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Louis Stettner

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Louis Stettner
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Plaque de de columbarium.

Louis Stettner, né le à New York dans le quartier de Brooklyn et mort le [1],[2] à Paris[3], est un photographe américain, qui a vécu une grande partie de sa vie en France.

Né le à Brooklyn dans une famille d’origine juive ashkénaze autrichienne. Dès l'âge de 16 ans, il découvre des revues de photographie de 1900, comme Camera Work et réalise que la photographie peut être autre chose qu'un passe-temps familial[4]. Il se plonge alors dans la photo grâce à un appareil offert par ses parents[5],[4].

Dans les années 1930, il se lie avec des photographes engagés socialement comme Lisette Model, Berenice Abbott et Weegee[5]. Il est encouragé dans ses travaux par Alfred Stieglitz et Paul Strand.[réf. souhaitée]

Durant la Seconde Guerre mondiale, il est photographe de l'armée américaine.

En 1946, il réalise une série photographique dans le métro de New York, ce qui attire l'attention de Sid Grossman. Cette reconnaissance lui permet d'intégrer l'école de la Photo League, où il rencontre Willy Ronis[4]. Ils planifient ensemble d'organiser une exposition de photographie française à New York. Pour sélectionner les œuvres, Stettner se rend à Paris.

Séduit par la capitale française, il s'installe finalement en région parisienne en 1947[4],[5]. Faute d'école de photographie, il étudie à l'Institut des hautes études cinématographiques[5].

À Paris, Stettner se lie d'amitié avec Brassaï et Édouard Boubat ; il considère cette période comme l'une des plus épanouissantes de sa vie[4].

Il collabore avec les revues Life, Time, Réalités, Paris Match, Fortune et National Geographic[5].

Depuis les années 1990, il vivait à Saint-Ouen[3].

Il meurt en 2016, peu après la clôture d'une exposition rétrospective au Centre Pompidou[3]. Ses cendres reposent au cimetière de Montmartre.

Décorations

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Dans ses clichés, Stettner saisit d'abord une atmosphère : rues désertes ou boutiques vides, silhouettes… en faisant une large place au contexte météorologique de la prise de vues (pavés humides…)[5]. Certaines de ses photos sont emblématiques de son œuvre, comme celle de deux enfants à Aubervilliers (1947) ou une vue de la promenade de Brooklyn (1954)[5].

Pour Stettner, la photographie « peut être un vrai moyen d'expression personnelle, artistique, voire dans son cas, d'ordre cosmique. Il se fait d'emblée une très haute idée de la photographie, particulièrement du noir et blanc », commente Virginie Chardin, commissaire de l'exposition présentée en 2025 aux Rencontres d'Arles.

Publications (sélection)

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Collections (sélection)

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Expositions

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Notes et références

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  1. Valérie Oddos, « Décès de Louis Stettner, photographe sensible et engagé », francetvinfo.fr, 14 octobre 2016.
  2. (en) William Grimes, « Louis Stettner, Who Photographed the Everyday New York and Paris, Dies at 93 », The New York Times, 14 octobre 2016.
  3. a b et c Brigitte Hernandez, « Le photographe de légende Louis Stettner est mort le 13 octobre », Le Point, 14 octobre 2016.
  4. a b c d e et f « Les images-manifestes des Rencontres de la photographie d'Arles », France Culture, Les Midis de Culture, avec Janet Iffland-Stettner, épouse de l'artiste, et Virginie Chardin, commissaire de l'exposition, le .
  5. a b c d e f et g Claire Guillot, « Mort de Louis Stettner, photographe atmosphérique », lemonde.fr, (consulté le ).
  6. (BNF 35724517).

Bibliographie

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Iconographie

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Louis Stettner sur le site de la galerie Benrubi.

Liens externes

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