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Le Pouget

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Le Pouget
Le Pouget
Église Sainte-Catherine d'Alexandrie.
Blason de Le Pouget
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hérault
Arrondissement Lodève
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Hérault
Maire
Mandat
Thibaut Barral
2020-2026
Code postal 34230
Code commune 34210
Démographie
Gentilé Pougétois
Population
municipale
2 122 hab. (2023 en évolution de +3,31 % par rapport à 2017)
Densité 153 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 35′ 36″ nord, 3° 31′ 32″ est
Altitude 95 m
Min. 25 m
Max. 161 m
Superficie 13,91 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Le Pouget
(ville isolée)
Aire d'attraction Montpellier
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Gignac
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Le Pouget
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Le Pouget

Le Pouget (en occitan Lo Poget) est une commune française située dans le centre du département de l'Hérault, en région Occitanie.

Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par l'Hérault, le ruisseau de Rouvièges, le ruisseau de Lussac et par un autre cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Le Pouget est une commune rurale qui compte 2 122 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier. Ses habitants sont appelés les Pougétois et Pougétoises.

Géographie

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Le Pouget, située en hauteur, se prolonge aux côtes de deux vallées : celle d'Aumelas, et celle de Clermont-l'Hérault. Son centre se trouve à l'entrée de la circulade médiévale. Assez étendu, le centre commence dès la première entrée de la circulade jusqu'à l'école primaire. Une terre favorable à la monoculture de la vigne y est présente, constituée d'argile. Les accès aux villes sont contraignants, par la petite route d'Aumelas (où fréquemment des accidents se produisent) et la départementale gignacoise. Le fleuve l'Hérault est situé à 2 kilomètres à peine du centre par un accès facile.

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sont Canet, Plaissan, Popian, Pouzols, Puilacher, Saint-Bauzille-de-la-Sylve, Tressan et Vendémian.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen[3] et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (2 600 h/an), un été chaud (21,5 °C), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > 5 m/s) et peu de brouillards[4]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 14,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 744 mm, avec 6,4 jours de précipitations en janvier et 2,7 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-André-de-Sangonis à 7 km à vol d'oiseau[7], est de 15,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 652,4 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 43,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −10,2 °C, atteinte le [Note 1].

Milieux naturels et biodiversité

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L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 2] est recensée sur la commune[10] : la « rivière de l'Hérault de Gignac à Canet » (317 ha), couvrant 8 communes du département[11] et une ZNIEFF de type 2[Note 3],[10] : le « cours moyen de l'Hérault et de la Lergue » (976 ha), couvrant 22 communes du département[12].

Au , Le Pouget est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle appartient à l'unité urbaine de Le Pouget[Note 4], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Montpellier, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 161 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 4],[I 5].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (90,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (74,1 %), zones agricoles hétérogènes (14,4 %), zones urbanisées (7,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (3,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,7 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

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Le territoire de la commune du Pouget est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage[14]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[15].

Risques naturels

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Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Hérault et le ruisseau de Rouvièges. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1994, 1997, 2002, 2003, 2014 et 2019[16],[14].

La commune du Pouget est exposée à un risque de feu de forêt faible ou nul du fait de la présence sur son territoire de quelques zones vulnérables aux incendies. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été approuvé en juin 2013 et court jusqu'en 2022, où il doit être renouvelé. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par deux arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’arrêté du réglemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droit[Note 6]. Le périmètre des zones d'obligation légale de débroussaillement comprend le bois du Pigeonnier au nord-est du bourg et le massif des Crozes au sud-ouest[17],[18].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux du Pouget.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 99,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59,3 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 894 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 893 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 85 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[19],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[20].

Risques technologiques

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Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[21].

La commune est en outre située en aval du Barrage du Salagou, un ouvrage de classe A[Note 7] sur le Salagou, mis en service en 1968 et disposant d'une retenue de 102 millions de mètres cubes. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[23].

La commune a été connue sous les variantes : ecclesiam S. Albani que vocant Pojet (990), in Poieto (vers 1005), lo castel del Pojet (1059), castro de Pojeto (1114), del Pouget (1529), etc.

Le nom Pouget dérive de l'occitan pojet = petite colline[24].

La commune possède l'une des plus belles allées couvertes du département, monument funéraire préhistorique construit par les néolithiques (en photo). Village connu pour sa circulade du Moyen Âge qui accueillit en son temps le roi Louis XIV.

Largement liée à la seigneurie d'Aumelas, Alphonse Delouvrier liste dans son Histoire de la vicomté d'Aumelas et de la baronnie du Pouget les différents seigneurs du lieu[25] :

Seigneur Maison Dates Notes
Guilhem IV Montpellier 1058 seigneur du Pouget et fils de Béliarde
Guilhem V 1098 fils du précédent et d'Ermengarde
Guillem VI 1121 fils du précédent et d'Ermessinde
Guy Guerrejat 1149 cinquième fils du précédent
Burgondion 1177 neveu du précédent
Adélaïde de Conas 1183 veuve du précédent
Guilhem VIII 1183 rachète Aumelas et ses dépendances
Marie 1204 fille de Guilhem VIII et épouse de Pierre II (roi d'Aragon)
Jacques Ier Barcelonne 1213 fils de la précédente, roi d'Aragon
Jacques II 1276 fils cadet du précédent, roi de Majorque
Sanche Ier 1310 fils du précédent, roi de Majorque
Jacques III 1324 fils cadet du précédent
Ferdinand 1330 frère ainé du précédent, roi de Majorque mort sans postérité
Jacques III 1346 héritier de son frère, roi de Majorque
Arnaud II Roquefeuil-Anduze 1348 se voit céder la baronnie suite à l'assassiat de son fils Bernard par Jacques III de Majorque
Arnaud III fils du précédent
Catherine Roquefeuil Blanquefort 1395 Catherine héritière d'Arnaud III épouse Jean, segineur de Blanquefort et fonde la famille de Roquefeuil-Blanquefort
Antoine Ier 1409 fils du précédent
Jean II 1430 fils du précédent
Bérenger 1480 fils du précédent
Charles Ier fils du précédent
Charles 1530 fils cadet du précédent
Antoine II 1555 frère ainé du précédent
Antoine III 1580 cède la baronnie en 1618 à Paul de La Cassaigne

Politique et administration

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Tendances politiques et résultats

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Scrutin 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e %
Présidentielle 2017[26] LFI 28,46 FN 26,38 EM 16,87 LR 13,43 EM 56,37 FN 43,63
Présidentielle 2022[27] LFI 26,64 RN 26,07 LREM 18,03 REC 8,93 RN 53,09 LREM 46,91
Législatives 2022 4e[28] LFI
(NUPES)
31,87 RN 23,32 LREM
(ENS)
17,23 PS
(diss.)
9,46 LFI 53,54 RN 46,46
Législatives 2024 4e[29] RN 43,64 LFI
(NFP)
34,13 HOR
(ENS)
18,94 REC 2,29 RN 50,05 LFI 49,95

Liste des maires

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 mai 1945 Paul Alazard   Président du Comité local de Libération
mai 1945 octobre 1947 Elie Salvan    
octobre 1947 mai 1953 Pierre Cabanes    
mai 1953 mars 1965 Jean Péridier[30] SFIO Avocat
Sénateur de l'Hérault (1959 → 1980)
Conseiller général de Roujan (1963 → 1976)
mars 1965 mars 1977 André Hermet    
mars 1977 mai 2020 Louis Villaret PS puis DVG Professeur de lycée retraité
Conseiller général puis départemental de Gignac (1982 → 2017)
Ancien vice-président du conseil général de l'Hérault
Président de la CC Vallée de l'Hérault (1998 → 2020)
Président du Pays Cœur d'Hérault[31] (2003 → 2019)
Suppléant du député Gérard Saumade (1993 → 2002)
Chevalier de la Légion d'honneur[32] (2024)
mai 2020[33] en cours Thibaut Barral SE Fonctionnaire
14e vice-président de la CC Vallée de l'Hérault (2020 → )

Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[35].

En 2023, la commune comptait 2 122 habitants[Note 8], en évolution de +3,31 % par rapport à 2017 (Hérault : +7,46 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9039701 0081 0751 001955965979957
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9589871 0141 0771 0978618371 0051 104
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2031 1331 1461 1861 2521 3111 2521 1531 116
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 1191 0779349871 1031 3471 7281 7441 819
2015 2020 2023 - - - - - -
2 0072 0962 122------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2018, la commune compte 857 ménages fiscaux[Note 9], regroupant 2 021 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 390 [I 6] (20 330  dans le département[I 7]). 40 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 10] (45,8 % dans le département).

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 8] 8,9 % 10,6 % 9,1 %
Département[I 9] 10,1 % 11,9 % 12 %
France entière[I 10] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 251 personnes, parmi lesquelles on compte 79,7 % d'actifs (70,7 % ayant un emploi et 9,1 % de chômeurs) et 20,3 % d'inactifs[Note 11],[I 8]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui de la France.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Montpellier, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 11]. Elle compte 401 emplois en 2018, contre 403 en 2013 et 338 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 901, soit un indicateur de concentration d'emploi de 44,5 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 60,6 %[I 12].

Sur ces 901 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 192 travaillent dans la commune, soit 21 % des habitants[I 13]. Pour se rendre au travail, 85,9 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 2,7 % les transports en commun, 6 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 5,3 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 14].

Activités hors agriculture

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181 établissements[Note 12] sont implantés au Pouget au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 13],[I 15].

Secteur d'activité Commune Département
Nombre % %
Ensemble 181 100 % (100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
8 4,4 % (6,7 %)
Construction 31 17,1 % (14,1 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
44 24,3 % (28 %)
Information et communication 3 1,7 % (3,3 %)
Activités financières et d'assurance 2 1,1 % (3,2 %)
Activités immobilières 5 2,8 % (5,3 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
30 16,6 % (17,1 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
36 19,9 % (14,2 %)
Autres activités de services 22 12,2 % (8,1 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 24,3 % du nombre total d'établissements de la commune (44 sur les 181 entreprises implantées au Pouget), contre 28 % au niveau départemental[I 16].

Agriculture

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La commune est dans la « Plaine viticole », une petite région agricole occupant la bande côtière du département de l'Hérault[38]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 14] sur la commune est la viticulture[Carte 4].

1988 2000 2010 2020
Exploitations 131 105 88 74
SAU[Note 15] (ha) 691 711 661 530

Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 131 lors du recensement agricole de 1988[Note 16] à 105 en 2000 puis à 88 en 2010[40] et enfin à 74 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 44 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 67 % de ses exploitations[41],[Carte 6]. La surface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de 691 ha en 1988 à 530 ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 5 à 7 ha[40].

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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  • La fontaine de Saint-Amant[48]
  • La « Circulade »
  • Château de l'Estang (propriété privée).

Personnalités liées à la commune

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Héraldique

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Les armoiries du Pouget se blasonnent ainsi :

De vair au sautoir losangé d'or et de sinople.

L'intrigue du film Chien de la casse se passe majoritairement dans le centre du Pouget où les trois personnages principaux résident. Le film a été tourné dans la commune en novembre et [49].

Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  3. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  4. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Le débroussaillement s'applique notamment aux abords de constructions, chantiers, travaux ou installations sur une largeur de 50 mètres (selon un principe du droit des assurances, tout propriétaire est tenu d’assurer la protection de ses biens), et de 5 mètres de part et d’autre des voies privées y donnant accès.
  7. Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[22].
  8. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  9. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  10. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  11. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  12. L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
  13. Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
  14. L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  15. Les données relatives à la surface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
  16. Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[39].
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).
  3. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).
  4. « Recensement agricole 2020 - Carte de la spécialisation de la production agricole par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée (SAU) moyenne par commune », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Recensement agricole 2020 - Carte du nombre d'exploitations et de la surface agricole utilisée par département », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Recensement agricole 2020 - Carte de la surface agricole utilisée (SAU) par commune et de la SAU moyenne », sur stats.agriculture.gouv.fr (consulté le ).

Références

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Site de l'Insee

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  1. « La grille communale de densité », sur insee,fr, (consulté le ).
  2. « Unité urbaine 2020 du Le Pouget », sur insee.fr (consulté le ).
  3. a et b Insee, « Métadonnées de la commune ».
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Montpellier », sur insee.fr (consulté le ).
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Autres sources

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Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

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  • Alphonse Delouvrier, Histoire de la vicomté d'Aumelas et de la baronnie du Pouget, Gignac, Bibliothèque 42, , 350 p. (lire en ligne)
  • Étienne Dumont, « Le fief noble du Pouget (Hérépian) : de l'Antiquité gallo-romaine à l'Ancien Régime », Bulletin de la Société archéologique et historique des hauts cantons de l'Hérault, no 33,‎ , p. 65-72
  • André Hermet, « Le Pouget », Bulletin du GREC, Groupe de recherches et d'études du Clermontais, no 21,‎ , p. 22-25
  • Philippe Huppé, « Privilèges et naissance, une harmonie disparue : la baronnie du Pouget et la vicomté de Plaissan au XVIIIe siècle », Études héraultaises, Montpellier, Association Études sur l'Hérault, nos 30-31-32,‎ 1999-2000-2001, p. 93-103 (lire en ligne)
  • Mission Archives 34, Répertoire numérique détaillé des archives du Pouget, Montpellier, Mission Archives 34, , 126 p.
  • Christian Olive, « Les villae romanae à Le Pouget et Péret », Bulletin du GREC, Groupe de recherches et d'études du Clermontais, no 29,‎ , p. 8-18
  • Palouzie Hélène, Le Pouget (Hérault), Montpellier, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région Languedoc Roussillon, (ISBN 2-907276-02-6)
  • Denis Thézan (de), Le Pouget et ses alentours : étude historique, Paris, éd. Sault, , 56 p.

Fonds d'archives

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Articles connexes

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Liens externes

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