Le Merlerault
| Le Merlerault | |
L'église Saint-Martin. | |
Blason. |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Normandie |
| Département | Orne |
| Arrondissement | Mortagne-au-Perche |
| Maire délégué Mandat |
Martine Gressant 2025-2026 |
| Code postal | 61240 |
| Code commune | 61275 |
| Démographie | |
| Gentilé | Merluriens |
| Population | 754 hab. (2022 |
| Densité | 39 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 42′ 02″ nord, 0° 17′ 07″ est |
| Altitude | Min. 184 m Max. 321 m |
| Superficie | 19,10 km2 |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Rai |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Historique | |
| Fusion | |
| Intégrée à | Merlerault-le-Pin |
| Localisation | |
| modifier |
|
Le Merlerault est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie.
En 2025, elle fusionne avec Les Authieux-du-Puits, La Genevraie, Godisson et Nonant-le-Pin pour former la commune nouvelle de Merlerault-le-Pin, dont elle est devenue une commune déléguée.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]La commune est aux confins du pays d'Ouche, du pays d'Auge, de la plaine d'Argentan, de la campagne d'Alençon et du Perche.
Situé sur l'ancienne route nationale 26, son bourg est à 12 km au sud de Gacé, à 14 km au nord-est de Sées, à 27 km à l'est d'Argentan et à 28 km à l'ouest de L'Aigle[1].
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Géologie et relief
[modifier | modifier le code]La superficie du Merlerault est de 19,10 km2 ; son altitude varie de 184 à 321 mètres[3].
Hydrographie
[modifier | modifier le code]
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie.
Elle est drainée par le Don, l'Ure, la Dieuge, le ruisseau Saint-Martin[4], le Bief[5], des bras du Don[6], le cours d'eau 01 des Etangs des Bruyères[7], le Don[8], le fossé 01 de la commune de la Genevraie[9], le fossé 01 de la Flonière[10], le fossé 01 de la Lamberderie[11], le fossé 01 de la Reboursière[12], le fossé 01 de l'Étang des Grandes Bruyères[13], le fossé 01 de l'Étre-au-Macé[14], le fossé 01 des Planchettes[15], le fossé 01 des Ventes de Nonant[16], le fossé 01 d'Oisellerie Haras[17], le fossé 01 du Bois Chausson[18], le fossé 01 du Bois du Mesle[19], le fossé 01 du Champ Mignon[20], le fossé 02 de la commune de la Genevraie[21], le fossé 02 de la Croix Blanche[22], le fossé 02 du Colombier[23], le fossé 02 du Sapin[24], le fossé 03 des Ventes de Nonant[25], le fossé 04 des Planches[26], le fossé 07 de la Motte[27], le fossé 08 de la Vallée[28], le ruisseau de la Genevraie[29], le ruisseau du Bois Guimon[30] et divers autres petits cours d'eau[Carte 1].
Le Don, d'une longueur de 30 km, prend sa source dans la commune de Brullemail et se jette dans l'Orne à Almenêches, après avoir traversé dix communes[31].
L'Ure, d'une longueur de 30 km, prend sa source dans la commune de Ménil-Froger et se jette dans l'Orne à Argentan, après avoir traversé neuf communes[32].
La Dieuge, d'une longueur de 16 km, prend sa source dans la commune et se jette dans l'Ure à Gouffern en Auge, après avoir traversé six communes[33].
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : les étangs des Bruyères (0,98 ha)[Carte 1],[34].
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[35]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[36]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré[37] et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[38]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[39],[40].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 791 mm, avec 12,4 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[35]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 775,3 mm[41],[42]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −12,5 °C, atteinte le [Note 2].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 1,7 | 1,5 | 3,3 | 5,3 | 8,1 | 11,2 | 12,8 | 12,8 | 10,5 | 8,2 | 5,2 | 2,3 | 6,9 |
| Température moyenne (°C) | 4,2 | 4,7 | 7,2 | 10,2 | 13 | 16,3 | 18,3 | 18,1 | 15,5 | 11,8 | 7,9 | 5 | 11 |
| Température maximale moyenne (°C) | 6,8 | 7,8 | 11,1 | 15 | 18 | 21,3 | 23,8 | 23,3 | 20,5 | 15,4 | 10,7 | 7,7 | 15,1 |
| Record de froid (°C) date du record |
−12,1 07.01.09 |
−12,5 12.02.12 |
−9,2 13.03.13 |
−3,8 03.04.22 |
−1,6 02.05.21 |
2,7 01.06.11 |
5,3 30.07.15 |
5,4 21.08.14 |
1,1 26.09.10 |
−1,8 21.10.10 |
−6,5 30.11.10 |
−10,1 19.12.09 |
−12,5 2012 |
| Record de chaleur (°C) date du record |
14,2 01.01.22 |
19,7 27.02.19 |
23,2 30.03.21 |
27,2 20.04.18 |
29,1 30.05.25 |
36,3 18.06.22 |
39,1 25.07.19 |
36,6 07.08.20 |
32,7 09.09.23 |
27,5 09.10.23 |
22 01.11.15 |
15,5 30.12.22 |
39,1 2019 |
| Précipitations (mm) | 71,8 | 61,3 | 60,9 | 52,8 | 68,6 | 61,7 | 49,2 | 63,7 | 42,6 | 70,9 | 79 | 92,8 | 775,3 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
25 17.01.24 |
18,4 09.02.19 |
25 11.03.13 |
37 08.04.22 |
78,5 28.05.18 |
40 06.06.13 |
60,6 12.07.21 |
41 06.08.14 |
32,2 23.09.12 |
51,7 02.10.21 |
38,8 13.11.10 |
28,2 07.12.24 |
78,5 2018 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
| Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm | |||||||||||
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[43], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Le Merlerault est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[44]. Elle est située hors unité urbaine[45] et hors attraction des villes[46],[47].
Occupation des sols
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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,4 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (48,1 %), prairies (43,2 %), forêts (5 %), zones urbanisées (3,6 %)[48].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le nom de la localité est attesté sous les formes Merula en 862 et Merula Radulphi (non daté)[49].
Le toponyme serait issu du latin merula, « merle », et de l'anthroponyme Raoul[50], baron normand du XIIe siècle.
Histoire
[modifier | modifier le code]Moyen Âge
[modifier | modifier le code]Vers l'an 1020[51], Richard de Sainte-Scolasse, seigneur de la région, compagnon d'arme de Richard II de Normandie (dit Richard « l'Irascible » ou Richard le « Bon », duc de Normandie de 996 à 1026), aurait fait don du domaine du Merle à l'un de ses compagnons d'armes, Roger, contre le service de dix chevaliers en temps de guerre[52]. Le prénom d'un descendant de ce Roger, Raoul, Ranulf ou Rault du Merle, sera à l'origine de la terminaison "rault" du nom du bourg[53].
Le bourg devient au Moyen Âge une cité féodale fortifiée[54]. A l'époque du roi Philippe-Auguste, le seigneur du Merle tient cette baronnie directement du roi sous condition que ce dernier puisse marier à sa convenance l'aîné des enfants du Merle[55]. Pendant la guerre de Cent Ans, le bourg est l'objet de combats. Un incendie le dévaste en 1345. En , le château que défend en vain Jean du Merle est conquis et pillé par les troupes du duc de Lancastre[56]. Occupé à nouveau par les Anglais en 1359, il est repris en 1364 par les Français à l'issue de violents combats contre les troupes anglo-navarraises de Ferrando d'Ayens.
Le bourg quitte la famille du Merle à l'occasion du mariage en 1385 d'Agnès du Merle dame du Merle-Raoul et de Gacé avec Jean de la Champagne seigneur d'Avrilly, une forteresse aux défenses considérables. Leur fille Jeanne, décrite par certains comme la plus riche héritière du Cotentin[57], épousera Nicolas Paynel baron de Hambye et de Bricquebec qui transmettra le fief à leur gendre Louis d'Estouteville, gouverneur de Normandie.
Au Moyen Âge, les Montgomery y possèdent un haras.
Au XVe siècle, le bourg est rebâti à deux kilomètres au nord-est de l'ancien village. Un siècle plus tard, Sully et Henri IV y créent le Haras du Roi. En 1665, Louis XIV à l'initiative de Colbert, crée le Haras du Pin, premier dépôt d'étalons de son histoire.
Temps modernes
[modifier | modifier le code]En 1672, un prêtre du Merlerault, Claude Le Febvre, fait de son vivant une donation pour financer une cérémonie annuelle autour du feu de la Saint Jean, paiement de douze fagots et rémunérations des clercs ainsi que des carillonneurs[58]. Il en précise les différentes phases, chants dans l'église, sortie en chantant Inter natos mulierum non surrexit major Joanne Baptista puis le Te Deum, procession, allumage du feu sur la place à huit heures du soir, hymnes à Saint Jean-Baptiste, retour vers l'église en chantant les Laudes, puis le Benedictus et l’oraison du jour.
En 1715, le haras national du Pin est construit pour rassembler en Normandie les haras du Roi. Il remplace les haras royaux du Merlerault et de Montfort-l'Amaury.
Au XVIIe siècle, Le Merlerault devient un des dix-huit relais de poste de la route royale d'Alençon à Rouen (déplacé à Nonant-le-Pin en 1784 à l'achèvement de la nouvelle route 138).
Époque contemporaine
[modifier | modifier le code]En 1822, la commune du Merlerault, instituée par la Révolution française (1 264 habitants en 1821) absorbe Mont-Marcey (133 habitants)[3],[59] à l'ouest de son territoire.
Le , Charles X, fuyant — à la suite des Trois Glorieuses — Rambouillet pour Cherbourg où un paquebot à destination de l'Amérique l'attend (il choisira finalement l'Écosse puis la Bohême), est rejoint au Merlerault par le colonel Caradoc, émissaire britannique de Louis-Philippe, qui lui remet la proposition de confier au nouveau pouvoir l'héritier du trône, le duc de Bordeaux, ce que sa mère, la duchesse du Berry et son grand-père refusent.
La première pierre des halles est posée en 1831.
En 1867 est mise en service par la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest la gare du Merlerault sur la ligne de Saint-Cyr à Surdon empruntée par les trains de la relation de Paris-Montparnasse à Granville.
Le , la place de la mairie est détruite par l'explosion de trois camions américains remplis de munitions[60]. Elle est reconstruite mieux qu'à l'identique.
La gare ferme en décembre 2019 et sa desserte est désormais assurée par service routier de transport à la demande TER Normandie.
Fusion de communes
[modifier | modifier le code]Afin d'éviter une baisse des dotations de l’État et permettre une mutualisation des services, tout en lui donnant plus de poids dans les décisions de l'intercommunalité, dix communes ont envisagé en 2022 de fusionner sous le régime des communes nouvelles[61]. Après réflexions, seules les communes du Merlerault, Nonant-le-Pin, Godisson, Les Authieux-du Puits et La Genevraie ont confirmé cette démarche par délibérations de leurs conseils municipaux en juillet 2024, après des réunions publiques tenues à Merlerault et Nonant-le-Pin[62],[63].
La commune nouvelle est ainsi créée le par un arrêté préfectoral du [64].
Politique et administration
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Rattachements administratifs
[modifier | modifier le code]Avant la fusion, Le Merlerault se trouvait dans l'arrondissement d'Argentan du département de l'Orne.
Elle était depuis 1793 le chef-lieu du canton du Merlerault[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
[modifier | modifier le code]Pour les élections départementales, les électeurs du Merlerault votent depuis 2014 dans le canton de Rai.
Pour l'élection des députés, ils votent au sein de la deuxième circonscription de l'Orne.
Intercommunalité
[modifier | modifier le code]Le Merlerault était le siège de la très petite communauté de communes du Pays du Merlerault, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1996 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Conformément aux prescriptions de la loi de réforme des collectivités territoriales du , qui a prévu le renforcement et la simplification des intercommunalités et la constitution de structures intercommunales de grande taille, celle-ci a fusionné avec la communauté de communes de la Vallée de la Risle pour former, le , la communauté de communes des Vallées du Merlerault.
Une seconde fusion intervient dans le cadre des dispositions de la Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe), qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité transitoire a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes des Vallées d'Auge et du Merlerault.
Depuis la fusion de 2025, les habitants y sont représentés par les élus de Merlerault-le-Pin.
Liste des maires
[modifier | modifier le code]Jumelages
[modifier | modifier le code]
Collingbourne Ducis (Royaume-Uni) depuis 1992.
Équipements et services publics
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Le gentilé est Merlurien.
Démographie
[modifier | modifier le code]L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[76]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[77].
En 2022, la commune comptait 754 habitants[Note 3], en évolution de −8,27 % par rapport à 2016 (Orne : −2,88 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Sports et loisirs
[modifier | modifier le code]- L'Association sportive Le Merlerault-Nonant-le-Pin fait évoluer une équipe de football en ligue de Basse-Normandie et une autre en division de district[79].
Économie
[modifier | modifier le code]L'herbe du Merlerault, particulièrement grasse, a toujours été favorable à l'élevage des chevaux. Les nombreux haras aux alentours sont les successeurs des haras Montgomery au Moyen Âge et des haras royaux d'Henri IV.
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Ensemble castral du Château Clos
Inscrit MH (1989)[80]. - Borne du champ de saint Nicolas rappelant l'existence de la collégiale Saint-Nicolas fondée à la fin du XIe siècle par Guillaume du Merle pour abriter une relique de saint Nicolas de Myre dont le corps avait été transféré de Turquie à Bari en 1087 par les Normands.
- À 5 km du Merlerault subsistent également quelques vestiges de l'abbaye de Sainte-Marie de La Genevraye fondée vers 1160 par Fouque II[Note 4] baron du Merle et de Messei. Sa statue gisante[81] probable est exposée au Philadelphia Museum of Art.
Les moines qui s'étaient établis dans l'abbaye étaient des bénédictins de l'abbaye de Hambye. - Église Saint-Martin du XVe siècle, abritant un ensemble maître-autel-retable-tabernacle et une statue de saint Jean-Baptiste du XVIIIe siècle classés à titre d'objets aux Monuments historiques[82],[83].
- Vestiges de l'église Saint-Pierre-ès-Liens de Montmarcé du XIIe siècle.
Patrimoine culturel
[modifier | modifier le code]Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]- Ranulf du Merle, seigneur du Merle-Raoul et baron de Morpeth dans le Northumberland vers 1129.
- Foulques du Merle, seigneur du Merle-Raoul, maréchal de France en 1302.
- Pierre-René-Léonard Delaunay (1764 au Merlerault-1829), homme politique.
- François Pouqueville (1770 au Merlerault - 1838), médecin, diplomate, voyageur et écrivain.
- Louis-Edmond Guitry, né le de paysans normands au Merlerault, décédé en 1889 au Merlerault, dans une maison située dans l'actuelle impasse des Écoles. Petit commerçant venu à Paris, marié à Adelaïde Nourry, père de 4 enfants dont le dernier, Lucien, est le père de Sacha Guitry.
- Léon Labbé (1832 au Merlerault - 1916), médecin et homme politique (élu sénateur de l'Orne en 1892). Membre de l'Académie de médecine en 1879 et de l'Académie des sciences.
- Spire Blondel (1836 au Merlerault - 1900), écrivain d'art.
- Léon Blotière (1888 à Camembert - 1936 au Merlerault), figure du braconnage dans le bocage[84].
- Paul Levain dit Pol Ferjac (1900 au Merlerault - 1979), dessinateur et caricaturiste.
Héraldique
[modifier | modifier le code]Armes de la ville du Merlerault : |
Pour approfondir
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Charles du Haÿs, Le Merlerault : ses herbages, ses éleveurs, ses chevaux, et le Haras du Pin. la Plaine d'Alençon-le Mesle-sur-Sarthe, Paris, Librairie agricole de la maison rustique, , 180 p.
- Jean-Pascal Foucher, « Marché pour la construction du retable de l'église Saint-Martin du Merlerault 27 janvier 1662 », dans 1000 ans de Normandie, Gand, Snoeck, (ISBN 978-94-6161-367-7), p. 276-277
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.
- ↑ Fouque est prénommé parfois François.
Cartes
[modifier | modifier le code]- « Réseau hydrographique d'Merlerault-le-Pin » sur Géoportail (consulté le 17 avril 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]Site de l'Insee
[modifier | modifier le code]Autres sources
[modifier | modifier le code]- ↑ Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
- ↑ « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée ».
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Sandre, « le ruisseau Saint-Martin ».
- ↑ Sandre, « le Bief ».
- ↑ Sandre, « bras du Don ».
- ↑ Sandre, « le cours d'eau 01 des Etangs des Bruyères ».
- ↑ Sandre, « le Don ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 de la commune de la Genevraie ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 de la Flonière ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 de la Lamberderie ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 de la Reboursière ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 de l'Étang des Grandes Bruyères ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 de l'Étre-au-Macé ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 des Planchettes ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 des Ventes de Nonant ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 d'Oisellerie Haras ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 du Bois Chausson ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 du Bois du Mesle ».
- ↑ Sandre, « le fossé 01 du Champ Mignon ».
- ↑ Sandre, « le fossé 02 de la commune de la Genevraie ».
- ↑ Sandre, « le fossé 02 de la Croix Blanche ».
- ↑ Sandre, « le fossé 02 du Colombier ».
- ↑ Sandre, « le fossé 02 du Sapin ».
- ↑ Sandre, « le fossé 03 des Ventes de Nonant ».
- ↑ Sandre, « le fossé 04 des Planches ».
- ↑ Sandre, « le fossé 07 de la Motte ».
- ↑ Sandre, « le fossé 08 de la Vallée ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau de la Genevraie ».
- ↑ Sandre, « le ruisseau du Bois Guimon ».
- ↑ Sandre, « Le Don ».
- ↑ Sandre, « L'Ure ».
- ↑ Sandre, « La Dieuge ».
- ↑ « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Le Merlerault_sapc » - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Le Merlerault_sapc » - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse, .
- ↑ René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet, (ISBN 2-905461-80-2), p. 172.
- ↑ Dictionnaire du pays d’Argentan n° 137, mars 1965, Rousseau.
- ↑ La Normandie bénédictine au temps de Guillaume le Conquérant (XIe siècle), Louis Gaillard, 1967.
- ↑ Roger du Merle s'allie par mariage au clan des Giroie, en rivalité et parfois en guerre contre ses puissants voisins les seigneurs de Bellême (cf. Une famille aristocratique aux confins de la Normandie : Les Géré au XIe siècle, Jean-Marie Maillefer, Cahier des Annales de Normandie de 1985 Vol 17 pp. 175-20.
- ↑ Bulletin de la société historique et archéologique de l'Orne, 1886.
- ↑ Le Grand dictionnaire géographique, historique et critique, M. Bruzen de la Martinière, les libraires associés, 1768.
- ↑ Bulletin de la Société historique et archéologique de l'Orne de 1903 : Selon Ch. Vérel, Jean du Merle, seigneur du Merlerault, Gacé, Médavy, Champault et autres lieux, eut la douleur de voir les Anglais allumer en 1345 un incendie qui détruisit en partie le bourg du Merlerault et au mois de juin 1356, son château emporté d'assaut et pillé par le duc de Lancastre. L'infortuné du Merle, fait prisonnier, fut interné dans le fort de Thubeuf, et y demeura jusqu'au moment où les moines de Saint-Evroult consentirent à lui prêter le montant de sa rançon.
- ↑ Revue catholique de Normandie, 7e année, 1932.
- ↑ « Cure du Merlerault », in Archives départementales, série G, Alençon, cité in L. Duval, Gargantua en Normandie : étude archéologique et philologique., Marchand-Saillant, Alençon, 1880.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Mont-Marcey », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales (consulté le ).
- ↑ « Le 18 septembre 1944 - Le Merlerault : témoignage de Michel Poullain (13 ans en 1944) » [PDF], sur https://www.lemerlerault.fr (consulté le ).
- ↑ « Compte rendu de conseil municipal » [PDF], sur lemerlerault.fr, mairie du Merlerault (consulté le ).
- ↑ « Cinq communes se regroupent pour en créer une nouvelle qui s’appellera Merlerault-Le Pin », Ouest-France, (lire en ligne
, consulté le ) « Les cinq communes concernées, Le Merlerault, Les Authieux-du-Puits, Godisson, Nonant-le-Pin et La Genevraie, ont voté oui à la majorité, jeudi 11 juillet 2024, pour la création d’une commune nouvelle. Merlerault-Le Pin sera en place au 1er janvier 2025 ».
- ↑ Matthieu Van Bellinghen, « En janvier, la création de la commune nouvelle Merlerault-le-Pin dans l'Orne inquiète certains », Le Réveil normand, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Arrêté n° 1111-2024-007 portant création de la commune nouvelle Merlerault–le–Pin. » [PDF], sur Préfecture de l'Orne, (consulté le ), p. 2-4
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- ↑ « Les maires de Merlerault (Le) », sur https://www.francegenweb.org (consulté le ).
- ↑ « Funérailles du maire du Merlerault », sur normannia.info (consulté le ).
- ↑ « Hommage de Mme le Maire à Guy SEJOURNE, maire du Merlerault de 1979 à 1983 », Hommage, sur https://www.lemerlerault.fr/, (consulté le ) « Mr Sejourne est entré au conseil municipal du Merlerault en avril 1971. Il avait 40 ans. Le maire en fonction était Mr Paul Rossard [...] En 1979, Mr Guy Sejourne succède à Mr Paul Vermet et devient maire de la commune du Merlerault jusqu’en 1983 ».
- ↑ « Roger Bunel ne briguera pas un 3e mandat », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Municipales dans le canton : six maires repartent, quatre arrêtent », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Roger Bunel, candidat aux municipales », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le ) « Élu pour la première fois en 1989, adjoint en 1995 et maire en 2001, le candidat est bien motivé ».
- ↑ « Martine Gressant est le nouveau maire », Ouest-France, (lire en ligne
, consulté le ) « Martine Gressant est élue avec 11 voix, trois bulletins blancs et une voix à Lucien Guillard ».
- ↑ « Le Merlerault : Martine Gressant, maire sortante, dévoile sa liste », Ouest-France, (lire en ligne
, consulté le ) « La première édile souhaite poursuivre après six années de mandat. Avec sa liste, la candidate se dit prête à créer une commune nouvelle, après un travail de concertation ».
- ↑ Réélue pour le mandat 2020-2026 : « Martine Gressant conserve son fauteuil de maire au Merlerault », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le ) « Deux listes étaient en lice : celle du conseil municipal sortant a obtenu dix sièges et celle menée par Denis Boulard complète l’assemblée communale avec cinq sièges. [...} Martine Gressant est reconduite dans ses fonctions avec dix voix, Olga Fontaine obtenant cinq voix ».
- ↑ « Matthias Gressant est élu maire de la commune nouvelle de Merlerault-le-Pin », Ouest-France, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022.
- ↑ « Site officiel de la Ligue Basse-Normandie – AS Le Merlerault-Nonant-le-Pin » (consulté le ).
- ↑ « Ensemble castral », notice no PA00110977, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- ↑ «Statue gisante d'un chevalier, provenant de l'abbaye de Sainte-Marie de La Genevraye en Basse-Normandie».
- ↑ « Statue : Saint Jean-Baptiste », notice no PM61000479, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ « Maître-autel, tabernacle, retable », notice no PM61000478, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
- ↑ Nicolas Blanchard, Léon Blotière - Un destin de braconnier en pays normand, L'Étrave, Igé, novembre 2021 (ISBN 978-2-35992-079-6).
Liens externes
[modifier | modifier le code]- « Le Merlerault » sur Géoportail.

