Jean Syndon
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(à 67 ans) Paris 16e |
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Jean Syndon (né Marie Jean Baptiste Léon Sindou à Caniac-du-Causse le et mort à Paris le [1]) est un peintre français, condamné pour l'assassinat de Lucien David en 1902 à Étretat.
Spécialisé dans les portraits, il est aussi connu pour ses nus.
Biographie
[modifier | modifier le code]Marie Jean Baptiste Léon Sindou[2] naît le dans une famille originaire de Caniac, canton de Labastide-Murat, arrondissement de Gourdon[3] où elle possédait une propriété qu'elle dut vendre à la suite de revers de fortune occasionnés par la charge d'une famille nombreuse. Jean Sindou est le dernier des cinq enfants qui atteignent l’âge adulte sur les sept du couple : l’ainé Marcel, professeur[3], comme son père ; Angèle et Caroline modistes et couturières à Saint-Germain-des-Prés ; une troisième fille religieuse[3].
Admis à l'École des beaux-arts de Paris en 1889[4], il y reste jusqu’en 1895. Il a pour professeurs les peintres Léon Bonnat[5] et Jules Lefebvre[5]. Afin d’éviter les plaisanteries d'atelier à propos de son nom « Sindou », il prend le pseudonyme de « Syndon »[3]. Il participe à plusieurs éditions du Salon.
En 1901, son adresse est au 17, rue du Dragon[6] à Paris. En 1902 et jusqu’à son arrestation dans l'affaire d'Étretat, il emménage dans un atelier au 73, avenue de Versailles à Paris, où il a pour voisin d’atelier le peintre Henri-Georges Chartier[7].
Jean Syndon meurt en 1937[8].
L’affaire d’Étretat
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Jean Syndon est condamné à dix ans de travaux forcés en 1902 par la cour d'assises de Rouen pour avoir assassiné, à Étretat en septembre 1902, Julien David, le mari de sa maîtresse[9]. Sa peine est commuée en 1903 en dix années de réclusion par recours en grâce auprès du président de la République[10].
Julien David était agent de change à la bourse de Paris et avait employé Syndon pour réaliser des portraits de sa famille. Il était le père de Pierre David et Maxime David, et le grand-père paternel de l'académicienne Jacqueline de Romilly[11],[12],[13].
Œuvres dans les collections publiques
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- Dijon, musée des Beaux-Arts : Portrait de M. Albert Joliet, 1916, huile sur toile[14].
- Dourdan, musée du château de Dourdan : Nu à la puce, 1926, huile sur toile[15].
- Paris, École nationale supérieure des beaux-arts : Faune dansant, 1895, pierre noire sur papier[16].
- Toulouse, musée des Augustins : Portrait de l’amiral Léopold Manen, 1898, huile sur toile[17].
- Œuvres non sourcées attribuées à Jean Syndon
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Portrait de femme (1896).
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Nu féminin.
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La Nymphe Biblis (1913).
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La Lecture (1913).
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris 16e, vue 5/31.
- ↑ « Le drame d'Étretat », Journal du Loiret, 30 novembre 1902.
- « Le drame d'Étretat », Le Temps, 30 septembre 1902, p. 3 lire en ligne sur Gallica.
- ↑ « Cat'zArts - Affichage d'une notice », sur www.ensba.fr (consulté le ).
- « Cat'zArts - Affichage d'une notice », sur www.ensba.fr (consulté le ).
- ↑ Société des artistes français, « Catalogue illustré du Salon… / publié sous la direction de F.-G. Dumas », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ « Le Temps », sur Gallica, (consulté le ).
- ↑ Bulletin de la Société des études littéraires, scientifiques et artistiques du Lot, janvier 1937, p. 194 lire en ligne sur Gallica.
- ↑ « L'affaire Syndon », Le Temps, , p. 3 lire en ligne sur Gallica.
- ↑ « La commutation de peine de Syndon », Le Temps, ,p. 3 lire en ligne sur Gallica.
- ↑ « Syndon à l'audience - Le drame d'Etretat », La Vie populaire, no 13, , p. 193-195 (lire en ligne [PDF])
- ↑ « Le Temps », sur Gallica, , p. 3
- ↑ « Le Petit journal », sur Gallica, , p. 1
- ↑ « Joconde - catalogue - dictionnaires », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ [PDF] « Les oiseaux disparus », dossier de presse sur chateau.dourdan.fr, p. 11.
- ↑ « Cat'zArts - Résultats de recherche », sur www.ensba.fr (consulté le ).
- ↑ « Portrait de l'amiral Leopold Manen », sur www.augustins.org (consulté le ).
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Marcel Boulanger, « Tybalt et Syndon », La Renaissance latine, 1902, pp. 534-539 (en ligne sur Gallica). — Chronique inspirée de l'affaire d'Étretat.