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Jan Verhas

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Jan Verhas
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Jan Verhas ou Jan Frans Verhas est un peintre belge, né à Termonde le et mort à Schaerbeek le .

Il est connu pour ses portraits et ses peintures de genre représentant souvent des enfants de la bourgeoisie belge. Jan Verhas a également peint des paysages côtiers, des scènes de plage, des paysages marins et occasionnellement des natures mortes. Il est un représentant important du mouvement réaliste en Belgique[1]. Jan Verhas est l'auteur de La Revue des écoles en 1878, l'une des toiles les plus connues du patrimoine artistique belge.

Jan (Joannes Franciscus) Verhas est né à Termonde le [2]. Sa mère est Jeanne Marie Van Keer[3]. Son père Emmanuel François Verhas est un peintre qui enseigne pendant vingt ans à l'Académie des Beaux-Arts de Termonde et qui en est également le directeur. Jan reçoit sa formation artistique initiale de son père, tout comme son frère aîné Frans. Les deux frères deviennent des artistes à succès. Verhas étudie à l'Académie des Beaux-Arts de Termonde et, à partir de 1853, à l'Académie royale des beaux-arts d'AnversNicaise De Keyser est un de ses professeurs[1].

Verhas termine ses études en 1860. Après avoir passé quelques mois à Paris, il participe la même année au prix de Rome belge. Il reçoit le deuxième prix du concours. Cela signifie qu'il n'a pas gagné la bourse substantielle assortie au premier prix. Cependant, le gouvernement belge lui accorde une subvention spéciale de 1.200 francs et lui commande une composition représentant la bataille de Calloo[1].

En 1862, il voyage via Paris et Lyon en Italie, où il marque des haltes à Turin, Milan et Venise. Il demeure à Venise pendant deux à trois mois, étudiant et copiant les maîtres. Le manque de ressources financières le force à quitter l'Italie. Il retourne vers la Belgique via Paris où à l'époque travaille son frère Frans. Jan assiste son frère dans l'exécution de plusieurs projets décoratifs. Ensuite, il se fixe à Anvers. Il y gagne sa vie en tant que portraitiste et termine la composition de la bataille de Calloo en 1863.

Entre 1863 et 1868, il demeure à Binche, où il se marie, en 1864, avec Stéphanie Pourbaix, originaire de la ville. Leur fille Marthe Verhas, deviendra l'épouse de l'artiste Gisbert Combaz. À partir de 1868, Jan Verhas et sa famille s'installent chaussée de Louvain à Bruxelles[4], où l'artiste peint des portraits d'enfants et des scènes de genre d'enfants[1].

Il obtient une médaille d'or au Salon de Bruxelles de 1878[5], puis au Salon de Paris de 1881 et également une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1889.

Atteint depuis plusieurs mois par une grave maladie, le peintre meurt chez lui, rue Seutin à Schaerbeek, le [6].

Après ses débuts académiques, il prend le chemin du romantisme (1854-1867), avant de se consacrer au thème de l'enfance (1868-1879). Sa palette devient plus claire et ses couleurs de plus en plus raffinées. Entre 1882 et 1896, il se sent attiré par la vie animée de la plage à Heist. Selon Octave Maus, il est considéré comme un des pionniers de l'École de Termonde[7].

Jan Verhas est l'auteur de La Revue des écoles en 1878, l'une des toiles les plus connues du patrimoine artistique belge[8].

Distinctions

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Références

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  1. a b c et d Edmond-Louis De Taey, Les artistes belges contemporains : leur vie, leurs œuvres, leur place dans l'art, Alfred Castaigne, Brussels, 1894, p. 225-243.
  2. Alain Jacobs, Jan Frans Verhas dans: Dictionnaire des peintres belges
  3. « État-civil de Termonde », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
  4. Société royale pour l'encouragement des beaux-arts, Salon de Gand de 1868 (XXVIIe), Gand, Eug. Vanderhaeghen, , 104 p. (lire en ligne), p. 89.
  5. Moniteur belge, Pasinomie ou collection des lois, t. XIII, Bruxelles, Bruylant-Christophe et Cie, , 369 p. (lire en ligne), p. 301.
  6. a et b Rédaction, « Jan Verhas », L'Indépendance belge, no 306,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
  7. Octave Maus, « Les Peintres de Termonde », L'Art moderne, vol. 19, no 28,‎ , p. 229-231 (lire en ligne, consulté le ).
  8. Michael Palmer, Joost De Geest (dir.), Anne-Marie Poels, Katharina Van Cauteren et Bart Janssen, 500 chefs-d’œuvre de l'art belge : Du XVe siècle à nos jours, Racine, , 512 p. (ISBN 978-2-87386-470-5 et 2873864702, OCLC 470704073, lire en ligne), p. 478.
  9. Moniteur, « Nominations », Moniteur belge, no 135,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).

Liens externes

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