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Maurice Baud

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Maurice Baud
Maurice Baud, encre d'Albert Trachsel (reproduit dans La Plume, juin 1892).
Naissance
Décès
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GenèveVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Lieu de travail
Paris (jusqu'en )Voir et modifier les données sur Wikidata

Maurice Baud (1866-1915) est un artiste peintre, graveur et essayiste suisse ayant vécu entre Genève et Paris.

Il ne doit pas être confondu avec le peintre affichiste Édouard-Louis Baud (1978-1948)[1].

Georges Maurice Baud, né à Genève le [2], est lié à une famille de joailliers et d'artistes genevois. Il est le fils du peintre sur émail et à l'huile Jean-Marc Baud (1828-1907). Il part assez jeune à Paris et se consacre à la gravure sur bois, soutenu par Clément-Édouard Bellenger ; ses premières productions, très soignées, remontent à la fin des années 1880[3].

Fréquentant les « Suisses installés à Paris », il se fait l'interprète entre autres des dessins de son ami Louis Dunki, ou de son cousin Auguste Baud-Bovy, tous deux également peintres[4]. Il fréquente Albert Trachsel et Charles Morice, lequel lui présente Paul Verlaine[3].

Vers 1890, il se rapproche de la revue La Plume ; il exécute le portrait d'Édouard Dubus dont il est l'ami[5]. Il interprète quelques dessins de Frédéric-Auguste Cazals, toujours pour La Plume, et relatifs à Paul Verlaine (1896). Il signe des études sur la gravure dans le Journal des artistes (1896).

Il est un des fondateurs du Cercle des arts et des lettres de Genève lançant en , l'organe La Maison des artistes, une revue qui n'a qu'un seul numéro. Parmi les autres membres on trouve Gustave de Beaumont et Émile Jaques-Dalcroze[6]. Les idées que Baud y développe sont largement inspirées de Barthélemy Menn. Il se rapproche de Henry-Claudius Forestier, et de la Société suisse d’affiches artistiques ; Maurice Baud produit avec lui de nombreuses affiches lithographiées[4].

En 1901, il crée le journal d'art Genève nouvelle[7].

En 1907, il publie à Genève un essai, Les Caractères hétérodoxes de l'art gothique (chez W. Kündig).

À Paris, il devient le secrétaire d'Auguste Rodin entre 1909 et 1910[3]. Alexandre Blanchet exécute son portrait peint en 1912. Il collabore à d'autres revues comme les Cahiers vaudois, ou La Voile latine (1904-1910)[3],[8]. En 1914, il publie chez Tarin à Lausanne, Propos licites sur l'actualité politique.

En , peu après sa mort soudaine, une rétrospective de son œuvre est organisée à la galerie Moos de Genève[9], dont Maurice Barraud fait l'affiche[4].

De Marthe Adèle Aubaille (1866-1913), Maurice Baud a eu
  • Frantz dit François (1889-1960), sculpteur
  • Joseph André (1891-1891), reconnu par son père en présence de Bourdelle et Rodo[10]

puis de Marie Aimée Stéphanie Nodot (1869-1928) son épouse

  • Madeleine (1894-1978), musicienne et compositrice
  • Paul Maurice (1896-1964), sculpteur
  • Thérèse (1898-1979), poétesse et enseignante
  • Pierre Barthélemy (1900-1977), sculpteur
  • Jean Étienne Maurice (1902-1970), violoniste, altiste, compositeur élève de Vincent d'Indy, et organiste à Saint-Denis-du-Saint-Sacrement, à Paris[11].

Ouvrages illustrés

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  • Alfred-Auguste Ernouf, Compositeurs célèbres : Beethoven, Rossini, Meyerbeer, Mendelssohn, Schumann, cinq gravures originales sur bois, Paris, Perrin, 1888.
  • Nikolaï Nekrassov, Poésies populaires, portrait en frontispice original de Baud, Paris, Perrin, 1888.
  • André Laurie, Mémoires d'un collégien russe, dessins de Georges Roux gravés par Baud, Paris, Jules Hetzel et Cie, 1889.
  • Paul Verlaine, Dédicaces, dessins de Frédéric-Auguste Cazals gravés par Baud, Paris, Bibliothèque artistique et littéraire, 1890.
  • Édouard Dubus, Quand les violons sont partis, portrait dessiné et gravé par Baud, Paris, Bibliothèque artistique et littéraire, 1892.
  • Jean Aicard, Don Juan ou La comédie du siècle, illustrations de Jean-Paul Laurens, E. Vidal et L. Montégut, gravures de Baud, Paris, E. Dentu, 1893.
  • Honoré de Balzac, La Maison du Chat-qui-pelote, dessins de Louis Dunki gravés par Baud, Paris, L. Carteret, 1899.
  • Charles Morice, Baud-Bovy : un peintre de la montagne, Genève, Éditions de La Montagne, 1899.
  • Émile Besnus, Le navire d'Isis : reliquiæ, Paris, Éditions du Mercure de France, 1899.
  • John Peter, Petites chroniques genevoises : dix récits de l'histoire de Genève, 1525-1605, Genève, J. Jullien, 1900.
  • Vingt œuvres du peintre Baud-Bovy (1848-1899), préface de Roger Marx, poème de Charles Morice, gravures sur bois originales de Maurice Baud, Genève, Cercle des arts & des lettres, 1901.

Références

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  1. « Notice artiste », catalogue du MahMah (Genève).
  2. « Acte de naissance no 936 (vue 262/326) de George Maurice Baud du registre des naissances de l'année 1866 de Genève (E. C. Genève, naissances 69) de la base de données Adhémar », sur Archives d'État de Genève, (consulté le )
  3. a b c et d « Un graveur genevois chez les symbolistes, par Philippe M. Monnier » [critique d'ouvrage], in: Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de Genève, tome XVII-3, 1982, p. 410.
  4. a b et c Jean-Charles Giroud, « Yvette Guilbert, Henry-Claudius Forestier, Maurice Baud : histoire d’une affiche ». Dans : Musées de Genève, 1989, n° 295, pp. 13-21 (extrait en ligne).
  5. Frontispice pour Édouard Dubus [dédicace], Quand les violons sont partis, Paris, Bibliothèque artistique et littéraire [La Plume], 1892.
  6. Mirjana Farkas, « Agapes et menus de fêtes », Bibliothèque de Genève, 26 décembre 2022.
  7. « Maurice Baud », Journal de Genève, , p. 3
  8. La Voile latine, notice sur revues-litteraires.com.
  9. « Exposition rétrospective de Maurice Baud », Journal de Genève, , p. 6.
  10. Archives de Paris, État-Civil, 14e arrond., Naissances 1891, art. 3456.
  11. Son épouse Jeanne Louise Gabrielle Baud-Cayron, a été organiste à la chapelle du Sacré-Cœur de la Cité universitaire, boulevard Jourdan.

Liens externes

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