Malais du Cap
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325 000[1] |
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| Langues | Afrikaans |
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| Religions | Islam |
| Ethnies liées | Malais, Coloured, Afrikaner, Indien |
L’ethnonyme de « Malais du Cap » (« Cape Malay » en anglais) est un terme par lequel se désignent et sont désignés un groupe de population vivant en Afrique du Sud, majoritairement dans la ville du Cap. Le qualificatif de « Malais » fait référence aux dirigeants politiques et religieux et aux esclaves malais exilés dans cette ville à partir de la seconde moitié du XVIIe siècle par les Hollandais de la Compagnie des Indes Orientales. Ce sont ces exilés qui introduisent l’Islam dans cette partie de l'Afrique australe. Lorsque le terme de « Malais du Cap » apparait au XVIIIe siècle, il est utilisé pour distinguer les musulmans au sein d'une population créole (qui va ensuite être qualifiée de « coloured »). Si ce groupe a bien des origines malaises, la conversion à l'islam de nombreux esclaves (venus d’Afrique de l’Est, des actuels Sri Lanka, Madagascar, etc.) à partir du XVIIIe siècle et l’adoption progressive par cet ensemble diversifié d’individus d’un créole néerlandais (qui deviendra l’afrikaans), vide le terme de son sens ethnolinguistique strict. Aujourd'hui, les Malais du Cap ne parlent donc généralement pas une langue malaise et ont des origines qui vont au-delà de l’Asie du Sud-Est.
Histoire
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D’après l’historien François Xavier Fauvelle, l’histoire des Malais du Cap est, comme pour de nombreux groupes désignés comme « non-blanc » en Afrique du Sud, le produit d’une « dialectique d’assignation et d’appropriation des éléments de l’identité »[2]. Dans un dialogue constant avec les catégorisations raciales coloniales, les Malais du Cap vont se façonner une « niche identitaire » construite sur un héritage malais et musulman et sur l’invention d’une culture spécifique[3]. Selon les périodes cette niche identitaire se caractérise par des processus de fermeture et d’ouverture à d’autres groupes, notamment coloured et indien.
Ancêtres malais, esclavage et diffusion de l’Islam au Cap (XVIIe - XIXe siècles)
[modifier | modifier le code]En 1652, la Compagnie Hollandaise des Indes Orientales établit un comptoir dans la baie du Cap pour ravitailler ses bateaux sur la route de la colonie de Batavia (actuelle Indonésie). Ce comptoir devient dès 1657 une colonie et un lieu d’exil pour des chefs religieux s’opposant à la domination néerlandaise sur l’archipel indonésien : comme le Sheikh Abdurahman Matebe Shah, dernier sultan de Malacca[4], exilé en 1667, le Sheikh Yusuf de Makassar exilé en 1693, Tuan Guru exilé en 1780, etc. (les tombes de ces différents chefs religieux exilés, appelées « kramat », font aujourd’hui l’objet d’un culte[5])[6].
Ces « pères fondateurs » de l’Islam au Cap font vivre cette religion auprès d’esclaves musulmans venus de l’archipel indonésien et du sous-continent indien mais aussi de populations serviles et créoles (ensemble qui sera qualifié de « coloured » au XIXe siècle) qu’ils convertissent massivement. Ainsi, lors du recensement de 1842, environ 6000 musulmans sont comptabilisés, ce qui représente près du tiers de la population de la ville du Cap[7]. Ceci est rendu possible par une série de facteurs : la complaisance de certains propriétaires pour qui les esclaves musulmans ont une valeur supérieure puisque leur foi devait les protéger de l'alcoolisme ; l’éclatement des familles et groupes culturels produits par l’esclavage qui produit « une anomie propice à une recomposition des liens sociaux autour de personnalités charismatiques » ; les pratiques syncrétiques de l’Islam soufi malais qui permettent d'incorporer « des influences venant des pratiques animistes des esclaves et de la population aborigène khoi (‘hottentote’), mais également de l'hindouisme et du christianisme » ; l’adoption par les leaders musulmans du créole néerlandais (futur afrikaans) parlé par les populations dominées, quand les Églises chrétiennes méprisent cette langue et utilise le néerlandais ou l’anglais[8].
Au-delà de l’aspect religieux, c’est dans ce proto-afrikaans que les leaders musulmans offrent une instruction générale à leurs fidèles. Au lendemain de l’abolition de l’esclavage (effective en 1834), cette éducation va permettre la réussite économique d’une large portion de celles et ceux qui sont désignés comme « Malais du Cap » (label utilisé de manière interchangeable depuis le XVIIIe siècle avec ceux de « Musulmans », « Mahométans » ou de « Coloured moslem »[9]). Au XIXe siècle, la pratique de l'Islam permet ainsi à une élite citadine et éduquée de commerçant coloured « d'afficher une différence de statut social plus ou moins fondée sur la revendication d'une origine indonésienne, et offre par la même la possibilité de se démarquer du petit peuple des bâtards de toutes origines ayant adopté la religion (chrétienne) des anciens maîtres »[10].
Une catégorie qui se construit par distinction au tournant du XXe siècle
[modifier | modifier le code]Si au cours des XVIIIe et XIXe l’expression de « Malais » est synonyme au Cap de « Musulman », cette catégorie va devenir plus spécifique au tournant du XXe siècle, sous l’influence des leaders de cette communauté mais également de l’élite blanche (incarnée en particulier par Izak Du Plessis). Dans le cadre d’une montée en puissance du nationalisme afrikaner et malgré des tentatives de dépassement des catégorisations coloniales, l’identité des « Malais du Cap » va ainsi être resserrée par un travail de distinction par rapport à de « nouveaux » musulmans indiens et par rapport aux populations qualifiées de « coloured ».
Une affirmation face aux « autres » musulmans
[modifier | modifier le code]Les commerçants musulmans gujaratis qui arrivent au Cap dans les années 1880 en tant que Passenger Indians (terme qui désigne les immigrants indiens ayant financé eux-mêmes leur voyage vers l'Afrique du Sud à partir des années 1870 afin d'y créer des commerces, ce qui les distingue des travailleurs sous contrat ou indentured) s’intègrent dans un premier temps dans la communauté des Malais du Cap. Toutefois, des distinctions et des controverses voient rapidement le jour entre la communauté musulmane établie localement, les « Malais du Cap » qui parlent afrikaans, et les Indiens anglophones nouvellement arrivés autour de questions liées aux pratiques religieuses et à la langue[9]. En s’inspirant de la montée en puissance du nationalisme afrikaner, à la fin du XIXe siècle, une partie des Malais du Cap affirment donc leur identité en se présentant comme de « vrais » Sud-Africains, face à des migrants indiens présentés comme allogènes. Cette stratégie de mise en avant de l'ancrage sud-africain des « Malais » se fait dans le contexte de l'adoption des premières lois ségrégationnistes à l'encontre des Indiens[11].
Une affirmation identitaire face au racisme des Européens
[modifier | modifier le code]Ce repli sur une « niche identitaire » est également accentué par la réaffirmation du racisme européen qui, dans un contexte de récession économique, réactive des préjugés associant les « Malais » à une classe dangereuse. Ce faisant, les frontières ethniques qui était parfois poreuses entre certains « blancs » et une élite malaise sont renforcées[12].
L’African Political Organisation et l’échec d’une ouverture vers une cause « coloured » plus large
[modifier | modifier le code]A l’encontre d’un enfermement trop strict dans la catégorie de « Malais du Cap », au début du XXe siècle, une partie des élites musulmanes prône une action solidaire avec les Coloureds chrétien et se rallie à l’African Political Organisation (APO) du Dr Abdullah Abdurahman (lui-même issu d’une famille malaise du Cap, premier Coloured médecin et premier Coloured élu au conseil municipal de la ville du Cap). Le prestige du Dr Abdurahman au sein de la communauté malaise et le poids de l’APO permet un ralliement de nombreux Malais du Cap à la cause plus englobante des Coloured. Toutefois, au début des années 1920, le mépris du Dr Abdurahman pour l’afrikaans, mais aussi la crise économique accompagnée d’une « politique de promotion de l'emploi blanc » qui touche durement les Malais du Cap, affaiblissent l’emprise de l’APO au sein de la communauté des Malais du Cap. En 1925, une partie d’entre eux créent la Cape Malay Association et mettent en avant leurs racines malaises tout en minorant les héritages indiens, malgaches ou africains. Ils se rapprochent alors des nationalistes afrikaners qui voient dans la promotion d’une identité malaise spécifique la possibilité de diviser l’unité coloured, notamment à un moment où émergent des organisations, comme la Non European Unity Movement, plus radicales et critiques des catégorisations raciales du colonialisme[13].
Izak du Plessis et l’« invention des traditions » des Malais du Cap sous l'apartheid
[modifier | modifier le code]Si dans les années 1920, les nationalistes afrikaners ne font que « récupérer » le mouvement identitaire malais, ils sont beaucoup plus actifs pour le susciter et pour influer sur la manière dont s'expriment cette identité vingt ans plus tard[14]. Ce travail est principalement l’œuvre d’Izak du Plessis, folkloriste, écrivain, homme politique et ethnologue afrikaner dont l’autorité sur le sujet des « Malais du Cap » est établie après la publication de l’ouvrage The Cape Malays en 1944 (lui-même basé sur son travail de thèse et qui sera suivi de plusieurs autres textes)[15]. Izak du Plessis présente ce groupe comme le descendant direct des premiers chefs religieux malais exilés, gommant au passage la place tenue par les esclaves et le processus de créolisation liés à l’histoire de cette population. S’il reconnait une certaine forme de « métissage » qui différencie les « Malais du Cap » de leurs ancêtres asiatiques, il n’envisage ce métissage que de manière minimale en parlant de « mélange avec des Arabes et d'autres » et en excluant les liens avec des populations européennes, khoisanes ou bantoues[16]. Fidèle à l’idéologie de l’apartheid, il cherche à démontrer l’existence d’une race « à préserver » dont il faudrait protéger le patrimoine et la « pureté ». C’est ce qu’il s’attache à faire, à partir de l’étude du folklore des « Malais du Cap », notamment de chansons qui distingueraient ce groupe des Indiens ou des Coloureds, mais qui en pratique relève d’une forme d’« invention de la tradition ». Du Plessis intervient directement dans ce processus de « réinvention d’une tradition malaise imaginée »[17] en créant une organisation le Cape Malay Choir Board qui organise la mise en scène de cette culture. S’il échoue à fonder une chaire d’études malaises à l’Université du Cap, il dirige de 1951 à 1962 le ministère des Affaires coloured (Coloured Affairs Department) et utilise cette position pour faire du quartier de Schotsche Kloof (aujourd’hui Bo Kaap) une zone d'habitation réservée aux Malais. Ceci est effectif en 1957. Il réussit ainsi à faire entrer la catégorie de « Malais du Cap » dans le cadre du projet de Group Areas Act : « plus qu'un quartier d'habitation, Schotsche Kloof devenait effectivement un 'foyer national' (homeland) destiné à préserver la pureté culturelle, voire raciale, de la communauté »[18].
Pour mener à bien son projet Du Plessis s’appuie sur des « éléments conservateurs de la population malaise du Cap »[19], mais son projet suscite aussi des oppositions, notamment celle de mouvements socialistes, comme le Non-European Unity Movment, ou religieux, comme l’Azzavia Study Group dont un membre déclare en 1953 : « Nous devons supprimer le mot Malais de notre vocabulaire. Les Malais n'existent pas. Nous sommes des Sud-Africains de confession musulmane »[19]. Ces critiques sont toutefois restées relativement marginales puisque l’identité de « Malais du Cap » a perduré jusqu’à aujourd’hui sans toutefois qu’elle ne s’impose majoritairement comme l’identité unique et absolue qu’imaginait Izak Du Plessis. Ainsi, pendant l'apartheid et encore aujourd'hui, une personne se déclarant « Malais du Cap » pouvait, dans le même temps ou selon les contextes, s'identifier comme « Musulman », « Coloured », « Sud-Africain », etc.
Période contemporaine
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D’après l'historien Shamil Jeppie, dans un contexte post-apartheid qui voit la prolifération de revendications identitaires, la mise en avant par certains Malais du Cap de leur appartenance à une diaspora malaise et le rejet de racines locales et/ou créoles, est plus forte que pendant les époques précédentes. Selon lui, ceci s'illustrait notamment par des rapprochements avec les gouvernements ou des institutions culturelles malaisiennes et indonésiennes[20]. De nos jours, certains "Malais du Cap" apprennent l'indonésien, langue officielle de l'Indonésie.[réf. nécessaire]
Le « quartier malais » du Cap se situe à Signal Hill, au centre-ville du Cap et est appelé Bo-Kaap[21]. De nombreux Malais habitaient également District 6 avant sa destruction. Après que cette zone ait été déclarée comme réservée aux « blancs », ce quartier est détruit en 1966 et ses habitants sont forcés d'emménager dans des townships coloured[22].
Une estimation difficile du nombre de personnes s'identifiant comme « Malais du Cap » aujourd'hui
[modifier | modifier le code]Le dernier recensement où les « Malais du Cap » étaient listés comme catégorie séparée a été conduit pendant l'apartheid, en 1980. Il mentionne que 168 250 personnes étaient identifiées comme tel[23]. Depuis cette date, il n’existe pas de recensement officiel sud-africain qui compte séparément le nombre de « Malais du Cap ». Depuis la fin de l'apartheid, les recensements reposent sur l'auto-identification des personnes (qui ne sont donc plus racialement catégorisées par l’État) et le choix ne peut être fait que parmi quatre « groupes de population » : « Noir Africain », « Coloured », « Blanc », « Indien »[24]. Dans ces conditions, il semblerait que les « Malais du Cap » s'identifient majoritairement comme « Coloured ». De ce fait, il est difficile d'estimer précisément le nombre de personnes qui se revendiquent aujourd'hui comme « Malais du Cap ».
Les chiffres parfois cités d'environ 350 000[25] ou 246 000[26] « Malais du Cap » viennent de bases de données d’organisations religieuses évangéliques qui estiment la taille de groupes ethnoreligieux non-chrétiens pour travailler à leur conversion[27]. Ces estimations ne citent pas de sources et ne s'appuient pas sur des données statistiques nationales publiées. Elles ne sont donc pas sourcées scientifiquement ni transparentes.
Culture
[modifier | modifier le code]Malgré l'esclavage, les Malais du Cap ont maintenu leur foi musulmane, ce qui est une exception dans l'histoire de l'esclavage. Outre l'islam, les Malais ont introduit certains éléments de leur culture en Afrique du Sud. Ainsi, ils parlent principalement l'afrikaans, avec un accent particulier, utilisant certaines expressions ou mots d'origine indonésienne. Leur influence est toujours perceptible de nos jours au sein de la société sud-africaine. Les plats malais comme le bredie, le bobotie, et les sosaties sont communs dans de nombreux foyers sud-africains.
Il semble aussi qu'il y avait aussi des Malais hindouistes déportés, comme l'hindouisme est toujours une religion minoritaire de nos jours en Indonésie, mais comme à l'époque ils étaient très minoritaires, ces hindouistes malais sont devenus musulmans progressivement. De nos jours, il y a de nombreux hindouistes en Afrique du Sud, mais ils viennent presque tous de l'Inde, et sont arrivés depuis une date plus récente, surtout depuis 1910.[réf. nécessaire]
Personnalités liées
[modifier | modifier le code]- Taghmeda Achmat (1964-), militante lesbienne sud-africaine.
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Éric Germain, « Les Malais du Cap existent-ils ? », in Archipel (Paris), 2002, no 63, pp. 173-210.
- Shamil Jeppie, « Re-classifications: Coloured, Malay, Muslim », in Zimitri Erasmus (ed), Coloured by History, Shaped by Place - New Perspectives on Coloured Identities in Cape Town, Kwela Books et South African History Online (le Cap et Maroelena), 2001, (ISBN 0-7957-0136-5), p. 80-96.
- Auguste Haussmann, Souvenirs du Cap de Bonne-Espérance, Challamel aîné, 1866, 348 p. (nombreuses références aux Malais)
Articles connexes
[modifier | modifier le code]- Histoire de l'Afrique du Sud
- Islam en Afrique du Sud
- Démographie de l'Afrique du Sud
- Peuples de langue afrikaans
- Malais
Liens externes
[modifier | modifier le code]- (en) Official South African history site (éléments contextuels sur le site gouvernemental)
- (en) Iziko, le musée de Bo-Kaap
- (en) « Conflict of Identities: The Case of South Africa’s Cape Malays » (article de Muhammed Haron, de l'Université du Botswana)
- (en) Instruments de musique des Malais du Cap
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Malay, Cape in South Africa » (consulté le ).
- ↑ François-Xavier Fauvelle-Aymar, Histoire de l'Afrique du Sud, Éditions Points, coll. « Points », (ISBN 978-2-7578-5782-3), p. 95
- ↑ François-Xavier Fauvelle-Aymar, Histoire de l'Afrique du Sud, Éditions Points, coll. « Points », (ISBN 978-2-7578-5782-3), p. 95-97
- ↑ « Cape Mazaar Society », sur www.capemazaarsociety.com (consulté le )
- ↑ (en) « Circle of Kramat's, Cape Town | South African History Online », sur sahistory.org.za (consulté le )
- ↑ Erick Germain, « Les Malais du Cap existent-ils ? », Archipel, vol. 63, no 1, , p. 174-176 (DOI 10.3406/arch.2002.3701, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Hein Willemse, « From the Spice Islands to Cape Town: The Life and Times of Tuan Guru (Shafiq Morton) », Tydskrif vir Letterkunde, vol. 57, no 1, 00/2020, p. 138–139 (ISSN 0041-476X, DOI 10.17159/2309-9070/tvl.v.57i1.8082, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Erick Germain, « Les Malais du Cap existent-ils ? », Archipel, vol. 63, no 1, , p. 176-181 (DOI 10.3406/arch.2002.3701, lire en ligne, consulté le )
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- ↑ François-Xavier Fauvelle-Aymar, Histoire de l'Afrique du Sud, Éditions Points, coll. « Points », (ISBN 978-2-7578-5782-3), p. 170
- ↑ Eric Germain, « Les Malais du Cap existent-ils ? », Archipel, vol. 63, no 1, , p. 188-191 (ISSN 0044-8613, DOI 10.3406/arch.2002.3701, lire en ligne, consulté le )
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- Eric Germain, « Les Malais du Cap existent-ils ? », Archipel, vol. 63, no 1, , p. 204-206 (ISSN 0044-8613, DOI 10.3406/arch.2002.3701, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Shamil Jeppie, « Re-classifications: Coloured, Malay, Muslim », dans Zimitri Erasmus, Coloured by History, Shaped by Place - New Perspectives on Coloured Identities in Cape Town, Le Cap et Maroelena, Kwela Books et South African History Online, , 228 p. (ISBN 0-7957-0136-5), p. 81-83
- ↑ (en) Michael Hutchinson, Bo-Kaap: the colourful heart of Cape Town, South Africa David Philip, 2006 (ISBN 9780864866936).
- ↑ Mozama Mamodaly, Le « District six » du Cap : défi à la politique d'apartheid, symbole de la nouvelle Afrique du Sud ?, Université de La Réunion, 2004, 2 vol., 747 p. (thèse)
- ↑ « South Africa - South African Census 1980 », sur www.datafirst.uct.ac.za (consulté le )
- ↑ (en) POSEL, Deborah, « What’s in a Name? Racial Categorisations under Apartheid and Their Afterlife », Transformation: Critical Perspectives on Southern Africa, vol. 57-62, , p. 50-74
- ↑ « Malay, Cape in South Africa Profile », sur joshuaproject.net (consulté le )
- ↑ (en-US) « Cape Malay of South Africa (PGID: PG050454) », sur PeopleGroups.org (consulté le )
- ↑ « Joshua Project - Reaching the Unreached | Joshua Project », sur joshuaproject.net (consulté le )