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Theodora (chanteuse)

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Theodora
Theodora à Yardland 2025.
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Lili Théodora Mbangayo MujingaVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
Boss ladyVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Miss KitokoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Activité
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Autres informations
Label
Boss Lady Records (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genres artistiques
Distinctions

Theodora (stylisé sans accent), également surnommée Boss Lady, anciennement Theodorare[1], née le à Lucerne, en Suisse, est une chanteuse, rappeuse et danseuse franco-congolaise.

Elle se fait connaître en avec le single Kongolese sous BBL qui est le premier single bouyon à être certifié single d'or en France, ainsi que le premier par un artiste non antillais. Le , elle sort la réédition de sa première mixtape qui devient disque d'or le .

En , elle est l'artiste féminine francophone la plus écoutée en France selon Billboard. En et de cette même année, elle affiche complet en moins de 15 minutes pour 4 dates prévues en et au Zénith de Paris, soit 7 000 spectateurs par date, pour un total de 28 000 personnes.

Le , elle apparaît comme artiste invitée dans le titre melodrama de Disiz, qui se hisse plusieurs semaines consécutives à la première position du classement SNEP (France) et à la première position du classement Ultratop (Belgique). Le hit est certifié single d'or en France moins d'un mois plus tard et single de diamant deux mois plus tard.

En , lors de la cérémonie Men of the Year du magazine masculin américain GQ, elle est élue femme de l'année par l'édition française du magazine.

Lors de la 41e cérémonie des Victoires de la musique, la chanteuse remporte quatre des cinq catégories dans lesquelles elle est nommée : album de l'année, révélation féminine de l'année, révélation scène et création audiovisuelle.

Biographie

Jeunesse, famille et éducation

Lili Théodora Mbangayo Mujinga[2] naît en Suisse[3],[4] dans une famille immigrée congolaise. Elle connaît plusieurs déménagements : la Grèce, le Congo, La Réunion puis Bordeaux, Rennes[3] et Fougères. Ses parents quittent la Grèce en après la crise de la dette[5]. Son père obtient son diplôme de médecin à 42-43 ans[6]. Elle évoque dans Le Parisien : « Ma mère a fini très tard sa formation médicale pour nous élever. Mon père qui vient d'une famille très pauvre de Kinshasa a fini son cursus à 42 ans pour être médecin ». Durant sa jeunesse, son père travaille dans le domaine militaire comme praticien médical militaire, ce qui fait que sa famille a dû s'installer successivement dans plusieurs pays[7].

Elle s'installe finalement en France hexagonale à l'âge de 6 ans[8], parlant couramment le grec mais ne maîtrisant pas encore le français[9]. Elle passe par la Seine-et-Marne, Groslay, Saint-Jean-d'Angély, avant d'arriver à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)[10],[11],[12],[13]. Quand la famille arrive en France, ils vivent d'abord dans un petit studio HLM à cinq, avant que le père, devenu médecin, n'améliore la situation financière de la famille[5]. En 2025, il exerce en tant que gynécologue[14].

Née en Suisse, elle n'en possède pas la nationalité car le droit du sol n'y existe pas. Elle évoque n'avoir « aucune attache à la Suisse »[15]. Elle obtient la nationalité française vers l'âge de 13-14 ans par naturalisation[15].

En dehors de l’école, elle pratique le judo et participe aux championnats de France[16]. Petite, elle fait également de la danse (danse classique, contemporaine, modern jazz, hip-hop)[17].

Elle obtient son baccalauréat en à Vitré, dans la même classe que le streameur Anyme[18],[19]. D'abord attirée par la politique, elle entre en classe préparatoire ENS D1 à Vannes[20] (qu'elle interrompt après 6 mois[16]), et devient membre du conseil régional des jeunes de Bretagne, dont elle devient une des deux élus dans la commission culture[4].

Le grand frère de Theodora[21], connu sous le pseudonyme Jeez Suave, né le à Athènes (Grèce)[22], compose plusieurs de ses chansons dont Kongolese sous BBL[23],[24]. Il est son compositeur, producteur et manager.

Carrière

Débuts (-)

À 17 ans, elle quitte sa famille pour se lancer dans la musique, sans le soutien de son père à qui elle ne parle plus. Elle évoque : « c'est un retour à cette vie plus modeste. Tout à coup, je suis vraiment fauchée. »[5]. En , elle revient sur cette période dans le podcast Couch de Léna Situations. Elle raconte : « mon père il a dit « Bah OK si tu veux faire ça, bah moi je te calcule plus, tu te débrouilles toute seule » ». Cependant en , leur relation a changé. Elle déclare : « Aujourd'hui, on est grave, grave proche l'un de l'autre » et ajoute que c'est « l'une des personnes qui a le plus changé par amour »[15].

Si elle fait ses premiers pas dans l'industrie par la danse[25], ses premières compositions émergent de sa collaboration avec son frère Jeez Suave, lorsque celui-ci débute la conception rythmique et lui propose de chanter[26]. En , la chanteuse confie à Vogue France que c'est par son père qu'elle arrive à la musique : « À chaque fois que l'on arrivait dans un nouveau pays, en bon mélomane qu'il est, il se plongeait dans les musiques locales »[27].

En , elle sort son premier EP intitulé Neptune[28]. En , elle sort son deuxième EP intitulé Lili aux paradis artificiels[29]. L'EP, produit par Jeez Suave, se distingue par une énergie puisant dans le UK garage et la drum'n'bass, accompagnée d'une esthétique « kawaii » affirmée[30].

En , Theodora commence à se faire connaître au sein de la scène musicale indépendante francilienne[31]. Elle publie le le morceau Le paradis se trouve dans le 93, premier titre remarqué qui pose les bases de son univers musical[32].

Le , elle participe à l'audition régionale Île-de-France des iNOUïS du Printemps de Bourges à La Maroquinerie[33].

En , Theodora publie un troisième EP, Lili aux paradis artificiels : tome 2, caractérisé par une atmosphère sonore plus sombre et introspective. Le single Besoin d'aide, extrait de ce projet, aborde de manière explicite les troubles psychiques et les angoisses personnelles, thématiques récurrentes dans son œuvre[34].

Montée en popularité (-2025)

En , elle rencontre un important succès avec le titre Kongolese sous BBL, au style bouyon antillais, qui devient viral notamment sur TikTok et fait son entrée au classement SNEP[35],[36]. Le sigle BBL, qui traverse son œuvre, signifie tantôt Brazilian Butt Lift, une technique de chirurgie esthétique d'augmentation du volume fessier, tantôt Big Boss Lady, son surnom, ou encore Bad Boy Lovestory[37]. Sa première mixtape, Bad Boy Lovestory, est publiée le .

En , elle publie une réédition de sa première mixtape sous le titre MEGA BBL, regroupant de nombreuses collaborations (Juliette Armanet, Chilly Gonzales, Jul, etc.) et affirmant son ambition artistique sur la scène internationale[38],[39]. Cette dernière devient disque d'or le .

Elle participe à la cérémonie des Flammes le , où elle reçoit la Flamme de la révélation féminine de l'année, un trophée qu'elle dédie à « toutes les filles noires un peu bizarres »[40].

En et , elle affiche complet en moins de 15 minutes pour 4 dates prévues en et au Zénith de Paris, soit 7 000 spectateurs par date, pour un total de 28 000 personnes[41],[42],[43](alors qu'au départ, on lui avait proposé de performer à l'Olympia et ses 2800 places[16]). En , elle est programmée pour le concert au GP Explorer 3[44]. Elle est également présente sur l'album The Last Race produit et sorti à l'occasion de cet évènement[45].

En , elle est l'une des invités de la saison 4 de Nouvelle École sur Netflix[46].

Le , elle collabore avec Disiz sur le titre melodrama[47], qui se hisse plusieurs semaines consécutives à la première position du classement SNEP[48]. Il s'agit de sa première chanson à atteindre cette position et de la deuxième pour Disiz, après Rencontre (en) en featuring avec Damso. Le titre est certifié single d'or en France moins d'un mois plus tard et single de diamant deux mois plus tard. Ce titre détient le record du plus grand nombre de semaines consécutives passées en tête du classement français en .

En , elle est la deuxième artiste francophone la plus écoutée en France devant Céline Dion et derrière Aya Nakamura, selon Billboard[49] (entre janvier et août 2025). En fin d'année, elle est la première artiste francophone la plus écoutée en France[16].

Un pas vers l'international (2026-)

En 2026, il est publiquement révélé qu'elle fait partie du jury de la saison 5 de Nouvelle École sur Netflix, aux côtés de Oli et de SDM[50], après avoir effectué la saison 4 en étant que jury invité. En février 2026, elle prend part aux before et after parties Grammy Awards de YouTube Africa et de Universal Music[51],[52] à Los Angeles et elle est aperçue aux côtés de Tyla, Ayra Starr, ou encore Moliy. Quelques jours plus tard, elle est aperçue au studio avec Ayra Starr[53]. Le 6 février 2026, elle sort le single Des mythos[53], produit par des producteurs anglo-saxons ayant travaillé avec Summer Walker, Taylor Swift, ou encore Rihanna.

Le 13 février 2026, lors des Victoires de la Musique, elle a établi le record de la soirée en remportant quatre Victoires de la Musique[54].

En juillet 2026, elle est programmée pour la première fois au festival Les Ardentes[55].

Style musical

Les médias décrivent le style de Theodora comme extraordinairement varié, fusionnant de nombreux genres incluant bouyon, hyperpop, rap français, pop, afrobeat, amapiano, zouk, calypso, dancehall, R&B, rock, musique électronique ou encore drum and bass[56],[57]. Elle revendique ce mélange de sa musique, au style éclectique[13], comme un choix délibéré : « Quand on est un enfant de la diaspora en France, on fréquente des lieux où tout se mélange. Dans les clubs noirs, il y a du bouyon, il y a de la musique afro-caribéenne […] Je pense que ma musique reflète la rencontre de différents mondes au même endroit »[7] ; « mon père mettait un point d'honneur à écouter les trucs du pays où il arrivait »[58],[11],[26].

Son esthétique est marquée par une hyperféminité décomplexée et revendiquée. Sous une apparence insouciante, ses textes riches en références pop culture abordent des thématiques sociales, comme l'identité féminine noire, ainsi que des thèmes plus personnels comme la santé mentale, le harcèlement, les violences sexuelles ou les tentatives de suicide[26],[59],[60].

Dans une interview pour l'Abcdr du Son, Theodora exprime son malaise avec l'étiquette de rappeuse : « On m'a mis dans la catégorie rappeuse à un moment et j'ai voulu montrer que je savais faire beaucoup d'autres choses. Prouver aux gens que je pouvais faire de la pop, du rock […] À un moment, on me présentait en tant que rappeuse parce qu'on ne voulait pas me classer comme chanteuse. Et je me disais que c'était injuste pour les vrais rappeurs. Mais finalement je comprends pourquoi certains peuvent me classer là-dedans. Je pense quand même que je suis beaucoup plus hybride qu'une rappeuse dans ma musique. »[20]. Elle reconnaît cependant sa dette envers le rap dans son processus créatif : « Je m'en suis rendu compte en étant au studio avec des rappeurs. J'utilise les mêmes techniques d'écriture qu'eux, je suis vraiment un bébé du rap. J'ai écouté beaucoup d'autres musiques et je chante, mais la première musique que j'ai écoutée et que j'écoute le plus dans ma vie, c'est vraiment le rap. Et dans mon processus de création, je suis très rap. Pareil dans mes thématiques et ma manière de les aborder […] Je pense que c'est ce qui fait que les gens me classent en tant que rappeuse : parce qu'il n'y a pas tant que ça de chanteuses comme moi qui vont dire "je fume du shit en bas de ma cité" en chantant ». Dans une interview À la régulière par Mehdi Maïzi sur France Inter, elle se décrit comme « une chanteuse qui rappe »[9].

Ses chansons mélangent le français avec de l'argot, du lingala[61] et de l'anglais.

Engagements et prises de position

Féminisme, front contre l'extrême droite et génocides

Sur les réseaux sociaux, elle s'exprime sur des sujets de société, soutenant notamment la cause féministe[62]. En , à la suite des résultats du RN au premier tour des élections législatives, elle participe à un rassemblement contre l'extrême droite, avec d'autres artistes[63],[64]. Elle prend également position contre le génocide, notamment en RDC[65] et à Gaza[24],[66].

Après l'utilisation de melodrama par Jordan Bardella sur ses réseaux sociaux[67], elle dénonce la contradiction en  : « Je ne peux pas comprendre que vous, qui ne me considérez jamais comme pleinement française, tiriez profit de mon travail pour défendre des positions que je combats et auxquelles je n'ai jamais voulu être associée. »[68]. Elle réaffirme sa position contre l'extrême droite en citant Zaho de Sagazan : « N'utilisez pas les mots des artistes si vous n'agissez pas pour les vies qu’ils défendent. Et cela vaut pour toutes les personnalités politiques »[69].

LGBTQIA+

À l'occasion d'une apparition en tant qu'invitée dans Drag Race France All Stars en , elle affiche également son soutien au monde du drag, et à la communauté LGBTQIA+ : « Je trouve que j'ai beaucoup pris à la communauté drag. En plus, la communauté LGBT+ est grave derrière moi. C'est un plaisir de rendre une partie de ce que les gens me donnent[70]. »

En décembre 2025, Theodora ajoute dans Billboard France que le monde du drag l'a aidée dans des périodes compliquées de sa vie : « C’est un monde que j’ai beaucoup apprécié, dans un moment de ma vie où je me renfermais sur moi-même sans m’en rendre compte. J’ai rencontré des gens qui étaient vraiment là pour s’exprimer et s’unir. Je pense que certains d’entre eux ont senti ce besoin presque paternel de venir m’aider. C’est ce qui fait que je m’en sens proche, et j’ai moi aussi beaucoup de personnes LGBT dans mon équipe[16]. »

Racisme en France

En , Theodora évoque dans The Fader le racisme en France[71]. Selon elle, « quand on est une fille noire » au sein de l'industrie musicale en France « il faut se battre cinq fois plus ». Le magazine souligne la campagne raciste menée par l'extrême droite à l'encontre de la chanteuse franco-malienne Aya Nakamura, rappelant les attaques dont elle a fait l'objet après l'annonce de sa participation à la cérémonie d'ouverture des JO de Paris 2024[72]. Ses paroles font également écho aux paroles d'Yseult en 2021 (« Il faut que tu travailles beaucoup plus que les autres […] Faut que tu te taises […] T'es pas dans ton pays ici […] T'as pas ta place ici […] On te remettra toujours à ta couleur de peau et tu te dois de… »)[73],[74].

« Tu dois te battre cinq fois plus. Parce que personne n’aime les filles noires. Si je ne tenais pas ma place là-bas, tu ne me verrais pas, parce qu’on est dans un pays raciste »

— Theodora, The Fader

« J’ai l’impression de l’avoir senti toute ma vie (N.D.L.R.: le racisme). Pourtant, quand bien même j’ai vécu dans des endroits vraiment reculés, c’est aujourd’hui que j’en subis le plus. Récemment, à un événement, on m’a confondue… Non pas avec une autre femme noire, mais avec un membre de l’équipe d’un homme noir. Il y avait seulement deux femmes noires à retenir sur tout l’événement, mais même ça n’est pas possible. […]

Tout le monde n’est pas raciste, ce n’est pas la question. La réalité, quand tu sors de l’Île-de-France, c’est que beaucoup de gens ne fréquentent même pas de personnes noires, et sont remplis de préjugés. »

— Theodora, Billboard France

Place de la femme dans le milieu de la musique

« […] cette industrie, qui est tellement anti-filles, ultra compétitive et nous insécurise vraiment. Le game est fait de telle manière qu’on nous fait comprendre qu’il n’y a pas assez de place pour toutes alors qu’on est nombreuses à avoir du talent. La concurrence pour moi, ce n’est pas problématique, ça n’empêche pas de s’apprécier personnellement, artistiquement, de se fréquenter. »

— Theodora, Redbull France

« Cette industrie [...] elle est anti-femmes. Elle adore les petites filles dociles, les poupées, mais pas la femme qui vient récupérer son dû. Dans une société capitaliste, la femme est vue comme un poids. C’est celle qui tombe enceinte au travail. Du coup, il faudra lui payer son congé de grossesse. Elle est censée moins travailler, être moins productive. Et je pense que dans la musique, qui est un milieu finalement très capitaliste, on n’aime pas la femme car il n’y a de la place que pour une seule d’entre elles. ‘Les autres, supprimez-les. Qu’elles n’existent pas.’ »

— Theodora, Billboard France

Discographie

EP

Mixtapes

Titre Détails de l'album Meilleure position[75] Certifications[76]
Drapeau de la France

FRA

Drapeau de la Belgique

WAL

Drapeau de la Belgique

FLA

Drapeau de la Suisse

SUI

Bad Boy Lovestory
  • Labels : Boss Lady Records / Maison Neptune X NBFD
  • Sortie :
3 14 Drapeau de la France France :Disque de platine 3 × Platine
MEGA BBL
(réédition)
2 15 21

Singles

Titre Année Meilleures positions[75] Certifications[76],[77] Album
Drapeau de la France
FRA
Drapeau de la Belgique
BEL
La Thune[25]
Whine[78] 2019
Daddy Chocolat
Le paradis se trouve dans le 93
Lili aux paradis artificiels
C trop la loose </3
Blues d'hiver
FNG
Bad Boy Lovestory
Jtm 1 peu / Mon casque
Kongolese sous BBL 10 34
243 km/h
Big Boss Lady
Ils me rient tous au nez 26 49
Pay! (feat. Guy2Bezbar) 31 Mega BBL
Do u wanna? 53
Boss Babies (feat. BB Trickz (en))
Go! (feat. Luidji)
Ils me rient tous au nez (live version) (feat. Chilly Gonzales) - NC[a]
Les Oiseaux rares
(feat. Juliette Armanet)
Masoko Na Mabele (feat.ThisizLondon (en)) 122
Mon bébé (Free kitty version) NC[b]
Des mythos 2026 13
Miss Kitoko 25
Sexy Music 4 Life

Autres chansons classées

Liste des titres, avec positions dans les classements
Titre Année Meilleure position[75] Certification[76],[77] Album
Drapeau de la France
FRA
Drapeau de la Belgique
BEL
Drapeau de la Suisse
SUI
Drapeau du Nigeria
NGA (en)[79]
Drapeau des États-Unis
US Afro (en)[80]
Drapeau du Royaume-Uni
UK Afro (en)
Fashion Designa 12 37 Mega BBL
Zou bisou
(feat. Jul)
9 31
Mon bébé
(feat. Brazy)
30
melodrama
(Disiz feat. Theodora)
1 1 9 on s'en rappellera pas
Mademoiselle
(Sarz (en) feat. Odumodublvck (en),
Shallipopi, Theodora, Zeina (en))
47 29 19[81] Protect Sarz At All Costs
Dis moi je t'aime
(GP Explorer feat. Theodora)
48 The Last Race
Instructions

(Meryl feat. Theodora)

43 La Dame
Paparazzi

(Meryl feat. Theodora)

198
SPA

(Gims feat. Theodora)

2026 4 18
Sex Model

(PLK feat. Theodora)

3 40 Grand Garçon

Collaborations

  •  : Implaccable feat. Theodora - J'ai ce petit petit truc (sur l'album So Vladdy Shit)
  • 2023 : Zoomy, Vilhelm. feat. Theodora, H JeuneCrack - CODE CHEAT
  •  : DaddyJo feat. Theodora - Betty Boop (sur l'album Être & Vivre)
  •  : Booska-P feat. Theodora - Petite Abebi[c] (sur l'album Les 11 à suivre )[83]
  •  : Sarz (en) feat. Odumodublvck (en), Shallipopi, Theodora, Zeina (en) - Mademoiselle (sur l'album Protect Sarz At All Costs)
  •  : Disiz feat. Theodora - melodrama
  •  : GP Explorer feat. Theodora - Dis moi je t'aime (sur l'album The Last Race)
  •  : Meryl feat. Theodora - Paparazzi (sur l'album La Dame)
  •  : Meryl feat. Theodora - Instructions (sur l'album La Dame)
  • 2025 : HollyG feat. Theodora - Coller la petite
  • 2025 : Len Lucci feat. Theodora - How Greedy
  • 2026 : Gims feat. Theodora - SPA
  • 2026 : PLK feat. Theodora - Sex Model (sur l'album Grand Garçon)

Tournées

Filmographie

Télévision

Émissions

Documentaires

Clips

Distinctions

Année Récompenses Catégories Travail nommé Résultat Réf.
Les Flammes Flamme de la révélation féminine de l'année Elle-même Pré-nommée [86]
Lauréat [87]
Prix Joséphine Prix 18–20 ans Bad Boy Lovestory Lauréat [88]
NRJ Music Awards Révélation féminine francophone Elle-même Nomination [89]
Social Hit Fashion Designa Nomination
GQ Men of the Year Femme de l'année Elle-même Lauréat [90]
Dazed 100 Music Incluse [91]
2026 Victoires de la Musique Victoire de la révélation scène Lauréat [92]
Révélation féminine Lauréat
Victoire de l'album Mega BBL Lauréat
Chanson originale Fashion Designa Nomination
Création audiovisuelle Lauréat

Vie personnelle

En 2024, elle est en couple avec le rappeur Zoomy[93].

Elle parle de sa bisexualité dans un entretien en  : « En vrai, je n'ai jamais fait de coming out. Si je considère que la sexualité est quelque chose de normal, alors j'en parle normalement. Pas besoin d'annonce[94]. »

Elle indique être atteinte du syndrome des ovaires polykystiques qui lui provoque des troubles hormonaux et physiques[16].

Notes et références

Notes

  1. a et b Titre certifié. Une seule et même certification (voir titre ci-dessus : Ils me rient tous au nez).
  2. a et b Titre certifié. Une seule et même certification (voir titre dans la section « Autres chansons classées » : « Mon bébé (feat. Brazy) »).
  3. Clin d'œil à Abeti Masikini, chanteuse de la scène congolaise[82].

Références

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  2. « Theodora ➤ Biographie : naissance, parcours, famille… », NRJ (consulté le ).
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  5. a b et c Camille Diao, « Theodora, Boss Lady : rencontre avec la superstar qui secoue la pop francophone », Harper's Bazaar, (consulté le ).
  6. « Théodora : "Depuis que j'ai découvert 'Umbrella', j'ai été éperdument amoureuse de Rihanna" », L'interview de h 20, sur radiofrance.fr, France Inter, (consulté le ).
  7. a et b (en) Steffanee Wang, « Theodora's globe-trotting pop is France right now », The Fader, (consulté le ).
  8. « Theodora : « Défendre des grandes causes, bien sûr que c’est stylé ! » - L'Humanité », sur https://www.humanite.fr, (consulté le )
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  38. José Marinho, « Avec «Mega BBL», la Franco-Congolaise Théodora impose un style libre et engagé », Le choix musical de RFI, Radio France internationale, (consulté le ).
  39. Marie Labory, Carole Boinet et Charles Arden, « Critique musique : avec l'impressionnant et foisonnant "MEGA BBL", Théodora invente une nouvelle pop », Les Midis de Culture, sur radiofrance.fr, France Culture, (consulté le ).
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