Louis Victoire Lux de Montmorin-Saint-Hérem
| Gouverneur Fontainebleau |
|---|
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 29 ans) |
| Nom de naissance |
Louis Victoire Hippolyte Lux (ou Luce) de Montmorin Saint-Hérem |
| Nationalité | |
| Activité |
Militaire |
| Famille | Armand Marc de Montmorin Saint-Hérem (cousin) Jean d'Asnières (beau-frère) |
| Père |
Jean-Baptiste-François de Montmorin (d) |
| Mère |
Cathine Marguerite Morin de Banneville |
| Fratrie |
Catherine Armande de Montmorin Saint-Hérem (sœur) |
| Conjoint |
Anne Pauline Chaspoux de Verneuil |
Louis Victoire Hippolyte Lux (on trouve aussi Luce) de Montmorin de Saint-Hérem, comte, (né à le à Fontainebleau – mort le à Paris) était un militaire français[1].
Biographie
[modifier | modifier le code]Cadet gentilhomme de l’École militaire le , sous-lieutenant de l'École militaire le , sous-lieutenant dans la cavalerie de Royal-Piémont le , sous-lieutenant de remplacement de la compagnie de Saint-Priest le , capitaine de remplacement dans le régiment des chasseurs des Vosges le , major en second du régiment de Flandre en mai 1788, puis gouverneur de Fontainebleau et promu colonel du régiment de Flandre, le .
L'arrivée à Versailles de ce régiment sert de prélude aux Journées des 5 et 6 octobre 1789. Les drapeaux de son régiment ayant été enlevé par la foule, le comte de Montmorin marcha avec deux compagnies à l'Hôtel de Ville et obtient leur restitution. Il émigre ensuite, mais revient bientôt à Paris, où, Louis XVI pour l'avoir plus près de sa personne, lui fait donner un logement au château. Il est arrêté au lendemain du et massacré dans la prison de la Conciergerie le lors des massacres de Septembre[2],[3] avec son cousin Armand Marc de Montmorin Saint-Hérem .
Famille
[modifier | modifier le code]Son cousin le plus célèbre est le ministre Armand Marc de Montmorin Saint-Hérem
La mère de Lux était dame de Madame la Comtesse d'Artois Marie-Thérèse de Savoie (1756-1805)
Son père était le lieutenant général des armées royales, gouverneur de Fontainebleau[4].
Sa sœur se nomme Catherine Armande de Montmorin de Saint-Hérem devenue marquise par son mariage avec Jean d'Asnières marquis d'Asnières-la-Chasteigneraye. Nous savons que son beau-frère était le gentilhomme d'honneur du comte d'Artois le futur Charles X et qu'il a été un maréchal de camp[4].
Le 15 avril 1781 à Versailles Lux aurait épousé Anne Pauline Chaspoux de Verneuil fille de Eusèbe Félix Chaspoux de Verneuil marquis de Verneuil et de Anne Adélaïde de Jouvenel de Harville.
Anecdotes
[modifier | modifier le code]Mémoires de la marquise de La Rochejaquelein :
"Cousin du ministre, rien de brillant, mais le plus dévoué au Roi, le plus plein de probité et d'honneur qu'on puisse trouver, entra chez maman...depuis plusieurs jours, on avait refusé de la poudre au régiment de Flandre, dont il était major en second, et qu'il commandait...le régiment n'avait que cinquante cartouches par compagnie ; la garde nationale s'était emparée de ses canons..."
M. de MONTMORIN, de Fontainebleau, l'ami intime de M. de Lescure, logeait près de notre hôtel, étant resté comme lui par ordre du Roi ; il devait venir le prendre ; il était fort au fait de tout ce qui se passait au château, car le Roi avait une confiance particulière en lui, depuis la révolution. Il vint et dit à M de Lescure : "Il est inutile que vous alliez aux Tuileries, j'en arrive, on a rapporté d'une manière positive au Roi, qu'il ne devait être attaqué que le 12 ; il y aura cependant du bruit cette nuit, mais on sait que l'insurrection sera dirigée contre l'arsenal : le peuple veut s'emparer des poudres, cinq mille hommes de la garde sont commandés pour l'empêcher. Vous entendrez peut-être beaucoup de bruit, ne vous en inquiétez pas et soyez sûr que cela ne regarde pas le château ; restez tranquille, moi j'y retourne, parce que je suis prié à souper chez Mme de Tourzel."
M de MONTMORIN vint se réfugier chez maman. Il était entré en courant chez un épicier qu'il ne connaissait pas, et demandait un verre d'eau-de-vie ; dans ce moment, quatre gardes nationaux revenant de se battre, ivres de carnage, apparurent comme des furieux. L'épicier se doutant que M de MONTMORIN était du château, lui dit sur le champ : "Mon cousin, vous ne vous doutiez pas en arrivant de la campagne, à voir la fin du tyran ; allons, buvons à la santé de ces braves camarades et de la nation." C'est ainsi que cet homme généreux le sauva sans le connaître ; mais, hélas ! il périt au 2 septembre.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Encyclopédie méthodique, ou par ordre de matières, par une ..., Volume 96 pages 399-400
- ↑ Mémoires de Madame la marquise de La Rochejaquelein
- ↑ François-René de Chateaubriand : Mémoires d'outre-tombe page 354
- « Généalogie de Louis Victoire Hippolyte Luce de MONTMORIN SAINT-HÉREM », sur Geneanet (consulté le )
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- L'Intermédiaire des chercheurs et curieux, vol. 96, n° 1783, p. 60
- « Montmorin Saint-Hérem (LE COMTE Louis-Victoire-Lux DE) », dans Biographie nouvelle des contemporains, vol. 14, (lire en ligne), p. 82
- Pégase avec les Mémoires de la marquise de La Rochejaquelein, Orion 15/09/06 (Beauchet-Filleau)