Marcel Willard
| Marcel Willard | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Sénateur français | |
| – (1 an, 10 mois et 19 jours) |
|
| Élection | 19 décembre 1946[1] |
| Groupe politique | COM |
| Secrétaire général provisoire du ministère de la Justice | |
| – (23 jours) |
|
| Président | Charles de Gaulle |
| Ministre | François de Menthon |
| Gouvernement | CFLN |
| Prédécesseur | Georges Dayras (indirectement) |
| Successeur | Poste aboli Marc Moinard (indirectement) |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | 9e arrondissement de Paris |
| Date de décès | (à 66 ans) |
| Lieu de décès | 6e arrondissement de Paris |
| Sépulture | Cimetière du Père-Lachaise |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | SFIO PCF |
| Enfants | Claude Willard |
| Profession | Avocat |
| Secrétaires généraux du ministère de la Justice | |
| modifier |
|
Marcel Willard, né à Paris le et mort à Paris le , est un avocat et homme politique français.
Biographie
[modifier | modifier le code]Né le à Paris, Marcel Willard est le fils d'un avoué à la Cour d'appel de Paris. Il fait des études de droit tout en envisageant d'abord une carrière littéraire[2].
Ayant combattu pendant la Première Guerre mondiale, notamment à Verdun, il est marqué par cette expérience, condamne la guerre et adhère à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), puis milite pour l'adhésion à l'Internationale communiste. À partir de 1923, il devient secrétaire d'un groupe des avocats communistes[2].
Membre du Secours rouge international, il participe à la fondation de l'Association juridique internationale. Avant même que celle-ci ne soit créée, il utilise ce nom pour son séjour en Bulgarie en 1925, afin d'éviter de se voir opposer un refus en raison de son appartenance au Secours rouge. Il donne des chroniques judiciaires dans L'Humanité[2].
À partir de 1933, Marcel Willard joue un rôle important dans la défense des opposants allemands au nazisme, s'engageant notamment en faveur de Georgi Dimitrov et Ernst Thälmann.
En 1938, il publie La Défense accuse... : de Babeuf à Dimitrov qui deviendra le livre phare des avocats communistes de cette génération[3]. Il publie également Le Procès de Moscou de Boukharine, Rykov, etc. Comment ils ont avoué (Paris, Bureau d'édition), utilisant la documentation qu'il a réunie pour « démontrer » la culpabilité des accusés et l'existence d'un vaste complot contre l'URSS[4].
Il est le défenseur principal des députés communistes lors de leur procès en 1940. À la fin du procès, se sachant menacé d’arrestation, il entre dans la clandestinité et se cache à Thorigné, dans les Deux-Sèvres.
Le , le Conseil national de la Résistance charge Marcel Willard de s'emparer du Palais de Justice. Il devient alors le premier secrétaire général à la Justice[5]. En , il est directeur de cabinet du ministre du Travail, le communiste Ambroise Croizat.
Désigné sénateur par l'Assemblée nationale le , il intervient fréquemment en sa qualité de président et rapporteur de la commission de la justice. Toutefois, il décide de ne pas se représenter aux élections de 1948[5].
En 1950, il forme un cabinet d’avocats avec trois avocats communistes, Pierre Braun, Michel Bruguier et Henri Douzon, cabinet qui traite surtout des dossiers politiques[2].
Mort le à Paris[2], Marcel Willard est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (97e division)[6].
Famille
[modifier | modifier le code]Marié à Germaine Granjux, Marcel Willard est le père de l'historien Claude Willard, qui épouse une historienne communiste, Germaine Chanoinat[2].
Distinctions
[modifier | modifier le code]Marcel Willard reçoit les distinctions suivantes[5] :
Croix de guerre -
Croix de guerre -
Médaille de la Résistance française avec rosette
Officier de la Légion d'honneur (1946)[7]
Ouvrages
[modifier | modifier le code]- Tour d'horizon. Dessins de Raoul Dufy, Paris, au Sans pareil, 1920, 71 pages
- Ce que j'ai vu en Bulgarie, Courbevoie, La Cootypographie, 1925, 111 pages
- Le procès de Moscou : Boukharine, Rykov, etc., comment ils ont avoué, Paris, Bureau d'édition, 1938, 32 pages
- La Défense accuse... : de Babeuf à Dimitrov, Paris, Éditions sociales internationales, 1938, 344 pages
- Des yeux qui voient, nouvelles, Paris, les Éditeurs français réunis, 1954, 221 pages
- La plaidoirie. [Précédé de] La situation lors du procès. Introduction de Germaine Willard Pantin, le Temps des cerises, 2009, 165 pages
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ par l’Assemblée nationale
- Michel Dreyfus, notice "Claude Willard", in Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Éditions de l'Atelier, 1993 [lire en ligne].
- ↑ Liora Israël, « Un procès du Goulag au temps du Goulag ? L'affaire Kravchenko (1949) », Critique internationale, 2007/3 (n° 36), p. 85-101.
- ↑ Rachel Mazuy, « Marcel Willard, un avocat communiste en Union soviétique », sur hal.science, (consulté le ).
- « Biographie extraite du Dictionnaire des parlementaires français », sur senat.fr (consulté le ).
- ↑ Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, , 867 p. (ISBN 978-2-914611-48-0), p. 784
- ↑ Officier de la Légion d'honneur, base Léonore
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Article connexe
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Ressources relatives à la vie publique :
- Secrétaire général du ministère français de la Justice
- Conseiller de la République élu pour la représentation proportionnelle par l'Assemblée nationale
- Membre de la Ire législature du Conseil de la République
- Sénateur membre du Parti communiste français
- Personnalité du Parti communiste français
- Personnalité de la Section française de l'Internationale ouvrière
- Internationale communiste
- Personnalité de la Troisième République
- Titulaire de la médaille de la Résistance française avec rosette
- Officier de la Légion d'honneur promu en 1946
- Titulaire de la croix de guerre 1914-1918
- Titulaire de la croix de guerre 1939-1945
- Résistant français
- Militaire français de la Première Guerre mondiale
- Militaire français du XXe siècle
- Avocat français du XXe siècle
- Journaliste français du XXe siècle
- Collaborateur de L'Humanité
- Écrivain français du XXe siècle
- Naissance en juillet 1889
- Naissance dans le 9e arrondissement de Paris
- Décès en février 1956
- Décès dans le 6e arrondissement de Paris
- Décès à 66 ans
- Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 97)