Mog Ruith
Mog Ruith, dans la Mythologie celtique irlandaise, est un druide mythique. Il est surnommé le « Serviteur à la Roue » car, en tant que représentation du Dagda ou du Lugh, son attribut est la roue cosmique. Cette « roue ramante » (roth ramhach en irlandais) rend sourd quiconque l'entend, entraîne la cécité de celui qui la voit et tue ceux sur qui elle s'abat. Il a une fille, elle-même « druidesse », Tlachtga.
Mythologie
[modifier | modifier le code]Le personnage apparaît principalement dans un texte intitulé Forbuis Droma Damhghaire (le Siège de Druim Damhghaire), qui raconte une expédition guerrière du Ard ri Érenn (roi suprême d'Irlande) Cormac Mac Airt contre la province de Munster qui ne paie pas le « Boroma ». Il s'agit d’un tribut en bétail que les rois de provinces doivent au Ard-ri. Les gens de Munster font appel au druide Mog Ruith, dont la puissante magie leur apporte la victoire. C'est l'un des druides les plus puissants de la mythologie, c'est aussi un guerrier qui a la particularité d'être aveugle ; la cécité est une qualité pour certains druides puisqu'elle leur confère le don de voyance. Sa résidence se nomme « Darbre » (ou « Dairbre »), ce qui signifie forêt de chênes.
Les premiers chrétiens irlandais en firent l'instigateur de l'exécution de saint Jean-Baptiste[1], afin de détruire sa réputation, preuve que le mythe était important. La littérature prophétique apocalyptique irlandaise fait référence à la roue de Mog Ruith comme le premier signe annonciateur du Jugement dernier, décrite comme un véhicule céleste qui accostera en Irlande un vendredi de la Saint Jean-Baptiste[2].
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Käte Müller-Lisowski, « La légende de saint Jean dans la tradition irlandaise et le druide Mog Ruith », Études celtiques, vol. 3, no 5, , p. 46–70 (DOI 10.3406/ecelt.1938.1154, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Valéry Raydon, « Le Dagda, dieu de l'orage du panthéon irlandais ? Un écueil du comparatisme interceltique », Dialogues d'histoire ancienne, vol. 39, no 1, , p. 75–105 (DOI 10.3917/dha.391.0075, lire en ligne, consulté le )
Liens externes
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