Kalanoro
Le kalanoro est un cryptide anthropomorphe[réf. nécessaire] de petite taille, censée hanter l'île de Madagascar sous forme d'esprit. La tradition raconte qu'il vivait autrefois sous forme corporelle dans les forêts tropicales[1],[2].
Description
[modifier | modifier le code]Les kalanoro sont décrits comme de petits humanoïdes poilus dotés de crocs[1], des êtres aux forces invisible[3].Leurs jambes seraient tournées vers l'arrière, leurs pieds également tournés vers l'arrière, et leurs yeux brilleraient d'un rouge intense[1],[4]. Leurs cheveux et leurs ongles sont longs et hirsutes. Vivant en solitaires, dans la forêt , sous les rochers, à proximité de l'eau, ils se nourriraient de viande crue, de crabes cru, du lait, du miel, d'animaux, d'insectes [3]et auraient une voix plaintive qui effraierait les chiens[5].
Les récits concernant les kalanoro sont variés. Ils peuvent être dépeints comme des esprits maléfiques qui volent des enfants, tuent ou dépouillent des personnes[4]. Plus récemment, les kalanoro sont également associés à l'alcoolisme[6]. Cependant, ils sont aussi perçus comme des serviteurs fidèles envers leurs compagnons humains et peuvent manifester un intérêt paternel à leur égard. Un conte sakalava raconte que les kalanoro enlèvent des enfants, mais uniquement parce qu'ils les jugent maltraités par leurs parents. Une fois leurs exigences satisfaites, les enfants sont rendus[7].
Thérapie
[modifier | modifier le code]Les kalanoro connaissent les vertus des plantes, de l'eau et des pierres pour guérir diverses maladies, intervenir au profit de la fécondité[3].
Notes et références
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Delphine Burguet, « Le jeune guérisseur et la sainte kalanoro », Journal des anthropologues, (lire en ligne)
Références
[modifier | modifier le code]- (en) Genese Marie Sodikoff, Forest and Labor in Madagascar: From Colonial Concession to Global Biosphere, Indiana University Press, , 43 p. (ISBN 9780253003096, JSTOR j.ctt16gzp0j.6)
- ↑ (en) Peter Y. Paik et Merry Wiesner-Hanks, Debt: Ethics, the Environment, and the Economy, Indiana University Press, coll. « 21st Century Studies », (ISBN 9780253009432, JSTOR j.ctt16gzgz4.13), « 9 », p. 149
- Delphine Burguet, « Le jeune guérisseur et la sainte kalanoro », Journal des anthropologues. Association française des anthropologues, nos 128-129, , p. 189–208 (ISSN 1156-0428, DOI 10.4000/jda.5886, lire en ligne, consulté le )
- (en) George Holmes, Thomas Aneurin Smith et Caroline Ward, « Fantastic beasts and why to conserve them: animals, magic and biodiversity conservation », Cambridge University, vol. 52, no 2, , p. 231–239 (DOI 10.1017/S003060531700059X
)
- ↑ (en) Lesley A. Sharp, « Wayward Pastoral Ghosts and Regional Xenophobia in a Northern Madagascar Town », Cambridge University Press on behalf of the International African Institute, vol. 71, no 1, , p. 38–81 (DOI 10.2307/1161481, JSTOR 1161481)
- ↑ (en) O. Legrip-Randriambelo et D Regnier, « The Place of Healers-Diviners (Ombiasa) in Betsileo Medical », Health, Culture and Society, vol. 7, no 1, , p. 30 (DOI 10.5195/hcs.2014.188
)
- ↑ (en) Joseph J. Hobbs, « People and caves in Madagascar », American Geographical Society, New York, USA, vol. 46, no 3, , p. 1–7 (DOI 10.1111/j.1949-8535.2001.tb00011.x)