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La Postolle

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La Postolle
La Postolle
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Sens
Intercommunalité CCde la Vanne et du Pays d'Othe
Maire
Mandat
Françoise Defelice
2025-2026
Code postal 89260
Code commune 89310
Démographie
Population
municipale
159 hab. (2023 en évolution de +11,19 % par rapport à 2017)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 59″ nord, 3° 26′ 37″ est
Altitude Min. 123 m
Max. 227 m
Superficie 11,59 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Sens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Brienon-sur-Armançon
Législatives 3e circonscription de l'Yonne
Localisation
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La Postolle
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La Postolle
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La Postolle
Liens
Site web https://lapostolle89.fr/

La Postolle est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté.


Géographie

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Localisation

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La Postolle est un village rural du Sénonais, situé à vol d'oiseau à 15 km au nord-est de Sens, 32 km au nord-ouest de Romilly-sur-Seine, 37 km à l'ouest de Troyes et 34 km au nord de Joigny.

La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Sens, ainsi que dans la zone d'emploi et dans le bassin de vie de cette ville[I 1].

La Postolle entre agriculture et forêt.

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont Lailly, Perceneige, Saint-Maurice-aux-Riches-Hommes, Thorigny-sur-Oreuse et Voisines.

Géologie et relief

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Le territoire communal se situe sur les pentes d'un plateau boisé dominant la fin de la vallée de l'Oreuse[1], et est doucement vallonné entre 130 et 200 m d'altitude environ, et le village se trouve à 135 m d'altitude vers l'église

Le sol calcaire a pu fournir autrefois de la chaux et des matériaux de construction.

Hydrographie

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Situé sur une hauteur séparant les bassins versants de la Vanne et de l'Yonne (par l'Oreuse qui prend sa source sur la commune voisine de Thorigny-sur-Oreuse), le village n'a pas de cours d'eau.

Cette position élevée explique historiquement la présence au village d'une mare qui recueille les eaux de pluie pour abreuver le bétail (aujourd'hui asséchée), de puits, et à la fin du XIXe siècle d'une éolienne Bollée destinée à pomper l'eau.

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (°C)[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 734 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Flacy », sur la commune de Flacy à 13 km à vol d'oiseau[4], est de 11,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 740,8 mm. La température maximale relevée sur cette station est de , atteinte le  ; la température minimale est de , atteinte le [Note 2],[5],[6].

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020[7]. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[9], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Au , La Postolle est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[10].

Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sens, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 65 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[11],[12].

Occupation des sols

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Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (54,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (54,1 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (54,1 %), terres arables (40,9 %), zones agricoles hétérogènes (2,8 %), zones urbanisées (2,2 %)[13].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie du village

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On trouve encore sur la commune des vestiges d'habitations troglodytes creusées dans la craie.

Lieux-dits, hameaux et écarts

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L'habitat est concentré dans le village, il n'y a pas de hameau rattaché au village sur la commune.

Habitat et logement

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En 2016 et 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 99, alors qu'il était de 98 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 74,3 % étaient des résidences principales, 23,2 % des résidences secondaires et 2,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 97,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,2 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à La Postolle en 2022 en comparaison avec celle de l'Yonne et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (23,2 %) supérieure à celle du département (10,5 %) et à celle de la France entière (9,7 %).

Le logement à La Postolle en 2022.
Typologie La Postolle[I 3] Yonne[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 74,3 77,8 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 23,2 10,5 9,7
Logements vacants (en %) 2,4 11,7 8

Voies de communication et transports

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Le village est traversé d'est en ouest par la route départementale 28 (de Villeneuve-l'Archevêque à Pont-sur-Yonne).

Le sentier de grande randonnée GR 2 (Le Havre-Dijon par Paris) passe également sur la commune dans une même direction mais un peu plus au nord.

Le nom de la localité est attesté sous la forme l'Apostolle au milieu du XVIIIe siècle[14].

Dans son dictionnaire étymologique des noms de famille, Marie-Thérèse Morlet explique le patronyme Apostol, issu du latin apostolus, c'est-à-dire l'apôtre, comme un nom désignant le Pape dans l'ancien français[Note 4]. Il peut s'agir d'un sobriquet qui a dû s'appliquer à un homme au maintien grave.

Préhistoire

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Le finage a été riche en sites pillés entre les deux guerres par Nazaire Lajon, clerc de notaire de Villeneuve-l'Archevêque, avant la naissance d'une réglementation sur les fouilles archéologiques (mise en place par l'état français). Une dame propriétaire locale l'y a encouragé. Les produits de la collecte ont été dispersés lors de la vente aux enchères ayant accompagné son décès.

La Postolle a été une annexe de la paroisse de Thorigny sur Oreuse jusqu'à la révolution.

Au sommet nord du finage, un château a existé à Vermont, siège d'un fief qui a subsisté jusqu'à la fin du XVIIe siècle[15].

Temps modernes

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Ce château était déjà en ruine vers 1520. On tentera vainement d'essarter les lieux sous le règne de François Ier. Vermont pourrait être l'héritage accordé au gendre Jean de Villuis[16] par un chevalier de la famille de Thorigny sur Oreuse au XIIIe siècle[17]. Le fief a été par la suite la propriété des de Viezchastel[18], Beuve et Dubois, de Sens. Il sera acquis par la famille Lambert, originaire de Paris, et détentrice de la seigneurie de Thorigny[19]. Deux cadets de cette famille porteront le nom de "Lambert de Vermont".

Un gros hameau

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Un compte de l’année 1502 indique présence de 22 chefs de famille à La Postolle[20]. Le hameau appartient dans sa totalité à la terre et seigneurie de Thorigny (-sur-Oreuse). Le hameau de Puy-Blanc (ou Piblanc) cité dans la première moitié du XVIe siècle était à la sortie nord-est de La Postolle. Le finage est traversé par un grand chemin : celui venant de Pont-sur-Yonne et se rendant aux foires de Troyes par Villeneuve-l'Archevêque. Un moulin à vent voit sa courte existence abrégée par les guerres de religions.

L'importance du hameau lui vaut d'être doté d'une chapelle dédiée à saint Fiacre, le patron des laboureurs, desservie en général par un vicaire payé par le curé de Thorigny-sur-Oreuse.

Le seigneur Juvenal de Belleville y fait enterrer son cœur à l'entrée du chœur en 1553. En 1660, le seigneur de Thorigny achète de quoi constituer une grande ferme.

Quelques commerçants et artisans se fixent à La Postolle, qui est dans la dépendance du bourg de Thorigny-sur-Oreuse. Chauriers (producteurs de chaux)[21], charbonniers[22] et couvreurs tirent parti des ressources de la forêt de Vauluisant.

Les habitants disposent de leurs propres marguilliers et tiennent leurs assemblées, aux beaux jours, sous le tilleul placé à la porte de la chapelle. Ils suivent en cela un usage bien attesté dans les pays de l'Yonne depuis le XIIe siècle, de tenir des réunions en plein air, et à l'abri des frondaisons d'un arbre (souvent un orme).

Sous l'Ancien Régime, le hameau de La Postolle vit à titre principal de la céréaliculture (laboureurs et manœuvres) et de l'exploitation forestière (bûcherons, scieurs de long). Un charpentier, un tissier en toile et épisodiquement un cabaretier complètent les services locaux.

Révolution française et Empire

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Du fait de la Révolution française, l'annexe paroissiale acquiert son indépendance et le statut de commune dans les années 1790. Les usages concédés par les seigneurs de Thorigny sont partagés avec la commune de Thorigny sur Oreuse.

Époque contemporaine

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Le cadastre napoléonnien est levé en 1835, figeant la micro-toponymie locale

En 1898, une éolienne Bollée est située au beau milieu du village pour puiser l'eau[23].

Politique et administration

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Rattachements administratifs et électoraux

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Rattachements administratifs

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La commune se trouve dans l'arrondissement de Sens du département de l'Yonne[I 1].

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Villeneuve-l'Archevêque[14]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

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Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Brienon-sur-Armançon[I 1].

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription de l'Yonne.

Intercommunalité

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La Postolle est l'une des cinq communes fondatrices[24] de la communauté de communes de la Vanne et du Pays d'Othe[I 1], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1994 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Liste des maires

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Liste des maires successifs[25]
Période Identité Étiquette Qualité
         
1896 1902 Adolphe Legrand    
1902 1911 Arthur Poyau    
1911 1912 Marc Favot    
1912 1914 Roger Marie    
1914 1919 Alfred Legrand    
1919 1921 Hippolyte Charron    
1921 1925 Arthur Poyau    
1925 1927 Julien Parent    
1927 1929 Henri Cornuat    
1929 1930 Arthur Poyau    
1933 1938 Georges Poullain    
1938 1939 Léon Roger    
1939 1942 Georges Holt    
1942 1945 Paul Favot    
1945 1947 Gilbert Chargros    
1947 1959 Paul Favot    
1957 1967 Alidor Wintzinger    
1967 1989 Louis Lerigoleur    
mars 1989 avril 2014[26] Oksana Onis[24],[27]   Chevalière de l'Ordre national du Mérite
avril 2014[28],[29] novembre 2024[30] Daniel Lapôtre[31]   Enseignant retraité
Mort en fonction
février 2025[32] en cours
(au 28 février 2026[33])
Françoise Defelice   Ancienne profession intermédiaire

Équipements et services publics

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Population et société

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Les habitants sont appelés les Postolliers et les . Postollières

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[35].

En 2023, la commune comptait 159 habitants[Note 5], en évolution de +11,19 % par rapport à 2017 (Yonne : −1,78 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
280328301303303307306314329
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
342366347310287315298282265
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
250206191147164162178187153
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
162135117109118136154157142
2017 2022 2023 - - - - - -
143152159------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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La Postale compte un édifice protégé au titre des monuments historiques :

  • Éolienne Bollée Logo monument historique Classée MH (1976)[37],[38], installée en 1898 en bordure de la route de Courroy afin d'alimenter en eau potable le village et permettre le remplissage d'un lavoir.
    Sur ce modèle, l'aéromoteur de ∅ 2,60 m entraîne par un couple conique un arbre de transmission vertical qui tourne dans le mât de 14 m., et qui entraîne à son tour une pompe à eau de surface. Centenaire, elle fut restaurée à deux reprises. Elle est une des dernières de ce modèle en France (les modèles précédents remontaient l'eau par une chaîne à godets, les suivants étaient supportés par un pylône métallique en place du mât à haubans.
    Elle a été restaurée en 2021/2022[39]

On peut également signaler :

  • Le tilleul Rosny, planté vers 1598 pour commémorer l’Édit de Nantes et qui a donc plus de 400 ans. Son tronc est creux.
    Il a été labellisé arbre remarquable en 2007 au titre des arbres remarquables de France. Afin de le préserver, il est haubanné et faiut l'objet d'un soin attentuif de la municipalité[40]
  • L'église Saint-Joseph et Saint-Fiacre, constituée d'une nef datant du Moyen Âge à voûte en "cul de four" à laquelle sont accolées la chapelle de la Vierge, plus récente (XVIe siècle) et la sacristie. Elle a été entièrement restaurée au début des années 2010[41].
    Elle comprend un mobilier liturgique et une statuaire importante :
    • Saint Joseph et saint Fiacre en plâtre de facture début XXe siècle, encadrent un Christ en croix du XVIe siècle, primitivement placé face à l'ancienne chaire.
    • L'ancien autel en bois peint fut remplacé par un autel venant de l'église de Voisines et placé face aux fidèles. Une très rare statue en fruitier creux représente Saint Joseph portant l'Enfant.
    • la poutre de gloire marquant l’entrée du chœur, est parée des armoiries de Juvenal de Belleville encadrée par des engoulevents sculptés affrontés (tête de lion). Elle surplombe une pierre dans le chœur, celle-ci date de 1553 et porte une croix avec cœur en abîme Mediator, Salvator, Doctor, Pastor (effacé) "Ici fut mis le noble cœur de Juvenal de Belleville, escuier, seigneur de Thorigny et L'Apostolle 1553".
    • à l'entrée à droite, l'escalier en bois montant au clocher abritant les deux cloches, à gauche, fonts baptismaux en pierre et plâtre cloisonnés, ornés de feuilles d'acanthe.
    • les vitraux actuels, décolorés, sans relief, font regretter aux plus âgés les verrières précédentes, tel cet "œil de bœuf"-Sacré-Cœur représenté sur une photographie de communion datant de 1904. De nombreuses statues ont disparu au fil des pillages successifs. Récemment, l'abbé Leviste recherchait une statue de saint Fiacre en pierre polychrome du XVIe siècle, et une statue de Saint-Étienne en pierre polychrome figure dans les listes des monuments historiques (classée en 1944)[42].
  • Anciennes habitations troglodytes (dans le bois de Mainbœuf à proximité du GR2). Elles étaient encore utilisées à la fin du XIXe siècle.
  • L'ancienne carrière de pierre calcaire (dans le bois de la Vallée-Forgeat en rive de la RD 28).

Personnalités liées à la commune

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  • Félicien Lesourd (1878-1934) né à La Postolle dans une famille modeste. Boursier, il devint ingénieur horticole et ingénieur agricole. Il s'intéressa au journalisme agricole. Il est nommé collaborateur puis rédacteur en chef de la Gazette du village et collabore à la Revue horticole avant de partir à la Grande Guerre où il est blessé grièvement au bras. Après le conflit, il devient co-rédacteur en chef avec Henry Martinet de la Revue horticole.
    Il a écrit des ouvrages variés tels "Le fraisier", "l'escargot", "la grenouille comestible", "les chrysanthèmes "... Inspiré sans doute par le grand tilleul vénérable Rosny (300 ans à l'époque) de son village natal, il se lança dans le premier recensement des plus gros arbres de France, mais ne vit jamais le terme de ses recherches ni leur publication. Il meurt à Paris en 1934 et est inhumé à La Postolle où une place du village porte son nom à proximité du Marronnier de la Victoire planté par les enfants en 1920.

Pour approfondir

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Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. En français médiéval, un apostole est le prince des apôtres, successeur de saint Pierre : le pape de Rome et d'Avignon.
  5. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  6. Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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Site de l'Insee

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Autres sources

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  1. « Le relief local dans les noms des hauteurs et des vallées », L'Yonne républicaine,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  4. « Orthodromie entre La Postolle et Flacy », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Flacy », sur la commune de Flacy - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Flacy », sur la commune de Flacy - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  7. « Les nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. », sur drias-climat.fr (consulté le ).
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.com, (consulté le ).
  9. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  10. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  11. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Sens », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  14. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Etienne Meunier, « Histoire de Courroy », bulletin des Amis de la chapelle de Villeneuve-aux-Riches-Hommes, no 14,‎ , p. 32 à 60.
  16. Etienne Meunier, « La famille de Villuis », cahier généalogique de la Société généalogique de l'Yonne, no 16,‎ , p. 75 à 83.
  17. Etienne Meunier, « Chevaliers de Thorigny », Cahiers de la Société généalogique de l'Yonne, no 19,‎ , p. 13 à 19.
  18. Etienne Meunier, « La famille de Viezchastel », Cahiers de la Société généalogique de l'Yonne, no 16,‎ , p. 35 à 57.
  19. Etienne Meunier, « La famille Lambert de Thorigny, et Thorigny », bulletin de la Société archéologique de Sens, no 6 de la nouvelle série,‎ , p. 102 à 185.
  20. Etienne Meunier. Le censier seigneurial de Thorigny (1500-1502). Cahiers généalogiques de la Société généalogique de l'Yonne, tome XXI, 2015, p. 60 à 71.
  21. Etienne Meunier, « Les chauriers du Nord-Est Sénonais », bulletin des Amis de la chapelle de Villeneuve-aux-Riches-Hommes, no 10,‎ , p. 29 à 42.
  22. Etienne Meunier, « Le bois en forêt Nord-Est sénonaise (première et seconde partie) », Bulletin des Amis de la chapelle de Villeneuve-aux-Riches-Hommes, no 4 & 5,‎ 1990 & 1991, p. 18 à 44 & 53 à 76.
  23. « Le cadastre napoléonien a été levé localement en 1835 », L'Yonne républicaine,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  24. a et b « La vie méritante d’Oksana Onis », L'Yonne républicaine,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ) « Elle a fait quatre mandats jusqu'en mars dernier. Elle ne s'est pas représentée, laissant la place à son premier adjoint Daniel Lapôtre, qui lui a également rendu hommage, samedi. C'est notamment sous le dernier mandat d'Oksana Onis que l'église du village a été restaurée ».
  25. « Les maires de Postolle (La) », sur https://www.francegenweb.org/ (consulté le ).
  26. « Oksana Onis contente du travail accompli », L'Yonne républicaine,‎ (Oksana Onis contente du travail accompli, consulté le ).
  27. « Oksana Onis nommée maire honoraire », L'Yonne républicaine,‎ (lire en ligne, consulté le ) « En 1971, Oksana Onis a été élue au conseil municipal de la Postolle. Elle était la première femme élue à y siéger. Elle a ensuite été adjointe de 1977 à 1983 ».
  28. « Daniel Lapôtre conduira une liste », L'Yonne républicaine,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Élu en 1983 en tant que conseiller municipal, il est adjoint au maire depuis 2008, après Josette Laparra, première adjointe ».
  29. « Postolle : Daniel Lapôtre élu maire à l’unanimité », L'Yonne républicaine,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Seul candidat pour le poste de maire, Daniel Lapôtre a été élu à l'unanimité du conseil : 11 voix ».
  30. « Des élections municipales prévues le dimanche 26 janvier à La Postolle », L'Yonne républicaine,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ) « À la suite du décès du maire de La Postolle, Daniel Lapôtre, survenu le mardi 12 novembre 2024 à l’âge de 68 ans ainsi que la démission précédente d’un élu, des élections municipales complémentaires se dérouleront à La Postolle ».
  31. « Daniel Lapôtre vise un second mandat », L'Yonne républicaine,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  32. « Françoise Defelice élue maire de la Postolle, après le décès de Daniel Lapôtre », L'Yonne républicaine,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ) « Françoise Defelice, sans concurrent, a obtenu l’unanimité des suffrages des élus (dix voix) ».
  33. « Françoise Defelice pour un deuxième mandat », L'Yonne républicaine,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  34. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  35. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  36. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  37. Notice no IA89000499, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  38. « La commune fait restaurer ce trésor de son patrimoine », L'Yonne républicaine,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  39. « L’éolienne Bollée restaurée », L'Yonne républicaine,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  40. « Des arbres remarquables sur le territoire », L'Yonne républicaine,‎ 28/2024 (lire en ligne, consulté le ).
  41. « Les travaux de l’église se terminent », L'Yonne républicaine,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  42. Notice no PM89000953, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.