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Distinctions personnelles

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Notes et références

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  1. (en) « Jacques Forestier » [archive du ], sur espnscrum.com (consulté le ).
  2. Jacques Arlet (préf. S de Sèze), Jacques Forestier, des stades aux thermes, Privat, National Publi Production
  3. a et b « Jacques FORESTIER (1890-1978) », sur medarus.org (consulté le ).
  4. Bruno Bonnemain, « L'huile iodée (lipiodol) en radiologie. Les premières années d'expérience : 1921-1931 », Revue d'Histoire de la Pharmacie, vol. 88, no 328,‎ , p. 493–508 (DOI 10.3406/pharm.2000.5155, lire en ligne, consulté le )
  5. a et b (en) « Jacques Forestier », sur whonamedit.com (consulté le ).
  6. « Florent Coste (1896-1973) », sur data.bnf.fr (consulté le ).
  7. « LACAPÈRE Jean (docteur) », dans Le Maitron, Maitron/Editions de l'Atelier, (lire en ligne)
  8. Louis Auquier, « AAIHP - Jacques FORESTIER », sur aaihp.fr (consulté le ).
  9. « Jacques FORESTIER - Rugby Olympique | France », sur International Olympic Committee, (consulté le ).
  10. a b et c (en) G.D.Kersley, « Obituary Dr.JacquesForestie », Annals of the Rheumatic Diseases,,‎ (lire en ligne)

Bibliographie

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  • Jacques Arlet, Jacques Forestier : des stades aux thermes, Privat, FeniXX réédition numérique (EAN 9782307015703, présentation en ligne)
  • avec Jean-Athanase Sicard, « Méthode générale d’exploration radiologique par l’huile iodée (Lipiodol) », Bulletins et mémoires de la Société médicale des Hôpitaux de Paris,‎
  • avec Ja.Sicard et Laplane (4e réunion neurologique internationale), « Méthode générale d’exploration radiologique par l’huile lipiodolée (Lipiodol) », Revue Neurologique,‎ 8-9 juin 1923
  • « Étude expérimentale radiologique des cavités broncho-pulmonaires par les injections intra-trachéales d’huile iodée », Journal médical français,‎
  • (en) « The X-Ray examination of respiratory cavities with ionized oil (Lipiodol) », Annals of clinical medicine, vol. 4, no 11,‎
  • « L'Aurothiopie dans les rhumatisme chroniques », Bulletins et mémoires de la Société médicale des Hôpitaux de Paris, no 8,‎ , p. 323-327
  • (en) « The treatment of rheumatoïd arthritis with gold salt injection », The Lancet, vol. 219, no 5661,‎ , p. 441-444 (ISSN 0140-6736)
  • (en) « The importance of sacro-iliac changes in the early diagnosis of ankylosing spondylarthritis », Radiology, vol. 33, no 3,‎ , p. 389-402 (DOI 10.1148/33.3.389)
  • « Un nouveau traitement des rhumatismes inflammatoires : le complexe adreno cortical », La semaine des Hôpitaux de Paris, vol. 25, no 49,‎
  • avec J. Rotes Querol, et F. Jacqueline, La spondylarthrite ankylosante, clinique, radiologie, anatomie pathologique, traitement, Paris, Masson, , 330 p. (OCLC 14654685)
  • « A certonciny. La pseudopolyarthrite rhizomélique », Revue du rhumatisme, vol. 20, no 12,‎ , p. 854-862

Liens externes

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