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Mollans

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Mollans
Mollans
Vue sur les toits et l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Lure
Intercommunalité Communauté de communes du Triangle Vert
Maire
Mandat
Michaël Muhlematter
2020-2026
Code postal 70240
Code commune 70351
Démographie
Gentilé Mollanais
Population
municipale
244 hab. (2023 en évolution de +4,27 % par rapport à 2017)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 38′ 59″ nord, 6° 22′ 15″ est
Altitude Min. 282 m
Max. 358 m
Superficie 13,45 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Vesoul
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Lure-2
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Mollans

Mollans est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, la région culturelle et historique de Franche-Comté et la région administrative Bourgogne-Franche-Comté.

La commune connait une exploitation charbonnière entre 1853 et 1944.

Géographie

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Le territoire communal repose sur le bassin houiller keupérien de Haute-Saône[1].

La commune est traversée par le Lauzin et son affluent le ruisseau de la Prairie qui vont rejoindre l'Ognon en rive gauche à Moimay.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat semi-continental[4] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[5]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 17,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 143 mm, avec 13,1 jours de précipitations en janvier et 10,4 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saulx à 9 km à vol d'oiseau[8], est de 10,9 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 066,3 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21 °C, atteinte le [Note 1].

Au , Mollans est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vesoul, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 158 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (66,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (46,3 %), forêts (30,6 %), zones agricoles hétérogènes (18,4 %), zones urbanisées (3,2 %), terres arables (1,6 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Traditionnellement les linguistes et toponymistes attribuent à ce toponyme le sens de « [localité au] milieu de la plaine » ou « plaine du milieu »[16] sur la base du gaulois medio- (medios) « du milieu, central », apparenté directement au vieux breton med, met et par l'indo-européen au latin medius[17]. Le second élément -lano- serait un mot *lanon non attesté en gaulois, mais reconstitué d'après le latin plānus « plat ».

L'historien français Henri Martin a suggéré dès le XIXe siècle que Mediolanum pouvait signifier « centre de la région », identifiant ainsi un sanctuaire « central », c'est-à-dire un lieu de culte[18] et de nombreux chercheurs après lui considèrent cette théorie du XIXe siècle comme exacte[19], avec la nuance toutefois de « centre sacré »[17].

Se limitant à la question du sens de Mediolanum, Christian-Joseph Guyonvarc'h l'attribue sans hésiter au vocabulaire religieux du celtique continental, et le rapproche du Medionemeton évoqué à propos du locus consecratus (lieu consacré) de Jules César : Medionemeton, Mediolanum, Vindolana et toutes les formations de ce genre ont désigné sans nul doute à l'origine un enclos ou une clairière, au moins un espace libre symbolisant le centre religieux et culturel de la peuplade gauloise, de la tribu ou de la cité. De plus, le second élément du nom, -lanum, peut être interprété comme une forme de lanos, « plein », avec le sens de « parfait, complet ». Le toponyme « indique selon toute apparence un endroit où pouvait se réaliser une espèce de plénitude religieuse, un centre de perfection ».

Talus recouvert d'arbre.
Le terril de la descenderie des années 1940, est le principal vestige de l'exploitation minière sur le territoire de Mollans avec la cité de la Driole.

L'occupation du secteur à l'époque mérovingienne est attestée par la présence d'une nécropole fouillée en 2000, à l'occasion de la construction d'un gazoduc. Située au lieu-dit En Prorige à proximité de l'intersection entre la route menant à Arpenans et celle conduisant à Montjustin, le site a révélé 80 sépultures à inhumation qui ont livré peu de mobilier (bijoux et parures vestimentaires). La datation a été située pour l'essentiel au VIIe siècle. Le site pourrait avoir été associé à une zone d'habitat et un édifice religieux[20].

Une concession de 973 ha est accordée en 1842 pour l'exploitation de la houille sur le territoire communal. Les Houillères de Vy-lès-Lure exploitent le charbon entre 1853 et 1906. La concession est abandonnée en 1925, puis l'exploitation est relancée entre 1942 et 1944[21].

Politique et administration

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Rattachements administratifs et électoraux

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La commune fait partie de l'arrondissement de Lure du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la deuxième circonscription de la Haute-Saône.

La commune faisait partie depuis 1805 du canton de Lure, puis, à la suite de sa division, du canton de Lure-Sud en 1985[22]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est rattachée du canton de Lure-2.

Intercommunalité

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La commune était membre de la communauté de communes des Franches-Communes, créée le et qui regroupait 14 communes et environ 4 200 habitants.

Dans le cadre des dispositions de la loi du de réforme des collectivités territoriales[23], qui prévoit toutefois d'achever et de rationaliser le dispositif intercommunal en France, et notamment d'intégrer la quasi-totalité des communes françaises dans des EPCI à fiscalité propre dont la population soit normalement supérieure à 5 000 habitants, le schéma départemental de coopération intercommunale de 2011 a prévu la fusion des communautés de communes :
- du Pays de Saulx,
- des grands bois
- des Franches Communes (sauf Amblans et Genevreuille),
et en y rajoutant la commune isolée de Velorcey, afin de former une nouvelle structure regroupant 42 communes et environ 11 200 habitants[24].

Cette fusion est effective depuis le et a permis la création, à la place des intercommunalités supprimées, de la communauté de communes du Triangle Vert.

Liste des maires

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La mairie-école.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1971 ou avant   Ernest Stègre[25]    
  1995[25] Germaine Marey    
juin 1995 2014[25] Jean-Louis Chaudey   Retraité agricole
mars 2014[26] en cours
(au 28 mai 2020)
Mickaël Muhlmatter   Agriculteur
Réélu pour le mandat 2020-2026[27]

Démographie

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En 2023, la commune de Mollans comptait 244 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres « recensements » sont des estimations.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
720819691675840821772773784
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
650650802631617606613601570
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
610614532408427387342358315
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
260236240216233226245250249
2018 2023 - - - - - - -
230244-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Des vestiges miniers au hameau de La Grange du Vau[21].

Personnalités liées à la commune

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  • Victor Grosjean (1830-1901), juge de paix, conseiller municipal de Besançon, conseiller d'arrondissement puis conseiller général est né sur cette commune en 1830[29].

Héraldique

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La famille de Mollans portait pour armes : « D'or à trois molettes de gueules »[30].

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Notes et références

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  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

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  1. Édouard Thirria, Manuel à l'usage de l'habitant du département de la Haute-Saône, (lire en ligne), p. 184-185.
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  3. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  4. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  5. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  6. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  7. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Mollans et Saulx », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France « Saulx-de-Vesoul », sur la commune de Saulx - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  10. « Station Météo-France « Saulx-de-Vesoul », sur la commune de Saulx - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  12. a et b Insee, « Métadonnées de la commune de Mollans ».
  13. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Vesoul », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  14. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  15. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  16. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 427a.
  17. a et b Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : Une approche linguistique du vieux celtique continental, Paris, éditions Errance, , 440 p. (ISBN 2-87772-237-6), p. 220 - 221.
  18. Henri Martin, Histoire de France depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1789, Paris, Furne, (BNF 41665440).
  19. (it) Venceslas Kruta, La grande storia dei Celti : la nascita, l'affermazione e la decadenza, Rome, Newton e Compton Editori, , 492 p. (ISBN 88-8289-851-2).
  20. Patrick Chopelain, Fabienne Watel, « La nécropole mérovingienne de Mollans » dans Burgondes, Alamans, Francs et Romains, Besançon : PUFC, 2003, collection ALUFC, no 756, série Art et Archéologie, p. 129.
  21. a et b [PDF]BRGM, Ancienne concession de houille de Vy-lès-Lure (70) : Etat des lieux, (lire en ligne).
  22. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales sur Légifrance.
  24. « Arrêté préfectoral du 23 décembre 2011, portant définition du schéma départemental de coopération intercommunale du département de la Haute-Saône » [PDF], Préfecture de la Haute-Saône (consulté le ), p. 5.
  25. a b et c « Le maire ne se représente pas », L'Est républicain,‎ (lire en ligne) « Élu conseiller en 1971, Ernest Stègre dirige alors la commune, il accède ensuite aux postes de 2e puis 1er adjoint sous les mandatures de Germaine Marey.
    En 1995, il devient maire, un engagement qui l’occupe à plein-temps depuis sa retraite agricole l’année suivante »
    .
  26. « Mickaël Muhlematter élu maire », L'Est républicain, édition de la Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  27. « Michaël Muhlematter pour un second mandat de maire », sur L'Est républicain, (consulté le ).
  28. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  29. « Le Petit Comtois : journal républicain démocratique quotidien », sur Gallica, (consulté le )
  30. R. de Lurion, Nobiliaire de Franche-Comté, Besançon, Paul Jacquin, , 848 p. (lire en ligne sur Gallica), p. 526.