Joseph Medill
| Joseph Medill | ||
Joseph Medill | ||
| Fonctions | ||
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| 26e maire de Chicago | ||
| – (1 an, 8 mois et 18 jours) |
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| Prédécesseur | Roswell B. Mason | |
| Successeur | Lester L. Bond (par intérim ; 3 mois) Harvey D. Colvin |
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| Biographie | ||
| Date de naissance | ||
| Lieu de naissance | Saint-Jean (Nouveau-Brunswick) | |
| Date de décès | (à 75 ans) | |
| Lieu de décès | San Antonio (Texas, États-Unis) | |
| Sépulture | Cimetière de Graceland | |
| Nationalité | Américaine | |
| Parti politique | Parti républicain | |
| Conjoint | Katherine "Kitty" Patrick | |
| Enfants | Katherine Medill Elinor Medill Josephine Medill |
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| Religion | Protestant | |
| Résidence | Chicago | |
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| Maires de Chicago | ||
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Joseph Medill (né le à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick (Canada) - mort le à San Antonio au Texas[1]) est un homme politique américain, membre du Parti républicain. Il fut propriétaire et éditorialiste du Chicago Tribune et maire de Chicago de 1871 à 1873[2].
Medill devient maire juste après le Grand incendie de Chicago où il met en place le parti temporaire appelé « Fireproof »[3], qui sert pendant deux ans afin de mettre en œuvre la grande reconstruction de la ville. Durant son mandat, il contribue à étendre les pouvoirs du bureau du maire et restructure en profondeur des services municipaux tels que la police et les pompiers.
Biographie
[modifier | modifier le code]Joseph Medill est né le à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, dans une famille irlando-écossaise. Dans les années 1840, il emménage à Chicago. Medill épouse Katherine « Kitty » Patrick le et ont ensemble trois filles, Katherine, Elinor et Josephine (1866-1892)[4].
Chicago Tribune
[modifier | modifier le code]Sous Medill, le Chicago Tribune, principal quotidien de la ville de Chicago, prospère et devient le premier journal républicain à Chicago[5]. Medill est fortement antiesclavagiste, soutenant à la fois la cause des sols libres et l'abolitionnisme. Medill est un grand partisan d'Abraham Lincoln dans les années 1850. Medill et le Tribune jouent un rôle déterminant dans la nomination présidentielle de Lincoln et appuient également la cause de l'Union pendant la guerre civile américaine. L'adversaire principal du Tribune durant cette période est le Chicago Sun-Times, qui lui soutient les démocrates.
Medill en est le rédacteur en chef jusqu'en 1864, date à laquelle Horace White devient rédacteur en chef. À cette époque, Medill quitte les opérations quotidiennes du Tribune pour des activités politiques[5]. Mais White se heurte à Medill lors de l'élection présidentielle de 1872. Ainsi, en 1873, Medill achète des actions supplémentaires à Cowles et à White, devenant ainsi propriétaire majoritaire. En 1874, il remplace White comme rédacteur en chef. Medill est rédacteur en chef du Tribune jusqu'à sa mort[1].
Carrière politique
[modifier | modifier le code]En 1864, Medill quitte la direction du Tribune pour se lancer en politique. Il est nommé par le 18e président des États-Unis Ulysses S. Grant à la première Commission de la fonction publique. En 1870, il est élu délégué à la convention constitutionnelle de l'Illinois.
En 1871, après le Grand incendie de Chicago, Medill est convaincu par Carter Harrison, Sr. (qui devient maire de Chicago de 1879 à 1887) de présenter sa candidature à la mairie de Chicago. Medill est élu maire de Chicago[6] en tant que candidat du parti temporaire appelé « Fireproof », qui servit pendant deux ans[7]. En tant que maire, Medill renforce considérablement le pouvoir du bureau du maire. Il institue une loi qui débouche sur la création de la première bibliothèque publique de Chicago (Chicago Central Library)[5] ; il fait entrer en vigueur de nouvelles lois qu'il applique et réforme le Chicago Police Department (CPD) et le Chicago Fire Department (CFD) afin de leur donner plus de compétences[8].
Au cours de sa première année en tant que maire, Medill reçoit très peu de résistance législative de la part du conseil municipal de Chicago. Alors qu'il oppose son veto à ce qui est un nombre sans précédent de onze ordonnances du conseil municipal cette année-là, la plupart sont étroitement liées à des pratiques financières spécifiques considérées comme un gaspillage et aucun des vétos n'est annulé. Il utilise ses nouveaux pouvoirs pour nommer les membres du Chicago Board of Education nouvellement constitué et les commissaires de son nouveau service municipal de bibliothèques publiques. Ses nominations sont approuvées à l'unanimité par le conseil municipal.
Medill est un fidèle républicain qui soutient le président Ulysses S. Grant pour sa réélection en 1872.
Au cours de sa deuxième année en tant que maire, des tensions apparaissent alors qu'il commence à utiliser davantage les nouveaux pouvoirs accordés au maire. Lors de la première réunion du conseil municipal de 1873, Medill annonce qu'il utiliserait le pouvoir de sélectionner les présidents des membres des comités du conseil. Il nomme ses loyalistes pour diriger les comités les plus importants, tandis que les conseillers municipaux des quartiers composés de populations immigrées reçoivent moins de considération pour les nominations. Au cours des trois premiers mois de 1873 seulement, Medill exerce son droit de veto sur cinq ordonnances du conseil municipal.
Medill rencontre non seulement la résistance d'un conseil municipal divisé sur son exercice du pouvoir et certains aspects de son programme, mais aussi la résistance des citoyens.
Fin de vie
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Le stress du travail commence à altérer sa santé. En , il nomme Lester L. Bond comme maire intérimaire pour les 3 mois et demi restant de son mandat, jusqu'à l'élection de Harvey Doolittle Colvin, et part en voyage en Europe lors d'une tournée de convalescence.
Joseph Medill meurt à 75 ans en à San Antonio, au Texas. Il est enterré au cimetière de Graceland à Chicago.
Sources
[modifier | modifier le code]- Andreas, A.T. History of Chicago: From the Earliest Period to the Present Time. A.T. Andreas, 1884–86.
- Grossman, James R., Ann Durkin Keating and Janice L. Reiff, editors. Encyclopedia of Chicago. University of Chicago Press, 2004.
- Joseph Medill is Dead. Chicago Daily Tribune, March 17, 1899, p. 7.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) https://www.britannica.com/biography/Joseph-Medill
- ↑ « Chicago Mayors », sur Chicago Public Library (consulté le )
- ↑ (en) https://www.chipublib.org/mayor-joseph-medill-biography/
- ↑ (en) Megan McKinney, The Magnificent Medills, New York, NY, Harper Collins, , 10 p..
- https://100.medill.northwestern.edu/joseph-medill-biography/
- ↑ « Mayor Joseph Medill Inaugural Address, 1871 », sur www.chipublib.org, Chicago Public Library (consulté le )
- ↑ http://www.encyclopedia.chicagohistory.org/pages/1443.html
- ↑ (en) Paul M. Green et Melvin G. Holli, The Mayors: The Chicago Political Tradition, fourth edition, SIU Press, , 1–14 p. (ISBN 978-0-8093-3199-4, lire en ligne)
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Archives conservées par : Northwestern University Archives (en)
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Naissance en avril 1823
- Naissance à Saint-Jean (Nouveau-Brunswick)
- Décès en mars 1899
- Décès à San Antonio
- Grand incendie de Chicago
- Décès à 75 ans
- Personnalité américaine née d'un parent irlandais
- Personnalité américaine née d'un parent écossais
- Éditorialiste américain
- Abolitionniste américain
- Antiesclavagiste américain
- Personnalité du Parti républicain en Illinois
- Maire de Chicago
- Personnalité inhumée au cimetière de Graceland (Chicago)