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Maria Pascual Flaquer

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Maria Pascual Flaquer
Maria Pascual Flaquer.
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Couturière, piqueuse, femme politiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Fratrie
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Idéologie
Membre de
Conflit
Lieu de détention
Plaque commémorative.

Maria Pascual Flaquer, née à Capdepera en 1914 et morte à Manacor le , est une résistante républicaine espagnole,

Membre du groupe de femmes des Roges des Molinar de Palma, elle est fusillée avec sa mère Catalina et sa sœur Antonia par les nationalistes pendant la guerre d'Espagne.

Maria Pascual Flaquer est née à Capdepera, ville de l'île de Majorque.

Fille de Catalina Flaquer et de Rafel Pascual, elle grandit dans le quartier portuaire du Molinar de Palma, où sa mère Catalina emménage avec ses deux filles lorsqu'elle se sépare de son époux[1].

Durant sa jeunesse, Maria participe aux activités sociales et culturelles de son quartier[2]. Elle écrit même dans Nuestra Palabra, l'organe du parti communiste baléare. Avec sa mère et sa sœur Antònia, elles font partie du groupe des Roges des Molinar. Sous la République, en 1931, avec la féministe Aurora Picornell, elles animent un groupe de militantes pour lutter pour les droits sociaux et politiques des femmes[3].

Couturière de profession, elle travaille dans une boutique de confection nommée "San Antonio", située sur la plaça d'en Coll de Palma, dans la ville de Palma.

Elle épouse Josep Julià, dirigeant des Jeunesses Communistes, avec qui elle a une fille, Natalia[4].

Après la Proclamation de l'État Catalan et la grève générale qui s'ensuit à Palma, elle est arrêtée avec sa sœur Antònia Pascual et la militante Antònia Miguel Balaguer, pour avoir protesté contre la détention de leurs camarades. Elle s'engage ensuite au Secours rouge international en solidarité avec les victimes de la répression[5].

Lorsque la guerre d'Espagne éclate, en juillet 1936, les nationalistes s'emparent de l'île de Majorque pour en faire une base stratégique. Jeune membre des Roges des Molinar, Maria est arrêtée par les phalangistes à l'âge de 24 ans en offrant des bonbons à Natalia[6], sa fille de trois ans qui, soudoyée par les miliciens, leur révèle accidentellement la cachette de sa mère[7].

Elle est fusillée le 5 janvier 1937 avec sa mère Catalina et sa sœur Antònia et leurs deux camarades de résistance Aurora Picornell et Belarmina González[1] à Manacor par les phalangistes[5].

Postérité

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Articles connexes

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Les quatre autres Roges des Molinar :

Références

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(ca) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en catalan intitulé « Maria Pascual Flaquer » (voir la liste des auteurs).
  1. a et b Llorenç Capellà, Diccionari vermell, Mallorca, Moll, , p. 127-128
  2. Isabel Peñarrubia Marquès, Gabellines, de les primeres en emancipar-se, Consell de Mallorca (lire en ligne)
  3. Picornell, Escrits, 1928-1936 : i altres veus a Mallorca en defensa de les treballadores., Palma, Col·lectiu Aurora Picornell, , p. 282
  4. Llorenç Capellà, « Natàlia Julià … abans d’aprendre a jugar ja li ensenyaren a perdre. », Baleares. Memoria Civil, no 31,‎
  5. a et b David Ginard i Féron, Aurora Picornell : (1912-1937) : de la història al símbol, Documenta Balear, (ISBN 978-84-16163-68-7)
  6. (es) Site officiel du gouvernement des îles Baléares, « Maria Pascual Flaquer »
  7. (es) A.F.V, « ¿Quiénes fueron las 'Rojas del Molinar'? La historia viva de Aurora Picornell, Catalina Flaquer, Antònia y Maria Pascual y Belarmina González », sur Diario de Mallorca, (consulté le )
  8. (ca) Llull et Toni, « Identifiquen les restes d'Aurora Picornell, el símbol de la repressió franquista a Mallorca », sur Ara Balears, (consulté le )
  9. (ca) Antoni Riera, « Es confirma la identificació genètica de Catalina Flaquer i les seves filles Antònia i Maria Pascual », sur CENT PER CENT,
  10. (ca) Miquel Payeras, « Identificades les restes de les Roges del Molinar assassinades pels franquistes el 1937 », sur El Temps, (consulté le )

Liens externes

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