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Louise Compain

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Louise Compain
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
Paris 15e
Sépulture
Nom de naissance
Mélanie Louise Massebieau
Nationalité
Activité
Père
Prononciation

Louise Compain, née Mélanie Louise Massebieau le à Vierzon[1] et morte le dans le 15e arrondissement de Paris[2], est l'une des initiatrices du mouvement féministe en France, de la fin du XIXe siècle et du début du XXe. Elle est également connue sous les noms de Louise-Marie Compain et Louise Compain-Massebiau.

Louise Compain est la fille de Louis Massebieau (1840-1904), pasteur et maître de conférences à la faculté de théologie protestante de Paris puis à l'École pratique des hautes études[3], et de Louise Françoise Marie Boissier (?-1904).

Écrivaine et journaliste, elle obtient le prix Montyon en 1904 avec son premier roman L’Un vers l’autre[4]. Elle commence à écrire en tant que journaliste en 1899 dans le Manuel général de l’instruction primaire mais est surtout active de 1910 à 1919, notamment dans La Petite République.

Louise Compain s’est fait connaître aux débuts du féminisme pour ses romans féministes à succès. Elle est membre du comité fondateur de l’Union française pour le suffrage des femmes en 1909[3]. Elle s'engagea notamment pour le travail féminin[5], en écrivant sur les conditions de travail des femmes de la classe ouvrière[6]. En 1910, avec sa brochure En feuilletant les catalogues, elle s'intéresse notamment aux bas salaires des couturières[4]. Elle revendique notamment l'égalité des salaires[5]. En 1917, avec La Grand’pitié des campagnes de France, elle met en avant la place des femmes dans la Grande Guerre[4].

Louise Compain est active dans le milieu associatif et se rend à des congrès et assemblées d'associations comme l’Association internationale pour la protection légale des travailleurs. Elle se rend à Stockholm en 1911 pour le congrès de l’Alliance internationale pour le Suffrage des Femmes[4]. En avril 1919, au Congrès interallié d’hygiène sociale, elle présente son plan de création du Foyer des campagnes. Elle devient secrétaire générale de l'association Le Foyer des campagnes et fonde le foyer rural de Ressons-sur-Matz dans l'Oise[4].

Elle écrit dans La Grande Revue jusqu'en 1938 mais ses articles concernent surtout la religion après 1919[4].

Elle décède le 7 décembre 1941, pendant la seconde guerre mondiale. Elle est inhumée au Cimetière du Père-Lachaise (49e division) à Paris[7].

Louise Massebieau se marie, à Paris, en [8] avec Luc Compain (1864-1889), professeur agrégé en fonction au lycée de Chaumont, qui meurt accidentellement le alors qu'il préparait une thèse en histoire sur Geoffroi de Vendôme. Cette thèse est publiée à titre posthume en 1891.

Louise Compain est la tante de Georgette Hammel née Roustain (Juste parmi les nations), la grand-tante de la sociologue et écrivaine féministe Évelyne Sullerot et de la résistante Élisabeth Quintenelle, l'arrière-grand-tante de l'ancien rapporteur général de l'Observatoire de la laïcité, Nicolas Cadène[3].

  • L’Un vers l’autre, 1903 (roman)
  • L’Opprobre, 1905 (roman)
  • Le Féminisme au XXe siècle, 1909 (brochure)
  • En feuilletant les catalogues, 1910 (brochure)
  • La Femme dans les organisations ouvrières, V. Giard et E. Brière, 1910 (essai)
  • L’Action sociale des femmes, 1912 (brochure)
  • La Vie tragique de Geneviève, Calmann Levy, 1912 (roman)
  • Les Conséquences du travail de la femme, 1913 (brochure)
  • L'Amour de Claire, Calmann Levy, 1915 (roman)
  • Celles qui restent, 1916 (roman-feuilleton dans La Vie féminine)
  • La Grand' Pitié des Campagnes de France, Chez l'auteur, 1917
  • Les Portes de la vie spirituelle, E Figuiere, 1927 (essai)
  • La Robe déchirée, E Figuiere, 1929 (essai)
  • Calendrier de la vie spirituelle ou les étapes de l'âme, Le Bélier, 1938 (essai)

Notes et références

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  1. Archives du Cher, commune de Vierzon, acte de naissance no 86, année 1869 (sans mention marginale de décès) (page 44/428)
  2. Archives de Paris 15e, acte de décès no 4516, année 1941 (page 27/31)
  3. a b et c Patrick Cabanel, « Marie Louise Compain-Massebieau », dans Patrick Cabanel et André Encrevé, Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, t.1 A-C, Paris, Éditions de Paris/Max Chaleil, , p. 713-714.
  4. a b c d e et f Alexandra Rivard, Sous l'angle féministe : le combat des romancières françaises entre 1900 et 1940. Thèse de l'Université du Québec à Chicoutimi, 2024. (lire en ligne)
  5. a et b Martine Sagaert et Yvonne Knibiehler, Les mots des mères: Du XVIIe siècle à nos jours, Groupe Robert Laffont, (ISBN 978-2-221-19353-2, lire en ligne)
  6. (en) Jennifer R. Waelti-Walters et Steven C. Hause, Feminisms of the Belle Epoque: A Historical and Literary Anthology, U of Nebraska Press, (ISBN 978-0-8032-9748-7, lire en ligne)
  7. Registre journalier d'inhumation de Paris Père-Lachaise de 1941, en date du 10 décembre (page 30/31)
  8. Archives de Paris 5e - acte de mariage du 29 octobre 1888, no 844,

Bibliographie

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  • Patrick Cabanel, « Marie Louise Compain-Massebieau », dans Patrick Cabanel et André Encrevé, Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, t.1 A-C, Paris, Éditions de Paris/Max Chaleil, (ISBN 978-2846211901), p. 713-714.

Liens externes

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