Lawrence Weathers
| Lawrence Carthage Weathers | ||
Lawrence Weathers vers 1916 | ||
| Naissance | Te Kopuru (Nouvelle-Zélande) |
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| Décès | (à 28 ans) Péronne (France) Mort au combat |
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| Allégeance | ||
| Arme | Première force impériale australienne | |
| Grade | Caporal (à titre provisoire) | |
| Années de service | 1916 – 1918 | |
| Conflits | Première Guerre mondiale | |
| Faits d'armes | Bataille du mont Saint-Quentin (1918) | |
| Distinctions | Croix de Victoria (à titre posthume) | |
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Lawrence Weathers, né le à Te Kopuru (Nouvelle-Zélande) et mort au combat le à Péronne (France), est un officier néo-zélandais ayant combattu durant la Première Guerre mondiale.
Weathers mène sa scolarité en Australie-Méridionale avant de travailler comme croque-mort à Adélaïde. Il s'engage comme simple soldat dans la force impériale australienne au début de l'année 1916 et rejoint le 43e bataillon australien. Son unité est envoyée sur le front de l'Ouest, en France et en Belgique, à la fin du mois de décembre. Après une période de maladie, Weathers revient dans son bataillon juste à temps pour participer à la bataille de Messines, en juin 1917, au cours de laquelle il est blessé. Évacué vers le Royaume-Uni, il rejoint à nouveau son unité au début du mois de décembre. Promu caporal suppléant en mars 1918, Weathers combat avec son bataillon pendant l'offensive du Printemps allemande, mais il est gazé en mai et ne revient dans son unité qu'au mois suivant. Il participe ensuite à la bataille du Hamel en juillet, à celle d'Amiens en août, puis à la bataille du mont Saint-Quentin en septembre. Après ces affrontements, il est proposé pour recevoir la croix de Victoria. Promu caporal temporairement, il est mortellement touché à la tête par un obus le lors de la bataille de la ligne Hindenburg et succombe de ses blessures.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse et formation
[modifier | modifier le code]Lawrence Carthage Weathers naît à Te Kopuru, près de Dargaville en Nouvelle-Zélande, le . Il est l'un des huit enfants de John Joseph Weathers, éleveur, et de son épouse Ellen Frances Johanna, née McCormack. Ses deux parents sont originaires d'Adélaïde, en Australie-Méridionale, et la famille s'y installe lorsque Lawrence a sept ans. Elle s'installe dans la région rurale du centre-nord de l'État et le jeune Lawrence fréquente l'école publique de Snowtown[1],[2]. Au terme de sa scolarité en 1909, il voyage pendant deux ans en Europe et en Amérique avec deux de ses frères, dont quatre mois passés en Angleterre. À son retour en Australie[3], il exerce divers métiers afin de subvenir à ses besoins : palefrenier, cocher, puis croque-mort à Adélaïde[4]. Le , il épouse Annie Elizabeth Watson, originaire d'Unley[3]. Le couple s'installe dans la banlieue de Parkside et aura deux enfants. Le frère aîné de Lawrence, Thomas, s'engage dans l'armée au déclenchement la Première Guerre mondiale et y meurt durant la bataille des Dardanelles en 1915. Son frère cadet, Joseph, s'engage également[4].
Première Guerre mondiale
[modifier | modifier le code]Le , Lawrence Weathers s’engage comme simple soldat dans la force impériale australienne. Il est d’abord affecté comme renfort au 10e bataillon, avant d’être transféré en juin au 43e bataillon, précisément la 11e brigade de la 3e division d'infanterie[5],[6]. Son bataillon embarque le même mois à bord de l’Afric. Après une brève escale au Moyen-Orient et un passage par la France, l’unité passe le reste de l’année à s’entraîner à Larkhill dans le sud de l'Angleterre. En novembre 1916, la 3e division est envoyée sur le front de l'Ouest et rejoint les tranchées pour la première fois à la fin du mois de décembre. Weathers tombe malade en janvier 1917 et ne rejoint donc son unité qu’à la fin du mois d’avril[7],[8]. Il retourne néanmoins au front à temps pour participer au premier engagement majeur du 43e bataillon : la bataille de Messines, en juin 1917[9]. Lors d’une opération nocturne visant à s’emparer de la ligne d’Oosttaverne, ligne défensive ennemie, le bataillon subit de lourdes pertes[2],[10]. Weathers figure parmi les blessés : il est atteint par balle à la jambe. Évacué vers un hôpital au Royaume-Uni, il réintègre son unité au début du mois de décembre 1917[11].
Durant l’hiver 1917-1918, sa division alterne périodes en première ligne et repos dans le secteur de Messines, en Flandre belge, tout en renforçant les tranchées en prévision d’une offensive allemande annoncée au printemps[12]. Promu caporal suppléant (lance corporal) le [8], Weathers participe, une semaine plus tard, aux combats défensifs destinés à contenir l’avancée allemande[13]. Son bataillon occupe alors des positions entre l’Ancre et la Somme, à l’ouest de Morlancourt. À la fin du mois de mai, il est de nouveau mis hors de combat à la suite d’une attaque au gaz près de Villers-Bretonneux, qui provoque de lourdes pertes côtés alliés. Il ne reprend le service actif qu’à la mi-juin 1918[14],[15].
La prochaine grande opération du bataillon de Weathers se déroule le lors de la bataille du Hamel, qui se solde par un succès décisif[16]. Le 8 août suivant, le bataillon joue un rôle d’appui dans la première phase de la bataille d’Amiens, offensive majeure qui marque le début de l’offensive des Cent-Jours et la rupture progressive du dispositif allemand jusqu’à la ligne Hindenburg[17]. Le , au cours de la bataille du mont Saint-Quentin, le bataillon est chargé de s’emparer des tranchées situées au nord du village d’Allaines. Sous un feu ennemi nourri, l'avancée se bloque et la situation s’enlise. L’impasse est finalement rompue par une initiative héroïque de Lawrence Weathers, appuyé par trois camarades[18],[19]. Son action permet de reprendre l’élan de l’attaque et conduit à sa proposition pour l’attribution de la croix de Victoria, la plus haute distinction pour bravoure alors décernée aux membres des forces armées australiennes[20]. Ce raid mené derrière les lignes ennemies surprend les Allemands et permet de neutraliser une force retranchée[5]. Dans les jours qui suivent, sa brigade participe à poursuivre les forces allemandes en retraite vers la lignee Hindenburg[21]. Weathers est promu caporal à titre temporaire le [22]. Le , Weathers prend part à la bataille de la ligne Hindenburg, l’une des dernières opérations terrestres menées par les forces australiennes durant le conflit, à quelques jours de la fin de ce dernier[23]. L’objectif consiste à percer Beaurevoir, troisième système défensif de la ligne Hindenburg. Alors que son bataillon se tient à couvert dans une tranchée, un obus éclate au milieu d’un petit groupe de soldats. Weathers est grièvement blessé à la tête et succombe peu après à ses blessures. Il meurt sans savoir que la croix de Victoria lui est attribuée, distinction officialisée par décret le [24],[18]
Distinction
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code](en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page de Wikipédia en anglais intitulée « Lawrence Weathers » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Wigmore et Harding 1986, p. 127.
- Staunton 2005, p. 179.
- (en) « For Valour », The Southern Cross, , p. 16-19 (lire en ligne)
- Blanch et Pegram 2018, p. 291.
- Ritchie 1990.
- ↑ National Archives 2017, p. 1-4.
- ↑ Bean 1941, p. 168.
- National Archives 2017, p. 23.
- ↑ (en) « 43rd Australian Infantry Battalion », sur awm.gov.au (consulté le )
- ↑ Bean vol. 4 1937, p. 675 et 682.
- ↑ National Archives 2017, p. 23-24.
- ↑ Bean vol. 5 1937, p. 34.
- ↑ Bean vol. 5 1937, p. 212-235.
- ↑ National Archives 2017, p. 24.
- ↑ Bean 1942, p. 264.
- ↑ Bean 1942, p. 280-296.
- ↑ Bean 1942, p. 538-544.
- Harper et Richardson 2007, p. 176-177.
- ↑ Bean 1942, p. 861-862.
- ↑ Wigmore et Harding 1986, p. 9.
- ↑ Bean 1942, p. 879-883.
- ↑ National Archives 2017, p. 30.
- ↑ Bean 1942, p. 958-959.
- National Archives 2017, p. 37.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- (en) Charles Bean, Official History of Australia in the War of 1914–1918, vol. 3 : The Australian Imperial Force in France, 1916, Sydney, Angus & Robertson, , 12e éd. (1re éd. 1929) (OCLC 271462387, lire en ligne)
- [Bean vol. 4 1937] (en) Charles Bean, Official History of Australia in the War of 1914–1918, vol. 4 : The Australian Imperial Force in France, 1917, Sydney, Angus & Robertson, , 5e éd. (1re éd. 1933) (OCLC 216975066, lire en ligne)
- [Bean vol. 5 1937] (en) Charles Bean, Official History of Australia in the War of 1914–1918, vol. 5 : The Australian Imperial Force in France during the Main German Offensive, 1918, Sydney, Angus & Robertson, , 1re éd. (OCLC 271462387, lire en ligne)
- (en) Charles Bean, Official History of Australia in the War of 1914–1918, vol. 6 : The Australian Imperial Force in France during the Allied Offensive, 1918, Sydney, Angus & Robertson, , 1re éd. (OCLC 830564565, lire en ligne)
- (en) Craig Blanch et Aaron Pegram, For Valour : Australians Awarded the Victoria Cross, Sydney, NewSouth Publishing, (ISBN 978-1-74223-542-4)
- (en) Glyn Harper et Colin Richardson, In the Face of the Enemy : The Complete History of the Victoria Cross and New Zealand, Auckland, HarperCollins, (ISBN 978-1-86950-650-6)
- (en) Michael Madden, The Victoria Cross, Australia Remembers, Melbourne, Big Sky Publishing, (ISBN 978-1-925520-98-9)
- [National Archives 2017] (en) « Waethers Lawrence Carthage », National Archives of Australia, (lire en ligne)
- (en) John Ritchie, « Lawrence Carthage Weathers (1890–1918) », Australian Dictionnary of Biography, vol. 12, (lire en ligne)
- (en) Anthony Staunton, Victoria Cross, Hardie Grant Publishing, (ISBN 9781742734866, lire en ligne)
- (en) Lionel Wigmore et Bruce A. Harding, They Dared Mightily, Camberra, Mémorial australien de la guerre, , 2e éd. (ISBN 978-0-642-99471-4)
Liens externes
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- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :