Massiva II
Apparence
Massiva II
Titre
Prince numide
| Dynastie | Massyles |
|---|---|
| Naissance |
IIe siècle av. J.-C. Numidie |
| Décès |
Rome |
| Père | Gulussa |
Massiva II est un prince numide du IIe siècle av. J.-C., fils du roi Gulussa et petit-fils de Massinissa.
Biographie
[modifier | modifier le code]Après la mort du roi Micipsa en 118 av. J.-C., la Numidie est disputée entre ses héritiers et Jugurtha. À la suite du siège et du massacre de Cirta et de l’assassinat d’Adherbal (112 av. J.-C.), Massiva se réfugie à Rome[1],[2].
À l’instigation du consul Spurius Postumius Albinus, gouverneur de la province d’Afrique, il réclame devant le Sénat la royauté numide[1]. Son accueil favorable auprès des Romains inquiète Jugurtha : celui-ci charge son fidèle Bomilcar d’organiser son assassinat. Massiva est tué à Rome en 110 av. J.-C.[1],[3],[4].
Plusieurs auteurs antiques rapportent l’événement :
- Florus résume en écrivant que Jugurtha fit éliminer son « rival au trône »[5] ;
- Diodore de Sicile le présente comme un « second Jugurtha », soulignant sa popularité à Rome[6] ;
- Tite-Live (Periochae, 64, 2) et Appien (Numidica, éd. Didot, p. 163) indiquent que Jugurtha dut ensuite quitter précipitamment l’Italie.
- Salluste dans son Bellum Iugurthinum raconte l’assassinat de Massiva II, afin de mettre en lumière l’ambition et la perfidie de Jugurtha. Craignant que Massiva ne bénéficie du soutien de Rome, Jugurtha le fait assassiner même sur le territoire romain, montrant non seulement sa cruauté mais aussi son habileté à exploiter la faiblesse et la corruption des élites romaines. Cet épisode illustre ainsi, selon Salluste, le mélange de ruse, de violence et de corruption qui caractérise la politique numide et, par extension, reflète la décadence morale de la République romaine[7].
Références
[modifier | modifier le code]- Salluste, Guerre de Jugurtha, XXXV.
- ↑ G. Camps et S. Chaker, « Jugurtha », Encyclopédie berbère, no 26, , p. 3975-3979 (lire en ligne)
- ↑ R. Rebuffat, « Massiva », Encyclopédie berbère, no 30, , p. 4661-4662 (lire en ligne)
- ↑ Nina Kozlowski, « Jugurtha, la tête brûlée de Numidie », sur Jeune Afrique, (consulté le )
- ↑ Florus, I, 36, 8.
- ↑ Diodore de Sicile, Fragmenta Historicorum Graecorum, II, p. XXII, § XXVIII.
- ↑ Salluste, Bellum Jugurthinum, 41-43