Maria Haller
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités |
| Site web |
|---|
Maria de Jesus Haller, née en 1923 et morte le 18 octobre 2006, est la première ambassadrice d'Angola. Elle participe à la lutte de l'Angola pour l'indépendance de sa puissance coloniale, le Portugal, elle est également enseignante, journaliste et écrivaine[1].
Biographie
[modifier | modifier le code]Maria de Jesus Nunes Da Silva naît à Gabela en 1923 dans la région du Kwanza-Sud. Elle est la fille aînée d'une « indigène » angolaise de 12 ans, et d'un colon portugais devenu agriculteur et propriétaire de plantations. Dans sa troisième année, son père l'envoie au Portugal pour « être civilisée » ; elle y fera des études dans un pensionnat réputé de Coimbra[2]. À quinze ans, retour au pays natal, elle retrouve sa mère, et devient institutrice dans des villages en brousse. Cette expérience décisive du peuple et du régime colonial vont l'amener à s'engager dans l'activisme politique[2].
En 1952, alors que Maria de Jesus est mère célibataire de Dilma, née en 1947, elle rencontre à Luanda un homme d'affaires suisse, Jean Rodolphe de Haller, un citoyen du monde qui l'épousera en 1957. Muté à Léopoldville au Congo belge pour son travail, Jean et Maria auront une fille, Colinette, née en 1959. Au Congo belge, Maria va rencontrer des compatriotes angolais vivant en exil qui se sont opposés à l'oppression de la colonisation portugaise. En 1961, après l'assassinat de Patrice Lumumba, Maria Haller va suivre Agostinho Neto en intégrant le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA). En 1972, Maria Heller quitte la Suisse pour représenter le MPLA au Caire[3],[4]. Elle fait face au sexisme, les autorités égyptiennes ne voulait pas d'une femme à ce poste, mais son interview avec Ernesto Guevara fait basculer leur décision en sa faveur[5].
Après 13 ans de guerre, l'Angola obtient son indépendance le 11 novembre 1975 avec Agostinho Neto comme premier président. En 1978, Maria Haller est nommée par lui la première femme ambassadeur de la République populaire de l'Angola pour représenter son pays à Stockholm, en Suède[6]. Ensuite, Maria Heller devient directrice du département Asie et Océanie du ministère des Relations extérieures[3], où elle forme des diplomates.
Maria Haller est aussi membre de l'Union des écrivains angolais (UEA) et, en 1988, elle obtint un prix pour FÀ... PE... LÀÀÀ !!!, un conte pour enfants sur l'accaparement des terres[7],[8].
Maria de Jesus Haller meurt le 18 octobre 2006 à Genève, en Suisse, des suites de la maladie de Parkinson[1]. Ses funérailles ont lieu à Genève, puis à Luanda[3].
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Acácia Rubra, União dos Escritores Angolanos (UEA), , « Fá...pe...lááá!!! »
Notes et références
[modifier | modifier le code]- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Maria Haller » (voir la liste des auteurs).
- (pt) « Morreu Maria Haller, primeira embaixadora de Angola », Angola Press Agency, (lire en ligne, consulté le ).
- 1000 Peacewomen Across the Globe, Scalo Verlag Ac, (ISBN 978-3039390397, lire en ligne), p. 924.
- (pt) « Suíça: Corpo de ex-embaixadora Maria Haller cremado hoje em Genebra », Angola Press Agency, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ (pt) Comissão para a Elaboração da História, História do MPLA: 1940-1966, Movimento Popular de Libertação de Angola, (lire en ligne), p. 334.
- ↑ « Maria de Jesus Haller – Angola », sur World People's Blog, World-Wide Asian-Eurasian Human Rights Forum, (consulté le ).
- ↑ (sv) Birgitta Lagerström et Hillevi Nilsson, Angolanskor, Afrikagrupperna, (ISBN 9185584436).
- ↑ (pt) Maria Celestina Fernandes, « Surgimento e Desenvolvimento da Literatura Infantil Angolana Pós-Independência », União dos Escritores Angolanos (UEA) (consulté le ).
- ↑ Tony Simoes da Silva, « Women Writing Africa: A Bibliography of Lusophone Women Writers », University of Wollongong, Australia (consulté le ).
Liens externes
[modifier | modifier le code]