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John Lyly

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John Lyly
Page de titre de l'édition d'Euphues. The Anatomy of Wit, Londres, Gabriel Cawood, vers 1590.
Fonctions
Membre du Parlement d'Angleterre
Membre du parlement d'Angleterre de 1597-1598
Appleby (d)
Membre du parlement d'Angleterre de 1593
Aylesbury (d)
Membre du parlement d'Angleterre de 1589
Hindon (d)
Membre du parlement d'Angleterre de 1601
Aylesbury (d)
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
St Bartholomew-the-Less (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
signature de John Lyly
Signature.

John Lyly, né vers 1553 et mort en , est un écrivain et dramaturge anglais, devenu favori de la Cour. Il est le créateur d'un style, l'euphuisme, qui se rapproche du style précieux français.

John Lyly (Lilly ou Lylie) est né dans le Kent vers 1553-1554, fils aîné de Peter Lyly et de son épouse, Jane Burgh (ou Brough). Son père est enregistré comme notaire à Rochester en 1550 ; il est l'officier d'état civil de l'archevêque de Canterbury Matthew Parker. Son grand-père, le grammairien William Lyly (en), est l'auteur d'une grammaire latine et directeur de la St Paul's School à Londres[1] ; son oncle, George Lyly (en), érudit et cartographe, est l'aumônier de Reginald Pole, archevêque de Canterbury.

John Lyly a vraisemblablement commencé ses études à la King's School de Canterbury[1]. Il a environ 15 ans lorsque son père meurt en  ; le testament de ce dernier fait de sa femme Jane et de son fils John ses coexécuteurs testamentaires et nomme « ma maison d'habitation [...] appelée l'Aigle évasé [the Splayed Eagle] », située près de la cathédrale de Canterbury[2] ; elle est vendue quatorze mois plus tard, en [3].

En 1571, à l'âge de 16 ans, John Lyly commence ses études au Magdalen College d'Oxford ; il y obtient sa licence le et sa maîtrise le [4].

Il rentre par la suite au service du comte d'Oxford, avant de devenir dramaturge pour la Cour.

En dehors de son œuvre dramatique, Lyly a acquis, de son vivant, la célébrité avec son roman Euphues. Nommé d'après cette œuvre, le style « euphuistique » se caractérise par l'abondance des ornements, le rythme de la phrase et le recours à l'allitération.

  • Euphues ou l'anatomie de l'esprit, 1578
  • Euphues et son Angleterre, 1580
  • Campaspe (en), comédie en prose inspirée du triangle amoureux entre Campaspe, Alexandre le Grand et le peintre Apelle. Elle est représentée à Londres à l'automne 1583 au Blackfriars Theatre, puis en au Palais de Whitehall en présence de la reine Élisabeth Ire ; elle est éditée en 1584 par Thomas Dawson pour Thomas Cadman à Londres[5].
  • Sapho et Phao (en), comédie inspirée par les Héroïdes d'Ovide, sur le thème mythologique de Phaon et de la poétesse Sappho. Elle est représentée en à Londres et éditée la même année par Thomas Dawson pour Thomas Cadman[6].
  • Galatée (en), comédie jouée pour la première fois le par la troupe d'enfants-acteurs Children of Paul's (en) au palais de Greenwich, devant la reine Élisabeth. Elle est publiée à Londres en 1592 par John Charlwood pour Joan Broome.
  • Endymion, the Man in the Moon (en), comédie inspirée par le mythe d'Endymion. La pièce est jouée pour la première fois à la Chandeleur (2 février) 1588 par la troupe d'enfants-acteurs Children of Paul's au palais de Greenwich, devant la reine Élisabeth ; elle est publiée en 1591 à Londres par John Charlwood pour Joan Broome[7].
  • La Métamorphose de l'amour (en), pastorale allégorique, représentée en 1589 par les Children of Paul's et en 1590 par une autre troupe d'enfants-acteurs, les Children of the Chapel (en)[8] ; elle est publiée à Londres par William Wood en 1601.
  • Midas (en), comédie, représentée par les Children of Paul's, sans doute en 1590.
  • Mother Bombie (en), farce, publiée en 1594 à Londres par Thomas Scarlet pour Cuthbert Burby.
  • The Woman in the Moon (en), comédie publiée en 1597 à Londres par William Jones ; on ne possède par d'indication sur sa représentation.

Notes et références

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  1. a et b (en) George Kirkpatrick Hunter, « John Lyly (1554-1606) », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press,
  2. (en) Albert Feuillerat, John Lyly. Contribution à l'histoire de la Renaissance en Angleterre, Cambridge University Press, , p. 518.
  3. (en) William Urry, « John Lyly and Canterbury », 33rd Annual Report of the Friends of Canterbury Cathedral,‎ , p. 19–25.
  4. Charles William Boase et Andrew Clark, Register of the University of Oxford, Clarendon, 1887, vol. II, partie II, p. 51 et partie III, p. 27.
  5. George Kirkpatrick Hunter et David Bevington 1991, p. 1-2.
  6. George Kirkpatrick Hunter et David Bevington 1991, p. 141-145.
  7. (en) David M. Bevington, « Introduction: Date and Authorship », dans Endymion, Manchester University Press, (ISBN 9780719030918), p. 7–9.
  8. E. K. Chambers, The Elizabethan Stage, Oxford, Clarendon Press, 1923, vol. 3, p. 416.

Bibliographie

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  • (en) George Kirkpatrick Hunter, John Lyly, the humanist as courtier, Londres, Routledge / Kegan Paul, , X-376 p..
  • (en) George Kirkpatrick Hunter et David Bevington, Campaspe and Sappho and Phao, Manchester University Press, coll. « The Revels Plays », (ISBN 9780719031007).
  • (en) Andy Kesson, John Lyly and early modern authorship, Manchester / New York, Manchester University Press / Palgrave Macmillan, , XII-241 p. (ISBN 9780719088247).
  • Louis Lecocq, « Lyly John », dans Michel Corvin (dir.), Dictionnaire encyclopédique du théâtre à travers le monde, Paris, Bordas, (ISBN 9782047312957), p. 563.

Liens externes

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