Aller au contenu

Michel Louis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Michel Louis
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nationalité

Michel Louis, né en à Cholet, Maine-et-Loire, est le fondateur et directeur historique du parc zoologique d'Amnéville en Moselle. Il gère le parc de 1986 à novembre 2020, lorsqu'il est remplacé à la suite de plusieurs scandales.

Michel Louis est le fils unique d’un père ingénieur et d’une mère au foyer. Son grand-père est l'un des fondateurs de l’association Le Souvenir français. Passionné par les fauves et le monde du cirque, Michel Louis effectue son service national dans la B.A. 132 de Colmar en qualité de maître-chien[1].

Directeur du zoo d'Amnéville

[modifier | modifier le code]

En 1973, alors dans les assurances, il rencontre le futur député-maire d'Amnéville qui lui propose un terrain de cinq hectares pour bâtir un parc zoologique. Les premiers coups de pioche sont donnés en 1985[2],[3].

Michel Louis inaugure le Parc zoologique d'Amnéville le , avec l'aide de son associé Jean-Marc Vichard. En 2014, le zoo s'étend sur 17 hectares, compte 2 000 animaux, et le nombre de visiteurs annuels dépasse les 600 000[4].

Michel Louis est à l'initiative du projet d'un spectacle de tigres domptés dans son zoo[5], il se dit proche du monde du cirque, et a affirmé qu'il aurait pu devenir dresseur[6]. Il se considère d'ailleurs comme l'héritier des grands dresseurs de cirques[7].

Il est démis de ses fonctions en novembre 2020, lorsqu'il est suspecté de mauvais traitements, de dissimulations de décès d'animaux ainsi que de fichage de ses salariés[8]. Il est remplacé par Anne Yannic, qui annonce l'arrêt définitif du spectacle.

Publications

[modifier | modifier le code]

La Bête du Gévaudan, l'innocence des loups

[modifier | modifier le code]

Michel Louis publie en 1992 un livre sur la Bête du Gévaudan, un fait divers qui s'est déroulé entre le et le dans le nord de l'actuel département de la Lozère. Il cherche à réhabiliter le loup, qu’il juge trop craintif pour être l’auteur des attaques. Selon lui, le véritable responsable serait le comte Jean-François Charles de Morangiès, un noble local, qui aurait orchestré les crimes à l’aide d’un hybride de chien et de loup, dressé pour tuer. Cette hypothèse n’a jamais été validée par les historiens, faute de documents fiables ou de preuves crédibles. Elle a néanmoins trouvé un écho auprès d'autres auteurs.

Michel Louis intervient dans le cadre de différentes émissions radio et télévisées pour défendre sa thèse, comme dans les bonus DVD du film Le Pacte des loups de Christophe Gans, dans l'émission Secrets d'histoire de Stéphane Bern, ainsi que dans l'émission Au cœur de l'histoire de Franck Ferrand[9].

Terreur dans la brousse

[modifier | modifier le code]
Deux lions mâles semblables au mangeurs d'hommes de 1898.

En 2011, Michel Louis publie Terreur dans la brousse, basé sur les mémoires du lieutenant-colonel John Henry Patterson, de la Compagnie britannique impériale d'Afrique de l'Est. En 1898, pour protéger ses ouvriers lors de la construction d'un chemin de fer au Kenya, Patterson chasse deux lions surnommés les « mangeurs d’hommes de Tsavo », dont les dépouilles des lions sont aujourd’hui conservées au Field Museum de Chicago, Illinois[10]. Ce fait divers historique marque durablement l’imaginaire colonial britannique.

Michel Louis revient sur la vie du lieutenant-colonel Patterson, sur l'histoire des lions mangeurs d'hommes, sur l'importance de la conservation de la biodiversité ainsi que sur le soutien humanitaire aux populations locales[11].

Bibliographie

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]