K48
| Caloporteur | |
|---|---|
| Modérateur | |
| Neutrons |
Thermiques |
| Puissance thermique |
48 MW |
Le K48 est un type de réacteur nucléaire à eau pressurisée français d'une puissance thermique de 48 mégawatts pouvant donner aux sous-marins une puissance propulsive de 7 MW.
Genèse
[modifier | modifier le code]Vers 1970, la Marine nationale lance un programme pour remplacer ses sous-marins de chasse de type Narval et Aréthuse par des sous-marins nucléaires d'attaque qui prendront le nom de classe Rubis[1].
La conception et l'entretien des réacteurs nucléaires K48, ainsi que leur approvisionnement en combustible nucléaire, est réalisé par Technicatome sous la responsabilité de la Direction des applications militaires (DAM) du commissariat à l'Énergie atomique (CEA). Le développement du réacteur K48 s'est appuyé sur des essais réalisés à Cadarache sur la Chaufferie avancée prototype mise en service en 1974[2].
Caractéristiques
[modifier | modifier le code]Le K48 est un type de réacteur nucléaire à eau pressurisée (REP) français d'une puissance thermique de 48 mégawatts pouvant donner aux sous-marins une puissance propulsive de 7 MW[3].
Cette génération de réacteurs apporte une importante innovation technologique par rapport à ceux des sous-marins de la classe Le Redoutable : la chaudière est compacte sans boucle externe, le générateur de vapeur à tubes se trouve intégré dans la cuve au dessus du cœur[note 1]. Cette disposition favorise le fonctionnement en convection naturelle, c’est- à-dire sans mise en marche des pompes[4]. Les gains en taille et en discrétion (moins de tuyaux, donc moins de bruit) sont dits considérables[5],[6].
Le cœur est constitué d'éléments combustibles de type à plaques[7].
Les mécanismes absorbants sont de type « croix de contrôle » et il n'y a pas d'acide borique dans l'eau du circuit primaire pour réduire les effluents[7].
Ils doivent être rechargés tous les six à sept ans. Leur durée de vie théorique de 30 à 35 ans a été atteinte en raison du retard du programme de la classe Suffren devant succéder aux Rubis.
Liste des navires
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| Nom de navire | Livraison réacteur | Divergence | Arrêt | Démantèlement |
|---|---|---|---|---|
| Chaufferie Avancée Prototype (CAP) | [8],[note 2] | |||
| Rubis | [10] | |||
| Saphir | ||||
| Casabianca | 1986 | |||
| Émeraude | ||||
| Améthyste | 1990 | |||
| Perle | 1992 |
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Charles Fribourg, La technologie des réacteurs de propulsion navale, 200x, 14 p. (lire en ligne [PDF]), p. 3.
- ↑ « Propulsion nucléaire, A terre comme en mer », ATOUT Cadarache, no 3, (lire en ligne [PDF]).
- ↑ « Le SNA Rubis va prendre sa retraite », sur Mer et marine, (consulté le ).
- « Le nucléaire propulse la Marine nationale », Les défis du CEA, no 145, (lire en ligne [PDF]).
- ↑ « Nos grands instruments : Réacteur d'essais (RES) » [PDF], sur www-dam.cea.fr, (consulté le ).
- ↑ « AGASM : Top la vue n°29 », sur www.agasm.fr, (consulté le ) [PDF].
- Bertrand Barré, Annexe 18 : Le cas des réacteurs embarqués (propulsion navale), EDP Open Books, (lire en ligne [PDF]).
- ↑ « Le RES, du prototypage au banc d’essai » [PDF], (consulté le ), p. 9
- ↑ « Le sous-marin nucléaire d'attaque », Cols bleus, no 1648, (lire en ligne [PDF], consulté le )
- ↑ « « Divergence » à bord du Rubis », Cols bleus, no 1661, (lire en ligne [PDF], consulté le )