Malani
| Malani Marouini | |
Dessin de la rivière Marouini lors de l'expédition d'Henri Coudreau de 1893. | |
| Caractéristiques | |
|---|---|
| Longueur | 245 km [1] |
| Bassin | 5 095 km2 [2] |
| Bassin collecteur | Maroni |
| Régime | pluvial équatorial |
| Cours | |
| Source | Pic Coudreau |
| · Localisation | Maripasoula |
| · Altitude | 344 m |
| · Coordonnées | 2° 15′ 25″ N, 54° 20′ 52″ O |
| Confluence | Itany |
| · Localisation | Maripasoula |
| · Altitude | 115 m |
| · Coordonnées | 3° 17′ 46″ N, 54° 04′ 04″ O |
| Géographie | |
| Principaux affluents | |
| · Rive gauche | Criques Koutou et Chinale |
| · Rive droite | Criques Wanapi, Malani Est, Maina, Soualani, Alikoto, Mekoulakeu et Chinalepann |
| Pays traversés | |
| Département | Guyane |
| Régions traversées | |
| Principales localités | Maripasoula |
| Sources : SANDRE : « 54--0210 », Géoportail, OpenStreetMap | |
| modifier |
|
Le Malani (en néerlandais : Marowijnekreek), également appelé Marouini (en néerlandais : Marowini), est une rivière longue de 245 km[1] située dans la zone contestée entre la Guyane française et le Suriname. Selon le Suriname, il s'agit du fleuve frontalier[3] tandis que la France considère la Litani, situé plus à l'ouest, comme frontière[4].
Hydronymie
[modifier | modifier le code]Au Suriname et aux Pays-Bas, la rivière est connue sous le nom de Marowijnekreek[3]. En France, elle était autrefois appelée Marouini, mais le nom wayana de Malani tend à devenir la version acceptée[5],[1]. Les noms Marouini et Marowijnekreek étaient également utilisés par le passé pour désigner la rivière Lawa[6].
Géographie
[modifier | modifier le code]Cours de la rivière
[modifier | modifier le code]
La rivière Malani prend sa source au pic Coudreau, à 711 m d'altitude. Le pic Coudreau, un inselberg de plus de 100 mètres de haut situé dans le massif du Mitaraka, près de la frontière brésilienne, est un point culminant de cette chaîne de montagnes[5]. La rivière prend d'abord une direction sud, puis effectue un virage à 180 degrés autour du pic Coudreau et poursuit son cours vers le nord à travers la forêt tropicale humide. Après un voyage sinueux de 245 km, la rivière se jette dans le Litany à Antécume-Pata qui poursuit ensuite son cours sous le nom de rivière Lawa. La Lawa devient ensuite le Maroni, qui se jette dans l'océan Atlantique[7].
Commune traversée
[modifier | modifier le code]Le Malani ne traverse qu'une seule commune : Maripasoula dans le seul département de la Guyane[1].
Bassin versant
[modifier | modifier le code]Son bassin versant a une superficie de 5 095 km2[2] et arrose également qu'une seule commune qui est Maripasoula[1].
Affluents
[modifier | modifier le code]Le Malani compte de très nombreux affluents de longueurs variables mais peu sont nommés. Par exemple, un certain affluent de 30 km de long n'est pas nommé[8]. Les affluents sont, de sa source à sa confluence avec le Maroni :
- Crique Amana (rd[note 1]) : 6,5 km
- Crique Malani Est (rd) : 43,5 km
- Crique Chinale (rg) : 30,2 km
- Crique Soualani (rd) : 36,9 km
- Crique Maina (rd) : 40,9 km
- Crique Koutou (rg) : 29,9 km
- Crique Koutou (rg) : 57,2 km
- Crique Wanapi (rd) : 92,4 km et son affluent :
- Crique Oroye (rg) : 38,6 km
- Crique Alikoto (rd) : 25,3 km
- Crique Chinalepann (rd) : 11,6 km
- Crique Mekoulakeu (rd) : 20,1 km
Rang de Strahler
[modifier | modifier le code]Hydrologie
[modifier | modifier le code]Histoire
[modifier | modifier le code]En 1791, les Marrons Aluku furent chassés du Suriname et se réfugièrent en Guyane française près du Malani. Les Aluku finirent par retourner à Gaa Daï (Papaichton), le long de la rivière Lawa, et abandonnèrent le Malani vers 1837[9].
À partir des années 1880, les Wayana, peuple autochtone de Guyane, ont migré de la rivière Paru, au Brésil, vers le nord, le long des rivières Malani et Litani. Plusieurs villages furent fondés et visités par Henri Coudreau en 1893[5]. À l'exception du village Saint-Laurent, situé à l'embouchure, la rivière est aujourd'hui inhabité[10].
Aménagement et écologie
[modifier | modifier le code]Voir aussi
[modifier | modifier le code]Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Abréviations : rd pour rive droite et rg pour rive gauche.
Références
[modifier | modifier le code]- Fiche du Malani sur le site du SANDRE.
- Schéma Directeur de Prévision des Crues et des Étiages (SDPCE) Bassin de la Guyane
- (nl) Joop den Uyl, « Aan: De Regering van de Republiek Suriname t.a.v. Zijne Excellentie de Heer H.A.E. Arron, Minister-President », Suriname.nu, (consulté le )
- ↑ « Guyane française – Suriname : le tracé définitif de la frontière officiellement fixé sur 400 km », Eduscol, (consulté le )
- Francis Dupuy, « Un territoire, deux peuples : autochtonie, histoire, légitimité dans le sud-ouest de la Guyane », Université de la Réunion (consulté le ), p. 2
- ↑ (nl) Karin Boven, « Overleven in een Grensgebied: Veranderingsprocessen bij de Wayana in Suriname en Frans-Guyana », Amsterdam, Rozenberg Publishers, (consulté le ), p. 90
- ↑ Fiche du Maroni sur le site du SANDRE.
- ↑ 54700800 sur le site du SANDRE.
- ↑ Sandro Capo Chichi, « L'Histoire des Boni de Guyane et du Surinam », Nofi Media, (consulté le )
- ↑ Renzo Duin, « Engaged Archaeology: Participatory Mapping with the Indigenous People of the Upper Maroni River Basin, Northern Amazonia », Amazônica - Revista de Antropologia, (consulté le ), p. 341