Laignelet
| Laignelet | |||||
L'église Saint-Martin. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Ille-et-Vilaine | ||||
| Arrondissement | Fougères-Vitré | ||||
| Intercommunalité | Fougères Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
André Philipot 2020-2026 |
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| Code postal | 35133 | ||||
| Code commune | 35138 | ||||
| Démographie | |||||
| Population municipale |
1 234 hab. (2023 |
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| Densité | 83 hab./km2 | ||||
| Population unité urbaine |
43 066 hab. (2010[1]) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 22′ 18″ nord, 1° 08′ 55″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 104 m Max. 231 m |
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| Superficie | 14,83 km2 | ||||
| Type | Bourg rural | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Fougères (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Fougères-2 | ||||
| Législatives | Sixième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | http://www.laignelet.fr | ||||
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Laignelet [lɛɲlɛ] est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne, peuplée de 1 234 habitants[Note 1].
Géographie
[modifier | modifier le code]Présentation
[modifier | modifier le code]Laignelet est une commune du pays de Fougères. Son centre-bourg est situé à 2 km de Fougères (ville de 20 000 habitants).

Après une croissance démographique continue, la commune connaît depuis plus de 15 ans une évolution significative avec plus de 1 200 habitants. Sa superficie est de 1 484 hectares dont 600 hectares de forêt domaniale. Son territoire vallonné et bocager, offre un cadre de vie agréable.
Après la réalisation d'un espace culturel, des commerces de proximité (boulangerie épicerie, salon de coiffure), la municipalité a obtenu la création d'une école publique en 2006. La construction de cet établissement scolaire permet d'accueillir plus de 120 enfants. De plus, en association avec les communes de Landéan et de Le Loroux, un accueil de loisirs à taille humaine a ouvert ces portes en 2009 pour l'ensemble des enfants de ces trois communes.
Un établissement pour personnes âgées, la résidence Sainte-Anne, a ouvert en [2].
La commune s'est dotée aussi d'une salle multi-activité et d'un plateau multisport.
Aujourd'hui, la commune est desservie par la rocade Est de Fougères, les jeunes familles y trouvent un lieu de vie appréciée.
De plus, des liaisons douces (vélo, pieton) sont en cours de réalisation pour faciliter les accès à Fougères en complément de la desserte de transport en commun (bus).
Relief
[modifier | modifier le code]Le finage de Laignelet est en pente douce vers l'ouest : les points les plus élevés sont à l'Est, presque partout au-dessus de 200 mètres d'altitude (le point le plus élevé, 231 mètres, est dans l'angle Sud-Est du territoire communal à la limite avec , au niveau d'une antenne ; le point le plus bas (104 mètres) est dans l'angle sud-ouest de la commune dans la vallée de la Grande Rivière, à l'endroit où ce cours d'eau quitte la commune ; le bourg est vers 180 mètres d'altitude.
Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Nançon, le ruisseau de Groslay[3], le ruisseau de la Grande rivière[4], le ruisseau de la Libronnière[5], le ruisseau de la Nolière[6] et le ruisseau de la Pichonnais[7],le ruisseau du Fouloux[8],[9],[Carte 1].
Le Nançon, d'une longueur de 20 km, prend sa source dans la commune de Landéan et se jette dans le Couesnon à Fougères, après avoir traversé six communes[10].

Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[13]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[14]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 957 mm, avec 14,2 jours de précipitations en janvier et 8,4 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fougères à 4 km à vol d'oiseau[17], est de 11,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 939,1 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,2 °C, atteinte le [Note 3].
La forêt de Fougères
[modifier | modifier le code]La forêt de Fougères est, malgré son nom, située dans les communes de Landéan et de Laignelet, et pas du tout dans la commune de Fougères.
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Carte de Cassini de la forêt de Fougères (1767).
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"Les Jumeaux", hêtres de la forêt de Fougères à Laignelet, âgés de 200 ans et d'une hauteur d'environ 40 m.
Les incendies étaient fréquents en forêt de Fougères : par exemple le un incendie se déclare au lieu-dit Maison-Neuve : « M. Arthur Lecler, maire de Laignelet, qui fut prévenu de ce sinistre, organisa de suite des secours et partit avec les ouvriers de la verrerie. Grâce à la rapidité de leur marche et à leur zèle, le feu fut éteint en deux heures » écrit La Gazette de Bretagne[20].
Transports
[modifier | modifier le code]Bien que très proche de Fougères et notamment de la partie nord de sa rocade routière, la commune de Laignelet n'est traversée que par une seule route d'une certaine importance : la D 806 (ancienne Route nationale 806) qui, vers l'ouest, rejoint et même constitue la dite rocade (mais hors des limites communales de Laignelet) et côté est se dirige vers Le Loroux et, en Mayenne, poursuit jusqu'à Gorron.
Laignelet n'a aucune liaison routière directe vers le nord en raison de la présence de la forêt de Fougères et seules des routes secondaires la desservent en direction du sud.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Laignelet est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21]. Elle est située hors unité urbaine[22]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Fougères, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[22]. Cette aire, qui regroupe 26 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[23],[24].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (55,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (39,6 %), prairies (22,2 %), zones agricoles hétérogènes (20,8 %), terres arables (12,1 %), zones urbanisées (3,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2 %)[25]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia de Agnello au XIe siècle, de Agniculo en 1516, de Laigneio en 1578[26].
Le nom correspond au latin agnellus, à l'ancien français aignel (agneau)[27].
Histoire
[modifier | modifier le code]De Saint-Martin-des-Bois à Laignelet
[modifier | modifier le code]L'église de Laignelet est consacrée à saint Martin. Rien de plus normal puisque Saint-Martin-des-Bois[Note 5] fut le premier nom de Laignelet[28].
Premiers habitants des lieux, des ermites vivaient dans la forêt autour d'une église consacrée à saint Martin, mais située plus à l'est, vers Landéan, au point culminant de la forêt. Vers la fin du XIe siècle, Raoul Ier de Fougères donna cette église aux moines de l'abbaye d'Évron et la transféra dans un cimetière du nom d'Agnelet (elle est mentionnée au XIe siècle sous le nom de ecclesia de Agnello, « l'église de l'agneau »), il voulait ainsi éloigner les ermites de ses terres de chasse, et il leur confia l'abbaye de Savigny, plus au nord[28].
Mieux située au bord d'une route, c'est peut-être la vraie raison de son transfert, l'église devint le centre d'une paroisse, la protection sacrée du cimetière favorisant l'apparition d'un village du nom de l'Aignelet, puis Laignelet; l'abbaye d'Évron y fit construire un prieuré[29].
Moyen-Âge
[modifier | modifier le code]Comme ailleurs, le territoire de Laignelet comporte d'anciennes mottes castrales, témoins de l'insécurité qui régnait dans la deuxième moitié du XIe siècle : celle de la Fontaine la Chèze et celle de Malhaire [Malhère], à 800 m du bourg, détruite aujourd'hui. Seuls des talus sont encore visibles.
Temps modernes
[modifier | modifier le code]Le seigneur supérieur de Laignelet était le roi, en tant que baron de Fougères ; mais le seigneur de Malhaire [Malhère] ayant acheté en 1569 la plus grande portion des fiefs du prieuré de Laignelet, il bénéficia par la suite d'une partie des droits de seigneur fondateur de l'église, et il y eut son banc, son enfeu et ses armoiries. Toutefois, le seigneur du Bois-Février prétendit aux mêmes droits le siècle suivant.
La seigneurie du Hallay-Robert était la première seigneurie de Laignelet ; elle fut possédée initialement par la famille du Hallay, mais fut rachetée par la suite par la famille de Laugan qui posadait aussi le Bois-Février. Ses biens furent vendus comme biens nationaux le [30].
La seigneurie de la Fontaine-la Chèze, qui relevait de la baronnie de Fougères, fut érigée en châtellenie par lettres patentes de Charles IX, données en mars 1572 et février 1573 en faveur de Guillaume de la Fontaine. Cette seigneurie, qui s'étendait sur 8 paroisses et comprenait 14 fiefs, disposait du droit de haute justice ; elle appartint par mariage à partir de 1604 à la famille de Volvire, seigneurs de Saint-Brice ; le manoir de la Fontaine tomba en ruines à la fin du XVIIe siècle, mais sa retenue d'eau formant un étang fut vendue comme bien national le .
La seigneurie de Malhère, basse justice, fur rachetée en 1673 par M. Le Tanneur.
Le subdélégué de Fougères écrit en 1771 : « Presque toutes les paroisses (..) sont dans la plus affreuse misère, surtout Parcé, Billé, Javené, la Chapelle-Janson, Luitré, Le Loroux, Laignelet, Lécousse, Saint-Germain-en-Coglès. Le plus grand nombre des habitants de ces paroisses sont sans ressources, nus, couchés sur la paille, malades et manquent de pain »[31].
Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Laignelet en 1778 :
« Laîgnelet, sur une hauteur ; à 10 lieues trois quarts à l'Est-Nord-Est de Rennes, son évêché ; et à 1 lieue de Fougères, sa subdélégation et son ressort. Cette paroisse relève du Roi, et compte 1 200 communiants[Note 6] : la cure est présentée par l'Abbé d'Évron au Maine. On y trouve un couvent de religieuses de l'Ordre de Sainte-Claire. Son territoire est borné à l'Ouest par la forêt de Fougères : c'est un pays montagneux [sic, accidenté], couvert de bois, et fertile en toutes sortes de grains ; on y fait du cidre, et les landes y font rares. Jadis il y avait, dans cette paroisse , une verrerie qui est oisive depuis sept à huit ans. Ses maisons nobles sont : le Maihaire, situé entre deux étangs; le Bray, les Bretonnieres, la Tuchenerie et Beaujardieres[32]. »
L'église paroissiale Saint-Martin remontait pour partie au XIVe siècle, mais avait fait l'objet de nombreuses restaurations, notamment au XVIe siècle ; elle se composait d'une seule nefterminée par une abside de construction plus récente. En 1781 trois confréries existaient dans l'église de Laignelet : celle du Rosaire, celle de la Rédemption des captifs et celle du Repos pour l'âme des captifs. Plusieurs autres édifices religieux existaient dans la paroisse : l'église conventuelle du couvent des Urbanistes[33] et la chapelle Saint-Gorgon se trouvaient dans le faubourg Roger, contigu à Fougères, la chapelle frairienne Saint-Jean-Baptiste de la Cour-Gelée et la chapelle Saint-André de la Fontaine, qui dépendait du manoir du même nom[28].
Le registre paroissial de 1785, dans sa partie consacrée aux sépultures, contient l'annotation suivante : « Dans l'année 1785, nous avons éprouvé une sécheresse effrayante ; la terre ne produisait aucune herbe ; le foin s'est vendu plus que cent-cinquante livres le millier dans le temps de la récolte ; on a été obligé de nourrir les bestiaux avec des feuilles d'arbres ; le beurre en pot a valu plus de vingt sols la livre, en coin ; on l'a vendu trente-six sols la livre. Nous avons été près de dix mois sans eau. Le dix-huit juillet la pluie a commencé à tomber, et cette pluie a fait lever les bleds noirs, qui, quoique semés depuis six semaines. n'avoient point encore développé leur germe. L'année fut abondante pour les grains »[34].
Révolution française
[modifier | modifier le code]Le , on écrit que le sieur Guillaume Duval[Note 7], recteur de la paroisse depuis 1787, était très aimé de ses ouailles, mais il ne voulut pas prêter serment à la Constitution civile du clergé et un sieur Desrues fut élu à sa place, mais il fut détesté dans sa paroisse parce que prêtre constitutionnel et quitta rapidement la paroisse. Le les paroissiens de Laignelet se plaignent, dans une lettre envoyée au district de Fougères qu'ils n'ont personne pour baptiser les nouveaux-nés, administrer les mourants et inhumer les trépassés ; ils souhaitent vivement le retour de leur recteur Duval, mais les responsables du district refusent si celui-ci ne prête pas le serment de fidélité exigé[35]. Guillaume Duval demeura caché pendant la Terreur, mais il fut assassiné dans la forêt de Fougères le 22 pluviôse an VII ()[36]. Sa biographie détaillée et les circonstances de son assassinat sont décrites dans un ouvrage publié en 1929[37].
Le combat de Laignelet se déroule le : il aurait opposé 140 chouans, commandés par Joseph Boismartel, dit Joli-Cœur à 250 soldats républicains, lesquels auraient mis les chouans en déroute. Ce combat, probablement peu meurtrier, est mal connu, la source principale étant les Mémoires de Toussaint du Breil de Pontbriand.
Le XIXe siècle
[modifier | modifier le code]Laignelet dans la première moitié du XIXe siècle
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En 1827 la Congrégation des Sœurs Adoratrices de la Justice de Dieu ouvre à Laignelet « dans une humble mansarde occupée par Anne Boivent, qui tenait une petite école dans cette paroisse » ; cette congrégation religieuse fut approuvée par Mgr de Lesquen, évêque de Rennes le , qui lui permit de se développer dans tout son diocèse. Le la congrégation s'établit dans l'Abbaye de Rillé qui venait dêtre rachetée par des missionnaires diocésains[38].
La limite communale entre Laignelet et Fougères a été source de maintes contestations : Fougères a, à plusieurs reprises au fil du temps, convoité et parfois annexé des parties du territoire de Laignelet ; une autre situation cocasse donna lieu à une procédure juridique qui alla jusqu'à la Cour de Cassation en 1830 : une moitié de la rue de la Forêt et la rue du Parc faisaient partie de la ville de Fougères, mais des maisons construites dzns ces rues étaient sur le territoire de la commune de Laignelet à laquelle les habitants concernés payaient la contrubution foncière et celle des portes et fenêtres ; mais ils payaient à Fougères la patente, la contrbution mobiliére et déoendairnt de cette ville pour les actes d'état-civil et la religion. Un habitant de ces lieux ayant fait l'objet d'une condamnation devant le tribunal de police de Fougères pour avoir promené son chien dans ces rues sans muselière, alors que celle-ci était obligatoire à Fougères, mais pas à Laignelet, alla en justice jusqu'à la Ciur de Cassation, laquelle trancha que la loi de Fougères devait s'appliquer[39].
A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Laignelet en 1843 :
« Laignelet (sous l'invocation de saint Martin) : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : la Fourairie, le pâtis de la Barre, la Vigne, la Parcherie, la Bretonnière, le Halais, Lomée, la Foucherais, la Courgelée. Superficie totale 1 725 hectares 4 ares, dont (..) terres labourables 848 ha, prés et pâturages 153 ha, bois 15 ha, verfers et jardins 48 ha, landes et incultes 31 ha, étangs 3 ha (..) ; 588 ha pour partie de la forêt de Fougères : cette forêt a en tout 1 660 ha (..). Moulins : 3 (de Malhère,de Grolay, d'Avion). Cette commune est traversée du sud-sud-ouest à l'est-nord-est par la route royale de Caen à Redon n°177,et par la route de Fougères à Goron (Gorron) qui la limite dans une partie du sud. La belle verrerie de MM. Leclerc, dite verrerie de Fougères, est en Laignelet, à l'entrée sud de la forêt de Fougères ; cet étabissement a pour annexes les verreries de la Balue et de la Haye d'Iré. Petits étangs de Malhère, de Vilbœuf, de Grolay. Géologie : schiste argileux. On parle le français [ en fait le gallo][40]. »
La Tourgue (Victor Hugo)
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« Le voyageur qui, il y a quarante ans, entré dans la forêt de Fougères du côté de Laignelet, en ressortait du côté de Parigné, faisait sur la lisière de cette profonde futaie une rencontre sinistre. En débouchant du hallier, il avait brusquement devant lui la Tourgue. (...) Ce qu'on avait sous les yeux, c'était une haute tour ronde, toute seule au coin du bois comme un malfaiteur... » (Quatrevingt-treize, 3e partie, livre II, chapitre IX, II) ». En fait, comme l'ont montré des érudits locaux, il n'y a jamais eu de « Tourgue » dans la forêt de Fougères. Mais l'imagination de l'écrivain a conçu cet édifice sinistre pour les besoins de son roman et il s'est amusé à le dessiner avec toutes les ressources de son art pour en faire une apparition de cauchemar[41].
Une activité liée à la forêt : sabotiers et verriers
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Les hêtres de la forêt constituèrent une matière première de premier choix pour de nombreux sabotiers, mais c'est surtout à ses verriers que Laignelet dut sa renommée : des terrains sablonneux, la forêt, les fougères, dont les cendres sont riches en soude, constituaient des éléments particulièrement intéressants pour l'élaboration du verre. La verrerie de la Bellovière nait vers 1646. À la veille de la Révolution française, la verrerie de Laignelet était l'une des deux seules verreries importantes de Bretagne. Elle employa jusqu'à 400 ouvriers au début du XXe siècle. Son directeur d'alors, Henry Chupin, ouvert aux idées sociales de la démocratie chrétienne en vogue dans la deuxième moitié du XIXe siècle, en fit un véritable modèle de cité ouvrière au système social très particulier. « On peut vivre toute une longue vie sans sortir de la Verrerie de Laignelet » disait une brochure: des maisons rappelant les corons du Nord, abritaient la majorité des familles des ouvriers, un conseil d'usine permettait un certain dialogue entre administration et ouvriers, une Société de secours mutuel venait en aide en cas de maladie, une Société coopérative ouvrière d'alimentation pourvoyait la cité en produits à prix réduits. Les loisirs n'étaient pas en reste avec l'organisation d'une fanfare, d'une société de gymnastique, d'une troupe de théâtre, d'une bibliothèque et bien sûr on y trouvait une chapelle.

Selon un article du journal L'Ouest-Éclair de janvier 1908 le directeur des Verreries, Henry Chupin, « est plutôt un ami, un chef aimé et obéi, qu'un patron froidement industriel (..). Il a résolu de donner une action de 500 francs aux ouvriers qui, depuis plus de trente ans, collaborent à l'expansion de l'industrie des Verreries de Laignelet »[42].
Mais la réalité était tout autre, selon une source socialiste datée de 1912 : « La Verrerie de Laignelet offre un exemple révoltant. Le patron, le sieur Chupin, emploie aux travaux les plus durs des enfants qui n'ont pas atteint l'âge légal [pour travailler, c'était alors 13 ans] et ces enfants supportent constamment une température de 1 200 degrés auprès des « ouvreaux » ([fours]). Ils sont là 150 ou 180 petits aux membres grêles, aux visages fatigués, qui, tout le jour, portent « à l'arrache » les pièces achevées. (..) L'on chercherait en vain ventilateurs, vestiaires ou lavabos. (..) Pour ce travail de forçat, certains ne gagnent que leur nourriture et 5 fr. par mois. Lorsqu'ils ne travaillent pas, ce qui arrive fréquemment par suite de maladie ou d'accident, ils ne mangent pas, car ils sont loins de leurs familles disséminées dans toute la Bretagne. Alors ils vont tendre la main auprès des paysans des environs. Quand ils sont chassés du réfectoire, ils le sont aussi du dortoir et dorment au dehors (..) »[43].
Un autre article du journal L'Ouest-Éclair publié en janvier 1914 après les mouvements sociaux survenus écrit que « l'affaire des Verreries de Laignelet fut montée de toutes pièves par les syndicalistes de Fougères dans (..) un esprit d'intolérance sectaire », que la Verrerie emploie alors environ 350 ouvriers, que « les ouvriers sont heureux, l'usine leur est bonne », que « les ouvrierd forment une masse imposante et stable, ils travaillent régulièrement, sans à-coups, de 9 à 10 heures par jour (..), l'usine est vaste et présente toutes les conditions de salubrité désirables », que « les enfants [de la Verrerie] de Laignelet sont nourris et couchés par les soins de la Verrerie »[44].
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Les bâtiments au début du XXe siècle (carte postale).
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Bâtiments et personnes devant l'usine au début du XXe siècle (carte postale).
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Les bâtiments au début du XXe siècle (carte postale).
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Une équipe au travail au début du XXe siècle (carte postale).
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Rognage des verres devant le four (carte postale, début XXe siècle).
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Un coin des tailleries de verre début XXe siècle (carte postale).
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Empaquetage des verres au début du XXe siècle (carte postale)
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Les apprentis après le travail devant la chapelle début XXe siècle (carte postale).
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Société sportive, mouvement d'ensemble de gymnastique début XXe siècle (carte postale).
La verrerie ferma définitivement au début de la décennie 1930.
De l'ancienne à la nouvelle église
[modifier | modifier le code]Il ne rest|e rien de l'église primitive, détruite à la fin du XIXe siècle pour faire place à l'édifice actuel. Elle comportait une nef romane remaniée au XVIe siècle, le chœur ayant lui, été reconstruit en 1830.
La présence de la verrerie contribua à l'augmentation de la population de la commune. Les 1 000 habitants de 1860 avaient presque doublé au début du siècle (1993 en 1911).
L'ancienne église romane jugée trop petite fut remplacée par l'édifice actuel, construit entre 1887 et 1890. Le patron de la verrerie, maire de Laignelet, n'y fut certainement pas pour rien.

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Église de Laignelet : plan d'architecte (Louis Marie Herault) datant de 1879.
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Église de Laignelet : plan d'architecte (Louis Hérault), vue latérale (1882).
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Église de Laignelet ː plan d'architecte (Louis Hérault) datant de 1879 (façade).
Ce fut la première église de l'architecte rennais Louis Hérault : église-halle (un seul toit pour trois nefs), dont la voûte bombée et les douze fins piliers évoquent le style gothique angevin. Deux chapelles (de la Vierge et de Saint-Joseph) donnent à l'église une certaine ampleur : le transept étant presque aussi long que la nef. La façade et le clocher ne furent cependant terminés qu'entre 1922 et 1926, la guerre ayant reculé l'achèvement et altéré les projets initiaux : la tour semble s'adapter moyennement à la façade de tuffeau et n'a pas été terminée (ni corniche, ni flèche). On y note la présence sur le tympan d'un Agneau de Dieu en mosaïque qui reprend le motif de l'ancienne porte principale. L'édifice a été restauré.
Le fond de l'église s'orne d'une copie d'un grand tableau (le Christ en croix) donnée par l'empereur Napoléon III en 1858 à l'occasion de sa venue à Rennes pour l'inauguration du chemin de fer, une copie d'une œuvre célèbre de Philippe de Champaigne (XVIIe siècle).
Pierre Brochard, né à Laignelet, soldat du 75e de ligne, gravement blessé à la cuisse lors d'un combat le , décéda le à [[Saint-Marcel (Meurthe-et-Moselle)|Saint-Marcel]] près de Metz[45].
Le XXe siècle
[modifier | modifier le code]D'importants changements territoriaux
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Jusqu'au milieu du XXe siècle, Laignelet était une commune de 1 936 hectares dont 625 en forêt, beaucoup plus vaste qu'aujourd'hui. Son territoire s'étendait jusqu'à l'hôpital de Fougères, englobant entre autres les quartiers actuels de la Forairie et des Cotterêts.
Déjà, en 1910, l'agrandissement du cimetière de Fougères avait fait perdre à la commune plus d'un hectare. Le développement urbain de sa grande voisine l'incitait à vouloir s'étendre dans la direction de Laignelet. De 1910 à 1950, le conseil municipal eut à s'élever « contre cet envahissement » que constituaient les demandes d'annexion répétées de Fougères. Le le Conseil municipal de Fougères demande l'extension de ses limites communales aux dépens de Laignelet, Lécousse et Beaucé. En 1940 le journal L'Ouest-Éclair écrit que « des quartiers tels que les Cotterets, la Madeleine, la Haute-Bourgère (..) prolongent dans solution de continuité apparente l'agglomération fougeraise. Leurs habitants travaillent dans les usines ou les commerces de la ville. Mais ils sont habitants de Lécousse ou de Laignelet. Et brutalement, les frontières communales franchies, les aises ne se retrouvent plus. Nous avons entendu les récriminations contre l'absence du service d'eau, ici, l'absence de gaz, là »[46]. Ces modifications territoriales n'aboutiront qu'en 1953.
Peine perdue, le , Laignelet, comme d'autres communes autour de Fougères, perdit 263 hectares 18, sa population passa de plus de 2 000 habitants en 1946, à seulement 506 au recensement de 1954. En perdant des parties déjà urbanisées, la commune reprit un caractère plus rural. Son école publique ferma en 1973, et l'école privée disparut en 1990.
Un décret du rattache à la commune de Fougères des portions des territoires des communes de Laignelet, Beaucé et Lécousse ; un autre décret daté du instauré dans ces communes une délégation spéciale le temps d'organiser de nouvelles élections municipales ; celle de Laignelet est composée de Théodore Lebosse, Pierre Duclos et Jean Delaunay[47].
La Belle Époque
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Laignelet ː la route principale dans la traversée du bourg au début du XXe siècle (carte postale).
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Laignelet ː la Grande Rue (Route principale) au début du XXe siècle (carte postale).
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Laignelet ː l'église paroissiale et le calvaire au début du XXe siècle (carte postale).
La Première Guerre mondiale
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Le monument aux morts de Laignelet porte les noms de 73 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux Georges Marçais, marsouin, mort le au Maroc ; 7 soldats sont morts en Belgique (dont Victor Fauque et Eugène Langlois, tués tous les deux dès le à Virton qui sont les deux premiers morts de la guerre de la commune) ; la plupart des autres sont morts sur le sol français (dont Victor Beucher[Note 8], Marcel Bourdon[Note 9] et Pierre Thomas[Note 10], tous trois décorés de la Médaille militaire et de la Croix de guerre et Alexandre Delanoë[Note 11], Jean Lebossé, Joseph Lebossé, Jean Leloutre et Henri Sautreau, tous les cinq décorés de la Croix de guerre)[48].
L'Entre-deux-guerres
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Laignelet ː l'église paroissiale Saint-Martin vers 1925 (carte postale).
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Le monument aux morts de Laignelet vers 1925 (carte postale).
Les grèves étaient fréquentes à la verrerie de Laignelet : par exemple en janvier 1921 250 ouvriers et ouvrières cessent le travail pour protester contre le renvoi du secrétaire du syndicat professionnel des verriers (syndicat affilié à la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens, Chaperon, décidé sous le prétexte fallacieux d'« insuffisance professionnelle » (il travaillait dans l'usine depuis 28 ans), par le directeur et propriétaire de l'usine, Henri Chupin, pourtant patron catholique et malgré la tentative de médiation de Mgr Charost, archevêque de Rennes[49].
En janvier 1929 le siège social des "Verreries de Laignelet", qui était jusque-là à Laignelet, est transféré 56, rue Laffite, à Paris[50]. Mais les verreries ferment en 1930. La liquidation judiciaire de la "Société des Verreries de Laignelet" survient en juin 1934[51].
Dans la décennie 1930 la crise économique frappe durement les ouvriers de la région de Fougères : le journal L'Ouest-Éclair du évoque « les nombreux verriers chômeurs et chaussonniers en grève » habitant Laignelet et l'intervention de Pierre Laval, alors ministre du travail, en faveur du "Fonds municipal de chômage de Laignelet"[52] et celui du que « les enfants dont les parents sont au chômage complet dépassent 400, répartis tant à Fougères qu'à Laignelet, Lécousse et Beaucé »[53].
La Seconde Guerre mondiale
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Le monument aux morts de Laignelet porte les noms de 17 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale ; parmi les victimes, François Fouquet, soldat mort de maladie le ; François Dreux, Gustave Ermine et Pierre Farard, morts au printemps 1940 lors de la Bataille de France ; Alphonse Carnet, mort le lors du naufrage du sous-marin Morse ; François Cheminel et Paul Lanier, résistants FFI, tous deux fusillés le à Lignières-la-Doucelle (Mayenne) ; Paul Béchet, lieutenant FFI, fusillé le à Laignelet ; les circonstances des décès des autres victimes ne sont pas précisées[48].
L'après Seconde Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Un soldat (Clément Depince) originaire de Laignelet est mort pour la France pendant la Guerre d'Algérie[48].
Le XXIe siècle
[modifier | modifier le code]Le renouveau
[modifier | modifier le code]Dans les années 2000, la commune accueille plus de 50 foyers. Ce rajeunissement de la population a permis la réouverture d'une école en 2006.
En fin d'année 2005, deux nouveaux commerces ont été créés sur la commune apportant ainsi de nouveaux services aux Agnelais. Ce nouveau point d'activité dans la commune est devenu un pôle d'animation et de rencontre dans le bourg. De plus, le cadre champêtre et proche de Fougères, la proximité immédiate de la forêt sont des atouts fort convoités aujourd'hui.
La création de la zone d'activité économiques de la Massonnais en bordure de la rocade Est de Fougères permet de développement des communes situés à l'est et au nord-est de Fougères.
Ces réalisations majeures démontrent que de nouvelles ambitions peuvent naître.
Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blason | D'azur au chef denché d'or[54]. |
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|---|---|---|
| Détails |
Politique et administration
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Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[57]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[58].
En 2023, la commune comptait 1 234 habitants[Note 12], en évolution de +6,1 % par rapport à 2017 (Ille-et-Vilaine : +5,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
[modifier | modifier le code]Avec la nouvelle rocade Est, des entreprises se sont installées sur la zone d'activités de la Massonnais (garage, expertise comptable, station de lavage, ambulancier, ...).
Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]La commune ne compte aucun monument historique. Parmi les éléments notables du patrimoine communal, on peut noter :
- l'église Saint-Martin, construite en 1888 par Louis Hérault à l'emplacement d'une ancienne église priorale datant du XIe[61] ;
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Le cimetière et l'église Saint-Martin.
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Tombe de Sœur de la Nativité (Jeanne Royer[Note 13]), morte le « en odeur de sainteté ».
- la forêt de Fougères qui couvre environ 600 ha, soit 35 % du territoire de la commune.
Activité et manifestations
[modifier | modifier le code]Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Jumelages
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Population municipale 2023, légale en 2026.
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés. La ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne est représentée par une ligne verte en tirets-points.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ La paroisse voisine de Lécousse s'appelait initialement "Saint-Marin-des-Champs".
- ↑ Personnes en âge de communier.
- ↑ Guillaume Duval, né à Montours
- ↑ Victor Beucher, soldat au 136e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Maucourt (Oise).
- ↑ Marcel Bourdon, soldat au 115e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le à Châtillon-sur-Marne (Marne).
- ↑ Pierre Thomas, soldat au 47e régiment d'infanterie, mort des suites de ses blessures le à l'hôpital de Morlaix (Finistère).
- ↑ Alexandre Delanoë, sergent au 124e régiment d'infanterie, mort des suites de ses blessures le à Bussy-le-Château (Marne).
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Née à la La Chapelle-Janson en 1731
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique de Laignelet » sur Géoportail (consulté le 12 mai 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Altitudes, coordonnées, superficie : Laignelet sur le site de l'Institut géographique national (archive Wikiwix).
- ↑ INSEE : évolution de la population de l'aire urbaine de Fougères.
- ↑ « Association Anne Boivent - Résidence Sainte-Anne à Laignelet »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?) (consulté le ).
- ↑ Sandre, « le ruisseau de Groslay »
- ↑ Sandre, « le ruisseau de la Grande rivière »
- ↑ Sandre, « le ruisseau de la Libronnière »
- ↑ Sandre, « le ruisseau de la Nolière »
- ↑ Sandre, « le ruisseau de la Pichonnais »
- ↑ Sandre, « le ruisseau du Fouloux »
- ↑ « Fiche communale de Laignelet », sur sigesbre.brgm.fr (consulté le ).
- ↑ Sandre, « le Nançon ».
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Laignelet et Fougères », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Fougeres », sur la commune de Fougères - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Fougeres », sur la commune de Fougères - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « Incendie dans la forêt de Fougères », La Gazette de Bretagne, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur insee,fr, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune de Laignelet ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Fougères », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ « Etymologie et Histoire de Laignelet », infobretagne (consulté le ).
- ↑ Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne, Bonneton, , p. 154.
- Amédée Guillotin de Corson, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes : Laignelet, vol. 5, Rennes, Fougeray, 1880-1886 (lire en ligne), p. 3 à 7.
- ↑ « Étymologie et histoire de Laignelet », sur infobretagne.com (consulté le ).
- ↑ « La situation féodale de Laignelet », sur infobretagne.com (consulté le ).
- ↑ Jean Lorédan, La grande misère et les voleurs au XVIIIe siècle : Marion du Faouët et ses associés, 1740-1770, d'après des documents inédits, Paris, (lire en ligne), p. 17.
- ↑ Jean-Baptiste Ogée, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, vol. 2, Nantes, Vatar Fils Aîné, (lire en ligne), p. 310.
- ↑ Amédée Guillotin de Corson, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes : Urbanistes, vol. 3, Rennes, Fougeray (lire en ligne), p. 228-229.
- ↑ « Quelques anciens faits divers de Laignelet », sur infobretagne.com (consulté le ).
- ↑ Abbé Auguste Lemasson, Les actes des prêtres insermentés de l'Archidiocèse de Rennes guillotinés en 1794 : publiés d'après les documents originaux : Les sentiments des paroissiens de Laignelet pour leur recteur, Rennes, Aux bureaux du secrétariat de l'archevêché (Rennes), (lire en ligne), p. 234.
- ↑ Amédée Guillotin de Corson, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes : Laignelet, vol. 5, Rennes, Fougeray, 1880-1886 (lire en ligne), p. 3 à 7 et « Étymologie et histoire de Laignelet », sur infobretagne.com (consulté le ).
- ↑ Articles du procès de l'Ordinaire des martyrs bretons : Guillaume Duval, Rennes, (lire en ligne), z242 à 247.
- ↑ Amédée Guillotin de Corson, Pouillé historique de l'archevêché de Rennes : Lécousse, vol. 3, Rennes, Fougeray, 1880-1886 (lire en ligne), p. 559 à 561 isbn=.
- ↑ France. Cour de cassation, « Annulation d'une décision du tribunal de simple police du canton de Fougères », Bulletin des arrêts de la Cour de cassation rendus en matière criminelle, , p. 383-384 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ A. Marteville et P. Varin, Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, vol. 1, Rennes, Molliex, (lire en ligne), p. 422
- ↑ Jacques Lethève, Dessins de Victor Hugo / [choisis et commentés par Jacques Lethève], Paris, S.E.V.P.E.N., (lire en ligne), p. 5.
- ↑ « Les Verreries de Laignelet », L'Ouest-Éclair, , p. 1 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Parti socialiste SFIO (France). Fédération (Charente), « L'exploitation de l'enfance », La Lutte sociale charentaise, , p. 2 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Étienne Nicol, « L'affaire des Verreries de Laignelet », 'Ouest-Éclair, , p. 4 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Soldats bretons victimes de la guerre. Ambulance de Willers-aux-Bois, commune de Saint-Marcel, près Metz », L'Impartial du Finistère, 1871-07-21 pages= 3 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Les travaux fougerais. Le plan d'agrandissement de la ville », L'Ouest-Éclair, , p. 4 (lire en ligne, consulté le ).
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- ↑ Parti communiste français. Fédération (Aube)., « Les conflits syndicaux », La Dépêche de l'Aube, , p. 1 (lire en ligne, consulté le ), Le Sillon (France), « Un pénible conflit », Le Petit démocrate : organe du Sillon limousin, , p. 5 (lire en ligne, consulté le ) et « Un point de droit intéressant. La responsabilité des ouvriers dans les conflits du travail », L'Ouest-Éclair, , p. 2 (lire en ligne, consulté le )..
- ↑ « Modifications de sociétés », Les Échos, , p. 4 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Chambre syndicale, « Liquidations judiciaires », Céramique, verrerie, émaillerie : revue mensuelle technique, artistique, économique, , p. 330 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Le conflit de la chaussure », L'Ouest-Éclair, , p. 7 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Pour les enfants des chômeurs », L'Ouest-Éclair, , p. 9 et 10 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « GASO - Laignelet Ille-et-Vilaine (archive) ».
- ↑ « Laignelet. Obsèques du maire. », L'Ouest-Éclair, , p. 3 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « André Philipot réélu maire pour son troisième mandat », Ouest-France, 1er avril 2014.
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Notice no IA00130916, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Laignelet sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
