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Laura Bassi

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Laura Bassi
Portrait de Laura Bassi par Carlo Vandi (XVIIIe siècle).
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Santuario del Corpus Domini (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Laura Maria Caterina Bassi VerattiVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Laura Maria Caterina BassiVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Laurinda OlimpiacheVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom court
Laura BassiVoir et modifier les données sur Wikidata
Domicile
Formation
Activités
Père
Giuseppe Bassi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Rosa Cesarei (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Giovanni Giuseppe Veratti (d) (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Université de Bologne (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Maîtres
Gaetano Tacconi (d), Gabriele ManfrediVoir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
De aeris compressione (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Plaque commémorative.
Vue de la sépulture.

Laura Maria Catarina Bassi, née le à Bologne (États pontificaux) et morte le dans cette même ville, est une mathématicienne, physicienne et professeure d'université italienne.

Laura Maria Catarina Bassi naît à Bologne le , fille unique de l'avocat Giuseppe Bassi et de Rosa Maria Cesar[1]. Elle reçoit une éducation par des tuteurs privés, dont Gaetano Tacconi (it), qui enseigne la médecine et la philosophie à l'université de Bologne[2]. Ce dernier l'introduit au cardinal Prospero Lambertini, futur pape Benoît XIV (1675-1758) qui est impressionné par son talent et décide de la soutenir[2].

Cependant, l'université de Bologne était interdite d'accès pour les femmes depuis la remise du diplôme de la philosophe Elena Cornaro Piscopia en 1678. En effet, les recteurs avaient fermé l'établissement pour les femmes depuis[2]. Grâce à ses soutiens, Laura Bassi a l'occasion de soutenir l'épreuve de disputatio devant cinq professeurs de philosophie le [3]. Elle devient docteure en philosophie [au sens large de philosophie naturelle].

Elle obtient la même année une chaire à l'université de Bologne et devient la première à obtenir ce poste en Europe[2]. Le sénat de la ville lui offre une pension afin qu'elle puisse continuer ses études. Elle enseigne alors les mathématiques et la physique. Ses cours sont renommés et attirent des élèves de l'Europe entière, dont Lazzaro Spallanzani et Alessandro Volta[4].

En 1738, elle se marie avec un autre membre de l'université, Giuseppe Veratti (1707-1793), qui y enseigne la médecine et la physique. Elle donne naissance à huit enfants, dont trois meurent avant d'atteindre l'âge adulte[2]. Laura Bassi continue à enseigner durant 28 ans[4].

Laura Bassi contribue à introduire les idées newtoniennes en Italie. Certains de ses textes sur la physique cartésienne et newtonienne sont publiés par l'université de Bologne mais elle ne fait paraître aucun livre[5]. Elle reçoit la chaire de physique expérimentale, spécialement créée pour elle par l'Institut des sciences, et son mari devient son assistant. Son domaine de prédilection est l'électricité appliquée à la médecine[4].

En 1745, Prospero Lambertini devenu le pape Benoît XIV, soucieux du progrès des sciences[6], fonde une académie, les Benedettini, de vingt-cinq membres chargés de présenter chaque année une communication scientifique[3]. Le pape manœuvre alors pour y faire admettre, comme vingt-cinquième membre, Laura Bassi. Les réactions à cette proposition de nomination sont contrastées, mais des professeurs italiens se mobilisent en sa faveur.

À la mort de Laura Bassi, son fauteuil reste vacant jusqu'à la nomination de l'obstétricienne Maria Dalle Donne (1778-1842). Sa carrière est exceptionnelle pour l'Europe, mais l'Italie a su honorer d'autres femmes scientifiques comme Maria Gaetana Agnesi (1718-1799).

Émilie du Châtelet (1706-1749), physicienne française, traductrice des Principia Mathematica de Isaac Newton et elle-même admise en à l'Académie des sciences de l'institut de Bologne, fut l'une de ses admiratrices[7].

Publications

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Laura Bassi n'a pas beaucoup publié par rapport à ses homologues et plusieurs œuvres ont été perdues[2]. Aujourd'hui, il reste les ouvrages suivants :

  • De acqua corpore naturali elemento aliorum corporum parte universi, 1732,
  • De aerus compressione, 1745,
  • De problemate quodam hydrometrico, 1757,
  • De problemate quodam mechanico, 1757,
  • De immixto fluidis aere, qui a été publié posthume en 1792.

Notes et références

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  1. (en) « Laura Bassi - University of Bologna », sur www.unibo.it (consulté le )
  2. a b c d e et f Paula Findlen, « Science as a Career in Enlightenment Italy: The Strategies of Laura Bassi », Isis, vol. 84, no 3,‎ , p. 441–469 (ISSN 0021-1753, lire en ligne, consulté le )
  3. a et b (en) « Laura Bassi », dans Encyclopedia Britannica (lire en ligne [archive du ]) (archive du 2025-11-12) (consulté le )
  4. a b et c (it) « Bassi Verati, Laura in "Dizionario Biografico" », sur treccani.it (consulté le ).
  5. Keiko Kawashima, « Émilie du Châtelet, entre anonymat et ambition », Pour la Science, no 557,‎ , p. 72-79.
  6. C'est Benoît XIV qui fait paraître la première édition des œuvres complètes de Galilée et qui autorise les ouvrages favorables à l'héliocentrisme.
  7. Elisabeth Badinter, Émilie du Châtelet, Madame d'Épinay ou l'ambition féminine au XVIIIe siècle, Paris, Flammarion, 2006.
  • Alic Margaret, Hypatia's Heritage. A History of Women in Science from Antiquity to the Late Ninetheenth Century, Londres, The Women's Press Ltd, , 230 p. (ISBN 0-7043-3954-4)
  • Londa Schiebinger, The Mind Has No Sex? : Women in the Origins of Modern Science, Harvard University Press, , 355 p. (ISBN 0-674-57625-X, lire en ligne)
  • Éric Sartori, Histoire des femmes scientifiques de l'Antiquité au XXe siècle, Paris, Plon, , 443 p. (ISBN 2-259-20288-8)

Articles connexes

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Liens externes

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