Laulne
| Laulne | |
L'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Manche |
| Arrondissement | Coutances |
| Intercommunalité | Communauté de communes Côte Ouest Centre Manche |
| Maire Mandat |
Denis Pépin 2020-2026 |
| Code postal | 50430 |
| Code commune | 50265 |
| Démographie | |
| Gentilé | Laulnerons |
| Population municipale |
186 hab. (2023 |
| Densité | 21 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 14′ 57″ nord, 1° 28′ 18″ ouest |
| Altitude | Min. 13 m Max. 103 m |
| Superficie | 9,06 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Lessay (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Créances |
| Législatives | Troisième circonscription |
| Localisation | |
| modifier |
|
Laulne est une commune française, située dans le département de la Manche en région Normandie, peuplée de 186 habitants.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la rivière de Claids, le cours d'eau 01 de Claitre[2], le cours d'eau 01 de Roquefort[3], le cours d'eau 02 de la commune de Saint-Jores[4], le cours d'eau 06 de la Forge[5], le cours d'eau 13 du Château[6] et un autre petit cours d'eau[7],[Carte 1].
La rivière de Claids, d'une longueur de 10 km, prend sa source dans le nord de la commune de Vesly, s'écoule vers le sud puis s'oriente vers l'ouest et se jette dans l'Ay à Millières face à la commune de Lessay[8].
-
Réseau hydrographique de Laulne.
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[11] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[12]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 11,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 964 mm, avec 1,4 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Gouville-sur-Mer à 19 km à vol d'oiseau[15], est de 12,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 844,8 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,7 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Laulne est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[18].
Elle est située hors unité urbaine[19].
Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lessay, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[19]. Cette aire, qui regroupe quatre communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[20],[21].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (90,9 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (58,8 %), terres arables (17,8 %), prairies (14,4 %), forêts (9,1 %)[22].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes Alnum vers 1210, Augna en 1222[23].
Le nom de Laulne a pour origine les mots latins alna ou alnus, qui rappelle la présence sur ce site d'aulnes, arbres qui poussent en zones très humides. On retrouve ce toponyme dans le Calvados avec un suffixe de présence Aunay, et dans la Seine-Maritime Malaunay[24].
Le gentilé est Laulnerons[25].
Histoire
[modifier | modifier le code]Antiquité
[modifier | modifier le code]C'est probablement sur le territoire de la commune qu'en séjournèrent les troupes de Sabinus, lieutenant de César, venu combattre les Unelles de Viridovix rassemblés à Lithaire. Des vestiges ont permis de reconstituer le camp[26].
Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Un Guillaume de l'Aulne accompagna Guillaume le Conquérant en 1066 à la conquête de l'Angleterre[26].
Au XIe siècle, la seigneurie de Laulne appartient à la famille de Bricqueville[27]. Au XIIe siècle, la paroisse relevait de l'honneur de La Haye[28]. Guillaume de Bricqueville, seigneur de Laulne accompagna le duc de Normandie, Robert Courteheuse à la Première croisade[26].
Dans le livre des fiefs de Philippe Auguste rédigé entre 1204 et 1212[29], il est dit que le fief de Laune [sic], avec celui de Villebaudon et de Beaucoudray, doit le service au château de Moyon[30].
Temps modernes
[modifier | modifier le code]En 1683, Jean-François-Paul de Rassent, chevalier, seigneur, patron, baron et chastelain de Laulne, rend aveu du fief de Laulne[31].
En 1766, Jacques Turgot achète la terre, seigneurie et marquisat de Laulne. Charles-François Lebrun de Plaisance , 3e consul, architrésorier d'Empire, l'acquiert en 1807[26]. Son petit-fils Jules Lebrun de Plaisance, député de Coutances de 1846 à 1848, offre au musée de Saint-Lô une tenture, composée de huit tapisseries, sur le thème des Amours de Gombault et Macée, qui se trouvait au château de Laulne[32].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Le conseil municipal est composé de onze membres dont le maire et deux adjoints[33].
Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[35].
En 2023, la commune comptait 186 habitants[Note 3], en évolution de −1,59 % par rapport à 2017 (Manche : +0,13 %, France hors Mayotte : +2,36 %). Laulne a compté jusqu'à 905 habitants en 1806. Elle est avec Saint-Patrice-de-Claids l'une des deux communes les moins peuplées du canton de Lessay.
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte avec la tour placée à côté de la nef. D'origine XIe et XIIe siècles, elle est reconstruite de 1955 à 1957 par les architectes Lusley et Rose. En 2004 elle a reçu le label Patrimoine du XXe siècle. L'église abrite les statues de saint Gilles et sa biche du XVe, saint Cyr et sainte Julitte du XVIIIe, sainte Thérèse d'Avila du XVIIe et une verrière du XXe.
- Guillaume de Bricqueville et son fils Thomas donnèrent, en 1105, l'église à l'abbaye de Lessay[26].
- If funéraire du cimetière.
- Lavoir.
Pour mémoire :
- le moulin à vent des Castillons est détruit en 1915 à la suite d'un incendie ;
- le château de Laulne bâti par les seigneurs de Bricqueville, acheté par Turgot en 1766 puis par le Prince Lebrun en 1807, est démoli en 1885 avec sa chapelle[26]. Une tapisserie dans le château est citée dans l'Avare de Molière[38].
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Anne Robert Jacques Turgot (1727-1791), qui acquiert en 1766 le château de Laulne.
- Charles-François Lebrun (1739-1824), qui acquiert en 1807 le château de Laulne.
- Michel Binard (1742-1792), prêtre né à Laulne, professeur au collège de Navarre à Paris, ayant refusé de prêter serment sera arrêté et assassiné au séminaire Saint-Firmin le . Il sera béatifié le [26].
Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Daniel Delattre et Emmanuel Delattre, La Manche les 602 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 280 p. (ISBN 978-2-9159-0709-4), p. 120.
- René Gautier et al. (préf. Jean-François Le Grand, postface Danièle Polvé-Montmasson), 601 communes et lieux de vie de la Manche : Le dictionnaire incontournable de notre patrimoine, Bayeux, Éditions Eurocibles, coll. « Inédits & Introuvables », , 704 p. (ISBN 978-2-35458-036-0), p. 305.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Archives conservées par : archives départementales de la Manche (12 ED, ead_ir_consult.php?a=4&ref=FRAD050_00129)
- Ressources relatives à la géographie :
- Laulne sur le site de la communauté de communes
- Résumé statistique de Laulne sur le site de l'Insee
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- ↑ « Réseau hydrographique de Laulne » sur Géoportail (consulté le 13 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- Altitudes, coordonnées, superficie : répertoire géographique des communes 2013 (site de l'IGN, téléchargement du 19 mars 2014)
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 01 de Claitre ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 01 de Roquefort ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 02 de la commune de Saint-Jores ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 06 de la Forge ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 13 du Château ».
- ↑ « Fiche communale de Laulne », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « La rivière de Claids ».
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Laulne et Gouville-sur-Mer », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Gouville », sur la commune de Gouville-sur-Mer - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Gouville », sur la commune de Gouville-sur-Mer - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune de Laulne ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lessay », sur Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur statistiques.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ Ernest Nègre - 1996 - Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1222 - (ISBN 2600001336).
- ↑ René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton, , 223 p. (ISBN 2-86253-247-9), p. 104.
- ↑ « Ouest-france.fr - Mairie de Laulne » (consulté le ).
- Gautier 2014, p. 305.
- ↑ Étienne Pattou, « Famille de Bricqueville », .
- ↑ Florence Delacampagne, « Seigneurs, fiefs et mottes du Cotentin (Xe – XIIe siècles) : Étude historique et topographique », dans Archéologie médiévale, t. 12, (lire en ligne sur Persée.), p. 185.
- ↑ Éric Barré, « Promenade dans quelques seigneuries du Cotentin au Moyen Âge », Revue de la Manche, Société d'archéologie et d'histoire de la Manche (SAHM), t. 55, nos 221-222, 2e et 3e trimestre 2013, p. 10 (ISSN 1161-7721).
- ↑ Charles de Gerville, « Recherches sur les anciens châteaux du département de la Manche : Arrondissement de Saint-Lô », dans Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, Mancel (Caen) - Ponthieu et Delaunay (Paris), (lire en ligne), p. 213.
- ↑ Léonor de Mons, « L'imposition seigneuriale dans le grand bailliage de Cotentin », Revue de la Manche, Société d'archéologie et d'histoire de la Manche (SAHM), t. 57, no 228, avril-mai-juin 2015, p. 19 (ISSN 1161-7721).
- ↑ « huit pièces murales : Les Amours de Gombaut et Macé », notice no PM50001010, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- Réélection 2014 : « Laulne (50430) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- ↑ Delattre, 2002, p. 120.
