Jailly
| Jailly | |||||
L'église Saint-Sylvestre. | |||||
| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bourgogne-Franche-Comté | ||||
| Département | Nièvre | ||||
| Arrondissement | Nevers | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Amognes Cœur du Nivernais | ||||
| Maire Mandat |
Lucien Bacq 2020-2026 |
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| Code postal | 58330 | ||||
| Code commune | 58136 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Jalliacois, Jalliacoise | ||||
| Population municipale |
67 hab. (2023 |
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| Densité | 6,2 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 05′ 48″ nord, 3° 28′ 44″ est | ||||
| Altitude | Min. 273 m Max. 394 m |
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| Superficie | 10,74 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Guérigny | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Nièvre
Géolocalisation sur la carte : Bourgogne-Franche-Comté
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Jailly est une commune française, située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne-Franche-Comté.
Géographie
[modifier | modifier le code]Hydrographie
[modifier | modifier le code]- la Canne ;
- le ruisseau de Giverdy ;
- le ruisseau des Eaux de Brune ;
- le ruisseau du Champ de Chaume ;
- le ruisseau du Moulin du Bois.
Villages, hameaux, lieux-dits, écarts
[modifier | modifier le code]Fontenelle, le Buisson Bas, la Justice, Varigot.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]| Sainte-Marie | Saint-Saulge | |||
| N | ||||
| O Jailly E | ||||
| S | ||||
| Bona | Saxi-Bourdon |
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Centre et contreforts nord du Massif Central, caractérisée par un air sec en été et un bon ensoleillement[4]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 082 mm, avec 13,5 jours de précipitations en janvier et 8,9 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Prémery à 15 km à vol d'oiseau[7], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 911,1 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,1 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Jailly est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10]. Elle est située hors unité urbaine[11] et hors attraction des villes[12],[13].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (70,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (50,4 %), forêts (29,9 %), terres arables (19,8 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes Jalliacum en 1223 (A. N. fonds de Saint-Didier) ; Jailliacum en 1478 (pouillé de Nevers) ; Jailly-le-Chastel en 1540 (A. N.)[15].
La terminaison -y de Jailly est conforme à l'évolution commune attendue dans la région pour le suffixe gaulois (celtique) -(i)acon, perpétué par le gallo-romain -(i)acu. Il est souvent noté -(i)acum[16],[17] dans les textes médiévaux et par commodité dans les ouvrages spécialisés en toponymie. Les latinisations médiévales ci-dessus en font d'ailleurs foi. Il désigne généralement un lieu ou une propriété.
Le premier élément Jaill- est en revanche mal latinisé et représente vraisemblablement le nom de personne gaulois ou latin Gallus[18] / Gallius[16],[17], fondé sur le celtique gal- « vapeur, fureur » aussi ethnonyme Galli « les Furieux »[19] que les Romains ont utilisé pour désigner les Celtes continentaux en général, à l'exception des Celtibères, et qui est aussi le nom du coq en latin, gallus à l'origine de l'ancien français jal, jau « coq ». Le nom de personne latin Gallius peut être aussi « Le Coq », surnom, ou « Le Gaulois ». Une évolution phonétique analogue s'observe dans la Jaille-Yvon (Maine-et-Loire, Yvo de Gallia 1052-1068)[16].
Le même type toponymique Galliacum a donné les Gaillac du midi, dont Gaillac (Aveyron, Galliacus 838) et Gaillac (Tarn, Galliaco IXe siècle)[16] avec conservation régulière en occitan central et méridional du groupe /ga/ initial.
Histoire
[modifier | modifier le code]La commune de Jailly est connue pour son passé clunisien et son église romane.
Au Moyen Âge, le prieuré de Jailly est une dépendance du prieuré de La Charité-sur-Loire. Il s'agit d'un prieuré simple comptant moins de trois moines.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[21].
En 2023, la commune comptait 67 habitants[Note 2], en évolution de +4,69 % par rapport à 2017 (Nièvre : −2,78 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Église Saint-Sylvestre, ancienne prieurale clunisienne, cette construction romane du début du XIIe siècle est classée monument historique dès 1840[24]. Elle est bâtie à flanc de colline et comporte une succession de volées d'escaliers intérieurs pour compenser la pente ;
- Château de Jailly, manoir du XVe siècle, remanié à l'époque Moderne, propriété privée, ne se visite pas.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Jailly et Prémery », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Premery », sur la commune de Prémery - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Premery », sur la commune de Prémery - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune de Jailly ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique du département de la Nièvre, 1865, p. 94 (lire en ligne sur DicoTopo) [1]
- Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 308b-365a
- Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Volume Ier Formations préceltiques celtiques, romanes ; Droz, Genève, p. 561, n° 9159 (lire en ligne sur Google Livres) [2]
- ↑ Pierre-Henry Billy, Dictionnaire des noms de lieux de la France, Paris, Errance, , p. 274.
- ↑ Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, Paris, Errance, 1994, p. 34-195.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Notice no PA00112903, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Jailly sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
