Monein
| Monein | |||||
Vue sur Monein. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Pyrénées-Atlantiques | ||||
| Arrondissement | Pau | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes de Lacq-Orthez | ||||
| Maire Mandat |
Bertrand Vergez-Pascal 2020-2026 |
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| Code postal | 64360 | ||||
| Code commune | 64393 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Moneinchon | ||||
| Population municipale |
4 446 hab. (2023 |
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| Densité | 55 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 19′ 16″ nord, 0° 34′ 42″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 109 m Max. 357 m |
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| Superficie | 80,84 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Mourenx (ville-centre) |
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| Aire d'attraction | Pau (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Cœur de Béarn | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Atlantiques
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | Site officiel de Monein | ||||
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Monein (en béarnais Monenh ou Mounenh) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine.
Le gentilé est Moneinchon[1] (Monenshon ou Mounenchoun[2], en béarnais).
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]La commune de Monein se trouve dans le département des Pyrénées-Atlantiques, en région Nouvelle-Aquitaine[3].
Elle se situe à 23 km par la route[Note 1] de Pau[4], préfecture du département, et à 8,5 km de Mourenx[5], bureau centralisateur du canton du Cœur de Béarn dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[3]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Mourenx[3].
Les communes les plus proches[Note 2] sont[6] : Cuqueron (2,2 km), Parbayse (2,9 km), Abos (4,4 km), Lahourcade (4,9 km), Pardies (5,2 km), Tarsacq (5,3 km), Bésingrand (5,8 km), Noguères (5,8 km).
Sur le plan historique et culturel, Monein fait partie de la province du Béarn, qui fut également un État et qui présente une unité historique et culturelle à laquelle s’oppose une diversité frappante de paysages au relief tourmenté[7].
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Monein est limitrophe avec 13 communes, dont deux en deux endroits différents. Les communes limitrophes sont Arbus, Aubertin, Cardesse, Cuqueron, Estialescq, Goès, Lacommande, Lahourcade, Lasseube, Lucq-de-Béarn, Oloron-Sainte-Marie, Parbayse et Pardies.
Géologie et relief
[modifier | modifier le code]Hydrographie
[modifier | modifier le code]Les terres de la commune sont arrosées[9] par les affluents du gave de Pau suivants :
- le ruisseau la Baïse[10] et ses tributaires :
- le ruisseau le Luzoué[13] et ses affluents :
- le ruisseau de Lassabaigt
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[14]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[15]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[16] et est dans la région climatique Pyrénées atlantiques, caractérisée par une pluviométrie élevée (>1 200 mm/an) en toutes saisons, des hivers très doux (7,5 °C en plaine) et des vents faibles[17]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[18],[19].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 261 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 8,7 jours en juillet[14]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de 14,2 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 228,6 mm[20],[21]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,5 °C, atteinte le [Note 3].
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Température minimale moyenne (°C) | 3,6 | 3,7 | 5,8 | 7,5 | 10,8 | 13,9 | 15,8 | 16,1 | 13,4 | 10,7 | 6,4 | 4,4 | 9,3 |
| Température moyenne (°C) | 7,5 | 8,1 | 10,8 | 12,7 | 16,1 | 19,2 | 21,2 | 21,5 | 18,8 | 15,5 | 10,6 | 8,3 | 14,2 |
| Température maximale moyenne (°C) | 11,4 | 12,5 | 15,9 | 18 | 21,5 | 24,6 | 26,6 | 26,9 | 24,2 | 20,3 | 14,7 | 12,3 | 19,1 |
| Record de froid (°C) date du record |
−13,5 15.01.1985 |
−9,6 12.02.12 |
−9,5 06.03.1971 |
−2 10.04.1980 |
1 05.05.19 |
5,8 06.06.1984 |
7 02.07.1978 |
7 08.08.1990 |
4,5 25.09.02 |
−1,7 25.10.03 |
−7 23.11.1988 |
−9 09.12.1980 |
−13,5 1985 |
| Record de chaleur (°C) date du record |
24 01.01.22 |
27,5 26.02.1994 |
29 31.03.21 |
32,7 30.04.05 |
35 26.05.17 |
41,5 18.06.22 |
40,2 08.07.1982 |
41 04.08.03 |
37,5 12.09.22 |
33,5 02.10.1985 |
27 01.11.20 |
26 04.12.1985 |
41,5 2022 |
| Précipitations (mm) | 113,1 | 96,1 | 99,4 | 124,9 | 113,7 | 97,4 | 71,9 | 69,7 | 83,8 | 103,8 | 145,1 | 109,7 | 1 228,6 |
| Record de pluie en 24 h (mm) date du record |
63 10.01.1979 |
72 12.02.1990 |
75 10.03.06 |
54 09.04.1994 |
65,1 12.05.1980 |
130 12.06.18 |
61,7 23.07.1989 |
72,8 24.08.1973 |
53,5 28.09.22 |
71 19.10.12 |
64 05.11.11 |
58 11.12.1981 |
130 2018 |
| Diagramme climatique | |||||||||||
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
| Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm | |||||||||||
Milieux naturels et biodiversité
[modifier | modifier le code]Réseau Natura 2000
[modifier | modifier le code]Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 4]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Habitats » : le « gave de Pau »[23], d'une superficie de 8 194 ha, un vaste réseau hydrographique avec un système de saligues[Note 5] encore vivace[24],[Carte 1].
Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique
[modifier | modifier le code]L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire.
Une ZNIEFF de type 2[Note 6] est recensée sur la commune[25],[Carte 2] : les « coteaux et vallées "bocagères" du Jurançonnais » (20 986,16 ha), couvrant 23 communes du département[26].
La commune abrite encore des éléments de « vieille forêt » (« forêts anciennes, d'avant 1850, ayant dépassé l'âge d'exploitabilité, où l'on rencontre de gros arbres et beaucoup de bois morts »), suivies par le Conservatoire d'espace naturel de Nouvelle-Aquitaine, qui ont une fonction de puits de carbone et constituent une partie importante de la « trame verte et bleue » de la Communauté de communes (CCLO), qui vise à préserver et à restaurer un réseau de continuité écologique pour la biodiversité[27].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Monein est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[28]. Elle appartient à l'unité urbaine de Mourenx[Note 7], une agglomération intra-départementale regroupant neuf communes, dont elle est ville-centre[Note 8],[29],[3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Pau, dont elle est une commune de la couronne[Note 9],[3]. Cette aire, qui regroupe 227 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[30],[31].
Occupation des sols
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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (58,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (39,4 %), prairies (30,2 %), zones agricoles hétérogènes (14 %), terres arables (13,3 %), zones urbanisées (2,7 %), cultures permanentes (0,4 %)[32]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
Lieux-dits et hameaux
[modifier | modifier le code]- Arue ; comptait 47 feux en 1385.
- Bourg-Neuf ; comptait 58 feux en 1385.
- Candeloup ; comptait 49 feux en 1385.
- Coos ; comptait 20 feux en 1385.
- Loupien ; comptait 43 feux en 1385.
- Marquemale ; comptait 7 feux en 1385.
- Tresserre ; comptait 28 feux en 1385.
- le Trouilh et Lizà ; comptaient 24 feux en 1385.
- Ucha ; comptait 39 feux en 1385.
Autres quartiers de Monein : Serrot, Laquidée, Cabirau, Castet, Yolette.
Voies de communication et transports
[modifier | modifier le code]La commune est desservie par une ligne du réseau d'autocars interurbains des Pyrénées-Atlantiques qui permet de rejoindre Pau[33] :
Risques majeurs
[modifier | modifier le code]Le territoire de la commune de Monein est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité moyenne). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier : le risque de radon[34]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[35].
Risques naturels
[modifier | modifier le code]Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par une crue torrentielle ou à montée rapide de cours d'eau, notamment la Baïse de Lasseube, la Baysère, la Baylongue et le Luzoué. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1988, 2006, 2008, 2009 et 2018[36],[34].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie[37]. 93,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (59 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 4]. Depuis le , en application de la loi ELAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 10],[38].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989 et 2012 et par des mouvements de terrain en 2013, 2019 et 2020[34].
Risque particulier
[modifier | modifier le code]Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune de Monein est classée en zone 2, à savoir zone à potentiel radon faible mais sur lesquelles des facteurs géologiques particuliers peuvent faciliter le transfert du radon vers les bâtiments[39].
Toponymie
[modifier | modifier le code]Le toponyme Monein /munéŋ/ (cf. Munein) est basé sur le radical mun- (basque munho « colline ») et le suffixe aquitanique -eŋ[40]. Il est documenté[12] sous les formes Moneng (1127)[41], Moneing (1128)[42], Monen (XIIe siècle)[41] Munins (1154, Édrisi[43]), Monenh (1215)[44]), Sent-Girontz de Monenth (1434)[45], Monneinh et Mouneinh (1675)[46].
Son nom béarnais est Monenh[47] ou Mounégn[48].
Hydronymes
[modifier | modifier le code]Les rivières étaient appelées localement Baïse (baisa), Lèze ou tout simplement Arriou (arriu).
Autres toponymes
[modifier | modifier le code]- Arrègle : moulin sur la Baylongue
- Baylongue de Baigt Loungue « vallée allongée » (Baglongue en 1441)[49].
- Candeloup : versant ouest de la Baylongue
- Les Castérasses : relief ; augmentatif de casterà, ancienne place forte.
- Coos (lo Cos en 1385, lo Coz en 1675[46])
- Larring / Laring / Larincq (Arinc en 1267[50], Larrinco en 1323[51], Larinc en 1441…), d'un ancien Larrinko (basque Larre « lande » — ou harri « roche » ? — et suffixe pré-celtique -enko) : bois traversé par le Laring ou Hibaruet.
- Lizà (Lo Lisar en 1385, Lo Lizar en 1420) :
- Loupien /lupijéŋ/ (Lopienh en 1385, Lopieng en 1657 ; comparer avec Loubieng).
- Marca : ancien moulin.
- Marquemale « limite dangereuse ».
- Marquiza : ancien moulin sur la Baylongue
- Oustaloup : bois où coule le Luzoué au niveau de Loupien
- Le Trouilh (lo Trolh en 1385)
- Uchaà ou Uxà (Uxar en 1385, Uxa en 1441…) : relief séparant les cours de la Baïsère et de la Baylongue.
Histoire
[modifier | modifier le code]De nombreux vestiges (lames, grattoirs, bifaces) prouvent que le site de Monein était déjà très fréquenté au paléolithique et au néolithique.
Paul Raymond[12] associait la ville de Monein avec le peuple aquitain présumé des Monesi. Il s'agit en fait d'une mauvaise lecture du nom des Onesii (Pline le Jeune, livre IV) de Bagnères-de-Luchon[52].
Il note que Monein comptait une abbaye laïque dès le XIIe siècle, vassale de la vicomté de Béarn.
En 1385, Monein comptait 414 feux. Le bailliage de Monein était composé de Cardesse, Cuqueron et Monein.
Le roi Henri IV surnommait Monein « le Paris du Béarn »[53].
Politique et administration
[modifier | modifier le code]Situation administrative
[modifier | modifier le code]Monein a fait partie de l'arrondissement d'Oloron-Sainte-Marie jusqu'au . À cette date, elle appartient désormais à celui de Pau[54].
Liste des maires
[modifier | modifier le code]Intercommunalité
[modifier | modifier le code]La commune fait partie de quatre structures intercommunales[55] :
- la communauté de communes de Lacq-Orthez ;
- le SIVU pour l'aménagement et la gestion des cours d'eau du bassin des baises ;
- le syndicat d’énergie des Pyrénées-Atlantiques ;
- le syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement Gave et Baïse.
Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]| L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[56]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[57]. En 2023, la commune comptait 4 446 habitants[Note 11], en évolution de +0,18 % par rapport à 2017 (Pyrénées-Atlantiques : +4,32 %, France hors Mayotte : +2,36 %). |
Enseignement
[modifier | modifier le code]La commune dispose de trois écoles primaires et d'un collège (collège Recteur-Jean-Sarrailh).
Depuis la rentrée de l'école publique communale propose une filière bilingue français/occitan (dans sa variante locale gasconne-béarnaise) qui commence dès la maternelle.
Économie
[modifier | modifier le code]
La commune fait partie des zones AOC du vignoble du Jurançon et du Béarn et de celle de l'ossau-iraty.
L'activité est principalement agricole (élevage, maïs). Une variété de pêche est également présente sur la commune, la roussane.
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]-
Monein, l'église.
-
L'entrée du parc du château.
-
Les halles.
-
L'entrée sud de Monein, route des Pyrénées, D9.
La commune possède un office de tourisme intercommunautaire, l'office de tourisme du Pays de Lacq, Cœur de Béarn[60]
Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]Patrimoine civil
[modifier | modifier le code]Le monument aux morts est l'œuvre d'Ernest Gabard, sculpteur palois et soldat de la Grande Guerre.
Patrimoine religieux
[modifier | modifier le code]L'église Saint-Girons date[61] des XVe et XVIe siècles. Elle est la plus grande église gothique du Béarn.
Elle abrite une charpente construite en cœur de chêne de cinquante mètres de long et de dix-huit mètres de hauteur, ayant la forme d'une double coque de navire renversé.
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Nées au Moyen Âge
[modifier | modifier le code]- Raymond de Saint-Sever (? Monein - 1317 Avignon), cardinal bénédictin ;
Nées au XVIIIe siècle
[modifier | modifier le code]- Jean-Baptiste Lalanne (1757 Monein - 1805 Tours), funambule au théâtre Nicolet à Paris dans la troupe des Grands-Danseurs du Roi ;
- Sa fille Marguerite-Antoinette Lalanne, dite « Madame Saqui » (1786 Agde - 1866 Paris) ; mariée à Tours à Jean Julien Saqui, artiste d'agilité[62] ;
- Pèdre Lacaze (1794 Monein - 1874 Paris), homme politique français
Nées au XIXe siècle
[modifier | modifier le code]- Jean Sarrailh, né à Monein le et mort à Paris le , est un historien français, spécialiste de l'histoire et de la culture hispaniques aux XVIIIe et XIXe siècles ;
- Le compositeur Henri Duparc a vécu plusieurs années à Monein ;
- Marie Bartête (1863 Monein - 1938) qualifiée de "dernière bagnarde", orpheline, mariée à 15, veuve à 20. Elle commet un vol à l'étalage puis se range en se trouvant une place de bonne à Bordeaux ; malgré cela cette première condamnation sert de prétexte à sa déportation comme reléguée au bagne de Saint-Laurent-du-Maroni dans le cadre du plan du Second Empire pour le repeuplement de la colonie. Une stèle lui rendant hommage a été inaugurée le [63] ;
- Henri Lapuyade (1894 Orthez - 1956 Pau), homme politique, résistant et conseiller général de Monein.
Nées au XXe siècle
[modifier | modifier le code]- Jean-Patrick Lescarboura (1961, Monein), joueur de rugby à XV.
- Ninon Paloumet, chanteuse du groupe Nadau.
- Thomas Lebas, coureur cycliste professionnel[64].
Héraldique
[modifier | modifier le code]| Blasonnement :
D'argent au monde d'azur sommé d'une croix du même[65].
|
| Blasonnement :
De sinople au chef chevronné d'or et de sable.
|
Culture populaire
[modifier | modifier le code]L'érudit béarnais Vastin Lespy, dans son Dictionnaire béarnais de 1887, mentionne une danse (proche du « saut » basque) moneinchone : Lo saut de Monenh. Pour cette raison peut-être, au gentilé monenshon il relève cette expression : Monenshons, gays e lurons, ajam cansons e vriulons (« Moneichons, gais et lurons, ayons des chansons et des violons")[66].
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à la géographie :
- Site de la mairie
- Monein sur le site de la maison des communes des Pyrénées-Atlantiques
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes et cartes
[modifier | modifier le code]- Notes
- ↑ Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluées à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
- ↑ Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[22].
- ↑ La saligue est un mot patois (langage local) qui désigne la végétation typique qui habille toutes les zones marécageuses du gave de Pau.
- ↑ Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
- ↑ Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
- ↑ Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Mourenx comprend deux villes-centres (Monein et Mourenx) et sept communes de banlieue.
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
- au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
- au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
- au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- Cartes
- ↑ « Sites Natura 2000 de types sites d'intérêt communautaire (SIC) (Directive Habitats) de la commune de Monein », sur geoportail.gouv.fr.
- ↑ « ZNIEFF de type II sur la commune de Monein », sur geoportail.gouv.fr (consulté le ).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
- ↑ « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Gentilé sur habitants.fr
- ↑ Lespy et Raimond, ib(
- Insee, « Métadonnées de la commune de Monein ».
- ↑ Stephan Georg, « Distance entre Monein et Pau », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ Stephan Georg, « Distance entre Monein et Mourenx », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Communes les plus proches de Monein », sur villorama.com (consulté le ).
- ↑ Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 30.
- ↑ Carte IGN sous Géoportail
- ↑ Notice du Sandre sur Monein
- ↑ Géoportail 1/10 000e
Fédération Nationale pour la Pêche en France - ↑ legifrance.
- Paul Raymond, Dictionnaire topographique du département des Basses-Pyrénées, Paris, Imprimerie Impériale, , 208 p. (BNF 31182570, lire en ligne)..
- ↑ Noté Luzouré sur le site du Sandre
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
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