Lavoye
| Lavoye | |
Vue générale. | |
Héraldique |
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| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Meuse |
| Arrondissement | Bar-le-Duc |
| Intercommunalité | Communauté de communes De l'Aire à l'Argonne |
| Maire Mandat |
Christian Weiss 2020-2026 |
| Code postal | 55120 |
| Code commune | 55285 |
| Démographie | |
| Gentilé | Lopins[1] |
| Population municipale |
142 hab. (2023 |
| Densité | 14 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 49° 02′ 46″ nord, 5° 08′ 18″ est |
| Altitude | Min. 197 m Max. 275 m |
| Superficie | 10,02 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Verdun (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Dieue-sur-Meuse |
| Législatives | Première circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | mairiedelavoye55120.monsite-orange.fr |
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Lavoye est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.
Géographie
[modifier | modifier le code]Lavoye est un petit village situé dans le département de la Meuse et la région Grand Est. La commune est située à une trentaine de kilomètres à l'Ouest de Verdun, à 9 km de Clermont-en-Argonne et à une centaine de kilomètres à l'Est de Reims.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est dans la région hydrographique « la Seine du confluent de l'Oise (inclus) à l'embouchure » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Aire, le Fossé 03 de la commune de Lavoye, le Fossé de la Côte Maurette, le ruisseau la blonde, le cours d'eau 01 de l'Étang des Parois et divers autres petits cours d'eau[2],[Carte 1].
L'Aire, d'une longueur de 125 km, prend sa source dans la commune de Saint-Aubin-sur-Aire, à 324 m d'altitude, et se jette dans l'Aisne, en rive droite à Senuc, à 104 m d'altitude, après avoir traversé 36 communes[3].

Trois plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le Petit étang (2,1 ha), l'étang de la Savarnière (4 ha) et l'étang de Parois (5,6 ha)[Carte 1],[4].
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[7] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[8]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 984 mm, avec 13,9 jours de précipitations en janvier et 9,5 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Seuil-d'Argonne à 9 km à vol d'oiseau[11], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 796,7 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17,8 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Lavoye est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Verdun, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[15]. Cette aire, qui regroupe 103 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (70,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (63,9 %), forêts (27,1 %), prairies (6,5 %), zones urbanisées (2,5 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes La Voix (1197) ; Lanoix (1556) ; L’Awa, l’Auva (1642) ; Lauva (1656) ; La Wa (1700) ; La Woye (1712) ; La Voye, Via (1738) ; Lewa, Lavoix (1745)[19].
Du latin via qui signifie voie. Dans l'est de la France wa évolue en voi, voie, voie romaine de Verdun à Châlons-en-Champagne, avec un gué sur la rivière l'Aire[20].
Histoire
[modifier | modifier le code]L'occupation de Lavoye remonte à la préhistoire : de nombreux éclats de silex et pointes de flèches ont été collectés sur le site du village et dans les champs alentour et il semble que les foyers d'occupation aient donné lieu à une implantation durable au néolithique puis aux époques celtiques.
Après la conquête romaine, Lavoye devient à partir du IIe siècle un important centre de production céramique reprenant les techniques italiques de la céramique sigillée. Lavoye est la principale officine des ateliers céramiques de l'Argonne de l'époque gallo-romaine. Les fouilles menées par le Dr Meunier et son gendre Georges Chenet à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle mettent au jour les vestiges d'une bourgade d'importance et de nombreux fours aux déchets de cuisson conséquents. On a pu déterminer que les ateliers ont produit de la céramique commune, de la céramique dans la tradition gallo-belge et des types de sigillée lisse et décorée au moule. De très nombreux outils de potiers, des poinçons et molettes de même qu'un ensemble de céramiques ont été déposés au musée des Antiquités Nationales après la mort de Georges Chenet et bien que ses collections aient été pillées au cours de la Première Guerre mondiale. Au IVe siècle, les productions s'orientent davantage vers une céramique sigillée décorée à la molette dont les décors deviennent de plus en plus élaborés. Le site de Lavoye a également mis en évidence des ateliers de fontes et de verriers limitrophes de la commune voisine de Froidos. Largement identifiable aux poinçons des potiers et aux décors de molettes, la sigillée de Lavoye fut exportée en masse en Gaule belgique et en Germanie.
De l'époque mérovingienne, une nécropole de grande importance fouillée par Georges Chenet témoigne d'une occupation tardive. Les tombes de différentes natures ont révélé un mobilier fort riche, notamment celle d'un chef franc contenant une buire ornée de plaques de bronze estampées aux décors chrétiens parmi les plus anciens recensés en Gaule.
Lavoye connaît une activité céramique jusqu'au XIXe siècle dans la tradition des faïences de l'Argonne. La fermeture des faïenceries et deux vagues de choléra amorcent le déclin démographique du village au milieu du XIXe siècle. L'exploitation des coquins (nodules de phosphates extraits du sous-sol et utilisés comme engrais) redonne un élan à la commune jusqu'à la Première Guerre mondiale[21].
Le train
[modifier | modifier le code]Lavoye était sur la ligne Rembercourt – Clermont, mise en service en 1888. Voir carte et horaires sur Chemins de fer départementaux de la Meuse
Détails sur Revigny-sur-Ornain et Laheycourt.
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[24].
En 2023, la commune comptait 142 habitants[Note 4], en évolution de −7,19 % par rapport à 2017 (Meuse : −3,68 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
[modifier | modifier le code]Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Église Saint-Martin.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blason | Tiercé en pairle : au 1er de sinople à l'assiette d'argent ornée d'un brin de bleuet tigé et feuillé de sinople et fleuri d'azur et au liseré du même, au 2e de gueules à l'épée haute d'argent garnie d'or, au 3e d'or à la buire de gueules ; à la trangle ondée d'azur brochant en pointe sur la partition. |
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|---|---|---|
| Détails | Création de R.A. Louis avec les conseils de la commission héraldique de l'UCGL. Adopté par la commune en juillet 2013. |
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- René Joffroy, Le cimetière de Lavoye, Meuse : Nécropole mérovingienne, Paris, A. et J. Picard, , 180 p.
- Georges Chenet et Guy Gaudron, La céramique sigillée d'Argonne des IIe et IIIe siècles, Paris, CNRS, coll. « Supplément à « GALLIA », VI », , 246 p.
- Georges Chenet, La céramique gallo-romaine d'Argonne du IVe siècle et la terre sigillée décorée à la molette, Mâcon, Protat frères, , 194 p.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Lavoye sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
[modifier | modifier le code]- « Réseau hydrographique de Lavoye » sur Géoportail (consulté le 9 juin 2024).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ https://www.habitants.fr/meuse-55
- ↑ « Fiche communale de Lavoye », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « l'Aire »
- ↑ « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Lavoye et Seuil-d'Argonne », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Triaucourt_sapc », sur la commune de Seuil-d'Argonne - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Triaucourt_sapc », sur la commune de Seuil-d'Argonne - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune de Lavoye ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Verdun », sur le site de l'Insee (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Félix Liénard, Dictionnaire topographique de la France : Dictionnaire topographique du département de la Meuse, vol. 1, Paris, Impr. nationale, , p. 126.
- ↑ Michèle Benoît et Claude Michel, Noms de lieux du Département de la Meuse, Éditions régionalismes, , p. 110.
- ↑ Laurent Weiss, « Les faïenceries d'Argonne et de Lavoye : histoire de familles », Horizons d’Argonne, Centre d’études argonnais, no 94, , p. 27-49 (lire en ligne).
- ↑ « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
